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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

05:05La ruelle des morts de Thiefaine

5 Mars 2011, 12:51pm

Publié par PCF Villepinte

 


05:05
hubert félix Thiefaine interprète La ruelle des morts en live sur RTL dans le Grand Studio présenté par Eric Jean Jean

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Edgar Morin aux sources de la gauche

5 Mars 2011, 12:34pm

Publié par PCF Villepinte

Notre débat local du 3 mars sur l'emploi a bien montré que les individus "bougent" avec leur tête et que pour qu'ils s'impliquent pleinement, il est nécessaire d'ouvrir des possibles. Avec la vraie gauche, c'est possible.

Daniel.

Humanité/DR

Tribunes - le 4 Mars 2011

Assises de L'Humanité

 

 

Invité de la première université populaire de l’Humanité mercredi, le sociologue a lancé ses pistes d’espérance pour l’avenir devant un amphi comble de la faculté de Saint-Denis.

Longtemps après son intervention, ils sont restés pour le saluer, lui poser des questions ou tout simplement obtenir une dédicace. Mercredi soir, pour la nouvelle université populaire lancée par l’Humanité, Edgar Morin a fait salle comble. Nombre des deux cents personnes présentes ont voulu poursuivre la rencontre avec le sociologue et historien après son exposé au cours duquel il a livré ses pistes de renouveau de la gauche.

L’auditoire était d’autant plus réceptif ce soir-là que ce n’est pas tous les jours qu’une personne délivre des raisons d’espérer en un sursaut possible de la gauche, prête à nouveau à affronter les « dangers » qui menacent nos sociétés. « Je lance des graines. Après, advienne que pourra. Mon message comporte toujours une part d’espérance », résumait-il, l’œil malicieux, après la rencontre.

À quatre-vingt-neuf ans, l’auteur de la Voie (Fayard) n’a surtout pas la prétention de délivrer un dogme prêt à l’emploi. « Mon exposé consiste à vous dire que tout a commencé. Un peu partout dans le monde, des initiatives surgissent pour changer le cours des choses. » Edgar Morin en est certain : des gens trouvent des solutions pour lutter contre les « deux pieuvres que sont le fanatisme religieux et le capitalisme financier », contre les menaces qui pèsent aussi sur la biosphère. Le rôle qu’il s’est assigné est de faire connaître toutes ces initiatives. « Une déviance peut devenir une tendance historique. Je sais que le meilleur des mondes est impossible. Les vieilles générations sont désabusées. Les jeunes se trouvent en plein désarroi. Mais un avenir est possible. Il n’est pas certain. Mais l’improbable est souvent arrivé dans l’histoire. »

Reprenant au bond le Indignez-vous ! de Stéphane Hessel, le sociologue porteur de la voie de « la métamorphose » (lire notre édition du mardi 1er mars) a étonné l’amphithéâtre par tant d’optimisme placé dans un sursaut d’une gauche sortie de l’ornière car redéfinie. « Ma gauche à moi unifie arbitrairement tous les courants qui se sont opposés au cours de l’histoire. Le socialisme veut rendre la société meilleure. Le communisme est fraternité. Le libertarisme affirme que l’individu ne doit pas être négligé. Ma gauche à moi, c’est être fidèle à ce triple héritage qu’il faut aujourd’hui rassembler. »

Pour Edgar Morin, tout autour du monde, des initiatives mettent en pratique ce retour aux sources. La difficulté est de faire converger ces démarches pour que naisse un courant dominant. Citant des vers d’Antonio Machado, il résume : « Vous qui cheminez, il n’y a pas de chemin. Vous cheminez en marchant. »

A lire aussi: Quel retour à Marx pour penser notre temps? Notre face à face entre Edgar Morin et André Tosel, philosophe spécialiste de Marx et des marxismes

Stéphane Guérard

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Europe: Alerte rouge

5 Mars 2011, 12:30pm

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 4 Mars 2011

événement Compétitivité

Par Patrick 
Le Hyaric Directeur 
de l’Humanité*

 

Il se prépare, dans les cénacles européens, un violent coup de force antidémocratique et l’accélération de la destruction de nos acquis sociaux allant encore au-delà de ce que nous pouvions imaginer avec le traité de Lisbonne.

