Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Comment renouer avec l’espoir né du programme du CNR en 1944 ?

17 Mai 2011, 19:13pm

Publié par PCF Villepinte

Tribunes - le 16 Mai 2011

manouchian.jpgL’appel lancé hier depuis le plateau des Glières

Par Raymond Aubrac, résistant, Stéphane Hessel, résistant déporté, Marie-jo Chombart de Lauwe, résistante déportée, présidente de la fondation pour la mémoire de la déportation, Daniel Cordier, secrétaire de Jean Moulin, Georges Séguy, résistant déporté, Walter Bassan, résistant déporté, Henri Bouvier, résistant déporté, Léon Landini, résistant FTP-MOI, Pierre Pranchère, résistant, François Amoudruz, résistant déporté, membre de la présidence nationale de la FNDIRP, Jean Marinet, résistant déporté, président de la FNDIRP de L'Ain, Noella Rouget, résistante déportée, Odette Nilès, résistante, petite amie de Guy Môquet, Charles Paperon, résistant, Co-président de l'ANACR Finistère, Pierre Moriau, résistant

 

Le 8 mars 2004, treize vétérans des mouvements de résistance et des forces combattantes de la France libre lançaient un « appel aux jeunes générations » dénonçant, notamment, « la remise en cause du socle des conquêtes sociales de la Libération ». Cette tendance régressive s’accélère dramatiquement. Nombre de citoyennes et de citoyens s’en indignent. Partout il y a la prise de conscience que les valeurs, toujours actuelles, incarnées en 1944 dans le programme du Conseil national de la Résistance (CNR), ouvrent l’espoir qu’un mieux vivre ensemble est possible. Il est aujourd’hui concevable de définir un nouveau « programme de la Résistance » pour notre siècle. Au lieu de cela, le débat public qui s’annonce, avec les élections de 2012, semble privilégier les manœuvres politiciennes au service d’intérêts particuliers sans traiter des causes politiques des injustices sociales, des raisons des dérégulations internationales, des origines des déséquilibres écologiques croissants.

Comme en 2004, nous souhaitons que tous les citoyens, tous les partis, tous les syndicats, toutes les associations participent à l’élaboration d’un projet de société du XXIe siècle en repartant du programme du CNR, les Jours heureux, adopté le 15 mars 1944. Ce programme politique constitue toujours un repère essentiel de l’identité républicaine française.

Avec l’association Citoyens résistants d’hier et d’aujourd’hui (Crha), nous appelons tous les partis politiques, toutes les candidates et les candidats à un mandat public dans le cadre des élections présidentielle et législatives de 2012 à prendre trois engagements qui mettront réellement en application la devise républicaine « Liberté, Égalité, Fraternité ».

Premièrement, afin de garantir l’égalité :

– Lancer immédiatement le travail législatif et réglementaire qui permettra de reconstituer les services publics et les institutions créés à la Libération pour aller vers une véritable démocratie économique et sociale. Possible en 1944, cette démarche l’est d’autant plus aujourd’hui, alors que le pays n’a cessé de s’enrichir depuis. Droit à la santé pour tous, droit à une retraite, droit à l’éducation, droit au travail, droit à la culture demeurent les seuls véritables garants de l’égalité républicaine. Une égalité qui n’a de sens que dans le respect du droit des étrangers.

Deuxièmement, afin de garantir la liberté :

– Approfondir la forme républicaine du gouvernement afin de séparer clairement les pouvoirs et renforcer la démocratie parlementaire au détriment de notre régime présidentiel personnalisé.

– Développer de nouvelles pratiques de la démocratie dans laquelle l’action de la société civile sera reconnue, et restaurer les conditions du principe, d’ailleurs défini à l’article 2 de la Constitution actuelle : « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ».

– Garantir la qualité du débat démocratique et la fiabilité des contre-pouvoirs, en assurant 
à nouveau la séparation des médias et des puissances d’argent, comme en 1944.

Ces trois axes de débats devront aboutir à une démarche souveraine d’« Assemblée constituante » vers de nouvelles pratiques républicaines.

Troisièmement, afin de garantir la fraternité :

– Travailler les coopérations avec les peuples et les pays, en refusant l’actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie.

– Favoriser résolument des solutions soutenables pour les équilibres écologiques, dans les limites de développement compatibles avec la survie humaine.

