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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Attentats d'Oslo : au moins 91 morts, un suspect inculpé

23 Juillet 2011, 11:13am

Publié par PCF Villepinte

 

Monde - le 23 Juillet 2011

 

 

 

Le suspect arrêté vendredi soir après la fusillade sur une île proche d'Oslo a été inculpé pour la tuerie, qui a fait au moins 84 morts, mais aussi pour l'attentat à la bombe commis un peu plus tôt dans la capitale norvégienne, a annoncé samedi la police d'Oslo.

Selon le dernier bilan officiel, le carnage dans l'île d'Utoya a fait au moins 84 morts. L'attentat à la bombe commis quelques heures plus tôt dans le quartier des ministères de la capitale norvégienne a fait au moins 7 morts. L'auteur présumé de la fusillade et de l'attentat d'Oslo, est un Norvégien de 32 ans évoqué comme un "fondamentaliste chrétien", selon la police, précisant que ses opinions politiques penchaient "à droite", sans plus de précisions.

Le bilan porté à au moins 91 victimes

"Au moins 84 personnes sont mortes au cours de la seule fusillade" sur l’île d’Utoeya, près d’Oslo, a déclaré un porte-parole de la police. Un homme, déguisé en policier, s'est introduit dans le camp en prétendant vouloir s'assurer de la sécurité des participants après l'explosion d'Oslo et a tiré sur les participants, tuant 84 personnes, selon la police. Des témoins ont raconté que cet homme tirait au hasard tout en progressant sur la petite île boisée et touristique d'Utoya, où de jeunes partisans du Parti travailliste s'étaient réunis pour un camp d'été.

Après la fusillade, plusieurs jeunes n'ont pas hésité à s'enfuir à la nage

Avant cette fusillade, une bombe a explosé vendredi après-midi dans le centre d'Oslo où sept personnes ont péri, soufflant les vitres des bureaux du Premier ministre, Jens Stoltenberg, qui n'était pas présent au moment de l'attentat, et endommageant les sièges des ministères des Finances et du Pétrole. Tandis que la police conseillait aux habitants de quitter le centre de la capitale norvégienne, des militaires ont été déployés dans certaines rues. Oslo, habituellement calme, était prise de peur et ses rues étaient jonchées de gravats, de pièces métalliques et de bris de glace.

La NRK a d'ailleurs publié une vidéo impressionnante du quartier dévasté. L'attentat s'est produit en milieu d'après-midi en plein coeur du quartier officiel, qui abrite plusieurs ministères et la rédaction de Verdens Gang (VG), le plus grand tabloïd norvégien. Les images des télévisions norvégiennes montraient le siège des bureaux du Premier ministre et d'autres immeubles totalement défigurés, des trottoirs jonchés de débris de verre, de la fumée s'élevant du quartier, de nombreuses ambulances jaunes, et des blessés ensanglantés.

Le quartier a été entièrement bouclé et des chiens policiers passaient l'endroit au peigne fin à la recherche d'autres explosifs éventuels tandis que des pompiers luttaient contre les flammes dans un paysage de désolation. Le porte-parole a indiqué qu'un véhicule avait été vu circulant à grande vitesse peu avant l'explosion sans toutefois pouvoir confirmer qu'il s'agissait d'une voiture piégée. "Nous n'avons pas de théorie principale, nous n'avons même pas de thèse de travail", a déclaré un responsable de la police.

 

La communauté internationale attérrée

L'homme qui a ouvert le feu et massacré au moins 84 jeunes militants politiques vendredi a transformé "un paradis de la jeunesse en enfer", a déclaré samedi matin le Premier ministre norvégien, Jens Stoltenberg. "Ce qui s'est passé à Utoya est une tragédie nationale", a-t-il ajouté. "Notre pays n'avait pas connu de crime aussi grave depuis la Deuxième Guerre mondiale."

Les Etats-Unis, l'Otan et l'Union européenne ont condamné l'explosion meurtrière et adressé leurs condoléances. "Je veux présenter mes condoléances personnelles aux Norvégiens", a déclaré Barak Obama. "Nous sommes avec eux et nous leur fournirons toute l’aide possible", a-t-il dit.

