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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Alternative(s) : deux livres pour contester notre époque...

27 Mai 2011, 18:11pm

Publié par PCF Villepinte

Dandysme. D’abord? «Le poids d’un monde sur la poitrine.» Ensuite? «Dans l’histoire, les restaurations sont toujours des affaissements : plus rien ne va droit ; les dindons nihilistes tiennent la rampe et démolissent les colonnes vertébrales.» Et puis? «“Ici Londres : Les Français parlent aux Français.’’ Ce n’est pas qu’une métaphore bien sûr: ce n’est qu’un soulèvement de l’esprit.» Enfin? «Pour la défense du style, de la forme, de la tenue, de la droiture, de la dignité, de l’élégance, (...), ce bouquet de fleurs des champs au printemps, qui dessine le tableau du “ pur génie français”.» En publiant Éloge de la vulgarité (éditions du Rocher), Claude Cabanes, ancien directeur de la rédaction et toujours éditorialiste de l’Humanité, n’a pas décidé par hasard de se placer sous la tutelle de Coco Chanel, elle qui définissait ainsi son travail: «Certains croient que le luxe est le contraire de la pauvreté, alors que c’est le contraire de la vulgarité.» Claude Cabanes est comme nous. Énervé par l’air (pestilentiel) du temps. Révolté par les conditions de domination plus puissantes que jamais. Atterré par l’orgiaque et obscène spectacle de ceux qui nous représentent par les sommets, comme pouvait l’être Victor Hugo, en son temps, lorsqu’il apostrophait un quarteron d’adversaires politiques en ces termes : «J’observe le néant en ces crétins augustes.» Lassé aussi par cette influence crasse de l’esprit du Fouquet’s, histoire de ne jamais oublier qu’un des personnages de cette odieuse fête avait lancé dans le brouhaha de la victoire de Nicoléon dans le fameux restaurant bling-bling des Champs-Élysées: «Ce ne sont pas les enculés qui manquent, c’est l’argent.» Ou encore Jean-Claude Darmon, affairiste du football et présent ce soir-là lui aussi, qui affirmait sans se cacher: «Je gagne un million par jour, je n’ai pas le temps d’être généreux.» Claude Cabanes, en pamphlétaire hors pair, exprime sa désolation que «la fête du luxe» soit finie et qu’un infâme théâtre puisse reprendre «sous les chapiteaux des vulgarités». Ainsi demande-t-il: «Et si le plus puissant missile contre la vulgarité, c’était la vérité?» Revendiquant un dandysme non de tradition mais d’excellence, à la fois intellectuel et don-quichottesque, il conclut par Baudelaire : «Le dandysme est le dernier éclat d’héroïsme dans les décadences.» Qui dit mieux ?

Combat. «Je suis allé partout dans le pays. Tous posent la même question : où allons-nous?» La citation de John Steinbeck (les Raisins de la colère) trône en ouverture du livre de Gérard Mordillat et de Bertrand Rothé, Il n’y a pas d’alternative (Seuil). Ce titre est la réplique exacte d’une phrase célèbre de Margaret Thatcher, ressassée et bêlée par différentes personnalités politiques, qui, depuis trente ans, nous abreuvent de la même rhétorique du renoncement. «Il n’y a pas d’alternative à la pause» (Delors). «Il n’y a pas d’alternative au plan de rigueur» (Mitterrand). «Il n’y a pas d’alternative aux privatisations» (Chirac). «Il n’y a pas d’alternative aux Restos du cœur» (le Conseil d’État, qui les reconnaît d’utilité publique). «Il n’y a pas d’alternative à payer les jeunes en dessous du smic» (Balladur). «Il n’y a pas d’alternative à la baisse de la fiscalité des stock-options» (DSK). «Il n’y a pas d’alternative à la baisse de la fiscalité des entreprises» (Fabius, succédant à DSK). «Il n’y a pas d’alternative à la disparition de l’entreprise Moulinex» (Pierre Blayau, PDG de l’entreprise qui la quitte avec 2 millions d’euros de prime). Longue liste… Dans cet essai vif et mordant, véritable réponse à la fondation Terra Nova et à ses tentatives de dés-ouvriériser la gauche, l’écrivain Mordillat et l’économiste Rothé partent sur les traces de la plus vaste entreprise de désidéologisation impulsée par les classes dominantes, pour lesquels «la mise en place de l’État-providence est un crime». Même en France? Les auteurs demandent: «Comment le village gaulois insoumis a-t-il pu devenir une province de l’empire néo-libéral ?» Étape par étape, ils montrent comment, de la Fondation Saint-Simon aux sphères de la gauche dite «moderne», l’accommodement au capitalisme libéral a été la norme imposée à tous. Ils écrivent: «Au rythme des "Je crois qu’on va dans le mur ” à “ Il n’y a pas d’autres moyens que de…” de Michel Rocard, il ne reste plus à la gauche que la fête, la lutte contre le sida et l’antiracisme.» Ou encore: «Une page noire de notre histoire est tournée. Le Nouvel Obs a pris sa revanche sur l’Humanité.» On pourrait croire à un livre nostalgique ou désemparé. Eux répondent : «Penser une révolution possible en France relèverait de l’utopie, voire d’une hérésie semblable à celle qui conduisit Giordano Bruno ou Galilée au ban de la société. Pourtant l’histoire leur a donné raison.» Alors? «Ne cherchons pas plus loin l’alternative.» Un livre de combat. Pour penser le monde autrement qu’en termes de concurrence et de profit. Qui dit mieux ?

