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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

AUX PARTIS, FORCES POLITIQUES ET MOUVEMENTS SOCIAUX DU MONDE, AMIS DE LA REVOLUTION CUBAINE.

1 Mai 2011, 16:33pm

Publié par PCF Villepinte

PARTI COMMUNISTE DE CUBA/COMITE CENTRAL

 

Du 16 au 19 avril, le VI° Congrès du Parti Communiste de Cuba, coïncidant avec les 50 Ans de la Victoire de Playa Giron et de la Proclamation du Caractère Socialiste de la Révolution Cubaine, a été célébré à La Havane.

 

Plus de 1000 Délégués  et Invités nationaux y  ont participé, représentant près de 800 000 militants, organisés en 61 000 organisations de base dans les divers secteurs de toute la société cubaine.

 

Le Rapport Central, présenté par le Général d'Armée Raùl Castro Ruz, est une analyse profondément autocritique et opportune de la cruciale conjoncture actuelle du processus historique de la construction du socialisme à Cuba. Dans ce contexte, les aspects essentiels qui fondent la nécessité de continuer les transformations économico-sociales, dirigées vers l'actualisation du modèle économique et le renforcement des structures économiques et sociales  qui garantissent de pouvoir avancer dans l'édification de la nouvelle société socialiste,  se précisent. Dans son essence, le Rapport Central du Congrès était destiné à identifier les problèmes de fond qu'affronte le pays et à déterminer comment les résoudre.

 

Les discussions au sujet des thèmes centraux qui ont été analysés, ont ratifié l'application consécutive de la pensée créatrice du fondateur du Parti, le leader historique  et Commandant en Chef de la Révolution Cubaine, Fidel Castro Ruz.

 

Par ailleurs, il a été réaffirmé le fait que l'actualisation en marche de notre processus était conçue essentiellement sur la base des particularités historico-culturelles concrètes de Cuba, soumise à un blocus  économique , commercial et financier de  fer depuis presque 50 ans, et non à partir de la copie mécanique d'expériences similaires dans d'autres parties du monde.

 

Ont été approuvées les Grandes Lignes de la Politique Economique et Sociale du Parti et de la Révolution, Projet qui a été précédé par un large processus de débat populaire  qui s'est étendu sur 5 mois et auquel ont participé plus de 8 000 000 de personnes (certains en plus d'une occasion) et qui a produit environ trois millions d'interventions de la population, avec 781 644 opinions , ceci étant la garantie que les participants  se sont manifestés librement et ont exprimé leurs insatisfactions et leurs désaccords.

 

Toutes les propositions formulées par le peuple ont été analysées. 87,4% des opinions collectées dans ces débats ont été prises en compte, tandis que, pour les 12,6% restant, il fut décidé, de continuer à étudier l’application possible d'une partie et d'autre part, jusqu'à maintenant, ce qui restait n'a pas été considéré.

 

A été ratifié avec le soutien majoritaire du peuple, la validité de la prédominance de la propriété d'Etat socialiste sur les moyens de production et de la planification comme base essentielle de l'économie nationale. A été confirmée la ferme volonté de l'Etat Socialiste de sauvegarder les conquêtes sociales, résultat de l'œuvre révolutionnaire, expression de l'esprit humaniste de notre projet social et de soutenir l'accès gratuit de tous les citoyens à l'éducation, la santé publique, la pratique massive du sport et de la culture.

 

Le processus qui a constitué de fait un référendum de tout le peuple, par lequel ont été modifiées 68% des Grandes Lignes originales proposées, a confirmé la confiance et l'unité de l'immense majorité des Cubains envers le Parti Communiste et envers la Révolution, Révolution qui ne laissera jamais personne sans soutien. Une fois de plus, la force de la pensée du Camarade Fidel: « La force du Parti prend sa source dans ses liens étroits et permanents avec les masses ...»  a été démontrée.

 

Ce fut sans aucun doute un processus démocratique et transparent avec une très grande participation populaire qui se déroula sur la base du principe que ce doit être le peuple avec le Parti à sa tête qui décide du destin du pays.

