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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Le fil de la journée : la menace nucléaire au Japon

16 Mars 2011, 12:44pm

Publié par PCF Villepinte

Un hélicoptère de l'armée japonaise a été déployé pour déverser de l'eau sur le centrale. Opération annulée à cause d'une radioactivité trop élévée

Monde - le 15 Mars 2011

 Suivez, heure par heure, les dernières infos sur le plus grand séisme de l'histoire du Japon qui a dévasté la côte du nord-est. Une catastrophe qui a fait des milliers de victimes et fait craindre un accident nucléaire majeur.

11h45. Pékin a ordonné une inspection générale de la sécurité de ses centrales nucléaires et a suspendu toute approbation de projet de nouvelle centrale nucléaire, après les rejets radioactifs de la centrale japonaise de Fukushima 1

11h35. Les habitants de la préfecture japonaise de Fukushima, où se trouve la centrale nucléaire connaissant de graves problèmes, sont très inquiets et en colère cinq jours après le séisme, a déclaré mercredi le gouverneur.

11h00. Le personnel de la centrale nucléaire de Fukushima, qui avait été évacué mercredi matin en raison d'une élévation de la radioactivité mesurée sur le site, est revenu pour poursuivre les opérations après vérification des données, d'après l'exploitant, Tokyo Electric Power.

-->Á lire : D’abord, la solidarité, l'éditorial de Jean-Paul Piérot

10h30. La radioactivité autour de la centrale de Fukushima-Daiichi est trop élevée pour qu'un hélicoptère l'armée japonaise déverse de l'eau sur le réacteur n°3, rapporte mercredi l'agence de presse Kyodo citant le ministère de la Défense.

10h15. Les radiations au-delà de la zone d'exclusion de 20 km autour de la centrale nucléaire de Fukushima "ne posent pas de danger immédiat pour la santé", a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement, Yukio Edano.

Un nuage radioactif est possible, en fonction du vent et de l'altitude. Le site allemand de l'hebdomadaire Der Spiegel propose une simulation du déplacement d'un éventuel nuage radioactif suivant les conditions météorologiques. Cliquez sur la carte pour le visionner ou ici.

9h40. Un hélicoptère de l'armée japonaise a été déployé mercredi pour déverser de l'eau sur un réacteur de la centrale nucléaire de Fukushima afin de tenter de le refroidir, a indiqué la télévision publique NHK. Un appareil, de type CH-47 Chinook, a été montré sur des images de la télévision décoller en direction de la centrale en milieu d'après-midi. Les images ne l'ont pas montré en train de larguer de l'eau.

8h40. L'empereur du Japon Akihito s'est adressé mercredi à la nation et a déclaré qu'il priait "pour la sécurité du plus grand nombre de gens", dans une allocution télévisée, cinq jours après le séisme."Désormais  à présent, toute la nation travaille aux opérations de secours", a déclaré l'empereur dans une intervention exceptionnelle. "Je ne peux m'empêcher de prier pour que le travail des sauveteurs progresse rapidement et que la vie de gens s'améliore, ne serait-ce qu'un peu", a poursuivi Akihito.

L'empereur du Japon Akihito dans une allocution télévisée

8h20. EDF se prépare à envoyer des "équipes" et du "matériel" au Japon pour aider la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco), qui exploite la centrale nucléaire de Fukushima, a déclaré mercredi le PDG de l'entreprise, Henri Proglio, sur RTL. "On se prépare à ne pas être que spectacteur, mais être également acteur et faire preuve de solidarité par rapport à nos collègues japonais", a dit M. Proglio.

7h00. Pour la population chinoise, les craintes d'être touchée par un nuage contaminant sont fortes, véhiculées par le Net et les SMS. Le terme "fuite nucléaire" était censuré mercredi sur le principal site de micro-blogging en Chine, celui de sina.com, vraisemblablement pour tenter d'éviter un emballement. Le danger radioactif était toutefois le sujet le plus débattu dans les forums de discussion.

6h15. Le Centre d'observation des cendres volcaniques de Londres (VAAC) émet pour les avions un avis sur les dangers liés à la radioactivité provoquée par la centrale nucléaire de  Fukushima.

6h05. Le taux de radioactivité mesuré mercredi à Ibaraki, au nord de Tokyo, était 300 fois supérieur à la normale et s'établissait à 15,8 miscrosieverts par heure, rapporte l'agence de presse Kyodo. Ce niveau de radioactivité ne constitue pas un risque pour la santé, selon les autorités japonaises.