– Écarter de la marchandisation totale les besoins vitaux de l’être humain comme l’eau, la nourriture et l’énergie.

Il est temps de bien vivre ensemble, dans la haute nécessité de l’épanouissement du plus grand nombre, et d’offrir une perspective d’avenir prometteur aux jeunes générations. Plus que jamais, comme le proclamait en 2004 l’« appel des résistants aux jeunes générations », à ceux et à celles qui font ce siècle qui commence, nous voulons dire avec affection : « Créer, c’est résister. Résister, c’est créer. »

Voir les commentaires

La revue du projet

17 Mai 2011, 19:07pm

Publié par PCF Villepinte

Voir les commentaires

DSK : Faire preuve de responsabilité dans le traitement de cette affaire grave

17 Mai 2011, 19:04pm

Publié par PCF Villepinte

La nature et la gravité des faits en cause devraient inciter tous les responsables politiques et tous les médias à la plus grande responsabilité dans le traitement de cette affaire.

Il en est ainsi de la présomption d'innocence et du respect dû à chacun des deux protagonistes. Par ailleurs, la notoriété de l'un d'eux ne peut servir à banaliser le viol, à alimenter la surenchère médiatique ou à entraver le cours de la justice.

En France, 25 000 femmes sont violées chaque année. Le viol est un crime qui ne peut, sous aucun prétexte, être minimisé sous peine d'empêcher les victimes de se reconstruire.

Laurence Cohen, Responsable  de la commission « Droits des femmes/féminisme » au PCF

 Sujets

 

Voir les commentaires

Enquête : les apiculteurs sonnent l'alarme

16 Mai 2011, 19:01pm

Publié par PCF Villepinte

Société - le 16 Mai 2011

 

DOSSIER. Populations d’abeilles, production de miel, effectifs d’apiculteurs, équilibre économique du secteur : tous les voyants de l’apiculture française sont au rouge. Il faut agir.

L’avenir des abeilles est-il en ville ? Rares sont ceux qui sourient encore à cette idée. Non pas que la production de « miel de béton » dépasserait déjà celle du miel des champs : elle reste marginale et pratiquée par des amateurs. Ceux-là même qui désertent les campagnes tant il est devenu difficile, au moins dans certaines régions, d’y pratiquer l’apiculture.

Sentinelle, comme l’appelle l’Union nationale de l’apiculture de France, ou symptôme : l’abeille abandonne nos campagnes parce que l’environnement lui est devenu hostile. Complexes, les causes de la raréfaction des butineuses sont multiples. Et s’additionnent. Si l’on prend un ordre chronologique, on peut dire que l’abeille fait partie du problème plus général de l’appauvrissement de la biodiversité dans nos campagnes. Ensuite viennent les pesticides dont les dernières générations s’avèrent, de par leur nature (des neurotoxiques) et leur fonctionnement (des produits systémiques qui se diffusent dans toute la plante), particulièrement nuisibles. Ensuite il y a varroa destructor, un parasite qui vient souvent porter le coup de grâce aux ruches affaiblies – même si certains voient en lui le principal agent de la disparition des abeilles. Enfin, il y a toutes les autres causes possibles, comme le célèbre frelon asiatique : une quarantaine, selon un rapport publié en 2009 par l’Afssa (Agence française de sécurité sanitaire).

Les ennemis des abeilles travaillent pour l’OMC

Résultat : la production française de miel est en chute libre. Depuis les années 80, la France était le leader européen du miel. En 1995, la production culminait ainsi à 32 000 tonnes. En 2010 (comme en 2009), elle atteignait péniblement 20 000 tonnes. Ce sont les miels de colza et de tournesol qui ont le plus régressé, les abeilles et leurs maîtres se détournant des zones de grandes cultures, alors que ces miels constituaient depuis longtemps le gros de la production française. L’effectif des apiculteurs n’a cessé de dégringoler, passant de 85 000 en 1995 à 70 000 dix ans plus tard. Ce sont les amateurs, les petits producteurs, qui disparaissent en premier… alors que ce sont eux qui assurent la présence des insectes pollinisateurs jusque dans les moindres recoins du territoire. Ce n’est pas un détail : alors que le chiffre d’affaires global de la filière avoisine les 117 millions d’euros, l’impact de la pollinisation représenterait… 2 milliards d’euros.