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 27 mai 2011.]

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Les"indignados", les nouveaux dons Quichottes

27 Mai 2011, 11:19am

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 26 Mai 2011

Tolède

 

Reportage. Si Madrid focalise tous les regards, 
des campements ont lieu dans d’autres villes espagnoles. 
Tolède n’a pas échappé 
au soulèvement populaire. 
Ici aussi, on réclame l’indépendance 
de la justice, 
la défense du service public et la fin 
de la corruption.

Ce qui frappe le plus lorsqu’on arrive à Tolède, ce sont ces dizaines de lotissements surgis de nulle part, posés là en plein cœur de la Meseta balayée par le vent et la chaleur. Ce sont ces kilomètres d’autoroutes, de bretelles, de ponts, de chantiers à ciel ouvert, de pelleteuses et autres engins qui se meuvent comme au ralenti au milieu de motels et de stations-service étrangement vides. On est en plein Far West castillan, hors du temps. De Tolède l’arabe, de Tolède la juive, il reste des traces indélébiles. Et l’esprit de don Quichotte, dont les moulins, à quelques kilomètres de là, tournent à vide, semble veiller de loin sur cette ville étonnante, belle, trop peut-être à force d’être toilettée et briquée pour les centaines de touristes qui déambulent tous les jours au milieu de ses ruelles étroites, de ses coupe-gorge où l’on craint de croiser un rufian brandissant son épée. Mais Tolède s’est transformée au fil des ans en une ville conservatrice, catholique, apostolique et romaine qui a bouté dehors les Arabes et les juifs pour devenir l’une des villes symboles du franquisme lorsque le général Moscardo, du haut de l’Alcazar, refusa de se rendre aux troupes de la République. C’est aussi une ville qui, dimanche dernier, a renouvelé sa confiance au maire PSOE mais qui vote, lors des autres scrutins, à droite.

C’est sur la place Zocodover, en plein cœur de Tolède, que le campement du mouvement M15 s’est installé. Ils sont une vingtaine à se relayer jour et nuit, un peu plus de deux cents lors des assemblées publiques qui se déroulent chaque soir à 20 heures. Loin du brouhaha et de l’effervescence madrilène de la Puerta del Sol, à Tolède, tout est plus tranquille. Chacun parle en son nom propre, me répète-t-on, en boucle. Mais ce qu’expriment Raul, Ana, Gustavo ou Sonia est à l’image de cette prise de conscience qui vient, comme un chien dans un jeu de quilles, bousculer l’apathie générale, réveiller les esprits, déstabiliser les états-majors politiques.

On pourrait croire qu’ils sont une génération spontanée. Mais si l’on se penche attentivement sur les mouvements qui ont traversé le pays ces dernières années (manifs pour le logement, manifs contre la précarité, manifs contre les lois anti-étrangers, contre le traité de Bologne, contre les expulsions de squats), cela faisait plusieurs mois que le feu de la contestation couvait. Et ce sont ces jeunes qui, les premiers, font le lien avec ces luttes très récentes et l’histoire de leur pays, l’histoire de la transition démocratique, les dérives néolibérales des partis qui se sont succédé au pouvoir. On pensait cette génération accro aux jeux vidéo et bourrée de hamburgers aux hormones et voilà qu’au beau milieu de la conversation, Raul invoque les lois mémorielles, Roberto rêve de voir démolir El Valle de los Caidos ; qu’Ana, infirmière au chômage, refuse bec et ongles la privatisation des hôpitaux, de considérer les malades comme des clients ; qu’Alejandro ne lâchera pas les autorités tant que le Taje, autrefois majestueux, ressemblera à un cloaque. Non loin de là, de petits vieux, quatre-vingt-huit ans au compteur, béret vissé sur la tête, observent du coin de l’œil cette 
agitation. Ils comprennent la colère de ces jeunes « mais le chômage, c’est à cause de l’autre ». Quel autre ? 
« Felipe », précise l’un. « Zapatero, vous voulez dire ? » Bien sûr. Mais élevés au biberon du franquisme, la peur du rouge, même très pâle, et même très ancien, est encore vive par ici.