-->A lire : les explications de Thomas Hodré, directeur des centrales nucléaires de l’Autorité de sûreté nucléaire.

5h10. Le Japon est prêt à demander la coopération de l'armée américaine pour prévenir une catastrophe nucléaire dans la centrale de Fukushima, a annoncé mercredi le porte-parole du gouvernement.

5h00. Un fort séisme s'est produit mercredi à la mi-journée à l'est de Tokyo, où les immeubles ont longuement tremblé. L'épicentre était situé au large de la préfecture de Chiba, à l'est de la capitale, a indiqué l'Agence de météorologie japonaise. Sa profondeur était de seulement 10 kilomètres, a précisé l'organisme. Aucune alerte au tsunami n'a été déclenchée.

4h40. Le personnel de la centrale nucléaire de Fukushima a reçu l'ordre d'évacuer en raison d'une hausse du niveau de radiation, rapporte l'agence de presse Kyodo qui cite l'agence de sûreté nucléaire. Les opérations de refroidissement des réacteurs ont été suspendues à la centrale, ajoute Kyodo.

4h20. Des opérations de refroidissement du combustible nucléaire usé contenu dans les piscines des réacteurs n°5 et n°6 de la centrale nucléaire de Fukushima sont en cours, a annoncé mercredi le gouvernement japonais.

3h00. Le niveau de radiation mesuré à la principale entrée de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima 1 a enregistré une forte hausse avant de baisser par la suite, a annoncé le gouvernement japonais. De la fumée blanche s'échappait de la centrale nucléaire où quatre explosions se sont produites ces derniers jours au niveau des réacteurs laissant craindre une catastrophe nucléaire de grande ampleur.

-->A lire : Nucléaire, le Japon retient son souffle

Mardi 15

18h00. Le commissaire européen à l'Energie Günther Oettinger a qualifié l'accident nucléaire au Japon d'"apocalypse", estimant que les autorités locales avaient pratiquement perdu le contrôle de la situation dans la centrale de Fukushima. "On parle d'apocalypse et je crois que le mot est particulièrement bien choisi", a-t-il déclaré devant une commission du Parlement européen à Bruxelles.

17h45. Vingt pays de l'Union européenne proposent de participer aux efforts de sauvetage au Japon et l'Union européenne est prête à aider à contenir la grave crise nucléaire dans ce pays, déclare Herman Van Rompuy, président du Conseil européen.

17h10. La ville de Rennes, jumelée avec la cité japonaise sinistrée de Sendaï, a ouvert mardi un compte bancaire spécial afin de recueillir les dons pour les victimes, a-t-elle annoncé. Ce compte sera alimenté notamment par 50.000 euros d'aide d'urgence que la ville devrait voter lors de son prochain conseil municipal en avril.

16h50. La compagnie d'électricité japonaise Tepco, qui exploite la centrale de Fukushima, envisage de verser de l'eau par hélicoptère dans une piscine du réacteur 4 pour refroidir du combustible nucléaire usé.

16h20. Radio France a décidé de rapatrier la quasi-totalité de ses envoyés spéciaux au Japon en raison des risques encourus, un seul journaliste restant à Sapporo (nord).

15h40. Le porte-parole des députés PCF, Roland Muzeau, a estimé mardi qu'il était "tout à fait légitime de poser aujourd'hui la question de la sortie du nucléaire". "La réponse, c'est tout autre chose et devra avoir lieu à l'issue d'un débat national" qui, selon lui, devra être "attentif, citoyen et transparent". "Il serait irresponsable de considérer que parce qu'il y a un événement grave, en train de se produire sous nos yeux, il serait interdit de poser des questions", a ajouté M. Muzeau.

->Á lire : D’abord, la solidarité, l'éditorial de Jean-Paul Piérot

15h30. Le ministre japonais des Affaires étrangères Takeaki Matsumoto indique que le niveau de radiations consécutif à l'incendie du réacteur 4 de la centrale nucléaire de Fukushima 1 "pourrait endommager la santé" des populations.

15h15. Un fort séisme de magnitude 6 s'est produit mardi soir au sud-ouest de Tokyo, où les immeubles ont tremblé. L'épicentre était situé dans la préfecture de Shizuoka, à 120 km environ au sud-ouest de la capitale, et à proximité du mont Fuji, zone où les secousses ont été les plus fortement ressenties, a précisé l'Agence de météorologie japonaise. L'hypocentre était à seulement 10 km de profondeur, a-t-elle précisé.