Un document de travail daté du 25 février 2011, actuellement entre les mains des gouvernements, baptisé « Coordination améliorée des politiques économiques dans la zone euro. Principaux éléments et concepts » le révèle. Il contient un nouvel arsenal d’une horrible offensive antisociale qui risque d’être livrée aux travailleurs, aux jeunes, aux retraités, dans les mois à venir. Ce document, camouflé aux citoyens, est destiné à préparer le Conseil de l’Euro du 11 mars et le Conseil européen des 25 et 26 mars prochains.

 

Une intégration économique

de l'Union européenne encore plus poussée

 

Il constitue la dernière mouture du pacte de compétitivité dont la presse économique a tenté de faire croire, les jours derniers, qu’il serait adouci. On y parle ni de création d’emplois, ni de développement industriel et agricole, ni des services publics, ni de l’amélioration du pouvoir d’achat. Il commence par ces lignes qui disent exactement leur choix politique : « Le pacte vise à approfondir le pilier économique de l’union monétaire en favorisant la convergence entre les économies de la zone euro. » Donc, est projetée une intégration capitaliste encore plus poussée de l’Union européenne. En vérité, il s’agit d’un pacte franco-germanique pour gérer l’économie européenne, à partir des pays de la zone euro, avec les critères des dirigeants de la droite allemande et en réponse aux demandes du capital européen.

Je ne fais ici qu’énumérer un certain nombre de ces graves et lourdes décisions en préparation.

Il est demandé de mettre plus en concurrence les salaires, tout en mettant en place un mécanisme « d’ajustement des salaires sur la productivité ». « Les hausses de salaires étendues et prolongées peuvent signaler une érosion de la compétitivité », est-il écrit noir sur blanc.

Au nom de la lutte contre les déficits publics (« la viabilité des finances publiques »), il est demandé expressément de diminuer les salaires dans le secteur public (« modération salariale », disent-ils), démanteler les systèmes de retraite publique et de sécurité sociale, reculer l’âge de départ à la retraite. Celui-ci est prévu à soixante-sept ans dans une première mouture. Face aux protestations, le texte appelle à « indexer l’âge de la retraite sur l’espérance de vie, en réduisant les retraites anticipées et en utilisant des incitations pour rester plus longtemps au travail ».

 

Promouvoir le précariat

comme norme de l’emploi.

 

De premières études sur le projet sarkozyste d’harmonisation de la fiscalité entre la France et l’Allemagne concluent à une augmentation de l’impôt sur le revenu en France. Voilà que ce document en rajoute en « privilégiant une taxation de la consommation par le biais de la fiscalité indirecte », la plus injuste comme chacun sait (version européenne de la TVA sociale). Par contre, sera recherchée « une assiette commune de l’impôt sur les sociétés », donc une baisse de ce dernier dans notre pays.

S’agissant du travail, il est demandé d’appliquer partout la « flex-sécurité », c’est-à-dire de promouvoir le précariat comme norme de l’emploi. Le Conseil européen veut même s’occuper de la manière dont doivent être menées « les négociations sociales », allant jusqu’à préconiser « la révision des dispositifs de fixation des salaires » pour « augmenter la décentralisation dans le processus de négociation et le mécanisme d’indexation ». Donc, plus de négociations globales collectives, mais des fragmentations par secteur, voire par territoire.

Le projet du Conseil européen demande de « lever toute restriction d’ouverture dans la vente qui était fondée sur des critères horaires ou géographiques ». Autrement dit, les magasins seront obligatoirement ouverts le dimanche, et plus si nécessaire. Des secteurs et des professions qui jusque-là étaient protégés par des quotas, comme les pharmacies, les taxis, les notaires, les vétérinaires, les coiffeurs, les architectes, etc., seront ouverts et mis en concurrence. C’est d’ailleurs ce que proposait le fameux rapport Attali

Et le texte caché invente le concept de « frein de dettes ». Ceci sera obtenu par le contrôle a priori des budgets des États, des budgets sociaux par le Conseil ou la Commission contre les Parlements nationaux. Et, pour la première fois, est envisagé dans un texte d’origine européenne la nécessité de modifier les constitutions nationales pour y insérer l’interdiction de faire des « déficits ».

