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La campagne des flash-codes en images\0020

8 Mars 2011, 22:45pm

Publié par PCF Villepinte

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LES RAPACES :

8 Mars 2011, 22:40pm

Publié par PCF Villepinte

 La hausse du prix de l'essence est la faute aux multinationales, pas aux révolutions !

 


8 mars 2011

Prix de l’essence : la Libye a le « dos large »

Après les hausses successives du prix du gaz (+ 20 %) et de l’électricité (+ 6 %) sur les 12 derniers mois, le litre d’essence sans plomb atteint aujourd’hui plus de 1,50€.

Les médias en imputent la cause aux évènements en Libye. Or, celle-ci ne couvre que 2 % des approvisionnements mondiaux. Surtout, les hausses du prix du pétrole ont commencé bien avant, en liaison avec la baisse du dollar, une formidable spéculation encouragée par la politique monétaire des États-Unis, la déréglementation des marchés soumis à la soif de rentabilité financière des majors et des banques.

A cela s’ajoute la fiscalité pétrolière, punitive pour les familles, que les États européens ne veulent pas alléger, afin de capter une partie de la rente pétrolière pour limiter les déficits que creuse leur soutien gigantesque aux grands capitaux.

Mais cela est ignoré et l’on préfère rendre le pétrole responsable de toutes les difficultés, alors que la hausse de ses cours ne fait qu’accentuer la phase d’exacerbation de la crise avec les politiques mises en œuvre depuis au service de la domination des marchés financiers.

On préfère mettre au seul compte des événements en Libye les hausses qui, pourtant, sont engendrées surtout par la spéculation et le refus des dirigeants de l’OCDE d’engager une révolution énergétique.

Les usagers et les peuples = pompes à fric

En réalité, ces événements sont une opportunité :

* Pour le gouvernement dont chaque hausse constitue des recettes supplémentaires de TVA, et qui ne veut pas toucher à la manne de la TIPP (58 % du prix de l’essence) * Pour les spéculateurs dont chaque variation ample des prix constitue une opportunité de faire de l’argent * Pour les compagnies pétrolières comme Total qui vient d’annoncer qu’il versera 5 milliards de dividendes sur ses profits réalisés en 2010.Des propositions pour changer de logique.

Racket des ménages en France, misère des peuples dans les pays du Sud, accaparement de la rente pétrolière par les groupes, les spéculateurs et les dynasties familiales dans les pays producteurs : c’est cet ordre économique capitaliste que font trembler les mouvements populaires actuels.

Une conférence mondiale sur l’énergie, qui devrait être considérée comme un bien commun public, serait nécessaire.

Dans l’immédiat, le gouvernement doit prendre des mesures urgentes qui s’imposent :

  • en instaurant un prix maximum à pompe ;
  • en décidant la diminution de 5 % de la TIPP sur les produits pétroliers,
  • en adoptant un plan d’urgence pour développer les transports publics ;
  • en finançant ces mesures par une taxe sur les profits des compagnies pétrolières.
  • 

Les ménages subissent un racket sans précédent avec une hausse massive des prix de l’essence et plus généralement des produits énergétiques.

Alors que les peuples arabes luttent, au prix de leur vie, pour la démocratie et la justice sociale, l’Europe exploite la situation libyenne pour poursuivre la libéralisation du marché de l’Energie, voulu par ses promoteurs de Droite et socialistes, et justifier l’augmentation du prix de l’essence.

Un de ses "expert" es bourrage de crâne déclare : « Les factures reflètent l’évolution des prix mondiaux et la tendance est à la hausse en raison de la forte instabilité dans le monde arabe ».

C’est honteux et faux : la Libye ne couvre que 2% des approvisionnements mondiaux !

Et la spéculation et les supers profits, ça n’existe pas ? Les profits de Total ont progressé de 25% l’an passé et se montent à 10 milliards d’euros dont 5 milliards seront versés aux actionnaires.

Merci, pour eux !

* Dans ces pays, les peuples se sont vu confisquer leurs richesses nationales à la fois par les dictateurs et les multinationales. * La hausse des prix de l’énergie est due à la spéculation et aux profits préemptés par les majors. * La fiscalité pétrolière en France comme en Europe est punitive pour les familles alors que les cadeaux fiscaux aux entreprises et aux grandes fortunes se multiplient.