"Je condamne en les termes les plus forts ces actes de lâcheté pour lesquels il n'y a aucune justification", a déclaré le président de l'UE, Herman Van Rompuy. Le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen a condamné "dans les termes les plus vigoureux possibles" des "actes de violence odieux". "Notre solidarité avec la Norvège reste inébranlable", a-t-il ajouté.

Le président français Nicolas Sarkozy a condamné "avec la plus grande fermeté cet acte odieux et inacceptable", dans une lettre au Premier ministre Jens Stoltenberg.

L’attentat à la bombe en plein centre d’Oslo et la fusillade sur une île ont également suscité des condamnations indignée de pays latino-américains, Brésil, Mexique, Argentine, Chili, Colombie, Costa Rica ou encore Guatemala. Au Proche Orient, Israël et la Jordanie ont exprimé leurs condoléances aux familles des victimes des attaques et offert aide et solidarité à la Norvège.

Pays peu habitué à la violence sur son sol, la Norvège est membre de l'Otan et elle a déjà été menacée en raison de son implication militaire en Afghanistan et en Libye.

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Le plan climat du gouvernement : démagogie et inefficacité à l’œuvre !

23 Juillet 2011, 06:29am

Publié par PCF Villepinte

Le plan climat du gouvernement : démagogie et inefficacité à l’œuvre !
Les scientifiques du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur le Climat (G.I.E.C.) nous avaient alertés sur les conséquences du réchauffement climatique dû à l’augmentation de l’émission des gaz à effet de serre. Or la production de gaz carbonique du fait de l’utilisation des énergies fossiles a atteint un niveau record en 2010. On est certain d’une augmentation « rapide » de plus de 2°C en moyenne de la température du globe.

Les 230 mesures, que vient de décider N. Kosciusko Morizet, sont d’abord un constat d’échec. Les Etats et plus particulièrement les gouvernements des pays les plus industrialisés du monde ont été incapables de parvenir à un accord contraignant et l'échec des négociations successives qui préparent la rencontre de Durban, en décembre 2011, le confirment.

La France, grâce à son « mix énergétique », était en bonne position pour réussir la réduction, d’un facteur 4, de ses émissions de CO2, comme cela est demandé à tous les pays industrialisés. A contrario, l’Europe ne mène et n'impulse aucune politique énergétique de transition pour le réussir. Notons que c’est « un passage en force », sans cohérence et sans débat. C’est la suite du Grenelle de l’Environnement où les moyens financiers sont loin d’être à la hauteur des enjeux.

Le discours cache la suppression des emplois à l’Office National des Forêts, les conséquences de la loi « Bachelot » sur la santé, la baisse du ferroutage, la défaillance de notre politique industrielle. Quant à l’eau, on a surtout besoin d’un grand service public pour éviter les gaspillages et des prix insupportables.

Au moment où tous les services publics, y compris ceux de l’environnement, sont attaqués, on fait de la communication. En réalité, c’est le système capitaliste qui est incapable de répondre aux besoins de l’humanité tout en préservant la planète.

D’où la nécessité d’un vrai changement dans la politique « écologique » de notre pays.

 

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Sommet européen : "Rien n'est réglé avec les mesures prises" (Pierre Laurent)