Pour bien démontrer sa volonté de fer, le tandem Sarkozy-Merkel, veut que « chaque État membre de la zone euro s’entende pour définir au plus haut niveau (c’est-à-dire au niveau des chefs de gouvernement, mettant ainsi de côté la Commission et le Parlement) des objectifs concrets à atteindre dans les douze mois ».

 

Il faut stopper cet horrifiant projet

de guerre antisociale et antidémocratique

 

Il y a donc urgence ! Il faut vite stopper cet horrifiant projet de guerre antisociale et antidémocratique. Alors que des peuples se libèrent en ce moment de dictatures, les institutions européennes, elles, souhaitent à jamais installer sur notre continent la dictature de la finance contre les droits sociaux et humains.

Mobilisons-nous comme nous l’avons fait contre la directive Bolkestein et le projet de Constitution européenne. Face à une telle attaque projetée, toutes les forces progressistes politiques et sociales ont le devoir de travailler à rassembler largement l’ensemble des couches sociales dans leur diversité. Toutes vont être touchées de manière nouvelle et aggravée par ce pacte pour les forces de l’argent. Le 20 mars, quelques jours avant la réunion du Conseil européen, le bulletin des candidats de rassemblement du Front de gauche aux élections cantonales permettra d’opposer un refus catégorique à de tels projets.

 

* Vice-président du groupe GUE/NGL 
au Parlement européen.

Patrick 
Le Hyaric

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Pour une prise en charge solidaire de la perte d’autonomie

4 Mars 2011, 15:02pm

Publié par PCF Villepinte

 

Jean-Luc Gibelin, responsable de la commission Santé, protection sociale du PCF.

jlg.jpgTribune parue dans l’Humanité du 1er mars

"Le président de la République a jugé nécessaire une « nouvelle forme de paritarisme » après avoir demandé d’inventer un nouveau modèle de couverture des risques. La présidente du Medef vient de demander une assurance obligatoire. C’est bien, après le dossier des retraites, une nouvelle étape de la remise en cause de la protection sociale à la française.

Il s’agit d’une question importante mais nous contestons le scénario catastrophe orchestré par le pouvoir aux seules fins de justifier le recours à l’assurantiel.

Nous faisons le choix du concept de perte d’autonomie en lieu et place de la dépendance utilisée de manière idéologique. Elle n’est pas un risque en soi qui s’assure, mais un état normal de la vie qui justifie la mise en œuvre de moyens et d’expertises divers pour vivre dignement.

Un magot pour les assurances  : en 2009, 2 024 200 assurés versaient 403,1 millions d’euros de cotisations (au titre d’un contrat pour lequel la dépendance est la garantie principale) pour 127,7 millions d’euros de rente versée (différence  : 275,4 millions d’euros).

Le rejet du « cinquième risque » proposé par le pouvoir  : surfant sur les attentes des associations appelant à une meilleure prise en charge, la droite avance le concept de « cinquième risque ».

Nous rejetons ce concept dont l’unique raison est, en isolant les recettes, de le faire financer par des complémentaires, en particulier les assurances privées. Une nouvelle branche aurait un objet actuellement en partie couvert par l’assurance maladie, ce qui entraînerait un siphonnage partiel de l’assurance maladie. Au contraire, nous affirmons l’universalité de l’assurance maladie, nous voulons la renforcer et y intégrer la réponse aux besoins de la perte d’autonomie.

Plusieurs pistes de propositions  : une politique publique de la prise en charge de la perte d’autonomie doit articuler prévention et prise en charge solidaire. La prévention sous toutes ses formes doit être développée. Cela passe aussi par le remboursement à 100 % par l’assurance maladie de toutes les dépenses de santé. La politique publique passe par un développement important des services publics nationaux existants et à créer, répondant à la perte d’autonomie avec une réelle et efficace coordination. Nous proposons au niveau départemental un pôle public de l’autonomie. Il doit permettre une synergie, une simplification des démarches pour les personnes et les aidants, et une meilleure efficacité.