Une raison de plus pour sanctionner, le 20 mars prochain, ce pouvoir plus soucieux des privilèges de la bande du Fouquet’s que de l’intérêt général en votant pour les candidats du PCF ( Front de Gauche).

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Parité

8 Mars 2011, 22:38pm

Publié par PCF Villepinte

Pour les communistes de Seine-Saint-Denis, le féminin de candidat n'est pas suppléante !

 

En cette journée internationale des droits des femmes, qui n’aura pas entendu des dirigeant-e-s politiques - à gauche et à droite - se "morfondre" des trop faibles avancées en matière de parité au sein des assemblées élues.

A l’approche des cantonales, on aura notamment relevé, ici et là, que les Conseils généraux étaient bien les cancres de la classe en matière de parité. Avec 83 % d’hommes, ces assemblées n’accordent ainsi que quelques strapontins aux conseillères générales. Pas étonnant que sur les 96 départements de France métropolitaine, seules 6 femmes président leur assemblée départementale.

En Seine-Saint-Denis, Président et 1er vice-Président sont issus de la gente masculine, alors qu’il eut été possible d’envisager un duo paritaire, sans que les équilibres politiques en pâtissent et sans que le pouvoir "absolu" du Président n’en souffre !

Pour ne pas en rester à ce lamentable constat, les communistes, fidèles à leur engagement féministe, ont fait le choix, à l’occasion des élections cantonales, de présenter et de soutenir 20 candidats titulaires, à stricte parité hommes-femmes.

Une décision qui tranche avec la tendance observée dans les autres formations politiques, d’Europe-Ecologie à l’UMP en passant par le PS, où les femmes sont, dans la majorité des cas, reléguées au rang de suppléante, parfois même sans apparaître sur les affiches de campagne (à Pantin par exemple, les autoportraits du conseiller général PS sortant pourraient induire l’électeur en erreur : une suppléante figurera bien sur ses bulletins de vote !)

Avec cette décision, plutôt que de vaines incantations et de piteux slogans de circonstances, le PCF et le Front de Gauche traduisent en actes leur volonté de faire bouger les choses, dans ce domaine également.

Avec le PCF et le Front de Gauche, la suppléance dans les 20 cantons renouvelables est réservée à parité aux femmes... et aux hommes !

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Les évolutions du monde arabe au fil du jour

7 Mars 2011, 19:51pm

Publié par PCF Villepinte

Manifestation à Sanaa (Yémen), ce lundi.

Monde - le 7 Mars 2011

 

 

Guerre civile en Libye, manifestations au Yémen et à Bahreïn, aspirations à plus de liberté en Arabie Saoudite... Le point sur l'actualité dans le monde arabe. 

  • Algérie. Des milliers de gardes bravent l'interdiction de marcher dans Alger

Des milliers de gardes chargés de suppléer la gendarmerie algérienne dans les villages ont bravé lundi l'interdiction de manifester à Alger en forçant plusieurs cordons de police pour marcher jusqu'à l'Assemblée nationale en faveur d'une hausse de salaire. Environ 20.000 gardes communaux, selon les organisateurs, 10.000 selon des des journalistes sur place, venus de 35 départements sur 48, s'étaient d'abord rassemblés sans incidents place des Martyrs, au centre d'Alger, où les forces de police étaient faiblement déployées.

  • Maroc. Sit-in à Rabat

Portés par les révoltes qui secouent le monde arabe, soutenus par des hommes d'affaires et des défenseurs des droits de l'homme, les jeunes Marocains à l'origine des manifestations de février espèrent mobiliser à nouveau le 20 mars pour réclamer plus de démocratie. Né sur Facebook, le mouvement a réuni des milliers de manifestants le 20 février à travers le Maroc. Après un sit-in prévu ce dimanche à Rabat, le prochain rendez-vous national est fixé au 20 mars par la coordination qui revendique plus de 30.000 sympathisants sur le réseau social.