22 Juillet 2011, 07:40am

Publié par PCF Villepinte

 
Sommet européen : Devant l'exceptionnelle gravité de la crise des dettes publiques en zone euro, les dirigeants européens réunis à Bruxelles refusent une fois de plus de se rendre à l'évidence. Malgré le fiasco des recettes appliquées jusqu'ici, qui ont plusieurs fois échoué et n'ont fait qu'encourager le chantage des marchés financiers, les décisions du sommet européen prises sous la houlette d'Angela Merkel et de Nicolas Sarkozy persistent dans une logique unique : préserver les intérêts des grands créanciers, banques et assurances, et des spéculateurs. Les décisions prises à Bruxelles ne doivent pas faire illusion. Les systèmes de refinancement et de rachat des dettes publiques déjà mis en place sont un peu assouplis devant le risque d'effondrement généralisé du système, mais les mécanismes globaux restent les mêmes. Le rôle de la Banque centrale européenne n'est pas réorienté, les fonds spéculatifs ne sont pas taxés, l'idée d'une taxe bancaire est abandonnée, la création d'un Fonds social et de solidarité pour le développement européen proposé par le Parti de la gauche européenne n'est même pas évoqué. En échange, c'est aux peuples que l'on va continuer de demander à payer l'addition avec une surenchère irresponsable à l'austérité, des politiques salariales ravageuses, la casse des systèmes de retraite et des services publics, des privatisations généralisées. Les intérêts financiers sont sauvegardés à court terme, mais les Etats et les peuples sont mis à genoux. Rien n'est réglé avec les mesures prises. La seule solution durable est de rompre avec la logique actuelle, en abandonnant le pacte de stabilité et le pacte de super-austérité de l'euro +, et en lançant un nouveau pacte pour une croissance sociale, écologique et solidaire. Tourner le dos à la solidarité, soit par une sortie solitaire de l'euro, soit par le renforcement de mécanismes fédéralistes autoritaires, serait suicidaire. Le Parti communiste va poursuivre son combat contre les choix européens actuels et refusera leur inscription dans la Constitution par le biais du système de la « règle d'or ». Nous proposons de taxer durement la spéculation, d'instaurer une taxe Tobin sur les transactions financières, de mettre à contribution, par un prélèvement spécifique, les banques, les sociétés d'assurances, tous les fonds spéculatifs. Toute perspective de mise en défaut de la Grèce doit être écartée. Le Fonds européen de stabilité financière qui soutient les marchés doit être remplacé par un Fonds européen qui finance le développement social et solidaire des pays européens. Le contrôle de la BCE doit être  repris par les Parlements pour mettre à nouveau la politique monétaire et du crédit au service de la créations d'emplois utiles à répondre aux besoins sociaux et écologiques urgents et à venir. Hors de cette remise en cause radicale, tout discours sur la sortie de crise est un dangereux leurre. Le mensonge des gouvernements européens doit cesser. Pierre Laurent, secrétaire national du PCF
 

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Faut-il participer au vote de la primaire organisée à l’automne par le parti socialiste ?

21 Juillet 2011, 17:55pm

Publié par PCF Villepinte

Je ne veux pas cautionner ce complot contre la démocratie

Par Alain Ruscio, historien.

 

 

 

Meeting de Jean Jaurès au Pré Saint Gervais

Je voterais Jean Jaurès… si j’en avais la possibilité. Les bons manieurs de la langue française savent que le conditionnel s’accompagne d’un « s » final à la première personne du singulier des verbes du premier groupe… et que cedit conditionnel implique un choix, une éventualité.

Donc, je voterais Jaurès… si je me déplaçais, comme m’y invite, avec une insistance quelque peu racoleuse, la direction du PS, afin de choisir entre l’un des siens, moi qui ne suis pas l’un des leurs. Mais, non, décidément, définitivement, non, je n’irai pas dans un local du PS. Comme beaucoup, beaucoup, la ficelle me paraît un peu grosse. Je n’ai jamais, au grand jamais, envie de cautionner ce véritable complot contre la démocratie, cet insupportable hold-up sur les valeurs de gauche qui se prépare sous nos yeux.

Car enfin, il faut tout de même que des voix de simples citoyens viennent dire à ces « messieurs dames qu’on nomme grands » que, finalement, leur valse des ego commence sérieusement à leur taper sur le système, que l’organisation de ces primaires est peut-être un coup de génie de marketing, mais qu’elle n’a pas grand-chose à voir avec l’expression du peuple de gauche.

Oui, mesdames et messieurs les dirigeants du PS, votre principe de démocratie directe s’est transformé en une mise en scène, au sens théâtral du terme, des nuances entre vous, des petites phrases, des postures et, ce week-end, des « avignoneries » qui ont dû irriter jusqu’aux cendres de Vilar et de Vitez. Ce n’est pas la valse des ego, ai-je écrit : ce n’est plus du socialisme, c’est de l’ego-ïsme… Ce principe était-il vicié depuis le début ? Je le crois. Fut-ce à votre corps défendant ? Permettez-moi d’en douter. Vous avez tout fait, vous faites tout – et les médias, ignominieusement, participent à l’opération – pour que le peuple de gauche finisse par croire que le choix est entre les ténors socialistes, et non entre vous et un autre gauche.

Mais Jaurès, là-dedans ? Voyons, réfléchissons. Ce que nous savons de lui – et nous en savons beaucoup – nous permet de dire sans hésiter qu’il n’aurait pu partager les options de ce parti-là.