-> Á lire : Entretien avec Luis Rivera, du Bureau central sismologique français

14h10. Le séisme et le tsunami qui ont frappé le Japon vendredi dernier ont fait 3 373 morts confirmés, 6 746 disparus et 1 897 blessés, selon un nouveau bilan provisoire officiel de la Police nationale diffusé mardi soir.

13h30. Le niveau de radioactivité dans la salle de contrôle de la tranche n°4 de la centrale atomique de Fukushimai 1 est devenu trop élevé, mardi, pour que les ingénieurs puissent effectuer un travail normal, rapporte l'agence de presse japonaise Kyodo.

12h30. L'enceinte de confinement du réacteur numéro 2 de la centrale de Fukushima au Japon "n'est plus étanche", déclare le président de l'Autorité de sûreté nucléaire française (ASN), André-Claude Lacoste.

12h10. Les sept centrales nucléaires entrées en service en Allemagne avant 1980 vont être provisoirement arrêtées, a annoncé mardi la chancelière Angela Merkel. Elle a ajouté lors d'une conférence de presse que l'ensemble des réacteurs allemands allaient subir des vérifications et que toutes les questions soulevées par la sécurité des centrales devraient avoir été examinées au plus tard le 15 juin.

11h35. Les vents éloignent vers le large la menace de radioactivité sur le Japon, annonce l'Organisation météorologique mondiale (OMM).

Des niveaux de radiation anormalement élevés ont été détectés autour de la centrale de Fukushima

10h30. Un homme dont l'âge n'a pas été précisé a été retrouvé vivant mardi, sous les décombres de sa maison à Ishimaki (préfecture de Miyagi), quatre jours après le séisme, a annoncé la télévision publique NHK.

10h05. Le niveau de radioactivité relevé dans la préfecture de Chiba, située juste à l'est de Tokyo, était mardi plus de 10 fois supérieur a la normale, rapporte l'agence de presse Kyodo.

-> Á lire : un entretien avec Philipe Jamet, commissaire à l’Agence de sûreté nucléaire (ASN)

9h40. Le niveau de la radioactivité a baissé dans la centrale de Fukushima 1, où des réacteurs endommagés par le séisme de vendredi sont victimes d'une succession d'avaries, a affirmé mardi le porte-parole du gouvernement.

8h30. Le niveau de radioactivité a baissé mardi après-midi à Tokyo après être monté au dessus à la normale dans la matinée en raison des émanations produites par la centrale de Fukushima, a annoncé la municipalité. Il "est revenu proche de la normale. Mais nous devons continuer à le surveiller attentivement", a déclaré un responsable, Keiichi Nakaya.

-> Á lire : notre dossier sur le Japon

7h55. Une légère hausse de température a été mesurée dans les réacteurs 5 et 6 de la centrale nucléaire de Fukushima 1, a expliqué mardi le porte-parole du gouvernement.

7h40. Le risque nucléaire est "extrêmement élevé" au Japon, qui fait face à des incidents graves sur plusieurs réacteurs nucléaires, a déclaré mardi le chef de la diplomatie française Alain Juppé, après une discussion avec son homologue nippon au sein du G8 à Paris.

7h20. Des substances radioactives ont été libérées directement dans l'atmosphère à la suite de l'incendie du réacteur 4 à la centrale nucléaire de Fukushima n°1, a confirmé mardi l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

7h00. Le ministère japonais des Transports a instauré mardi une zone d'exclusion aérienne dans un rayon de 30 km au-dessus de la centrale nucléaire de Fukushima 1, qui connaît de graves problèmes depuis le séisme et le tsunami de vendredi, rapporte l'agence de presse japonaise Jiji.

5h10. Un niveau de radioactivité supérieur à la normale a été détecté mardi matin à Tokyo, annoncé la municipalité en précisant que ce niveau était trop faible pour pouvoir affecter la santé humaine.

4h00. L'ambassade de France au Japon a démenti mardi qu'un nuage radioactif se dirigeait vers la région de Tokyo, affirmant que la plus grande mégapole du monde "n'était pas menacée par les retombées radioactives". "Des informations provisoires recueillies tôt dans la matinée n'ont pas été confirmées et elles ont été immédiatement retirées du site de l'ambassade", a déclaré un porte-parole. "Les prévisions météorologiques indiquent que le vent est en train de tourner : Tokyo n’est pas menacée par les retombées radioactives", a précisé un communiqué de l'ambassade.