Nous proposons une structuration nationale des pôles publics afin de garantir une maîtrise et une cohérence nationales ainsi qu’une égalité sur le territoire national. Il faut engager une vaste politique de formation, de création en nombre d’emplois qualifiés des services d’aide à la personne, en partenariat avec le monde associatif, qui doit bénéficier d’un cadre juridique à inventer sans exonérer l’État de ses responsabilités financières et d’une solidarité interdépartementale. Pourquoi pas un ministère de l’autonomie pour ces nouveaux défis  ?

Notre volonté de privilégier le maintien à domicile accompagné et assisté, comme alternative volontaire, est complémentaire de la nécessité d’assurer une bonne couverture territoriale passant par un développement des établissements publics. Le maillage du territoire par le service public hospitalier est aussi un gage d’égalité.

Le point central du financement  : nous posons le principe d’un financement solidaire dans la Sécurité sociale et d’un financement public. Pour le financement de la Sécurité sociale, nos propositions partent tout d’abord du développement de l’emploi, de l’augmentation des salaires et d’une nouvelle politique économique et industrielle.

Nous portons le principe d’une modulation de la cotisation sociale sur une assiette salaires.

Il faut aussi affecter à la perte d’autonomie une partie de la contribution supplémentaire que nous voulons créer sur les revenus financiers des entreprises, des banques et assurances. Elle permettrait de dégager sur les profits 2009 39,9 milliards pour l’assurance maladie, 25,3 pour la retraite 
et 16,4 pour la famille.

Nous proposons, par ailleurs, d’assurer un financement public de la prise en charge de la perte d’autonomie par l’État avec une véritable réforme de la fiscalité nationale et locale. Cela renvoie aussi à une autre conception de l’Europe, de sa monnaie, de la Banque centrale européenne pour développer les services publics.

Nous sommes opposés aux mesures avancées actuellement comme l’assurance obligatoire, le second et le premier jour de travail gratuit, l’augmentation de la CSG des retraités, l’étranglement des finances des conseils généraux ou le recours 
sur succession.

Il faut un vrai grand débat public avec confrontation des projets. C’est un choix de société qui est en jeu  !"

 

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COMMUNIQUÉ de l’ARAC

4 Mars 2011, 08:51am

Publié par PCF Villepinte

  

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Association Républicaine des Anciens Combattants et Victimes de Guerre, des Combattants pour l'Amitié, la Solidarité, la Mémoire, l'Antifascisme et la Paix 

 

La France est mise à mal, les Français souffrent : RÉAGISSONS !

 

 La misère explose alors que s’étale l’insolence des profits : 39 milliards d’euros distribués en 2010 aux administrateurs des sociétés cotées en bourse.

 La politique du grand patronat (MEDEF) mise en œuvre et servie par le Chef de l’État, son gouvernement, sa majorité parlementaire s’illustre par la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) et ses conséquences : casse des services publics, de la sécurité sociale, des retraites, de la santé, de l’enseignement, recul du budget des Anciens Combattants et Victimes de guerre – 323 millions d’euros en moins de 2007 à 2010 – portant atteintes à leurs légitimes revendications.

Pour des millions de Français, le moindre incident de la vie peut les faire basculer vers la précarité.

C’est dès maintenant qu’il faut réagir. Les Anciens Combattants et Victimes de guerre comme l’ensemble de la population ne peuvent pas et se refusent d’attendre des solutions « d’après 2012 ».

Le rendez-vous des élections cantonales des 20 et 27 mars prochains doit constituer un moment fort d’interrogations par l’ARAC et le mouvement combattant auprès des candidats sur leur soutien ou non aux luttes actuelles, sur leurs positions et engagements au plan des valeurs républicaines.

Ces élections doivent être aussi un moyen d’exprimer le rejet des idées du Front National, leurs résurgences pétainistes, racistes et fascisantes.

Ensemble, inventons un autre avenir commun en défendant les valeurs républicaines, le progrès social, la justice, la démocratie, la Paix.