Le Parti socialiste d’antan aurait-il pu, même un instant, imaginer que ses couleurs seraient défendues par le leader du FMI ? Faut-il donc qu’une partie de la gauche ait perdu tout réflexe « de classe » (quel gros mot !) pour croire un instant que la direction de cet état-major de l’impérialisme était compatible avec la défense des intérêts populaires ? Peut-on en même temps être de gauche et orchestrer les privatisations forcenées et leur pendant inévitable, les coupes claires dans les budgets sociaux, la misère imposée aux peuples ? Pourquoi diable a-t-il fallu que ce soit cette sordide affaire de Sofitel qui ait éliminé cet homme de droite ? N’auraient-ils jamais, ces dirigeants du PS, entendu, sans cela, les voix de millions de gens de gauche qui disaient : « Non, vraiment, cette fois-ci, je ne peux plus. Je ne voterai DSK ni au premier, ni au second tour ? » Jaurès, lui, s’il n’est pas venu du peuple, y a puisé son inspiration, y a enrichi sa doctrine, passant du républicanisme au socialisme. Jaurès, lui, était avec les mineurs de Carmaux, pas du côté du capital financier.

Le Parti socialiste d’antan aurait-il pu, même un instant, soutenir les interventions en Afghanistan, en Libye, ces agressions en totalité conformes aux intérêts de l’impérialisme qui se réfugient derrière d’hypocrites raisons humanitaires ? Jaurès, lui, a mené tous les combats contre l’impérialisme, le colonialisme. Faut-il rappeler que c’est pour cela qu’« ils » l’ont tué, comme le chantait Brel ?Jean-Luc Melenchon Front de Gauche 2009-03-08.jpg

Allons, pas de passéisme… Et aujourd’hui ? Le plus grand danger qui guette la société française est, à mon avis, cette bipolarisation de la vie politique qu’un lobby informel, mais bien actif, veut nous imposer. C’est une alternance à l’américaine, à l’allemande, à la britannique 
qu’il nous prépare, si nous laissons faire : un coup à droite – bien dure : qui met en place un libéralisme sauvage –, un coup à gauche – fort molle : qui se contente d’amortir les chocs, de mettre un peu de baume sur les cicatrices.

C’est, pour moi, à côté de bien des raisons positives de choisir l’autre gauche, une raison négative : déjouer ce piège, déranger un jeu dont la règle même est viciée. Donc, je voterai Mélenchon.

Alain Ruscio

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Les Landes font boire la tasse aux multinationales de l’eau

21 Juillet 2011, 17:53pm

Publié par PCF Villepinte

 

Société - le 20 Juillet 2011

Gestion de l'eau

 

Après un combat long de quinze ans, le conseil général des Landes a obtenu gain de cause auprès du Conseil constitutionnel pour continuer à soutenir les municipalités qui s’occupent directement de la gestion de l’eau.

Le privé a perdu une importante bataille dans la guerre de l’eau. Le 12 juillet, le Conseil constitutionnel a donné raison au conseil général des Landes, en déclarant inconstitutionnel un article du Code des collectivités publiques qui interdisait à ce département de moduler ses aides aux collectivités locales selon leur gestion de l’eau, qu’elle soit publique ou privée.

Le président socialiste de ce département, Henri Emmanuelli, se réjouit d’être allé jusqu’à la question prioritaire de constitutionnalité, aboutissement d’un combat long de quinze ans contre Veolia, la Lyonnaise des eaux et consorts.

«Tout a commencé à la fin des années quatre-vingt-dix, quand nous nous sommes rendu compte qu’il y avait des écarts de 70 % entre les 
communes qui confiaient la distribution de l’eau au privé et les autres. » Le conseil général prend alors une délibération de financer 5 % de plus les travaux des syndicats des eaux fonctionnant en régie, aussitôt contestée de vant le tribunal administratif par les lobbys. Désavouées par le Conseil d’État en 2003, les multinationales de l’eau ne lâcheront pas l’affaire : un amendement d’un sénateur UMP, M. Jalier, adopté en 2006, interdit les modulations selon le mode de gestion. Grâce à une subtilité juridique, le département des Landes parvient à maintenir sa politique et résiste à la guérilla des procès jusqu’à la décision suprême du juge constitutionnel, il y a deux semaines. Parallèlement, il crée une structure publique départementale, le Sydec, qui répond aux appels d’offres et conteste le monopole des grandes entreprises privées.