Varroa ou pesticides, les ennemis des abeilles travaillent en tout cas pour l’OMC (Organisation mondiale du commerce), maître d’œuvre de la dérégulation du commerce mondial. Car l’affaiblissement de la production française de miel ouvre en grand la porte du marché français, estimé à 40 000 tonnes par an, aux importations. A ses autres soucis, la filière apicole doit du coup ajouter la même maladie qui frappe l’ensemble des productions agricole : la mise en concurrence avec des pays du moins-disant social et environnemental. En l’occurrence la Chine, qui inonde le monde de miels à bas prix (et à la composition parfois suspecte). En France, le miel chinois arrive à moins de deux euros le kilo, alors que les miels français « premier prix » sont entre 3 et 3,25 euros me kilo. Du coup, les producteurs de tels miels se voient proposer des prix d’achat inférieurs à leurs coûts de revient. Et voient leur avenir s’assombrir encore un peu. Il faut donc poser la question : si demain il n’y a plus assez d’abeilles pour polliniser « naturellement » les champs, qui voudra assumer le coût d’une pollinisation artificielle ?

  • Entretien avec le nouveau président de l’Union nationale des apiculteurs de France (UNAF), Olivier Belval :

Il y a de moins en moins d’abeilles en France. Les pesticides en sont-ils seuls responsables ?

Olivier Belval : Les pesticides sont la cause principale à défaut d’être la seule. On connaît leurs effets dévastateurs sur les abeilles : mortalité aiguë, abeilles qui tuent les larves dans la ruche, dépopulation – ce que l’on appelle le syndrome de disparition des abeilles, le CCD (Colony Collapse Disorder) en anglais : toute une génération d’abeilles disparaît de la ruche. Celle-ci s’affaiblit, la production baisse voire s’arrête. La ruche vivote jusqu’en automne et souvent, meurt en hiver. Cette mortalité hivernale est certes multifactorielle : la pauvreté de la biodiversité dans certaines plaines agricoles, plus les traitements, plus le parasite varroa destructor qui est un agent pathogène important… finissent par avoir raison des ruches. --> Lire la suite de l'entretien

  • A lire également :

--> Apiculteurs de toutes régions, unissez-vous !

--> Une charte pour l’abeille

--> Apidays, les journées de l’abeille

  • Vous voulez vous abonnez à La terre, accéder aux fiches juridiques ou consulter les archives, cliquez ici

Olivier Chartrain

Voir les commentaires

Kadhafi visé pour crime contre l’humanité

16 Mai 2011, 18:58pm

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 16 Mai 2011

 

Un procureur de la Cour pénale internationale, Luis Moreno-Ocampo, a demandé aux juges de délivrer des mandats d'arrêt pour crimes contre l'humanité contre le dirigeant libyen Kadhafi, son fils Seif Al-Islam et le chef des renseignements libyens Abdallah Al-Senoussi.

C’est en tout cas ce qu’il vient d’annoncer lors d’une conférence de presse à La Haye, siège du CPI. De là, les juges de la Cour peuvent décider d'accepter la demande, la rejeter ou demander au bureau du procureur des informations supplémentaires.

Pour Luis Moreno-Ocampo, "les preuves recueillies montrent que Mouammar Khadafi a personnellement commandé des attaques contre des civils libyens non armés". "Son fils Seif Al-Islam est le Premier ministre de facto", a-t-il poursuivi et "Abdallah Al-Senoussi est son bras droit et il a personnellement ordonné certaines attaques". Le procureur est confiant sur la réussite de son initiative : "nous avons des éléments de preuve solides, c'est vraiment solide, nous avons énormément de preuves directes, nous sommes pratiquement prêts pour aller au procès". La CPI a été saisie en février par l'Onu pour enquêter sur les milliers de victimes, depuis le début de l'insurrection.
Les accusations portent donc ici pour crime contre l’humanité. Des allégations de crimes de guerre, dont des viols, commis en Libye depuis la fin février, feront l'objet d'une autre enquête.
Rappelons que les juges de la Cour pénale internationale avaient mis huit mois pour délivrer le mandat d’arrêt contre le président soudanais Omar el-Béchir, toujours en place, pour les crimes commis au Darfour.

La Lybie a immédiatement réagit. Si on se félicité à Misrata, dans le camp des insurgés, à Tripoli, le pouvoir accuse le CPI de n’être qu’"une créature de l'Union européenne pour (poursuivre) les dirigeants africains". Tripoli à nouveau lourdement frappée par les bombes de l’Otan ce lundi.