Villejuif le, 1er  mars 2011

 

2, place du Méridien - 94807 VILLEJUIF CEDEX

arac.nationale@orange.fr Tél. 01 42 11 11 11 - Fax. 01 42 11 11 10

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Sarkozy invente la "laïcité double face"

4 Mars 2011, 08:45am

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 3 Mars 2011

 

Au Puy-en-Velay (Haute-Loire), un mois avant la très controversée convention UMP du 5 avril sur la laïcité et la place de l’islam, Nicolas Sarkozy est venu saluer "l’héritage patrimonial de la France". Il a estimé que la "chrétienté a laissé" à la France un "magnifique héritage de civilisation". Le chef de l'État met les pieds dans un débat critiqué à gauche mais aussi dans la majorité.

Le président de la République a effectué un déplacement dans ce haut lieu du catholicisme français, officiellement pour évoquer "l'héritage patrimonial de la France".

Mais la visite de la cathédrale romane de la cité ponote, l'un des quatre points de départ des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, son cloître et son baptistère du Ve siècle - donc, comme l'a fait remarquer le président, de l'époque de Clovis, premier roi de France baptisé -, lui a donné l'occasion d'insister sur "l'héritage chrétien" de la France. "Cet héritage nous oblige, car non seulement nous devons le transmettre aux générations qui nous succèderont mais nous devons l'assumer sans complexe ni fausse pudeur", a lancé M. Sarkozy, lors d'un discours au Conseil général.

Comme il l'avait fait en janvier 2007, au lendemain de son investiture de candidat à la présidentielle, au Mont-Saint-Michel, qualifié par lui de "lieu symbolique de l'identité de la France", comme il l'a également fait à la Chapelle-en-Vercors, en novembre 2009, quand il avait évoqué le "nécessaire débat sur l'identité nationale", M. Sarkozy a beaucoup parlé d'"identité" de la France.  "Il faut qu'il y ait le respect de l'identité", a-t-il affirmé, au moment même où l'UMP se lance dans un débat controversé à gauche - mais aussi par certains à droite - sur la laïcité et la place de l'islam en France, avec une première réunion publique sur ce sujet vendredi à Troyes et une convention le 5 avril.

A ses yeux, "protéger notre patrimoine, c'est protéger l'héritage de la France, c'est défendre les signes les plus tangibles de notre identité"…"Je rappelle souvent Lévi-Strauss" qui disait "l'identité n'est pas une pathologie" et "à tous ceux qui défendent, à juste titre, la diversité, je voudrais dire que sans identité, il n'y a pas de diversité". "A l'origine de la diversité, il y a les identités, et ce n'est pas faire preuve de fermeture que de croire en son identité pour mieux la faire partager avec les identités des autres, a-t-il insisté. 

Il a tenu à faire de nouveau valoir les "racines juives" de la France, et a également confié qu'il avait été "impressionné et ému" par les inscriptions en langue soufique - la langue des premiers corans, selon Martin de Framont, conservateur du patrimoine de Haute-Loire - sur d'antiques portes de cèdre de la cathédrale. "La chrétienté nous a laissé un magnifique héritage de civilisation -- président de la République laïque, je peux dire cela -- et le premier devoir est de conserver et restaurer"  en promettant  "cet héritage une mission à laquelle l'Etat ne peut et ne doit se dérober".

A ce propos, accompagné de Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, Nicolas Sarkozy a rappelé ses projets en la matière: création d'une maison de l'Histoire de France, nouveau centre des archives à Pierrefitte-sur-Seine, exposition au Grand palais à Paris à partir de février 2012 des plans-reliefs de Vauban...

A l'appel de syndicats, 250 à 300 personnes ont manifesté le matin au Puy-en-Velay, pour dénoncer, dans le calme hormis une brève échauffourée, "la politique de régression sociale du gouvernement".