Le message vise en premier lieu le Makhzen, le puissant appareil d'Etat, et réclame une limitation des pouvoirs très étendus du roi, mais sans remettre en cause la légitimité de la monarchie qui reste très populaire. Les revendications, multiformes, portent aussi sur l'indépendance de la justice, la corruption, les droits de l'homme, l'emploi, le social. Elles font écho aux inégalités toujours profondes en dépit des réformes promises par le roi Mohammed VI après son accession au trône en 1999.

  • Tunisie. Nouveau gouvernement et suppression de la police politique

Le Premier ministre tunisien par intérim, Béji Caïd Essebsi, a annoncé lundi la liste de son gouvernement provisoire composé de 22 ministres dont cinq nouveaux, a-t-on annoncé officiellement. Cette nouvelle équipe ne compte plus aucun ministre ayant servi dans le dernier gouvernement du président Zine El Abidine Ben Ali, jusqu'à sa fuite le 14 janvier dernier.

Le ministère de l'Intérieur tunisien a annoncé lundi la suppression de la direction de la sûreté de l'Etat et de "toute forme d'organisation s'apparentant à la police politique". Dans un communiqué, le ministère a annoncé un ensemble de mesures dont "la rupture définitive avec toute forme d'organisation s'apparentant à la police politique aussi bien au niveau de la structure, des missions ou des pratiques". Il a également décidé de supprimer la direction de la sûreté de l'Etat" affirmant "l'engagement du ministère à appliquer la loi et à respecter les libertés et des droits civiques".

  • Oman. Neuvième jour consécutif de sit-in à Soha

Les Omanais continuent de manifester ce lundi en dépit du limogeage de deux ministres et de promesses de créations d'emplois. C'est le neuvième jour consécutif de sit-in à Soha, ville industrielle à 200 km au nord de Mascate où un manifestant avait été tué par la police le 28 février. «Le peuple omanais manifeste pacifiquement pour des réformes et non pour renverser le régime», a affirmé un militant. Par ailleurs d'autres Omanais continuent de camper devant le siège du Conseil consultatif à Mascate pour demander de contenir la corruption.

  • Yémen. Le bras de fer se poursuit

Des milliers d'éboueurs ont entamé ce lundi une grève ouverte à Sanaa, réclamant l'amélioration de leur paye, et trois d'entre eux ont été blessés lors de la dispersion de leur sit-in par la police. Leur mouvement de grève intervient alors que des manifestations populaires se déroulent depuis fin janvier à travers le pays pour réclamer le départ du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans au Yémen, l'un des pays arabes les plus pauvres.

  • Bahreïn. Manifestation monstre à Manama

Des dizaines de Bahreïnis ont manifesté aujourd'hui devant l'ambassade américaine à Manama pour demander à Washington de faire pression sur leur gouvernement en vue de réformes politiques. Les manifestants se sont rassemblés près d'une barrière installée devant la chancellerie, scandant des slogans hostiles à la monarchie et affirmant que «le peuple veut la démocratie».

Des manifestants campent en permanence sur la place de la Perle, devenue l'épicentre de la contestation du gouvernement dirigé depuis 1971 par l'oncle de l'émir, cheikh Khalifa ben Salman Al-Khalifa.

  • Egypte. Deux nouveaux ministres

Un nouveau ministre des Affaires étrangères, Nabil al-Arabi, a été nommé dimanche, dans le cadre de nominations destinées à remplacer au sein du gouvernement des proches du régime de Hosni Moubarak, chassé du pouvoir. Il succède à Ahmad Aboul Gheit, personnalité importante de l'époque Moubarak. Par ailleurs, le général Mansour al-Issaoui a été nommé ministre de l'Intérieur dans la nuit de samedi à dimanche, après que des militants eurent pris d'assaut des bâtiments de la sécurité d'Etat à travers le pays pour récupérer ses dossiers. Son prédécesseur, Mahmoud Wagdi, avait été nommé par Osny Moubarak une dizaine de jours avant sa démission sous la pression populaire, en remplacement du très impopulaire Habib el-Adli dont le procès pour malversations financières a commencé samedi, le premier d'un ex-responsable de l'ancien régime.

Le nouveau Premier ministre Essam Charaf, nommé jeudi en remplacement d'Ahmad Chafic, doit annoncer dans les jours à venir la composition de son gouvernement, qui devrait être purgé des figures de l'ancien régime.