Voir aussi notre reportage : quand le conflit libyen déborde en Tunisie
Le communiqué des députés communistes, républicains, citoyens : Libye : La France a autre chose à faire que la guerre

Voir les commentaires

La juge ordonne le maintien en détention de DSK

16 Mai 2011, 18:55pm

Publié par PCF Villepinte

Capture d'écran de France 24

Politique - le 15 Mai 2011

 

 

 

Inculpé par le parquet de New York "d'agression sexuelle", de "tentative de viol" et de "séquestration", Dominique Strauss Kahn est dans une mauvaise passe. Le juge estime que les preuves matérielles corroborent les accusations de la plaignante.

Dernières nouvelles : Le juge rejette la libération sous caution, DSK reste en prison jusqu'à son passage au grand jury, qui devrait se réunir le 20 mai. La juge a visionné la vidéosurveillance de l’hôtel et a estimé que DSK semblait « fuir ». De plus, elle a évoqué une autre  affaire du même genre, dans laquelle le directeur du FMI serait impliqué, mais on n’en sait pas plus.

M. Strauss-Kahn "a l'intention de se défendre vigoureusement contre les accusations et il dément toute mauvaise conduite", a déclaré un de ses avocats, Benjamin Brafman, en s'adressant dimanche soir aux journalistes devant le tribunal du sud de Manhattan, où DSK, comme il est connu en France, doit être présenté à un juge. La police de New York a de son côté obtenu un nouveau mandat pour examiner les vêtements du patron du FMI, à la recherche de nouvelles traces d'ADN, sur "des cheveux, du sperme", et souhaite vérifier si M. Strauss-Kahn présente des traces de griffures.
La victime, une jeune femme de 32 ans, aurait formellement reconnu DSK comme étant son aggresseur. Elle est considérée par la police comme un témoin fiable.

Dominique Strauss-Kahn a quitté dimanche vers 23 heures (5 heures lundi, heure de Paris), le commissariat de New York où il était détenu depuis samedi, menotté dans le dos.
La police a fourni des informations contradictoires concernant la destination vers laquelle devait être conduit le patron du Fonds monétaire international inculpé d'agression sexuelle sur une femme de chambre d'un hôtel de Manhattan.

On ignore s'il devait être emmené au dépôt du palais de justice de Manhattan ou être conduit dans les services médico-légaux pour y subir des examens corporels.  La comparution de Dominique Strauss-Kahn en audience préliminaire devant un tribunal de Manhattan a été reportée à lundi le temps de procéder à ces examens médicaux qu'il a acceptés.
DSK, l'air fatigué environ trente heures après son interpellation à bord d'un avion d'Air France, est sorti du bâtiment situé dans le quartier de Harlem avant de monter à l'arrière d'une voiture de police banalisée, assis entre deux policiers.

Il n'a pas dit un mot devant la foule des journalistes qui attendaient sa sortie depuis la veille au soir et son inculpation pour tentative de viol à l'encontre d'une femme de chambre de son hôtel new-yorkais.

Selon des médias locaux, la femme de ménage, est entrée dans sa chambre d’hôtel pensant qu’elle était inoccupée. M. Strauss-Kahn est ensuite sorti nu de la salle de bain et l’a agressé sexuellement, a indiqué le New York Times citant le responsable de la police de New York Paul Browne. Selon les dires de la femme, il l’a prise et forcé à entrer dans la chambre à coucher, puis a vérrouillé la porte, a indiqué la même source. Elle s’est débattue mais il l’a trainée dans la salle de bain et l’a à nouveau agressé sexuellement, selon le Times. La chaîne MSNBC a précisé qu’il l’avait contrainte à faire une fellation.

Selon des sources policières, Strauss-Kahn aurait quitté précipitamment l’hôtel Sofitel où il était descendu, en abandonnant son téléphone portable et ses effets personnels.

Lire les principales réactions autour de l'inculpation de DSK

Le film de l'arrestation

Voir les commentaires

Conflit de la CIF KEOLIS ! communiqué CGT

16 Mai 2011, 12:47pm

Publié par PCF Villepinte

Les salariés, de la société de transport en commun des Bus CIF Keolis, des dépôts de Tremblay et de Goussainville, étaient en grève depuis le 2 mai sur la question des salaires. Après 11 jours d’arrêt de travail suivi par plus de 80 % des salariés, la direction a enfin accepté d’entendre leurs revendications :

 Ainsi plus aucun salaire ne sera en dessous de 1600 euros brut.