Tout est affaire de contraste. Sol y sombra. Mais le soleil l’emporte ces derniers temps sur l’obscurantisme et la résignation. On ne peut toutefois s’empêcher d’éprouver une étrange sensation devant le contraste de plus en plus marqué et troublant entre la rue et les politiques. D’un côté, une rue déterminée, soudée, solidaire, qui fait l’apprentissage de la politique et de la démocratie directe chaque jour qui passe. De l’autre, des états-majors qui s’agitent. Au PP, on ne parle que d’élections anticipées. Au PSOE, c’est Règlement de comptes à OK Corral et ses camarades d’hier couvrent de goudron et de plumes Zapatero. À Izquierda Unida, on ne sait plus si l’on doit reconduire les alliances avec le PSOE en Estrémadure ou dans certaines villes de la banlieue sud de Madrid. Et au Pays basque, conservateurs (PP), PSE (Parti socialiste Euskadi) et PNV (nationalistes conservateurs) sont prêts à pactiser afin d’empêcher Bildu de diriger les régions de Vizcaye et de Guipuzcoa, détournant, sans état d’âme, le résultat des urnes qui a donné gagnante cette formation hybride qui regroupe des anciens de Batsasuna et une partie d’IU.

Sous les fenêtres des mairies, là où los Indignados ont planté leurs tentes, les édiles restent sourds à la rue. Mais le débat se poursuit. À Tolède, on réclame l’indépendance de la justice, une réforme fiscale plus juste, la fin de la corruption, la défense du service public, une presse libre qui ne dépende plus des groupes financiers. À l’applaudimètre, Gustavo emporte le morceau : « Voilà quinze ans que l’on privatise, externalise dans tous les services publics de Castilla la Mancha. On le doit à un gouvernement qui se dit socialiste mais il est aussi corrompu que les autres. Ils ont favorisé la corruption, le clientélisme, j’approuve les revendications de la plate-forme ! » On décide d’étendre le mouvement dans quatre autres quartiers ce samedi : barrio Santa Maria, barrio Santa Teresa, barrio Santa Barbara, barrio de la Paloma. On approuve l’idée de retirer 155 euros le 30 mai prochain (15 pour le jour, 5 pour le mois, date de naissance du mouvement du M15). Enfin, « ceux qui le peuvent ! » lance un garçon qui récolte applaudissements et rires. Carlos reprend la parole. « Nous devons réfléchir à la suite du mouvement. Va-t-on lever le camp, rester ? On a pris Tolède, la rue est à nous. Mais si nous décidons de partir, qu’on se le dise bien fort : nous reviendrons ! »

  • A lire :

"J’ai couru devant la police de Franco, alors ce mouvement, ça m’a mise en joie. Cela fait des années que la classe politique se moque de nous, nous trompe et que nous encaissons, encaissons, alors quand les gens relèvent la tête, ça redonne de l’espoir. Sous Franco, on n’avait pas de liberté, on avait peu de choses, nous étions un pays sous-développé, et soudain, la démocratie : tout vous semble ouvert, possible." --> Lire la suite du témoignage

--> Témoignages d'"Indignés" de la première heure

--> Les « indignés » font des émules

Tolède (Espagne), envoyée spéciale.

Marie-José Sirach

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Le PCF pour une campagne 
collective

27 Mai 2011, 11:16am

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 26 Mai 2011

Présidentielles

 

À huit jours de leur conférence nationale, les communistes réaffirment leur choix d’un « accord global » du Front de gauche pour des candidats communs aux élections de 2012.

La direction du PCF aura-t-elle une proposition d’« accord global » liant les partenaires du Front de gauche pour la présidentielle et les législatives à soumettre au débat des communistes les 3 et 4 juin ? C’est l’un des enjeux de la dernière ligne droite de la préparation de la conférence nationale du PCF, qui s’ouvre dans huit jours. Une quarantaine de départements ont déjà réuni leurs adhérents, la majorité – la soixantaine de départements restants – devant le faire dans les jours à venir. De la première moitié des procès-verbaux de discussion, il ressort « une très grande adhésion à la stratégie du Front de gauche », assortie d’une « grande exigence sur les conditions de l’accord politique à réaliser » pour réussir la campagne, indique Pierre Laurent. Exigence sur le contenu du programme partagé, où « la question de l’affrontement avec les marchés financiers doit être première », de même que celles d’une autre répartition des richesses, ou encore celle d’une autre Europe. « Nous sommes d’accord avec le Parti de gauche sur la proposition d’un salaire maximum, mais il faut aller plus loin : il faut mettre en avant la question des salaires en général, celle du secteur bancaire avec des nationalisations, celles de la réforme fiscale, des nouveaux droits pour les travailleurs », énumère, entre autres axes forts, le secrétaire national du PCF. La conférence nationale s’ouvrira d’ailleurs par un rassemblement contre la vie chère, vendredi 3 juin, à Paris, devant le ministère des Finances, dans le cadre de la campagne des communistes sur ce thème. Exigence également sur le dispositif collectif de campagne à mettre en place, pour faire pièce à toute tentative de personnalisation qui serait « vouée à l’échec » dans le cadre de la féroce compétition médiatique à l’œuvre, estime Pierre Laurent.