A lire: "Le mur de la peur s'est effondré", entretien par Farouk Mardam-Bey

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8 mars : chassez les idées reçues avec "l'Humanité"

7 Mars 2011, 19:48pm

Publié par PCF Villepinte

Un des visuels de l'expo : "L'égalité, c'est pas sorcier !"

Société - le 7 Mars 2011

 A l'occasion de la journée internationale des Femmes 2011, l'Humanité publie un cahier spécial de 8 pages à partir de l'exposition « L'Égalité, c'est pas sorcier ! ». Cette oeuvre de l'association éponyme s'articule autour de cinq grandes thématiques : la grammaire et son rôle dans la représentation des genres (le masculin l'emporte sur le féminin), l'égalité professionnelle, la parité en politique, la prostitution et la liberté sexuelle.

A lire dans votre journal de mardi, des entretiens avec …

Henriette Zoughebi, élue communiste, vice-présidente du conseil régional d'Île-de-France, qui est une des conceptrices de l'exposition « L'égalité, c'est pas sorcier ! » pour qui "Le masculin ne l'emporte pas sur le féminin"

Clara Domingues, docteure ès lettres, nous en dit plus sur la « règle de proximité » qui s'appliquait avant celle qui veut que « le masculin l'emporte sur le féminin, et qui devrait être à nouveau enseignée à l'école ».

Éliane Assassi, sénatrice PCF : « Le pouvoir, c'est un mot masculin. »

  Pour Maryse Dumas, vice-présidente CGT de la délégation aux droits des femmes au Conseil économique, social et environnemental, le recul des droits des femmes au travail peut induire un recul de leur place dans la société.

Marie-Laure Brival, directrice de la maternité des Lilas et ex-présidente de l'Association nationale des centres d'interruption de grossesse et de contraception (Ancic). Elle alerte sur les dérives de l'IVG médicamenteuse. 

 

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Alberto Granado, compagnon de route du Che, est mort

7 Mars 2011, 06:15am

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 6 Mars 2011

 

Le biochimiste argentin Alberto Granado, qui avait accompagné Ernesto Che Guevara pendant une tournée à moto dans plusieurs pays d'Amérique latine dans les années 50, est décédé samedi à La Havane, à l'âge de 88 ans.

"Ce matin, à l'âge de 88 ans, est mort subitement, à 88 ans, dans notre capitale le camarade Alberto Granado, ami inséparable du Commandant Ernesto Guevara", précise le communiqué lu à la télévision locale. La dépouille de Granado sera exposée pendant deux heures et demie ce samedi dans un crématorium de La Havane puis, conformément à la volonté du défunt, sera incinérée et ses cendres dispersées en Argentine, à Cuba et au Venezuela.

"Fidèle ami de Cuba, il a contribué à la formation de professionnels de la santé et de spécialistes de la génétique" à Cuba où il s'est installé à partir de mars 1961. "El Petiso" (Le petit), comme l'appelait Guevara, avait accompagné le commandant dans un long voyage à motocyclette du 29 décembre 1951 au 26 juillet 1952, porté à l'écran par le Brésilien Walter Salles dans "Diarios de Motocicleta" (Journal d'un voyage à moto), qui a obtenu un Oscar en 2005.

Interrogé il y a quelques années sur cette amitié, Granado avait déclaré : "Nous nous entendions bien lorsque nous discutions de politique ou de maladies (...), nous raisonnions presque toujours de manière semblable. Ce en quoi nous nous ressemblions le plus c'était notre réaction aux choses qui nous déplaisaient".

 

 

Ou cliquez ici

 

A consulter: Notre hors-série consacré à Che Guevara

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Ne nous laissons pas naïver

6 Mars 2011, 17:35pm

Publié par PCF Villepinte

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Printemps arabe: "Le mur de la peur s'est effondré"

6 Mars 2011, 07:16am

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 5 Mars 2011
 

Tunisie, Egypte, Yémen, Bahreïn, Libye, Oman, Algérie, Maroc, Mauritanie et même Arabie Saoudite. Cette liste des pays pris d'une manière ou d'une autre dans le tourbillon du "Printemps arabe" n'est pas exhaustive. Historien né à Damas, Farouk Mardam-Bey est directeur de la collection Sindbad aux éditions Actes Sud. Il a notamment dirigé l’ouvrage collectif « Sarkozy au Proche-Orient » (2010). Il nous aide à décrypter cette accélération de l'histoire.