Les conducteurs, dont la rémunération était de 1693 euros brut, verront leur traitement évoluer avec effet rétroactif à:

-1702,48 euros brut au 1er janvier 2011

-1730 euros brut au 1er avril 2011

-1750 euros brut au 1er aout 2011.

 Autre gain, l’application d’une indemnité de transport dont le calcul débute au 1er janvier 2011. Elle se composera de 200 euros par an sous forme de chèque transport, plus une La part de remboursement mutuelle de l’employeur passera de 33% à 50% en juillet 2011, puis à 60% en février 2012.

indemnité mensuelle de 30 euros brut par mois.

 Une nouvelle prime est accordée, nommée « de non accident » égale à 200 euros par trimestre qui sera renégociée en septembre 2011. Enfin, un accord a été conclu sur l’étalement des jours de grèves.

 Après avoir fait redémarrer leurs salaires, les salariés de la CIF ont repris le travail le jeudi 12 mai !

 

« Banquez pour nos salaires pas pour les actionnaires », sous l’impulsion de la CGT, cette exigence n’a pas fini de résonner dans les entreprises !

 

Bobigny, le 12 mai 2011

 

Voir les commentaires

Le Pacte des Rapaces

16 Mai 2011, 06:02am

Publié par PCF Villepinte

Le Pacte des Rapaces
6,00€

Dans l’indifférence quasi générale, dans le silence et le secret des instances européennes, un grave et dangereux scénario contre les peuples a été écrit : un Pacte diabolique baptisé « Pacte pour l’Euro plus » , anciennement « Pacte pour la compétitivité ».

Il engage la vie des familles populaires et celle des générations à venir. Pourtant il est caché. C’est un pas au-delà du Traité de Lisbonne pour constitutionnaliser des politiques antisociales qui devront être déclinées dans un plan national de réformes dans chaque pays.

On n’imagine pas l’extrême gravité des projets en cours. Voilà pourquoi Patrick Le Hyaric a entrepris de le révéler et de le décrypter dans ce livre.

Patrick le Hyaric est directeur de l’Humanité et de l’Humanité Dimanche. Il est également député européen, Vice-président du groupe de la Gauche unitaire européenne, Gauche verte nordique, membre des commissions emploi, affaires sociales et spéciale crise du Parlement européen.

  Le Pacte des Rapaces

Éditions de L’Humanité

Mai 2011 – 230 pages

Voir les commentaires

Afin d'être le relais du monde social

16 Mai 2011, 05:58am

Publié par PCF Villepinte

Photo: Patrick Nussbaum

Social-Eco - le 15 Mai 2011

 

 

Invités par l'Humanité dans le cadre de ses assises, plusieurs syndicalistes sont venus débattre avec les personnels du journal et les lecteurs de leurs attentes, sans omettre d’apporter leurs propositions.

Faire le récit du monde social, de ses conflits, de ses victoires. Parler d’un monde en voie de disparition dans la plupart des grands médias, c’est  la vocation de L’Humanité depuis qu’elle existe. Dans le cadre de ses Assises, le journal a invité au débat les premiers concernés, les acteurs du mouvement social et syndical.

Pour nombre de syndicalistes, l’Humanité est « un support indispensable ». « Dans un contexte de stigmatisation de l’action syndicale, les contenus de l’Humanité sont très appréciés, explique Thierry Nier, responsable de la CGT Cheminots. C’est pour nous un support précieux, qui fait non seulement connaître nos luttes mais permet aussi d’affiner nos arguments.  Un constat partagé à la tribune « Contrairement aux autres journaux qui vont se fixer sur un conflit et éclipser les autres, en le déformant parfois, les articles de l’humanité nous permettent d’y voir plus clair dans le positionnement des uns et des autres » déclare  ainsi Ahmed Benazzed, responsable syndical de Peugeot Aulnay . Certains photocopient les pages du journal et les distribuent aux salariés.  Une question reste au centre des préoccupations : celle du « débat unitaire à l’intérieur du champs syndical », elle est évoquée par Michel Angot, responsable de la FSU, particulièrement attaché à la notion de rassemblement. S’ils savent que tous ne partagent pas le « même socle revendicatif », les responsables syndicaux ont à cœur qu’apparaisse dans la presse leurs « points de convergence ».