«L’intérêt mutuel de tout le Front de gauche»

Reste, enfin, la question cruciale des législatives, non réglée à ce jour. « Les discussions avancent lentement », concède Pierre Laurent, qui espère toutefois parvenir à un accord avant la conférence nationale. Le principe de la reconduction des sortants ne pose pas de problème, ni celui d’une répartition globale où les communistes seraient titulaires dans une très forte majorité des circonscriptions. Mais c’est dans le détail des implantations locales et des situations prises isolément que les difficultés surgissent. Pour le secrétaire national du PCF, parvenir à un accord est dans « l’intérêt mutuel de tout le Front de gauche », insiste-t-il. Le dirigeant communiste compte réaffirmer devant la conférence nationale son avis personnel en faveur d’un accord global incluant la désignation de Jean-Luc Mélenchon comme candidat à la présidentielle. Mais « il n’y aura pas d’accord en pièces détachées », prévient le dirigeant communiste, qui précise : « Il est inenvisageable que la conférence nationale exprime un choix de candidat à la présidentielle et renvoie à plus tard l’accord sur les législatives. » Si les discussions n’avaient pas abouti d’ici là, la conférence donnera un « mandat » précis à la direction nationale sur le contenu de l’accord à finaliser, qui conditionnera la possibilité de déboucher sur un accord global. Avec l’objectif de clore au plus vite ces discussions pour entrer dans la campagne.

  • Conférence, mode d’emploi

La conférence nationale du PCF, convoquée les 3 et 4 juin à Montreuil (Seine-Saint-Denis), aura pour mandat d’élaborer une « résolution » contenant une proposition de nom de candidat à la présidentielle et les contours d’un accord global électoral avec 
les partenaires du Front de gauche. Un bulletin de vote en vue de la consultation des adhérents des 16, 17 et 18 juin sera adopté par la conférence comportant une ou plusieurs propositions de candidat. Quatre candidats sont en lice : Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) et André Chassaigne (PCF) pour représenter le Front de gauche, et deux autres communistes : André Gerin et Enmmanuel Dang-Tran pour porter les couleurs du seul PCF.

Sébastien Crépel

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Pétition : front uni contre la vie chère

26 Mai 2011, 10:18am

Publié par PCF Villepinte

La hausse des prix et la baisse du pouvoir d'achat asphyxient les familles alors qu'au même moment les entreprises du CAC 40 enregistrent des bénéfices records. La précarité pour une très grande majorité, toujours plus de profits pour une petite minorité : cette réalité est de plus en plus insupportable chaque jour.

Ensemble nous exigeons :

  • D'augmenter les salaires, pas les actionnaires. Une sensible augmentation des salaires, des retraites et des minimas sociaux, avec un salaire minimum porté tout de suite à 1600 euros brut. Une contribution immédiate des grandes fortunes, via un renforcement de l'ISF, pour redonner à l'État les moyens de conserver et créer des emplois utiles dans l'éducation, la santé, la police. La création d'une sécurisation de l'emploi et de la formation.
  • De bloquer les prix et les loyers. Bloquer les prix de l'énergie (gaz, électricité, essence) et d'un ensemble de bien de 1ère nécessité. Bloquer les loyers et en limiter le montant à un maximum de 20% des revenus des familles.
  • De taxer les profits et la spéculations : Taxer les revenus financiers des entreprises, supprimer les 30 milliards d'exonérations des cotisations patronales, créer un pôle public bancaire.

 

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Austérité : vers un possible référendum en Grèce

26 Mai 2011, 09:25am

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 25 Mai 2011
 

 

Selon le Premier ministre George Papandréou, le gouvernement grec est toujours à la recherche d'un consensus national sur les mesures d'austérité. La presse grecque évoque la possibilité d’un référendum, une chance pour la population de refuser les nouvelles mesures réclamées par l’Union européenne et le FMI.

"Dans cette période critique nous avons besoin d'un consensus national. Je suis ouvert à toutes les bonnes idées, toutes les propositions réalistes", a dit Papandréou à la presse à l'issue d'un entretien avec le président Karolos Papoulias. L'opposition a rejeté mardi les nouvelles mesures d'austérité et les privatisations annoncées par le gouvernement pour répondre aux demandes de marchés. Les trésoriers de l'Union européenne réclament un large consensus politique sur l'austérité avant d'accorder un nouveau prêt de 60 milliards d'euros.

Le journal de centre gauche Ta Nea écrit qu'un référendum portant sur de nouvelles mesures d'austérité sera envisagé uniquement si l'UE, le FMI et la Banque centrale européenne débloquent ces fonds.