 

Maintenant, la mise en œuvre des mesures du Nouveau Modèle Economique et Social du pays s'impose pour une période de plusieurs années de façon graduelle, sans précipitation.

 

Les délégués du Congrès ont pris en compte la volonté du Camarade Fidel Castro Ruz de ne pas être candidat au Comité Central et sa décision de continuer à être « militant du Parti et soldat des idées ».

 

Ont été élus les Camarades: Raùl Castro Ruz Premier Secrétaire du Parti Communiste de Cuba et José Ramon Machado Ventura, Second Secrétaire.

 

Un Comité Central de 115 membres a été élu également, dont la moitié des effectifs a été renouvelée, avec une représentation féminine de 41,7%. Un Bureau Politique de 15 membres et un Secrétariat du Comité Central ont  été également élus. Cette élection n'a pas été le fruit d'une improvisation mais d'une politique destinée à incorporer dans ses instances la représentativité réelle de notre peuple et par dessus tout une nouvelle génération de Cubains qui puissent garantir, de pair avec la Génération Historique, la continuité du Socialisme à Cuba.

 

Le Congrès a approuvé la convocation pour le 28 janvier 2012, de la Conférence Nationale du Parti, rencontre qui constitue la continuité du VI° Congrès du Parti.

 

Elle aura comme objectif principal de renforcer le Parti sur la base du principe que le Parti Communiste de Cuba dirige et contrôle mais n'administre pas. Pour cela, la Conférence doit adopter les décisions nécessaires pour adapter les statuts, les normes internes, la structure, les méthodes et les styles de travail du Parti aux circonstances historiques actuelles que vit le Parti , de même que donner une attention spéciale à la formation et au développement des cadres de direction comme aspect prioritaire et stratégique pour le Parti tout entier et déterminante pour le futur de la Révolution.

 

La Conférence doit débattre des définitions fondamentales en relation avec la politique extérieure et les relations internationales du Parti et, en outre, les approuver. En ce sens, le §Congrès a réitéré la position invariable de Cuba, qui est de défendre les principes universels de souveraineté, d'indépendance, d'autodétermination, le non emploi de la force dans la résolution des conflits et la non ingérence dans les affaires internes des pays.

 

Il a ratifié la disposition à dialoguer avec le gouvernement des Etats-Unis sur n'importe quel thème d'intérêt commun, sur la base de la reconnaissance et du respect mutuel et sans conditions.

 

La résolution sur le Perfectionnement des Organes du Pouvoir Populaire, sur le Système Electoral et sur  la Division Politico-administrative a été approuvée.

 

Amis et amies du monde:

 

Le VI° Congrès du Parti Communiste de Cuba a confirmé que pour les militants et les patriotes, la nation, l'indépendance et le socialisme sont indissolublement liés pour ce qui est et sera toujours leur  défense à laquelle ils ne peuvent renoncer, le drapeau principal du processus révolutionnaire cubain.

 

Dans les paroles de clôture du Premier Secrétaire nouvellement élu, Raùl Castro Ruz, il a réitéré la solidarité militante des Cubains envers les peuples frères du tiers-Monde et le soutien aux partis communistes et autres forces progressistes du monde entier qui luttent sans arrêt pour un monde meilleur.

 

Nous profitons de cette occasion pour remercier les partis et forces politiques, les mouvements sociaux, les personnalités et les amis, pour les messages de soutien et de solidarité reçus au cours de ce grand événement.