 

"Depuis cette victoire, les coups de fil d'autres collectivités locales se multiplient"

Un bras de fer fructueux. 19 % de communes étaient en régie dans les Landes en 1994, elles sont 53 % en 2009. Depuis cette victoire, les coups de fil d’autres collectivités locales se multiplient, confessent Henri Emmanuelli. De nombreux contrats, limités à une durée de vingt ans rétroactivement à 1995, parviennent à leur terme dans les quatre prochaines années. Le jour même de la décision du Conseil constitutionnel, la communauté urbaine bordelaise annonçait qu’elle municipaliserait la gestion des eaux potables et usées en 2018, comme Évry (Essonne), deux jours auparavant... «Marseille vient de prolonger son contrat avec le privé et nous avons perdu une bataille en Île-de-France, note Jean-Luc Touly, élu écologiste au conseil régional d’Île-de-France. Mais même si des communautés d’agglomération cèdent, elles obtiennent parfois 30 % de baisse des tarifs... Ce sont les résultats du combat mené ces dernières années et le signe que le débat sur l’eau s’est imposé. » Et avant 2012, l’ensemble des forces de gauche est enfin toutes sur la même longueur d’onde...

 

L’Italie montre l’exemple Fin 2009, le gouvernement Berlusconi approuvait le décret Ronchi qui obligeait les institutions locales à transformer toutes les sociétés qui géraient le service de distribution de l’eau en sociétés privées. Prenant acte, le Forum italien des mouvements pour l’eau publique décide de lancer un référendum populaire pour l’abrogation de cette loi. En moins de trois mois, plus d’un million quatre cent mille Italiens se sont prononcés contre la marchandisation et pour la gestion publique de l’eau.

 

  • Sur la gestion locale de l'eau potable, à lire:

Bordeaux veut assainir ses contrats d'eau

Périgueux renonce à la régie publique de l'eau

Gestion de l'eau: le débat aura-t-il lieu à Marseille?

La Lyonnaise des eaux boit la tasse à Saint-Orens

 

  • A lire nos tribunes sur le sujet:

"Baisse de 8% du prix de l'eau à Paris: vive le service public" (communiqué PCF-PG)

"Le Front de gauche doit proposer la nationalisation du secteur de l'eau" (communiqué)

"Pour l'eau moins chère, il faut une allocation!" (communiqué de Marie-Geroge Buffet)

"Gestion publique de l'eau: du local au global" (par Maxime Paul, vice-président PCF de Brest Métropole Océane)

Pierre Duquesne

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Accord de la zone euro: les marchés se lèchent déjà les babines

21 Juillet 2011, 17:49pm

Publié par PCF Villepinte

 

Social-Eco - le 21 Juillet 2011

 

 

 

Dans l'Humanité, ce vendredi, spécial crise de la zone Euro: comment la fortune des Bettencourt profite des dettes des Etats européens; notre analyse du sommet de Bruxelles; quelle Europe, quelle solutions? Les points de vue de Francis Wurtz (PCF), Eric Coquerel (PG), Yannick Jadot (EELV), Olivier Besancenot (NPA) et Liêm Hoang-Ngoc (PS). L'analyse d'ATTAC.

 

Les marchés saluent le projet d'accord du sommet de Bruxelles avant même la conclusion de la réunion. Les Bourses européennes évoluaient en nette hausse ce jeudi en début d'après-midi, après un début de séance hésitant.

A 15 heures 30, le CAC 40 parisien prenait 1,43%, le Dax allemand 0,69%, la Bourse de Madrid 2,25%, de Milan 1,88% et l'Eurostoxx 50 1,71%. Les valeurs bancaires menaient la danse et occupaient la première place des indices. La française Société Générale prenait 4,69% et BNP Paribas 3,79%, l'allemande Deutsche Bank 2,21%, l'espagnole Banco Santander 3,46% et l'italienne Unicredit 4,30%.

Les marchés ont accéléré la cadence une fois connu les premiers éléments qui devraient figurer dans la déclaration finale attendue à l'issue du sommet des dirigeants européennes qui s'est ouvert à Bruxelles en début d'après-midi. Selon ce projet d'accord, la zone euro compte allonger de 7 ans et demi à 15 ans au minimum la durée de ses prêts aux pays en difficulté comme la Grèce, l'Irlande et le Portugal, et réduire le taux d'intérêt qu'elle leur demande de 4,5% à 3,5%.