Le Japon, avant et après le séisme

3h30. Le niveau de radioactivité mesuré dans la préfecture de Kanagawa, à l'ouest de Tokyo, a atteint brièvement mardi un niveau neuf fois supérieur à la normale, rapporte l'agence de presse Kyodo, citant la préfecture. Il n'était pas possible de savoir dans l'immédiat si ce niveau était lié à la centrale nucléaire de Fukushima.

3h20. Le Premier ministre japonais appelle les personnes habitant dans un rayon de 30 km autour de la centrale de Fukushima 1, endommagée par le séisme de vendredi, à rester calfeutrées chez elles.

1h20. L'opérateur de la centrale nucléaire Fukushima 1 annonce avoir évacué son personnel du réacteur 2 touché par une explosion, sauf les employés chargés de pomper l'eau pour refroidir le réacteur.

00h40. Un taux de radioactivité supérieur à la normale est mesuré dans la préfecture d'Ibaraki, située entre celles de Fukushima, où se trouve une centrale nucléaire endommagée, et de Tokyo, affirme l'agence de presse japonaise Kyodo.

00h20. Une explosion a eu lieu au réacteur 2 de la centrale nucléaire de Fukushima 1, annonce le gouvernement, "Il y a eu une grosse explosion" entre 06H00 et 06H15dans le bâtiment qui abrite le réacteur 2, a déclaré un porte-parole de Tokyo Electric Power (Tepco), la compagnie d'électricité gérant la centrale.

A lire : Le cauchemar des Japonais n’en finit plus


Quatre jours après le séisme dévastateur, retrouvez le direct des journées précédentes :

Le récit de la journée de lundi

Le récit de la journée de dimanche

 Le récit de la journée de samedi

A lire: Un Tchernobyl au « pays du soleil levant » ? (vidéo)

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Ecolocommuniste, sans complexe !

16 Mars 2011, 12:37pm

Publié par PCF Villepinte

 

 

 

De mes lectures (lointaines) de communication politique, j’ai retenu cette idée : à chaque fois que l’on utilise la négation pour se définir, on renforce en réalité l’idée que l’on veut nier. « Nous ne sommes plus...», « Nous avons été mais... », « Dans le passé, c’est vrai, nous... mais le PCF a changé. »

Faites vous même le décompte. La durée moyenne d’attention pour un interview radio ou télé, pour une lecture de tract est de moins de deux minutes. Et à chaque foisque nous tombons dans le piègede la référence au passé, ces deuxpetites minutes sont grillées.En titrant cette Revue du Projet“Ecolocommuniste, sans complexe”,nous ne prétendons pas avoir faitle tour du sujet. Les lacunes nemanqueront pas d’être relevées.Mais le problème est ailleurs. Eneffet, le soutien de personnalitéscomme Daniel Cohn-Bendit auxpolitiques libérales de l’Union euro-péenne a eu comme conséquenceque l’Europe a régressé sur le fretferroviaire... Pas stagné, non,régressé : il y a plus de camions surles routes aujourd’hui que sur lesrails par rapport aux vingt dernièresannées.De la même manière, l’acceptationdu dogme de la régulation par lemarché de tous les domaines del’économie a eu comme effetune explosion du transport desmarchandises, de leur productionsegmentée et au final un impactécologique désastreux. Parexemple, la France est devenue, aucontraire de l’Allemagne, un paysimportateur net de voitures.Ou encore les règles de l’OMC nousobligent à acheter de la viandebovine en Amérique du Sud créantla situation paradoxale que cegrand pays agricole qu’est la Francen’est plus autosuffisant pour denombreuses denrées alimentaires.Et pour chacun de ces exemplesles consommations énergétiquesliées aux transports explosent.Alors pourquoi rougir ? Pourquoirougir et se couvrir la tête decendres alors que les idées, lesfondamentaux de notre engage-ment se révèlent d’une modernitéfolle pour penser l’avenir écolo-gique et social de notre planète.

UN EFFORT DE SYNTHÈSELe deuxième sujet que je voulaisévoquer ce mois-ci est que nousavons entendu le besoin deproduire un effort de synthèse.Ce fut à l’origine notre intentionen demandant aux groupes desecteurs nationaux de s’essayer àcet exercice deux mois après lapublication d’un grand dossier.Nous n’avons pas réussi à l’obtenir.Nous allons donc changer notrefusil d’épaule au prochain numéroet établir une sorte de “sommaire”des synthèses nécessaires. Vousconnaissez ces magazines que l’onachète numéro après numéro pourcollectionner des fiches pratiques ?C’est ce que nous allons faire encréant deux pages “Les proposi-tions du PCF sur” qui seront égale-ment rassemblées au fur et àmesure sur le site internet. Et sil’expérience se révèle utile àl’usage, et c’est vous qui nous ledirez, nous accélérerons pour enpublier 100 d’ici la fin de l’année.