Vous attendiez-vous à ce mouvement de libération dans le monde arabe ?

Farouk Mardam-Bey. On avait tous, dans le monde arabe, le sentiment que la situation ne pouvait plus durer. Mais personne ne s’attendait à ce que ça change si vite, ni en Tunisie ni en Egypte. Qui pouvait imaginer que l’immolation de Mohamed Bouazizi provoquerait cette irruption de la jeunesse tunisienne , mettrait la population dans la rue pour renverser une dictature aussi dure en si peu de temps?  De même, qui savait qu’en Egypte  existait une jeunesse aussi déterminée, avec une telle maturité politique ? Nous sommes devant une force politique  nouvelle qui a tiré les leçons des erreurs passées pour avancer par des revendications concrètes comprises par l’ensemble de la population : liberté, dignité, justice sociale. Pour la Libye, il fallait aussi une étincelle, et elle est venue de l’est, le 17 février : le pouvoir  avait jeté en prison les avocats qui réclamaient justice pour le massacre des 1200 prisonniers d’Abou Selim en 1996. Jusque là, l’ombre extravagante de Kadhafi occultait  la détresse du peuple libyen, et les puissants de ce monde,  en échange de juteux contrats, ont fini par lui pardonner tous ses crimes ... Si les protestations se sont transformées en un véritable soulèvement populaire, c’est parce qu’après la Tunisie et l’Egypte, le mur de la peur s’est effondré. Les Arabes ont maintenant partout le sentiment que renverser un dictateur est de l’ordre du possible. .

 

D’où vient ce mouvement général ?

Farouk Mardam-Bey. Il y a deux séries de données. Des données historiques connues de tous. A partir des années 70, le monde arabe a basculé dans un système essentiellement despotique. Il y a eu une série de coups d’Etat après la défaite de 1967 : en Irak, en Libye, au Soudan, en Syrie ; et en 1970, la mort de Nasser qui incarnait une certaine légitimité populaire par sa lutte contre l’impérialisme. A la même époque, on a assisté à l’inversement de la tendance à la sécularisation qui avait commencé au XIXème siècle avec le mouvement de réforme  institutionnelle et de renaissance culturelle. Parallèlement à la révolution iranienne, c’est le début de l’islamisme  djihadiste dans le monde arabe, avec le djihad afghan financé par l’Arabie saoudite et porté par les Etats-Unis. Si bien qu’on est arrivé à cette « alternative » imposée aux peuples arabes : soit des régimes despotiques prédateurs, soit l’islamisme. Mais il existe d’autres données : des tendances très profondes signalées par les démographes qui vont au contraire dans le sens de l’affirmation de l’individu et d’une place grandissante des femmes dans la vie sociale. Malgré les signes extérieurs qui peuvent être trompeurs, par exemple le port du voile, l’indice du travail féminin augmente dans tous les pays arabes, et avec lui une baisse de la natalité. Ce sont des données lourdes souvent ignorées des politiques. Dans les deux premières révolutions, toute la population a participé. Il n’y a pas eu de mot d’ordre à caractère religieux. Même en Libye où la religiosité populaire est très forte, la revendication est claire : un gouvernement civil, des élections libres, une Constitution démocratique permettant à tous de participer à la vie politique.

 

Ces bouleversements étaient-ils perceptibles à travers les auteurs et les œuvres que vous publiez ?

Farouk Mardam-Bey. Oui, c’est incontestable. Les poètes et les romanciers ont fait voler en éclats les tabous – religieux, politiques, sexuels - qui pesaient sur ces sociétés. L’écrivain égyptien Sonallah Ibrahim, qui a dédaigneusement refusé le plus grand prix littéraire décerné par l’Etat, dénonce dans ses livres les nouvelles plaies de l’Egypte : la dictature, la corruption, l’obscurantisme, la soumission aux Etats-Unis. Il montre en même temps que c’est une situation anachronique  qui ne correspond pas à la conscience politique des Egyptiens. Alaa El Aswany, l’auteur de L’immeuble Yacoubian, dresse un tableau accablant de son pays sous le régime de Moubarak. Ses chroniques dans la presse, suivant de près l’actualité politique et sociale, mettaient l’accent sur le ras-le-bol général. Ces deux auteurs sont aujourd’hui des figures de la révolution égyptienne. Je pourrais dire la même chose de beaucoup d’autres écrivains égyptiens, mais aussi syriens, algériens, libanais, saoudiens... C’est une littérature libre qui circule dans un champ culturel arabe unifié malgré la censure et les frontières.