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Refuser la chasse aux boucs-émissaires

4 Mars 2011, 08:36am

Publié par PCF Villepinte

L'UMP continue de s'embourber. Ainsi, nous apprenons par la voix de Jean-François Copé que le grand débat qui lui est imposé par le Président de la République "n'est pas un débat sur l'islam", mais "un débat sur la laïcité et sur comment construire un islam de France". Bref, c'est bien ce qu'on pensait : c'est le retour du débat fumeux sur l'identité nationale.Mais le parti présidentiel, dans ses nouveaux amalgames, se fait maintenant plus précis en pointant du doigt les musulmans.Nous appelons les hommes et les femmes de notre pays à refuser la chasse aux boucs-émissaires. Car la première menace sur le pacte Républicain, elle vient de Nicolas Sarkozy lui-même. Depuis qu'il est élu, il a passé son temps à diviser, à stigmatiser, à invectiver. La laïcité, c'est l'art de vivre ensemble, c'est l'égalité de droits, c'est l'indépendance de l'État. Autant de principes mis à mal par sa politique de destruction au service de quelques uns. Les manœuvres nauséabondes de l'UMP n'empêcheront pas le débat sur la nécessaire alternative à la politique de la droite auquel les Français ont droit. 

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Bouclier fiscal: suppression, piège à c...

3 Mars 2011, 12:14pm

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 3 Mars 2011
 

L'une des grandes mesures du quinquennat de Nicolas Sarkozy a vécu. Le Premier ministre François Fillon a confirmé officiellement ce jeudi matin à Bercy la fin du bouclier fiscal. Notre analyse

  • Les faits:

Avec la suppression du bouclier fiscal, François Fillon a annoncé dans la foulée que 300.000 foyers échapperaient à l'impôt sur la fortune (ISF) avec la réforme de la fiscalité du patrimoine projetée par le gouvernement. "En supprimant le bouclier fiscal", qui plafonne le total des impôts directs à 50% des revenu, le gouvernement entend "mettre fin aux défauts de l'ISF dont le bouclier était le remède imparfait", a expliqué le Premier ministre devant un parterre de parlementaires, d'économistes et de chefs d'entreprises réunis pour un colloque sur le thème "patrimoine et fiscalité". Ainsi, la réforme fiscale "devrait permettre de sortir de l'imposition sur la fortune 300.000 foyers qui y sont entrés depuis dix ans, essentiellement à cause de la flambée des prix de l'immobilier", a t'il affirmé, sans détailler les pistes retenues pour faire sortir ces foyers de l'imposition.

Il n'est "pas question de toucher au livret A, à l'assurance-vie du petit épargnant, ni à aucun des placements des ménages qui ne sont pas à l'ISF aujourd'hui", a également souligné le Premier ministre. "Cette réforme ne les mettra en aucune façon à contribution", a-t-il insisté. De la même manière, a assuré M. Fillon, le gouvernement ne reviendra pas sur l'allègement des droits de succession décidé en 2007 et ne créera pas une nouvelle tranche d'impôt pour les plus aisés.

Le Premier ministre a ainsi poursuivi l'effeuillage d'une réforme fiscale qui doit faire l'objet d'un projet de loi attendu fin avril et d'un vote au Parlement avant l'été. A la gauche qui en appelle selon lui à une "révolution ou un grand soir fiscal", M. Fillon a opposé les "valeurs de (sa) famille politique". "Nous ne voulons pas d'une France où les classes populaires ne pourraient plus rêver d'accéder au statut des classes moyennes, et les classes moyennes au statut des classes supérieures", a-t-il expliqué.

  • Notre analyse:

A un an de l'élection présidentielle, le bouclier fiscal, cadeau offert en 2007 aux grandes fortunes, était devenu intenable pour Nicolas Sarkozy. Cette mesure phare de son quinquennat symbolisait le fait que le chef de l'Etat était d'abord le président des riches. Elle permettait de gommer les inconvénients de l'Impôt sur la fortune pour les plus aisés en plafonnant le total des impôts directs à 50% des revenus. Grâce à cette ristourne, les plus grandes fortunes se sont partagées 665 millions d'euros en 2010. Liliane Bettencourt a ainsi touché 30 millions du Fisc l'an dernier!