UNE COLLABORATION AVEC MÉDIAPART COMMENCEJe finis enfin en vous annonçantune bonne nouvelle. L’équipe dela Revue du Projet a rencontré unereprésentante de la rédaction deMédiapart, le site d’informationdirigé par Edwy Plenel, et nousavons le plaisir d’entamer unecollaboration. Ainsi d’ici quelquesjours, la Revue du Projet disposerad’un espace de rédaction danslequel nous publierons régulière-ment une sélection de ses articlesprincipaux. Cela sera aussi unemanière de confronter nos écritsà la sagacité des lecteurs et deslectrices de Médiapart qui j’ensuis sûr ne manqueront pas d’encommenter le contenu.Au mois prochain.

 
Fichiers attachés: 

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Oui, au boulot

15 Mars 2011, 06:50am

Publié par PCF Villepinte

 Jamais l’extrême droite n’a remis 
en cause l’exploitation capitaliste.

trava+Alain Duhamel est le nouveau Marx. Dans sa chronique hebdomadaire de Libération, 
il a découvert « la nouvelle lutte 
des classes ». Le Front national, écrit-il, est devenu le parti de la classe ouvrière et donc « la lutte des classes a changé de visage », entendons qu’elle a pris celui de Marine Le Pen... Allons, c’est un peu court. Parce que cette dernière colle habilement à certaines problématiques sociales et que sa démagogie n’est pas sans effets, elle serait devenue révolutionnaire ? La lutte des classes, Alain Duhamel l’ignore-t-il, c’est le rapport d’exploitation capitaliste. Ce rapport qui fait que 
le propriétaire des capitaux et des moyens de production va tout faire pour tirer le plus possible du travail salarié. Augmenter les cadences, allonger les horaires, remettre en cause le repos hebdomadaire ou les congés payés, repousser l’âge du départ en retraite, peser sur les salaires ou, tiens, charger les immigrés de tous les maux pour mieux diviser la classe ouvrière, attiser les rancœurs 
et les frustrations pour les transformer en racisme 
et en xénophobie. Ce camp est celui de Marine Le Pen, 
du Front national et de toutes les extrêmes droites. Jamais aucune d’elles n’a remis en cause l’exploitation capitaliste et toutes l’ont servie en détournant les révoltes, les colères et la contestation sociale.

Mais il arrive parfois qu’Alain Duhamel dise 
des choses justes. Ainsi : « Dans les milieux populaires, la part de l’indignation, du ressentiment, de la protestation 
ne reculera que si la situation économique et sociale s’améliore de façon significative et durable. » Mais comment ? Eh bien, semble lui répondre 
la une du même journal, 
en mettant la gauche 
« au boulot. » Et le nouveau directeur 
de sa rédaction, Nicolas Demorand, s’en explique dans son éditorial : 
« À quatorze mois de la présidentielle, les socialistes 
n’ont rien ou pas grand-chose à dire au peuple. 
Pas d’alternative crédible ou tout simplement audible 
sur le chômage et l’emploi, l’industrie, la mondialisation. (…) Peut-être que tout cela existe dans les placards 
de la Rue de Solferino : si c’est le cas, il devient urgent 
de le faire savoir. » Soit, la gauche, pour Nicolas Demorand, c’est le PS. Mais pourquoi ne visite-t-il pas les placards du Front de gauche, du Parti communiste ou du Parti de gauche, ou mieux, pourquoi ne pas rendre compte d’une manière ouverte de ce qui se dit dans 
les débats qu’ils organisent un peu partout dans le pays, avec précisément l’ambition de construire réellement 
une et des alternatives, non seulement à Nicolas Sarkozy, 
mais à la politique du capital qu’il sert ? Pourquoi encore, et ce n’est qu’un exemple, les projets de régression sociale de la Commission de Bruxelles, que nous évoquions mercredi, sont-ils restés dans les placards à Libération 
et n’ont trouvé aucune place dans ses colonnes ? Pourquoi, ces jours-ci, les débats des élections cantonales, qui touchent aussi à la démocratie locale et aux finances publiques, y sont-ils ignorés ? Ça aussi, c’est la gauche 
au boulot.