 

DEPARTEMENT DES RELATIONS INTERNATIONALES DU COMITE CENTRAL DU PARTI  COMMUNISTE DE CUBA

 

                                                                                              La Havane, le 20 avril 2011

 

 

(traduction Françoise et Gaston Lopez)

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Suspension provisoire de la condamnation à mort de Mumia Abu-Jamal : "un encouragement à la mobilisation"

1 Mai 2011, 16:30pm

Publié par PCF Villepinte

Dans le couloir de la mort depuis bientôt 30 ans, le journaliste noir Mumia Abu-Jamal ne cesse de clamer son innocence. Depuis bientôt trente ans, le droit de se défendre sur le fond lui est dénié. Encore récemment, en 2010, la Cour suprême des États-Unis lui a refusé un nouveau procès. C’est dans ces conditions que la Cour d'Appel Fédérale de Philadelphie vient de confirmer pour la deuxième fois en trois ans la suspension provisoire de sa condamnation à mort. Un nouveau jury va devoir se prononcer. Il ne pourra le faire, hélas, que sur la base d’une terrible alternative : soit confirmer la sentence de mort, soit condamner Mumia à la prison à perpétuité. Et en attendant, celui-ci demeurera dans le couloir de la mort. Mais la décision que vient de prendre la Cour d’Appel Fédérale contre l’avis de la Cour suprême constitue un encouragement pour son équipe de défense et pour le développement de la mobilisation qui, rappelons-le, a déjà permis à Mumia d’échapper par deux fois à l’exécution capitale.

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Les propositions du PCF pour l'Ecole

1 Mai 2011, 16:27pm

Publié par PCF Villepinte

 

Par Stéphane Bonnery, Benoît Hooge, Wilfried Lunel, Marine Roussillon

Dans plus d’une cinquantaine de débats sur le programme partagé, parmi lesquels figure notamment le forum national de Rennes, le réseau-école du PCF a fait part de ses analyses et propositions, et nous avons pris en compte des arguments formulés par les nombreux citoyens qui y ont participé.

Sans entrer dans les détails de nos multiples propositions, voici l’essentiel de ce que nous en retenons, qui a trouvé un large écho.

LE BESOIN DE PROJET

La droite casse le service public d’Éducation nationale. Dans le même temps, elle construit une autre école, au service des intérêts du capitalisme. Pour construire cette école inégalitaire, elle s’appuie sur l’insatisfaction provoquée par l’école de la République.

Celle-ci était fondée sur un compromis entre l’élévation générale du niveau des savoirs et la reproduction des inégalités sociales.

Aujourd’hui, la démocratisation est bloquée, l’école est ressentie comme productrice d’échec.

Télécharger la lettre du réseau école - Avril 2011

 

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Robert Guédiguian : "Marseille ? On est obligé d’oser 
la comparaison avec New York"

1 Mai 2011, 16:24pm

Publié par PCF Villepinte

Culture - le 29 Avril 2011

L'Humanité des débats. L'entretien

 

Entretien. Depuis Dernier été, son premier film sorti en 1980, aux Neiges du Kilimandjaro, sélectionné au prochain Festival de Cannes dans la section Un certain regard, ce sont près de quinze films de Robert Guédiguian qui dépeignent Marseille, ses quartiers populaires, son industrie au crépuscule, sa solidarité… et desquels transpire encore et toujours de l’humanité.

Règlements de comptes dans les cités, soupçons d’«affaires», vote FN. Quand vous ouvrez votre journal, 
votre radio ou votre télé, 
comment réagissez-vous à l’actualité marseillaise de ces six derniers mois ?

Robert Guédiguian. J’ai toujours envie de défendre Marseille. C’est irrationnel, je sais, mais je suis toujours pour Marseille. Alors, je me dis que c’est toujours la mauvaise réputation. C’est toujours l’air de la Calomnie. On disait ça de Marseille il y a deux siècles ou trois ou dix. Parce que c’était une ville frontière et presque hors la frontière. Si on la pousse à la mer, en Méditerranée, cette ville n’est pas en France. Il y a quelque chose qui sent mauvais, toujours, dans cette ville. Il y a quelque chose de la cour des miracles, de populaire, de voyou, de canaille, d’étranger, bien sûr. Donc, cette mauvaise réputation se poursuit. Pourquoi je dis « défendre » ? On parle de l’« affaire » Guérini. Et Tiberi et Chirac à la mairie de Paris ? Comme disait Montesquieu, « tout pouvoir conduit à l’excès de pouvoir ». On parle du vote FN. Mais les quartiers populaires de Paris ou Lille sont aussi ceux où le vote FN est le plus fort. J’ai certes envie d’engueuler ma ville mais je sais pourquoi elle fait ça.