Mais au bout de quatre ans d'existence et avec la crise économique, le bouclier fiscal a de plus en plus rimé avec scandale pour tous les autres contribuables. Exit donc le bouclier. Mais pas les orientations politiques et la logique libérale qui ont sous-tendu son adoption. Derrière la façade, il n'est toujours pas question de mettre plus à contribution les riches pour réduire les déficits budgétaires de l'Etat. D'où la réforme en parallèle de l'Impôt de solidarité sur la fortune. Le gouvernement ne pouvant pas supprimer carrément l'ISF, le dispositif devrait être allégé. Il l'a déjà été avec la retouche des droits de succession. Le plafond au-dessus duquel les contribuables y sont assujettis devrait être relevé, de 790 000 euros  de revenus déclarés actuellement aux alentours de 1,3 millions d'euros. Mais cet allégement ne se fera pas au détriment des recettes de l'Etat. Il faudra bien que quelqu'un passe à la caisse. Et si ce ne sont pas les plus fortunés...

A lire sur le même thème: Impôt sur la fortune, les tripatouillages de Nicolas Sarkozy

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Adrexo surfe sur la misère des petites retraites

3 Mars 2011, 12:05pm

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 1 Mars 2011

événement travail

 

 

Grand groupe de distribution postale de publicité non adressée, Adrexo fait travailler des salariés précaires, le plus souvent âgés, dans des hangars sans table, sans chaise et non chauffés. À Montpellier, le personnel se rebiffe. Montpellier,correspondance.

Une route sépare le golf de Baillargues de l’entrepôt d’Adrexo sur la commune de Mudaison, à une quinzaine de kilomètres à l’est de Montpellier. Deux mondes. D’un côté un golf fréquenté par de nombreuses personnes fortunées et de l’autre côté de la route des salariés précaires, pour la plupart âgés, malmenés par des patrons sans scrupule. Contraste saisissant. Mais depuis plusieurs jours, avec leurs syndicats, les distributeurs de prospectus se rebiffent.

À Mudaison, 50 % du personnel a entre 50 et 80 ans, selon les responsables syndicaux. Beaucoup doivent ajouter un maigre revenu à leur pension trop basse. Jusqu’à présent ces salariés triaient dans un entrepôt sans chauffage, sans chaise et sans table, les palettes de bois faisant office de plan de travail. À la demande de l’inspection du travail, le tribunal de grande instance a exigé la mise en conformité des locaux. La direction a préféré alors bouter hors du hangar les salariés plutôt que de se conformer aux demandes du tribunal. Pourtant un courrier de l’inspection du travail adressé le 24 février à Adrexo rappelle le jugement du 17 février pour l’établissement de Mudaison : « Il a été ordonné d’assurer le chauffage des locaux, d’installer des postes de travail ergonomiques, de munir ces postes de sièges, d’équiper le personnel travaillant sur tout lieu d’utilisation d’engins de levage de chaussures de sécurité. Par ailleurs il a été constaté que le CHSCT n’a pas été consulté sur le changement d’organisation du travail. » Mais Adrexo s’entête. Aurore Verny, déléguée syndicale FO, le confirme : « À la réunion exceptionnelle qui s’est tenue vendredi après-midi, la direction a campé sur ses positions. Elle dit que chaque distributeur a trouvé une solution et que trier en dehors du dépôt est une décision prise volontairement et sans contrainte. » Sans contrainte, sauf que les salariés n’ont pas le choix, ils ont trop besoin de ce maigre revenu : « Ils exploitent la misère », ajoute la jeune déléguée.

 Exploitation des chômeurs et retraités

Les salariés sont priés désormais d’aller trier chez eux, certains le faisaient déjà mais tous n’ont pas cette possibilité, alors ils font comme ils peuvent, ils trient dans leur voiture ou sur le trottoir. Sur le site Internet d’Adrexo, on peut lire : « Pour Adrexo, la réussite d’un groupe passe par l’apport des compétences de tous les collaborateurs. Nous favorisons également l’intégration de personnes handicapées et de personnes retraitées… » Adrexo surfe sur la souffrance de milliers de femmes et d’hommes qu’elle emploie ; cette société fait de l’exploitation des chômeurs et retraités un label, l’intégration sociale version Adrexo.