Sans gommer les différences. « Je sais que l’entretien croisé entre différents responsables syndicaux est très apprécié, on y entre facilement  il permet  à chacun de se faire son propre avis, explique le responsable de la CGT cheminot. Nous aimerions qu’il y en ait plus souvent.»

Au-delà de la contestation, se pose également la question des alternatives « il ne suffit pas de dire que l’on est contre, il faut faire apparaître des solutions ».

Même si les propositions ne sont pas toutes identiques au sein du camp syndical.

Et chacun s’accorde à reconnaître que L’Humanité « ne peut pas être  le journal de tel syndicat en particulier ».

Eric Aubin, membre de la direction confédérale de la CGT,  et qui est en charge du dossier retraites, revient sur « le mépris du gouvernement à l’égard des salariés », alors qu’ils ont manifesté par millions contre la réforme des retraites. « A l’approche cette échéance particulière qu’est l’élection présidentielle, j’attends de l’Humanité, qu’elle mette en avant la question sociale ». Il espère également que le journal « très centré sur la protection sociale, s’ouvre un peu plus sur d’autres sujets, en poussant notamment les débats sur l’indispensable unité syndicale ».

Un débat qui devrait se poursuivre jusqu’à la fin des assises et au-delà.

A lire également: Patrick Le Hyaric: « C’est un combat de chaque heure, de chaque minute pour paraître le lendemain »

Johanne Mauger et Frédéric Durand

Voir les commentaires

DSK quitte le commissariat de Harlem, menottes aux poignets

16 Mai 2011, 05:53am

Publié par PCF Villepinte

Société - le 15 Mai 2011

 

Dominique Strauss-Kahn a quitté dimanche vers 23 heures (5 heures lundi, heure de Paris),  le commissariat de New York où il était détenu depuis samedi, menotté dans le dos.

La police a fourni des informations contradictoires concernant la destination vers laquelle devait être conduit le patron du Fonds monétaire international inculpé d'agression sexuelle sur une femme de chambre d'un hôtel de Manhattan.

On ignore s'il devait être emmené au dépôt du palais de justice de Manhattan ou être conduit dans les services médico-légaux pour y subir des examens corporels.  La comparution de Dominique Strauss-Kahn en audience préliminaire devant un tribunal de Manhattan a été reportée à lundi le temps de procéder à ces examens médicaux qu'il a acceptés.
DSK, l'air fatigué environ trente heures après son interpellation à bord d'un avion d'Air France, est sorti du bâtiment situé dans le quartier de Harlem avant de monter à l'arrière d'une voiture de police banalisée, assis entre deux policiers.

Il n'a pas dit un mot devant la foule des journalistes qui attendaient sa sortie depuis la veille au soir et son inculpation pour tentative de viol à l'encontre d'une femme de chambre de son hôtel new-yorkais.

DSK a été inculpé par le parquet de New York "d'agression sexuelle", de "tentative de viol" et de "séquestration", annonce ce dimanche la police. Le directeur général du FMI devrait être présenté dans la journée à un juge.

Selon des médias locaux, la femme de ménage est entrée dans sa chambre d’hôtel pensant qu’elle était inoccupée. M. Strauss-Kahn est ensuite sorti nu de la salle de bain et l’a agressé sexuellement, a indiqué le New York Times citant le responsable de la police de New York Paul Browne.

Selon les dires de la femme, il l’a prise et forcé à entrer dans la chambre à coucher, puis a vérrouillé la porte, a indiqué la même source. Elle s’est débattue mais il l’a trainée dans la salle de bain et l’a à nouveau agressé sexuellement, selon le Times.

La chaîne MSNBC a précisé qu’il l’avait contrainte à faire une fellation.

Selon des sources policières, Strauss-Kahn aurait quitté précipitamment l’hôtel Sofitel où il était descendu, en abandonnant son téléphone portable et ses effets personnels.

Les accusations portées contre Dominique Strauss-Kahn, inculpé d'agression sexuelle aux Etats-Unis, doivent être analysées pour voir si les faits sont réels ou s'il s'agit d'une provocation, a déclaré dimanche l'un de ses avocats français.

"Il faut attendre que les choses soient décantées et voir si c'est réel ou une provocation", a déclaré à Reuters Me Léon-Lef Forster.