 Quels sont les dangers qui guettent ces révolutions ?

Farouk Mardam-Bey. D’abord, évidemment, la contre-révolution. Même si, dans ces pays, des figures importantes de l’ancien régime ont été écartées, ceux qui en tiraient profit ont toujours une assise sociale, des moyens financiers, des réseaux d’intérêts, des arguments démagogiques pour réagir. L’essentiel pour ces révolutions – qui sont, je le rappelle, foncièrement démocratiques, non-violentes, et qui revendiquent tout simplement  la liberté et la dignité - c’est de ne pas s’arrêter en chemin car les perdants pourraient alors rebondir très violemment. Mais il y a aujourd’hui une vigilance, une maturité politique, surtout  chez ces jeunes qui continuent de manifester et de mobiliser la population autour de leurs revendications.

 

Faut-il intervenir en Libye ?

Farouk Mardam-Bey. Le bloc occidental pourrait être tenté d’intervenir. J’espère que ce ne sera pas sous la forme d’une intervention militaire, qui serait dramatique, et risquerait de favoriser et Kadhafi et les djihadistes. La population libyenne le dit unanimement: elle ne veut pas d’intervention militaire étrangère, elle veut faire tomber le tyran par ses propres moyens. Ce qu’elle demande, c’est de l’aide humanitaire, de la nourriture, des médicaments, une mobilisation mondiale des organisations de défense des droits de l’homme … et que la presse internationale fasse honnêtement son travail.

 

Comment voyez-vous la suite de ces mouvements ?

Farouk Mardam-Bey. Nous vivons des jours extraordinaires. Cette lame de fond ne va pas s’arrêter, même si les soulèvements populaires prennent déjà et prendront dans l’avenir des formes différentes. Chaque pays arabe a ses propres conditions, et la relation des peuples à leurs gouvernants n’est pas la même. Mais partout, il y a les mêmes revendications de liberté et de justice sociale. Il n’est d’ailleurs pas impossible que l’on assiste à des mouvements de jeunes plus ou moins identiques au-delà du monde arabe. Celui-ci est en train de sortir de cette « malédiction » historique, l’alternative despotisme/islamisme où on a voulu l’enfermer. C’est maintenant aux Occidentaux de faire une révolution mentale dans leurs relations avec ces pays.

Entretien réalisé par Charlotte Bozonnet

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Les Français vont siffler la fin de la récréation sondagière aux cantonales

5 Mars 2011, 23:08pm

Publié par PCF Villepinte

Nicolas Sarkozy en courant après les idées nauséabondes de Marine Le Pen fait bouillir la marmite des sondages. Et l'odeur qui s'en dégage est pestilentielle. Mais il n'y a pas que les sondages dans la vie, il y a d'abord les élections. Et justement les cantonales auront lieu dans 2 semaines sur tout le territoire national. Je suis certain que les Français vont siffler la fin de la récréation sondagière. Je les appelle à s'occuper eux-même de la situation politique en battant partout les candidats de la droite et de l'extrême droite et en plaçant au plus haut les candidats du Front de Gauche.

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

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16 janvier 2011.DSK : Vidéo "Tunisie un modèle pour les pays émergents"

5 Mars 2011, 13:08pm

Publié par PCF Villepinte

Extrait du jnournal "Grand Soir". Avouez qu’il y a des nombreuses énigmes dans la vie. Par exemple : que sont devenus les dinosaures ? La terre se réchauffe-t-elle ? Pourquoi le PS est-il qualifié "de gauche" ? Existe-t-il des trotskystes unitaires ? Pourquoi m’arrive-t-il de confondre DSK et Bernard Tapie ? Et une de mes préférées : que deviennent les chefs d’état criminels lorsqu’ils ne bénéficient plus de leur immunité hypocrite ?

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