Les clichés sur Marseille, vous devez les affronter régulièrement dans votre quotidien ?

Robert Guédiguian. La calomnie, c’est un air qui ne s’arrête jamais. Les clichés, je me suis toujours battu contre. Comme ces clichés de la trilogie de Pagnol. J’ai toujours dit : « Excusez-moi mais Marseille, c’est pas quatre boutiquiers qui ne foutent rien toute la journée, qui boivent des coups. Ce n’est pas une place de village, c’est une grande ville, immense, ouverte sur le monde entier. Mon père ne va pas pêcher tous les jours, ne boit pas des pastis comme un trou au bistrot. Par contre, il travaille dans la réparation navale, il a eu 33 opérations, il a eu des accidents du travail, il travaille jour comme nuit et week-end. » Donc, déjà je m’élevais contre les clichés « boutiquier », « fainéantise », « on se prélasse au soleil ». Arrêtez vos conneries : à Marseille, les gens travaillent comme des dingues. D’ailleurs, les gens y sont nerveux, énervés, « speed ». Marseille, c’est plus proche de New York que de Paris. Arrêtez de nous raconter qu’on a un petit bout de lavande au bord des lèvres… Mais on continue à renvoyer ça, à dire qu’on est accueillants et rigolos. Pff… Les Marseillais ne sont pas accueillants du tout, je trouve, et pas si rigolos que ça.

La dernière fois que vous êtes revenu à Marseille, qu’est-ce qui vous a le plus frappé ?

Robert Guédiguian. La restauration du centre-ville. Il y a quelque chose dans le fait d’avoir dégagé des vues et des perspectives qui me séduit du point de vue de l’architecture et de l’urbanisme. On fait apparaître un dessin du centre-ville. Je ne parle pas du point de vue économique ou sociologique où l’on fait comme dans toutes les grandes villes du monde : on enlève la mixité sociale et les populations pauvres des quartiers du centre-ville. Ce processus libéral est gravissime.

Dans La ville est tranquille, un personnage dit : « Cette ville changera de nature. » Pensez-vous possible de faire changer la nature même 
de Marseille ?

Robert Guédiguian. Je crois que c’est possible mais sur un temps très long. On rentre là dans l’histoire de la longue durée, comme disait Fernand Braudel. Mais c’est possible, oui, sur des siècles et des siècles. C’est à l’œuvre déjà. L’ancienne économie de Marseille, liée au port, a déjà disparu. Les quais sont désaffectés alors qu’ils étaient bondés. Une décision a été prise pour faire de Marseille une ville de loisirs, de tourisme. C’est en train de fonctionner. Imaginons cela dans trois, quatre, cinq générations. Bien évidemment que la ville sera très différente de ce qu’elle a été ces derniers siècles.

Votre réponse peut apparaître surprenante. De nombreux chercheurs soulignent au contraire que la politique de recomposition sociale est vouée à l’échec.

Robert Guédiguian. Je ne parle pas en tant que sociologue. Je formulais simplement une espérance… (Il s’arrête.) Pour tout dire, que cette ville change de nature, je m’en fous. Je ne serai pas là pour le voir et je ne suis pas un nostalgique. Je préfère une ville qui fonctionne à une ville morte. Je ne rêve pas que les raffineries Saint-Louis ouvrent de nouveau. Ce n’était pas le paradis. Ce n’est d’ailleurs jamais le paradis. Il n’y a pas de paradis perdu. Le paradis, par définition, reste à conquérir. J’ai une espérance, c’est que non seulement on ne la déloge pas, cette population marseillaise, mais qu’on la forme. Une anecdote personnelle. Quand je redescends à Marseille, il m’arrive d’aller dans des hôtels près du Vieux-Port. Il y a toujours un jeune homme ou une jeune fille, à l’évidence de seconde ou de troisième génération de l’immigration algérienne certainement, en tout cas du Maghreb, débutant dans le métier. Ils n’ont pas encore fait l’école hôtelière, ils ne sont pas encore bilingues. Mais ils sont jeunes, ils ont une vitalité d’enfer, ils ont envie de bosser. Ces jeunes, ils peuvent aussi être ingénieurs, informaticiens. La population peut s’adapter aux nouveaux types d’emploi. Il y a trente ans, ce jeune homme aurait peut-être travaillé dans une fonderie comme manœuvre à Saint-Antoine.