Dans ce projet d'accord que Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont défini la nuit dernière, se trouvent en outre de nouveaux prêts de la part de la zone euro et du FMI qui pourraient atteindre 71 milliards d'euros, selon des sources diplomatiques, mais aussi une contribution des créanciers privés du pays, banques, compagnies d'assurance et fonds d'investissement. Les investisseurs attendaient beaucoup du sommet, non seulement pour mettre su pied un plan de sauvetage durable de la Grèce mais également afin de trouver des solutions pour enrayer la contagion de la crise de la dette à d'autres pays.

 

 

 

  • A lire aussi

Un énième sommet européen de crise

Comment sauver le navire grec ? Les dirigeants de la zone euro se réunissent jeudi à Bruxelles pour tenter d’approuver un deuxième plan de «sauvetage» de la Grèce, dont le montant pourrait avoisiner les 110 milliards d’euros, selon Athènes. Lire la suite...

 

  • A lire aussi:

Crise de la dette: face au mur, l'UE décide d'accélérer

L'Europe a besoin d'un plan B

L'Italie s'apprête à basculer dans l'austérité
Avis de tempête sur la zone euro
Le Parlement grec vote une nouvelle cure d’austérité
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Pauvreté : plus de logement, une seule solution... les urgences

21 Juillet 2011, 07:08am

Publié par PCF Villepinte

 

Société - le 20 Juillet 2011

 

 

 

Plus de 100 familles sans toit ont trouvé refuge aux urgences des hôpitaux d'Ile-de-France en six semaines, signe de la crise de l'hébergement d'urgence, selon une étude de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

Du 15 mai au 4 juillet, 111 familles distinctes (couple ou adulte seul avec ou sans enfant), ayant pour une majorité une domiciliation administrative à Paris, se sont présentées à l'hôpital pour être hébergées, selon l'étude menée par la coordination du service social de l'AP-HP et dévoilée mercredi par le Parisien. Quarante-cinq familles, orientées vers les hôpitaux par le Samu social, ont été recensées au sein des services d'Accueil des urgences (SAU) des hôpitaux de l'AP-HP, 66 familles au sein des maternités. Parmi ces 111 familles, au moins 64 enfants, âgés de quelques semaines à 12 ans, ont dormi au moins une nuit aux urgences. Vingt-six femmes souhaitaient par ailleurs une mise à l'abri car elles étaient en rupture d'hébergement, selon le document de l'AP-HP qui précise que plusieurs familles, "avant de venir sur les maternités, ont dormi dans la rue, dans des halls d'immeuble". Sur la période étudiée, 197 journées hospitalières supplémentaires (hospitalisation par manque de solution d'hébergement) ont été enregistrées.

L'aide d'urgence aux plus démunis rencontre de grandes difficultés depuis les réductions drastiques des moyens alloués par l'Etat à l'hébergement d'urgence annoncées en mai. Au Samu social, le nombre des nuitées financées en hébergement hôtelier a été amputé de 25%.

Hier, Xavier Emmanuelli, fondateur du Samu social de Paris et ancien secrétaire d'Etat, a décidé de claquer la porte de la présidence du Samu social (lire : Xavier Emmanuelli quitte le Samu social : « ce n’est plus gérable »).

A lire sur le même sujet :
Femmes et pauvres, l’État instaure la double peine
Manifestation et occupations pour l’hébergement des plus démunis
Un manifeste pour une autre politique de l'hébergement des sans abris  

Ils refusent la guerre aux pauvres

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Un énième sommet européen de crise

21 Juillet 2011, 07:02am

Publié par PCF Villepinte

 

Politique - le 19 Juillet 2011

Crise

 

Les chefs d’État et de gouvernement de la zone euro se retrouvent jeudi à Bruxelles pour chercher un accord sur un deuxième plan de sauvetage de la Grèce.

Comment sauver le navire grec ? Les dirigeants de la zone euro se réunissent jeudi à Bruxelles pour tenter d’approuver un deuxième plan de «sauvetage» de la Grèce, dont le montant pourrait avoisiner les 110 milliards d’euros, selon Athènes.