La possibilité d’un référendum rappelle forcément le cas islandais, un rejet franc et net, porté notamment par la chanteuse Björk qui s’exclamait : « On s'en fout de votre aide ! On n'en veut pas et on n'en peut plus ! Vos créances pourries, vous vous les gardez ! On reprend nos billes et on se débrouille tout seuls ! »

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L’onction du sang à Abidjan

26 Mai 2011, 09:19am

Publié par PCF Villepinte

 

 

 

Le rapport d’Amnesty International va gâcher la fête normande. Nicolas Sarkozy devait, devant le G8, dérouler un tapis rouge sous les pas d’Alassane Ouattara. On sait désormais que la laine ne sera pas teinte d’amarante mais du sang de centaines de civils massacrés sous les yeux de l’armée française et sans un geste de l’Onuci. Les assassins tenaient des armes fournies par Paris ; ils étaient guidés et formés par les services spéciaux occidentaux ; ils bénéficiaient du coup de pouce indispensable des frappes françaises pour parachever leur victoire à Abidjan. L’Humanité l’écrivait sans écho, hélas, de ses confrères, début avril, quand les premiers charniers étaient exhumés à Duékoué. Ils n’étaient que les prémices de l’horreur et pourtant celle-ci est restée ignorée des festivités d’installation du nouveau président de la Côte d’Ivoire, en présence du président français et des grands patrons de la Françafrique. Parmi ces derniers, certains n’avaient pas tenu rigueur à Gbagbo des massacres perpétrés 
par ses hommes…

«Je pleure, écrivait Jaurès, sur les morts innombrables dont la puanteur arrive jusqu’à nous comme un remords…» Pas sûr que cela troublera les senteurs marines humées à Deauville par les grands de ce monde. Lequel d’entre eux saura s’indigner que l’ONU, dont la mission est la démilitarisation des relations internationales, ait été dévoyée ? De pareils fourvoiements menacent le rôle fédérateur qui doit être celui de l’organisation internationale, alors que la dimension mondiale des défis contemporains appelle une nouvelle coopération des peuples et des États. Comment ne pas juger également que l’intervention d’hélicoptères en Libye, après les frappes visant Kadhafi et sa famille, puis l’expédition de barbouzes occidentaux pour former les troupes rebelles, viole explicitement la résolution 1973, prise par le Conseil de sécurité le 17 mars dernier, qui ne prévoyait qu’une zone d’exclusion aérienne pour protéger les populations civiles libyennes d’un massacre ? Désormais l’Otan mène la danse sur des objectifs bien différents, sans que l’ONU dise mot ni que le moindre effort soit conduit pour aboutir à un cessez-le-feu et à une solution à la crise. La résolution 1973 avançait une nouvelle ambition pour la « communauté » internationale, la « responsabilité de protéger » contre d’éventuels génocides… La Libye est en guerre civile et des flots de sang ont coulé en Afrique sans un doigt levé par les casques bleus. La légitimité, la crédibilité, l’efficacité de l’ONU viennent d’en prendre un coup en couvrant de grandes déclarations éthiques des menées au parfum d’impérialisme. Nul ne peut s’en réjouir : la planète a besoin de l’ONU, d’une autre ONU, de plus d’ONU.

Les mystères de l’hôtel Sofitel de New York éclipseront-ils les drames ourdis à l’hôtel du Golf d’Abidjan ? Il faut à toute force l’éviter et encore plus quand on lit les exaltations bellicistes de Bernard-Henri Lévy, reconverti en conseiller militaire de l’Élysée, qui proclame dans le dernier Nouvel Observateur : « Après Kadhafi, Assad ! » Va-t-on bombarder Damas aux premiers jours de juin ? Dans le langage de son temps, Jaurès écrivait en 1903 que l’Europe unie « devra se garder de toute intervention provocatrice ; oui, elle devra répudier cette philanthropie hypocrite qui n’est si souvent qu’un prétexte pour exploiter “ les peuples inférieurs” que l’on prétend défendre ». 
Qui prétendra que ces lignes ont pris une seule ride ?

Patrick Apel-Muller

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Indignés de France : témoignez

26 Mai 2011, 09:17am

Publié par PCF Villepinte

 

Social-Eco - le 24 Mai 2011

 

 

 

L’Humanité.fr vous propose de publier vos témoignages, motivations et mots d’ordre sur la mobilisation croissante dans de nombreuses villes de France. Que vous y participiez activement ou que, simple curieux, vous souhaitiez apporter un regard sur ce mouvement, votre avis nous intéresse. Envoyez vos messages, photos et liens vidéos à cette adresse.