"Il ne faut surtout pas rentrer dans un spectacle médiatique et attendre que les choses soient éclaircies", a-t-il ajouté. "Il ne faut pas paniquer et rester sereins".

Anne Sinclair, l'épouse de Dominique Strauss-Kahn, "ne croit pas une seule seconde aux accusations" d'agression sexuelle lancées contre son mari.

La journaliste affirme dans un communiqué que le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), inculpé dimanche d'agression sexuelle, de tentative de viol et de séquestration par le parquet de New York, est innocent.

"Je ne crois pas une seule seconde aux accusations qui sont portées contre mon mari. Je ne doute pas que son innocence soit établie", a-t-elle dit. "J'appelle chacun à la décence et à la retenue."

Le député PS de Paris, Jean-Marie Le Guen, a affirmé aujourd'hui  que l'accusation d'agression sexuelle contre le patron du FMI "ne ressembl(ait) en rien à DSK".

"Il faut se garder de toute conclusion avant que Dominique Strauss-Kahn ne se soit exprimé", a déclaré ce proche du directeur général du Fonds monétaire international. "Et puis, et surtout, cette affaire ne ressemble en rien à DSK, l'homme que nous connaissons tous", a-t-il insisté.

La première secrétaire du PS, Martine Aubry, s'est déclarée «stupéfaite» de l'inculpation du patron du FMI, appelant les socialistes à rester «unis et responsables». Voici l'integralité de sa déclaration:

"Les nouvelles qui nous parviennent depuis cette nuit de New York
sonnent comme un coup de tonnerre. Je suis, comme tout le monde,
stupéfaite. J'en appelle à attendre la réalité des faits, à respecter
la présomption d'innocence et à garder la décence nécessaire.

Je demande aux socialistes de rester unis et responsables.

Je veux dire aux Français que, quels que soient les circonstances et
les aléas, hier comme aujourd’hui, le parti socialiste est mobilisé
pour les comprendre, pour apporter les réponses à leurs problèmes et à
ceux de la France, et pour les servir."

Pour Ségolène Royale «C’est un choc. J’ai appris cette nouvelle bouleversante à propos de laquelle tout reste à vérifier. DSK a droit comme tout citoyen à la présomption d’innocence tant que les faits ne sont pas prouvés. Ma pensée en cet instant va à sa famille, à ses proches et aussi à l’homme qui traverse cette épreuve (...) Il serait indécent d’en faire un feuilleton (…) Le moment n’est pas venu de commenter les conséquences de cette affaire sur la politique intérieure»

Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de gauche, s'est dit auprès de l'AFP "consterné" après l'inculpation de Dominique Strauss-Kahn aux Etats-Unis pour agression sexuelle et tentative de viol, appelant "à la retenue" et à ne "pas juger avant de savoir". "Je suis consterné", a-t-il dit. "Je souhaite que ce soit faux car le viol est un crime. Il y aurait alors une victime", a-t-il poursuivi, estimant que "c'est déjà assez de l'humiliation que cette information provoque parmi les siens". "J'appelle à la retenue. Ne jugeons pas avant de savoir", a-t-il conclu.

Gilles Savary, député européen PS  analyse sur son blog: «A vrai dire tout le monde sait que Dominique Strauss-Kahn est un libertin, qui se distingue de biens d'autres, par une propension à ne pas le cacher. Dans l'Amérique puritaine, imprégnée de protestantisme rigoriste, on tolère infiniment mieux les jeux d'argent que les plaisirs de la chair. Du coup, il y est aisé d'y piéger une personnalité aussi peu résistante aux attraits de la gente féminine que Dominique Strauss-Kahn. (...) A vrai dire, dans l'entourage de DSK, on s'attendait à des coups tordus. Si c'en est un, il est proprement insensé!»

pour  Jacques Attali, ancien conseiller de François Mitterrand,  les dés sont déjà jétés : «Je ne pense pas qu’il soit candidat à la présidentielle. On va avoir une candidature de Martine Aubry contre François Hollande. La présidentielle est loin, loin, loin d’être jouée. On a beaucoup de surprises (…) le président actuel est loin d’être vaincu (...) Il plaide non coupable et il peut parfaitement l’être (…) Mais, il ne pourra pas être candidat à la primaire, ni même au FMI qui va lever son immunité».

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 > >>