Car malgré des plans d’austérité à répétition, Fitch a placé la semaine dernière la dette grecque (lire : Crise de la dette : Face au mur, l’UE décide d’accélérer) au niveau des investissements spéculatifs. De plus, l’environnement inquiète les dirigeants européens. Premièrement, même la note des États-Unis est placée sous surveillance. Deuxièmement, la peur de contagion à d’autres États de la zone euro est bien réelle. Malgré l’adoption, sous la pression des marchés d’un plan d’austérité de 48 milliards d’euros par le Parlement italien, les taux d’intérêt de la dette de la Péninsule ont augmenté la semaine dernière. Conclusion cinglante du futur président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi : « La solvabilité des États souverains n’est plus un fait acquis. »

En juin, le Conseil européen (lire : La tentation d’une dérive autoritaire) avait échoué à trouver une solution de long terme pour la Grèce. Berlin refusait une participation du secteur privé, proposée par Paris, mais qui risquerait d’être assimilée à un défaut de paiement. Les assurances sur le défaut de la dette grecque pourraient alors être déclenchées sans qu’on puisse en prédire les conséquences.

Les dirigeants de la zone euro pourraient se mettre d’accord pour que la Grèce rachète elle-même sa dette sur le marché secondaire, grâce à un prêt du fonds européen de stabilisation financière. En effet, les investisseurs pourraient se défaire à vil prix des titres de dette grecque. Et la Grèce verrait mécaniquement diminuer son ratio dette par rapport au PIB, aujourd’hui de 142 %.

Il reste que le meilleur moyen de faire diminuer ce ratio, c’est de faire repartir la croissance du PIB. Ce dernier a baissé de 6,4 % en Grèce entre 2007 et 2010, et de 3,1 % dans la zone euro. Une tendance alimentée par les coupes dans les budgets publics et la modération salariale, qui réduisent la demande.

A lire sur le même sujet :
L’Europe a besoin d’un plan B
L'Italie s'apprête à basculer dans l'austérité
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Le Parlement grec vote une nouvelle cure d’austérité
Règle d'or : Les peuples ne doivent pas payer leur crise (PCF)

Un PS qui soutient Georges Papandréou. Douze dirigeants socialistes européens se sont réunis samedi par téléphone pour préparer le sommet et, selon Martine Aubry, « montrer [leur] solidarité avec Georges Papandréou, qui affronte les difficultés avec un immense courage ». Le premier ministre grec applique avec zèle une politique d’austérité. Martine Aubry souhaite que « la politique reprenne le pas sur la finance » et reprend la proposition de création d’eurobonds : l’achat sur les marchés de titres de dette européens. Dans une tribune publiée lundi dans Libération, elle appelle à un renforcement de la gouvernance économique et à la création d’un poste de ministre de l’Économie européen.                                                                                      Gaël De Santis

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Les nuisances de l'aéroport de Roissy font encore débat

21 Juillet 2011, 06:58am

Publié par PCF Villepinte

 

Société - le 20 Juillet 2011

 

 

 

Les avions en direction de l’aéroport Roissy-Charles De Gaulle devraient survoler de nouveaux territoires dès le 1er novembre prochain. Dans le cadre du plan de réduction des nuisances sonores autour des aéroports parisiens, la Direction Générale de l’Aviation Civile a défini une nouvelle procédure d’atterrissage. Le nouveau dessin des couloirs aériens a été approuvée par la Commission  Consultative de l’environnement le 12 juillet dernier. Les nuisances sonores vont être déplacées. Ce qui n'est pas du goût de tous les riverains.

 

Ce qui va changer

 Au lieu de commencer leur descente à 1200 mètres d’altitude, comme actuellement, les avions devront amorcer la phase d’atterrissage 300 mètres plus haut, soit à 1500 mètres d’altitude. Les territoires les plus proches de l’aéroport seront moins touchés par les nuisances sonores. Mais en contrepartie, de nouveaux territoires seront survolés, alors qu’ils ne l’étaient pas auparavant. C’est le cas du Parc naturel régional du Vexin français, situé au nord-ouest de l’agglomération parisienne. Ce dernier sera touché dans le cadre de la « configuration face à l’est de l’aéroport » du plan.