 . Boris de Clermont Ferrand

Dans la filiation des rassemblements du Maghreb et d’Espagne, une cinquantaine de citoyens se sont rassemblés mercredi 25 mai place de Jaude, après que le message a circulé sur internet et les réseaux sociaux. Ils ont échangé sur les motivations de leur présence à ce rendez vous. Celles-ci de plusieurs ordres se concentrent autour de 3 grands champs :
- La réappropriation de la chose publique et la reprise en main par les peuples de leur destin
- L’indignation face au développement de la précarité et des politiques d’austérité menées en Europe et en France
- La défense des libertés publiques

Cette mobilisation fondée sur des valeurs pacifiques et de libre expression populaire a envisagé des prolongements possibles à ce 1er RDV en invitant toutes celles et tous ceux qui sont aujourd’hui « Indignés » à se retrouver dés jeudi 26 mai à 18H sous la statue Desaix place de Jaude, puis les jours qui suivront (avec l’éventualité d’un temps fort samedi 28 mai à 18H).

  • Message de Phil

Bonjour,
J'aimerais tant que cette mayonnaise prenne et qu'enfin le peuple de Gauche et beaucoup d'autres puisse révéler à ceux qui nous dirigent, comme à ceux qui pensent pouvoir nous diriger bientôt qu'il ne faudra pas rigoler une fois en place ! Il faudra redonner du sens à la solidarité et des moyens en re-nationnalisant et en redonnant aux services publics toute leur efficacité !

  • Billet d'humeur de Cathy

Quand on voit ce qui se passe en Espagne avec la révolution citoyenne... et la réaction de la droite espagnole qui fait semblant d'ignorer le mouvement, sans se rendre compte (et tant mieux !) qu'ils ne font qu'attiser le feu de la révolte, cela me réjouit ! Aujourd'hui un peu partout en France naissent et se développent des groupes de révolte populaires rassemblant des citoyens différents socialement mais unis pour crier leur colère face à une société ultra libérale, inique. Dans la presse et les milieux politiques conservateurs on ignore quasiment ces mouvements, à tort, car  je suis certaine (certains diront que je suis optimiste mais peu importe) que d'autres révoltes populaires vont se développer aujourd'hui et gonfler demain en France comme dans d'autres pays d'Europe dans les mois qui suivent !
L'automne sera chaud, j'en suis sûr ! Ce genre de manifestation ne peut que nous encourager, à nous petits partis politiques, d'accompagner intelligemment cette colère en proposant un vrai programme de transformation sociale de notre société !

 

  • Les rassemblements du 25 mai 

PERPIGNAN : Campement permanent Place République
LILLE : 12h, Place de la République
LYON : 19h Place Bellecour
STRASBOURG : Campement permanent Place République
BAYONNE : 18h, Place de la Mairie + campement
BORDEAUX : 19h, Place de la Victoire
CLERMONT-FERRAND : 14h, Place de Jaude
GRENOBLE : 20h, Place Victor Hugo
MARSEILLE 18h Place Thiers cours Estienne D'orves
MONTLUCON : 14h, Place Piquand
MONTPELLIER : 18h à l'esplanade
NANCY : 19h30, Place Maginot
NANTES : 18h, Place Royale (devenue place du peuple)
NICE : 20h, Place Garibaldi
PARIS : 19h à la Bastille
PAU : 20h Place Clémenceau
RENNES : 19h, Place de la Mairie
ROUEN : 19h, Théatre des Arts
STRASBOURG : 19h, Place de la République
TOULOUSE : 19h Place du Capitole
TOURS : 19h, Place Jean Jaurès
(source reelledemocratie.com)

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Injustice sociale et intégration : l’échec scolaire de Claude Guéant

26 Mai 2011, 09:08am

Publié par PCF Villepinte

 

Avant le début de l’épidémie, on ne pigeait rien à ce que racontaient les ministres et, de toute façon, il valait mieux être sourd. C’est vrai que des fois, ils « pensaient à voix haute », et ça foutait pas mal les jetons. Mais maintenant, ils ont tous chopé un truc aux cordes vocales, et ce n’est pas joli-joli : « ils disent tout haut ce que les français pensent tout bas ». Du coup, Wauquiez humilie les pauvres gens qui touchent le RSA, Guéant insulte les travailleurs immigrés... et c'est les français qui sont censés penser ça tout bas. Apparemment, ces Messieurs les Ministres ne se demandent pas pourquoi ces français-là ne disent pas ces machins « tout haut ». C’est vrai que la réponse est connue : sans compter le risque de se prendre quelques coups de tatane bien mérités, les gens ne sont pas très fiers de céder à de tels préjugés, et même bien bourrés au troquet du coin, ils hésitent à débiter des insanités pareilles, nom d'une faucille ! Aujourd'hui, ce que le pochtron moyen a honte de dire, un ministre de la République vient le claironner aux quatre vents... Plus les français pensent bas, plus les ministres UMP blaguent haut : faudra s’habituer aux cloaques.