Une scène des "Neiges du Kilimandjaro", sélectionné eu prochain Festival de Cannes

Quand j’évoquais la « nature » de la ville, 
je renvoyais à la phrase du grand géographe marseillais, Marcel Roncayolo : « Le seul monument de Marseille, c’est son peuple. »

Robert Guédiguian. C’est marrant, parce que j’ai dit ça cent fois.

C’est peut-être de vous, alors…

Robert Guédiguian. Peut-être aussi que je l’ai emprunté sans le savoir. Ça m’est arrivé sur certains de mes films. Quelques années plus tard, je revois un film que j’avais vu à dix-sept ans et je me dis : « Tiens, je me suis inspiré de ça. » Donc, je suis tout à fait d’accord avec cette phrase. C’est pour cela que j’ai espoir. C’est assez inexplicable, cette façon dont se transmettent des choses depuis dix ou cinquante générations qui font que les Marseillais s’adaptent. Ils s’adaptent parce qu’ils viennent d’ailleurs. Et lorsque l’on vient d’ailleurs, on n’est pas fainéant, on a envie de s’en sortir. Il y a une espèce de rage dans cette ville. C’est pour cela que j’ai espoir dans la capacité des Marseillais à rebondir. Je suis moins pessimiste que les statistiques. Mon espérance c’est que, tout en changeant totalement d’activités, Marseille resterait Marseille.

Marseille sera capitale européenne de la culture en 2013. C’est un peu votre enfant naturel ce label, à vous, à Jean-Claude Izzo, 
à Massilia Sound System, à IAM. À «Marseille 2013», a-t-on simplement eu l’idée de venir voir Robert Guédiguian pour dire : 
« Que pourrait-on faire ensemble ? »

Robert Guédiguian. C’est moi qui suis allé les voir.

Pas eux…

Robert Guédiguian. Je ne veux citer personne ni mettre en cause quiconque. (Silence.) Il y a une chose de certaine, c’est que la bourgeoisie marseillaise ne m’aime pas et je le lui rends bien. L’exemple le plus récent est un ouvrage sur le cinéma où il y a trois lignes sur moi, qui ait fait quinze films à Marseille. C’est comme si j’avais fait quinze films à l’Estaque et pas à Marseille : je suis toujours des quartiers nord. Comme je suis bravache et matamore, marseillais quoi, j’emmerde ces gens-là. Je parle bien de la bourgeoisie marseillaise. J’en ai souvent parlé avec Edmonde Charles-Roux, qui la connaît mieux que moi, de l’intérieur, et qui la déteste aussi, disant que ce sont tous des rentiers. Dans les années 1960, ils ont tous mis du pognon dans l’avenue Foch à Paris, dit-elle, au lieu d’être des capitaines d’industrie. Là, pour le coup, on pourrait parler de cette bourgeoisie fainéante.

Dans le cadre de ce « Marseille 2013 », l’accent sera mis sur la Méditerranée. 
N’est-ce pas un peu réducteur, finalement ? 
Les Arméniens ne sont pas méditerranéens. 
Les Comoriens, non plus…

Robert Guédiguian. Les Asiatiques, non plus. Il n’y a pas que des Méditerranéens qui se sont échoués à Marseille. Oui, c’est réducteur. Marseille, c’est une ville-monde. On est obligé d’oser la comparaison avec New York, même si ce sont les États-Unis…

Non, New York, ce ne sont pas les États-Unis, comme peut-être Marseille, ce n’est pas 
la France…

Robert Guédiguian. On peut également la comparer à Tel-Aviv, qui n’est pas Israël.