 

"Un projet d'intérêt général"

La mesure n’est pas prise par hasard : « L’objectif est surtout de réduire les nuisances sonores autour des aéroports parisiens.  En relevant la procédure d’atterrissage de 300m, nous réduisons les décibels » explique un membre de la Direction Générale de l’Aviation Civile. Avant d’ajouter : « Avec cette mesure, moins de gens seront touchés. C’est donc un projet d’intérêt général ».

"Pas d'enquête publique"

Pour le Président de la DIRAP, l’association de Défense des Intérêts des Riverains de l’Aéroport de Pontoise-Cormeilles, l'intérêt général a bon dos et le plan de la DGAC minore l’impact sur les communes nouvellement survolées. « Dans une zone calme comme le Vexin, qui abrite 30 000 personnes, l’apparition des nuisances sonores va beaucoup plus s’entendre car il y a moins de décibels qu’en zone urbaine. En plus ce projet ne règle pas le problème de nuisances sonores pour les populations les plus proches de l’aéroport » explique t-il.

Autre lièvre soulevé par le Président de la DIRAP, "il n’y pas eu d’enquête publique pour ce projet, ce qui est illégal. En plus, j’ai entendu que les membres de la Commission consultative de l'environnement n’auraient pas eu le droit de voter lors de la réunion du 12 juillet dernier car leurs mandats étaient finis. Ils avaient été nommés pour trois ans le 11 juillet 2008» conclut-il.

 

"Un transfert des nuisances sonores"

Autre association de riverains, l’ACNUSA, l’Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires, est plus partagée : « A priori, avec ce projet, moins de personnes seront touchées par rapport à maintenant. Le résultat serait positif» indique la présidente de l’ACNUSA. Avant de pondérer : « Le problème c’est qu’il y a un transfert des nuisances sonores. Des communes qui n’étaient pas survolées auparavant risquent de l’être dès l’automne prochain ».

 

Des recours possibles

Malgré toutes ces réticences, le nouveau dessin des couloirs aériens vers l'aéroport Roissy Charles de Gaulle entrera en fonction le 1er novembre. Sauf si des riverains décidaient d'attaquer ce tracé en justice.

  • Sur l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle, à lire:

Roissy réapprovisionné dans l'illégalité
Assises du Grand Roissy : Déclaration commune des Présidents Région Ile-de-France et Conseils Généraux (95, 93, 77)
L’intersyndicale dénonce l’accord avec la DGAC

Thomas Djezzane

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Xavier Emmanuelli quitte le Samu social : « ce n’est plus gérable »

20 Juillet 2011, 07:03am

Publié par PCF Villepinte

 

Société - le 19 Juillet 2011

 

 

 

C’est Charlie Hebdo qui l’annonce dans un entretien à paraître mercredi : Xavier Emmanuelli, fondateur du Samu social de Paris et ancien secrétaire d'Etat auprès du gouvernement Juppé, quitte la présidence de la structure d'aide d'urgence aux personnes sans abri.

Le Samu Social est financé par l'Etat à hauteur 92%. Et en mai dernier, celui-ci a annoncé des réductions drastiques des moyens alloués à l'hébergement d'urgence, avec par exemple le financement de l'hébergement en hôtel a été amputé de 25%. Le seul centre d'hébergement d'urgence parisien accueillant des femmes, le centre Yves-Garel (XIe arrondissement) a également été fermé le 30 juin, pour cause de vétusté. Pour Xavier Emmanuelli, la situation budgétaire "n'est plus gérable".
"L’urgence sociale, personne n’y croit, ça appartient aux petits hommes gris, comme disait Nietzsche. Les technos, les mecs qui pensent structure, budget, et pas souci de l’autre". Et il poursuit : "C’est comme dans le dessin animé de Tex Avery, tout le monde se refile le bâton de dynamite avant qu’il pète. On est dans le +c’est pas moi, c’est toi+: c’est du ressort de l’État, non, c’est celui de la mairie. Ils se tirent dans les pattes, ils n’ont pas les mêmes objectifs, c’est à celui qui ne paiera pas ou, au contraire, qui se dira le plus généreux. Je me suis battu toute ma vie, je ne veux pas couvrir ça", justifie le Dr Emmanuelli.

M. Emmanuelli préside le Samu social de Paris depuis sa création, le 22 novembre 1993, avec l'aide du maire de la Ville, Jacques Chirac. C’est également le co-fondateur de l'ONG Médecins sans frontières, il préside depuis 1997 le Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées.

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