Ceci dit, se sentant débordé par Wauquiez, Guéant a décidé d’appuyer sur le champignon. Voici sa dernière vérité courageuse : « Contrairement à ce qu'on dit, l'intégration ne va pas si bien que ça :… les deux tiers des échecs scolaires, c'est l'échec d'enfants d'immigrés ». Au nom de la Section, je voudrais condamner fermement l’attaque injuste et blessante dirigée contre Jean Sarkozy et Christian Estrosi qui, malgré un cursus scolaire certes chaotique et leurs origines étrangères, se sont intégrés parfaitement à l’UMP. La Section leur exprime toute sa solidarité.

Sinon, mine de rien, le camarade Guéant dispose de statistiques qui lui permettent de dire que pour « deux tiers » des « échecs scolaires », il s’agit d’« enfants d’immigrés ». J’aimerais bien les voir les fichiers sur lesquels il se fonde, et je me demande pourquoi c’est le Ministère de l’intérieur qui s’en charge : ils n’ont quand même pas demandé aux perdreaux d’enquêter dans les maternelles ! Euh… Bon, selon tes services, ces chiffres sont censés venir d’un rapport du Haut Conseil à l’intégration, sauf qu’ils n’y sont pas, et que le rapport montre que l’échec scolaire est lié à la condition sociale des parents, et non à l’immigration… Je me demande d’ailleurs comment on le définit l’« enfant d’immigré » : un parent ? les deux ? première génération ? deuxième génération ? et les double-nationaux ?... Tu ne te les serais pas un peu inventés ces chiffres, eh ? Dis-nous la vérité, mon petit Gué-Gué… C’était juste comme ça, pour déconner, pas vrai ? Après tout, tu en as le droit, ce n’est pas comme si tu étais vraiment ministre de l’intérieur.

Allez, puisqu’on a le droit d’arrondir les chiffres, moi je vous dis que 95% des échecs scolaires sont chez les « enfants du peuple ». C’est le peuple qui n’est pas intégré en France ! Et comme c’est dans les classes défavorisées qu’ont été accueillis « les enfants d’immigrés », Guéant peut gruger les gens en visant les étrangers là où c’est le peuple qui a été laissé pour compte.

Et oui, tout le monde sait ça : l’ascenseur social est bloqué entre la cave et le rez-de-l’usine. Les enfants des travailleurs, des chômeurs, des exclus, sont condamnés à en prendre dans la gueule encore plus cher que leurs parents. L’échec scolaire n’est que le début de la misère qui les attend. Oui, c’est le peuple qui n’est pas intégré. C’est pourtant lui qui a bâti la société dont on l’exclut.

 

Glop Lerouge

Secrétaire de Section

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Je ne suis pas de ceux qui croient à la fin de la classe ouvrière! «

23 Mai 2011, 18:32pm

Publié par PCF Villepinte

 

 

Congrès de l’Union locale CGT Roissy 28-29 avril 2011

Mesdames et Messieurs les congressistes,

Cher(e)s ami(e)s et camarades,

Un Congrès est toujours un moment fondateur dans la vie d’une union locale. Il trace un cap et fixe de nouvelles ambitions pour défendre les droits des salariés face à l’évolution du monde du travail. Aussi, je tiens à vous dire que je suis particulièrement heureux d’accueillir votre Congrès à Tremblay-en-France.

Avec près de 5000 adhérents présents dans plus de cent entreprises, l’Union locale joue un rôle essentiel pour faire de la plateforme aéroportuaire un espace de progrès social et de droits pour les salariés.

Il y a fort à faire. Les travailleurs de la plateforme subissent comme tous les français les régressions sociales et civilisationnelles impulsées ces dernières années par la droite libérale et le MEDEF. Leur projet est clair, cohérent : affaiblir le Pacte social né sous le Conseil National de la Résistance. Car ses valeurs de solidarité et d’égalité sont des obstacles pour les tenants de l’argent roi et du capitalisme financier.

Les mauvais coups se sont succédés, du relèvement de l’âge de départ en retraite au démantèlement de la médecine du travail, en passant par la liquidation du droit du travail. Le monde du travail s’est mobilisé et s’est opposé par millions à ces choix, en septembre dernier. Quelle réponse cinglante à ceux qui spéculent sur l’essoufflement des syndicats ! Dans cette mobilisation, la CGT a joué un rôle majeur.

Les députés communistes ont trouvé dans ce mouvement social un point d’appui indispensable pour lutter dans les institutions. Certes, l’amertume a été à la mesure de l’ampleur du mouvement, mais je suis convaincu que des graines ont été semées.

***

Le monde du travail à Roissy Charles de Gaulle a aussi ses spécificités. Ce pôle économique, avec 180 000 emplois, est l’un des plus prospères d’Europe. Il a été identifié par le gouvernement et Christian Blanc comme un des « clusters » français.

Vous le savez, je suis attaché à l’essor de la plateforme aéroportuaire, et la ville de Tremblay a largement contribué à la valorisation de cet espace. Mais le développement économique n’est pas une fin en soi.