Le vendredi est le jour où les distributeurs viennent s’approvisionner pour leurs tournées. Le ballet des véhicules s’étale de 9 heures à 12 heures sur le parking de l’entreprise. Jeunes étudiants, chômeurs, retraités viennent charger leur cargaison, plusieurs tonnes de publicités vont ainsi être réparties dans des milliers de boîtes à lettres, et c’est ainsi chaque semaine. Adrien Trivellato travaille toujours à 79 ans. « Ça complète ma retraite », souffle-t-il. Un autre témoigne : « Je gagne entre 300 et 500 euros mensuels, heureusement que j’ai mon épouse qui travaille, car moi je n’ai plus droit au chômage. » Âgé d’une soixantaine d’années, il ne souhaite pas donner son nom : « Je connais les loustics, ils exploitent les gens jusqu’à la moelle et après ils ne se gênent pas pour les virer ! »

Le projet de mécanisation du tri inquiète

Chaque jour les délégués de la CGT et de FO sont là, comme encore hier matin dans l’attente de la venue de l’inspecteur du travail. Sur le parking ils parlent avec les salariés et veulent « montrer à la direction qu’on ne lâche rien en attendant qu’elle se mette en conformité ». D’autres syndicalistes sont venus apporter leur soutien comme des délégués SUD PTT de Médiapost (groupe La Poste), société qui se partage le marché de la publicité non adressée avec Adrexo.

Ce qui inquiète aussi les syndicats, c’est le projet de mécanisation du tri qui serait dans les tiroirs. « Adrexo fait croire aux salariés que tout ce qui arrive est de la faute des syndicats, que s’ils n’avaient pas attaqué sur les conditions de travail la société n’aurait pas été amenée à modifier l’organisation du travail », explique Micheline Zanoni, déléguée CGT. Une stratégie classique de division qui se heurte aujourd’hui à la volonté de bon nombre de travailleurs d’Adrexo qui veulent stopper la précarité et revendiquent le respect de leur dignité.

Éloi Martinez

 

  • A lire sur le même sujet:

La facture présentée aux salariés

Filiale du grand quotidien Ouest France, le numéro 2 de la distribution publicitaire fait payer au personnel ses propres difficultés sur un marché en déclin, cannibalisé par Internet.

Numéro 2 français derrière Médiapost, la filiale de distribution publicitaire du groupe La Poste, Adrexo s’essouffle à courir derrière son grand concurrent. Filiale de Spir Communication, le propriétaire du quotidien gratuit 20 Minutes, du journal d’annonces Top, des sites LaCentrale.fr et Caradisiac.com, Adrexo emploie un peu plus de 1 000 salariés permanents et quelque 23 000 distributeurs à travers la France. En 2010, le chiffre d’affaires du pôle distribution d’imprimés publicitaires de Spir, essentiellement porté par l’activité d’Adrexo, s’est élevé à 277,8 millions d’euros, en recul de 0,5 % par rapport à 2009. Le résultat opérationnel, véritable indicateur de la profitabilité, atteint 16,3 millions d’euros, en baisse de 17,6 %. Lire la suite...

 

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"35 à 40 heures de travail pour moins de 400 euros"

Adrien Trivellato, 
soixante-dix-neuf ans, en cumul emploi-retraite, raconte son travail chez Adrexo

«Je travaille pour Adrexo depuis dix-sept ans, presque à sa création, il y avait alors 45 salariés, ils étaient installés à Montpellier, aujourd’hui nous sommes 110, à Mudaison (Hérault). J’ai une retraite de 400 euros par mois. Avant j’étais menuisier dans le bâtiment et il m’a fallu arrêter à 64 ans lorsque je me suis blessé à la main gauche... Lire la suite

 

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Des millions d'heures non déclarées

L’essentiel du « travail dissimulé » provient d’heures supplémentaires non rémunérées.

C’est une donnée qui n’est pas mesurée puisqu’elle n’est pas déclarée. Mais les inspecteurs du travail sont les premiers à le reconnaître : l’essentiel de ce qu’on appelle le « travail dissimulé » provient des heures supplémentaires réalisées mais non déclarée par les entreprises, donc non rémunérées. Lire la suite...

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Journée internationale des droits des femmes

3 Mars 2011, 08:09am

Publié par PCF Villepinte

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