Et dans cette ville-monde, le FN arrive en tête…

Robert Guédiguian. Là, j’ai honte. Quand je marche dans les rues de Marseille, je me dis un type sur quatre que je croise a voté FN. Mais, au-delà de la honte, je crois qu’il faut parler aux gens qui votent Front national. C’est surtout même à eux qu’il faut parler. C’est parce qu’on ne leur parle plus qu’ils votent FN. Je dis « on » de manière indéfinie, mais ce sont les partis, les syndicats mais aussi les individus. Et je dois m’inclure dedans. Au plus on ostracise, au plus ils voteront FN, surtout à Marseille. C’est ce côté marseillais bravache pour dire : « Je t’emmerde. » Il faut leur parler un peu comme avec Dédé dans Marius et Jeannette. Il a voté FN une fois dans sa vie et tout son entourage lui reproche de l’avoir fait et lui prouve qu’il ne fallait pas le faire en donnant des arguments.

La gauche ne « parle » plus à ces gens-là ?

Robert Guédiguian. La gauche est inexistante. J’ai déjà dit plusieurs fois que ce que je trouve le plus grave dans le déclin du PCF, ce n’est pas la disparition de la possibilité de prendre le pouvoir mais de la façon dont il structurait les « pauvres gens », pour reprendre les mots du poème de Victor Hugo, de la façon dont ça fabriquait de la conscience de classe, donc de la fierté, de l’identité. Et puis, ça cultivait, au sens strict du terme.

Je ne parle pas d’une perte politique mais d’une perte de civilisation. Aujourd’hui, c’est le vide. Les gens sont livrés à eux-mêmes. Des destins individuels continuent d’exister mais de façon collective, plus rien.

On vous sent nostalgique…

Robert Guédiguian. De ce point-là précis, oui, je suis nostalgique. Si j’avais une idée pour recréer cela, je la crierai vite et fort. C’est pour cela que je ne jette la pierre à personne. Je ne comprends d’ailleurs toujours pas bien comment ce parti s’est dissous. Il s’est peut-être dissous au sens où on le dit d’une aspirine effervescente qu’on ne voit pas et qui est toujours dans l’eau. Alors, quelque chose pourrait se reconstituer, un parti d’extrême gauche – j’ai longtemps combattu cette expression mais aujourd’hui, j’appelle cela comme ça – qui défend les pauvres gens quotidiennement en leur faisant prendre conscience de ce qu’ils sont mais qu’ils ignorent, en les élevant, en leur disant : « Vous êtes un moment d’humanité. »

Dans vingt ans, quel serait ce personnage populaire qui deviendrait un héros de l’un de vos films ?

Robert Guédiguian. Je crois que ce serait la jeune fille ou le jeune homme que j’évoquais tout à l’heure. Il ou elle se serait totalement adapté(e) à son nouveau métier et connaîtrait par cœur tous les vins de France.

Entretien réalisé par 
Christophe Deroubaix

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Affaire des quotas : "un scandale" selon Thuram

1 Mai 2011, 16:19pm

Publié par PCF Villepinte

Sports - le 1 Mai 2011

 

Lilian Thuram, ex-défenseur et recordman de sélections en équipe de France, a estimé que l'affaire du quota révélée par le site Mediapart représentait "un vrai scandale", et que le cas des binationaux soulevé par Laurent Blanc était "un faux problème", dimanche sur TF1.

"J'ai été d'abord un peu déstabilisé, a dit l'ancien joueur. Je me suis dit que c'était faux. J'ai passé des coups de fil, à Noël Le Graët (vice-président de la Fédération française de football) et à des membres de la DTN. Nous n'avons pas encore des preuves, mais il est clair que nous sommes au coeur d'un scandale". Concernant la question des binationaux, considérée comme un "problème" par le sélectionneur Laurent Blanc et le directeur technique national (DTN) François Blaquart, Thuram y voit "un faux problème, parce que les meilleurs joueurs seront retenus par la France. Ceux qui partiront seront ceux qui n'ont pas été retenus". "Ils jouent pour quel pays Karim Benzema, Samir Nasri et Yann Mvila ?, a-t-il poursuivi. Quand vous partez avec la mauvaise analyse, à la fin vous avez forcément les mauvaises propositions". "Quand est-ce qu'on va sortir de ces préjugés sur les couleurs de peau ?, s'est-il encore interrogé. Quand est-ce qu'on va arrêter de dire que lorsque vous êtes Noir, vous courez plus vite ? Que lorsque vous êtes Noir, vous êtes moins intelligent ?"