L’essor économique doit correspondre à un projet de territoire et une nouvelle urbanité. La récente création de la communauté d’agglomération Terres de France, que je préside, sera un instrument essentiel pour définir ce projet avec les habitants, en lien avec les communes voisines.

Le développement de la plateforme de Roissy doit se mettre au service des habitants. Il doit être partagé avec les salariés, qui créent la richesse. Nous en sommes encore loin. Une grande partie des habitants de notre territoire ne connaissent pas les fruits de cette richesse. Ils sont confrontés au chômage de masse. Ils subissent les temps partiels et l’intérim. Ils peinent à boucler les fins de mois avec de petits salaires.

Car la plateforme aéroportuaire est aussi un laboratoire de l’évolution du capitalisme et de ses modes d’organisation du travail. Le recours à la sous-traitance et à la filialisation est devenu la norme et permet aux grands groupes de fuir leurs responsabilités à l’égard des salariés, par des plans de licenciements déguisés. Les employés d’Airelle et d’Aerobag en ont fait les frais. Ces méthodes sont inacceptables.

La flexibilité du marché du travail fait ici des ravages. Le CDI et le temps-plein deviennent des exceptions. Cette évolution désastreuse renforce le caractère aliénant du travail et le prive de toute dimension émancipatrice. Les drames humains à France Télécom ou d’autres grandes entreprises ne sont que la partie immergée de l’iceberg du management libéral.

Il ne suffit pas de s’émouvoir de ses excès dans certaines entreprises. Il faut remettre en cause en profondeur la lame de fond de la précarisation des salariés. C’est la principale question adressée aux forces politiques de gauche, avec celle des salaires.

Si cette flexibilisation du travail a été conçue par la droite thatchérienne, la social-démocratie a joué un rôle actif dans sa promotion. L’Union européenne s’est fait le chantre de la libéralisation du marché du travail au moment où la majorité des pays membres étaient gouvernés à gauche. En France, le gouvernement Jospin a accepté la dérégulation du travail en contrepartie de la baisse souhaitable du temps de travail. Un choix que les députés communistes ont combattu, de manière acharnée, à l’Assemblée nationale.  A ma connaissance, la social-démocratie n’est toujours pas revenue de ce mirage libéral sur le marché du travail.

***

Parce que la plateforme aéroportuaire est un laboratoire du nouveau capitalisme financiarisé, l’action syndicale y est plus qu’ailleurs indispensable. A ce titre, la création d’une Bourse du travail est une exigence que je partage totalement.

Nous le savons, la précarisation du travail et l’isolement des salariés sont des freins à la lutte syndicale. Mais les combats menés chez TAT, Manustra ou à GSF montrent que les salariés sont prêts à se battre pour leurs droits. Des victoires sont possibles.

Je ne suis pas de ceux qui croient à la fin de la classe ouvrière, ce prêt à penser de la sociologie. Elle est indéniablement moins homogène. Mais l’exploitation des salariés demeure et se renforce sous l’effet de la globalisation. La réalité de notre pays, ce sont des millions de français qui travaillent durs, créent de la richesse, mais sont pourtant sous le seuil de pauvreté. Comment accepter une telle société ?

Ici, ce sont des milliers de salariés qui font fonctionner dans l’ombre et avec dévouement la plateforme aéroportuaire, dans des conditions souvent difficiles. C’est la responsabilité des forces de gauche de défendre ces millions de travailleurs et de se battre pour leur dignité et de meilleures conditions de vie.

Vous savez que vous pourrez toujours me trouver à vos côtés pour ce combat.

Je vous remercie de votre attention et je vous souhaite une bonne poursuite de vos travaux, avec demain je crois la présence du secrétaire général Bernard Thibaut.

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2000 radiations par mois, ça carbure au Pôle emploi

23 Mai 2011, 18:27pm

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 23 Mai 2011

 

Il y a une « baisse continue du nombre de demandeurs d’emploi » explique Christian Charpy, directeur général de Pôle emploi au quotidien Les Echos. Précisant sans complexe un peu plus loin radier des listes environ 2000 personnes par mois.

Elle est belle la baisse du chômage. En cause, l’offre raisonnable d’emploi, (ORE), une loi qui a bientôt 3 ans, et qui demande à Pôle emploi de radier de ses listes les chômeurs qui ont refusé deux offres d’emploi « raisonnables ». C'est-à-dire qui n’acceptent pas des boulots moins bien payés (85% de l’emploi précédent au bout de 6 mois de chômage), à moins de 30 km de son domicile et plus ou moins dans ses compétences. Autre motif de radiation, le refus d’une formation ou l’impossibilité de prouver "l'accomplissement d'actes positifs et répétés en vue de retrouver un emploi".

Ce même jour, l’Unedic annonce une baisse d’environ 140000 demandeurs d’emploi cette année. Pour une bonne partie, on voit déjà qu’ils ne s’en sortiront pas par le haut.

La feuille de déroute de Pôle emploi
Pôle emploi précarise à tout-va

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