François Blaquart, qui avait prôné la limitation du nombre de joueurs binationaux dans les filières de formation fédérales, a été suspendu de sa fonction de DTN samedi.

Laurent Blanc, qui s'y était dit "favorable", selon le verbatim publié par Mediapart, a "admis" samedi que certains de ses propos tenus lors de cette réunion du 8 novembre 2010 "puissent prêter à équivoque" et a déclaré que s'il a "heurté certaines sensibilités", il s'en "excuse".

 

  • A lire :

 

Les troubles révélations de Mediapart font leur chemin. Les "quotas discriminatoires" qu'auraient mis en place officieusement la direction technique nationale de la Fédération française de football pour la formation des jeunes joueurs, avec l'assentiment de Laurent Blanc, ont été démenties vendredi par le sélectionneur lui-même. Néanmoins, François Blaquart, le Directeur technique national (DTN) est le premier à faire les frais de ses révélations. Il a été suspendu de ses fonctions par la Fédération française de football (FFF) et la Ministre de la Jeunesse et des Sports. --> Lire la suite de notre dossier

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Du travail pour le 1er Mai !

1 Mai 2011, 16:13pm

Publié par PCF Villepinte

 «L’argent ne fait pas
 le bonheur 
de celui qui n’en a pas »,

 

 écrivait Boris Vian. Les dernières statistiques officielles attestent 
un creusement des inégalités depuis 2004. Résumons 
à gros traits : les pauvres sont toujours aussi nombreux et aussi pauvres mais les riches sont de plus en plus riches. Les revenus du patrimoine ont ainsi augmenté de 11 % chaque année en 2004, 2005, 2006, 2007 et 2008. À peu près dans la même période, les revenus d’activité ont progressé de 39 % pour 
les 0,01 % de Français 
les plus riches. L’avènement de Nicolas Sarkozy et la mise en place du bouclier fiscal n’ont évidement pas inversé une tendance que va accélérer la prochaine réforme de l’ISF. C’est de cet écart que naît le 
ras-le-bol français. 
La question sociale doit être au cœur de l’année qui vient et donc des choix électoraux de 2012. Échaudés par les mots creux et les promesses évanouies, les électeurs attendent des transformations profondes.

Les suicides en série chez France Télécom mettent l’accent sur 
des conditions de travail rendues inhumaines, 
une obsession de la baisse du coût du travail qui broie des vies, des techniques de management qui culpabilisent les salariés jusqu’à les faire désespérer d’être. Au cœur 
de l’entreprise, les droits 
de l’homme sont violemment affectés. La précarité qui est la marque de la majorité des emplois créés contamine les rapports au travail lui-même. Alors qu’il devrait être 
le terreau de la construction des destinées individuelles 
et collectives, il devient 
un parcours du combattant. Cette préoccupation est au premier rang des manifestations du 1er Mai. Mais aussi des articles 
que signent les syndicalistes devenus nos rédacteurs en chef d’un jour. L’Humanité entend leur être toujours plus utile. Une singularité dans 
le panorama médiatique…

Patrick Apel-Muller

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PCF expression directe

1 Mai 2011, 16:06pm

Publié par PCF Villepinte

Bonjour,

Je vous signale la dernière campagne d'expression directe du Parti communiste français, diffusée sur les chaines publiques dimanche et ce jour.

La vidéo de 5' : http://www.dailymotion.com/video/xif1np_expression-direct-avril-2011-5-minutes_news
La vidéo de 2' : http://www.dailymotion.com/video/xif295_expression-directe-avril-2011-2-minutes_news
La page de la campagne : http://www.pcf.fr/realites

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