La gauche au boulot ? Mais toutes celles 
et ceux qui rejettent la politique de Nicolas Sarkozy et de la droite, un débat public polarisé sur les thèmes du Front national, mais qui veulent parler emploi, salaires, services publics, acquis sociaux, parler d’une tout autre utilisation de l’argent, des profits, du crédit, ne demandent que ça, une gauche au boulot. Nombre d’entre eux s’y sont mis. Mais il est de bon ton 
de les ignorer.

Maurice Ulrich

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Benghazi dans l'angoisse d'un ultime combat avec Kadhafi

15 Mars 2011, 06:46am

Publié par PCF Villepinte

Les rebelles dans un char, à Ajdabiya le 14 mars 2011.

Monde - le 14 Mars 2011

 

À coups d'obus et de raids aériens, les troupes loyales à Kadhafi poursuivent leur marche vers Benghazi, la principale ville aux mains des forces de la rébellion dans l'Est du pays.

Les habitants de Benghazi  attendent dans l’angoisse l'assaut des forces de Mouammar Kadhafi. Ce lundi des avions gouvernementaux ont bombardé des positions rebelles près d'Ajdabiah, dernière grande ville entre le port pétrolier de Brega, où se poursuivent les combats, et Benghazi, fief des insurgés dans l'Est. A la sortie d'Ajdabiya, de nombreux civils fuient en direction de Benghazi à bord de camionnettes chargées de valises, de sacs et de matelas.

Les forces loyales à Kadhafi ont délogé dimanche les insurgés de la ville de Brega (est), rapporte la télévision nationale libyenne. Marsa El Brega est un important terminal pétrolier de la Libye, à proximité duquel se trouve un aéroport international, contrôlé lui aussi jusqu'à une date récente par les opposants à Kadhafi. La ville possède aussi une raffinerie de pétrole et une usine de liquéfaction de gaz.

La reprise  de Ras Lanouf semble confirmer que le camp Kadhafi a réussi à se regrouper après la confusion apparente provoquée par le soulèvement qui a commencé le 15 février dernier. Depuis plus d'une semaine, les forces fidèles au dirigeant libyen ont lancé une contre-offensive militaire contre les insurgés et repris notamment le contrôle du centre de Zaouia, la ville la plus proche de Tripoli  tombée aux mains des insurgés. Zawiyah, Al-Uqaila, Al-Bicher, Brega : la liste des villes reprises aux insurgés libyens par les forces fidèles à Kadhafi s'allonge.

Selon les défenseurs des droits de l'homme, les émeutes ont fait jusqu'à 2.000 morts et près de 4.000 blessés. 

Les rebelles conservent encore le contrôle d'Ajdabiya qui fait figure de dernier verrou avant le quartier général du Conseil national de transition à Benghazi, ou l'inquiétude grandit à mesure que les forces pro-Kadhafi progressent. Malgré les mauvaises nouvelles du front, des volontaires quasi désarmés continuaient hier de s'enrôler pour aller combattre les troupes du régime en place.  Des témoins constatent que l’ambiance s'est considérablement tendue à Benghazi. Des habitants fuient et les drapeaux rebelles disparaissent, sentant le vent tourner en leur défaveur. Le combat final des forces loyales de Kadhafi contre des insurgés armés est probablement  très proche. Mais le destin du mouvement pacifique du peuple libyen  pour la liberté et la justice sociale reste encore à écrire.

A lire également: Kadhafi reprend la main à Ras Lanouf

A lire également:  Libye : les reportages de notre envoyé spécial

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Frédéric Mau : "Messieurs les nantis du CAC 40, soyez maudits !"

15 Mars 2011, 06:43am

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 14 Mars 2011

Procès du "bitume"

 

Le 10 mai 2010, le tribunal des affaires de Sécurité sociale (Tass) de Bourg-en-Bresse condamnait Eurovia, filiale du groupe Vinci, pour « faute inexcusable », à la suite du cancer de la peau qui a emporté, à cinquante-six ans, José-Francisco Serrano-Andrade, travailleur de la route depuis 1986 et pendant vingt ans. Eurovia, son employeur, continue de rejeter toute responsabilité. L’audience en appel de ce jugement s’est tenue à Lyon, vendredi 11 mars. Délibéré prévu le 10 mai prochain. Un rassemblement s’est tenu devant le Palais de Justice. Frédéric Mau, délégué syndical central CGT d’Eurovia Rennes et responsable de la Fédération CGT de la construction s’est adressé en ces termes aux salariés concernés, aux grands groupes de l’industrie routière et au Medef.

Tel quel

« Aujourd’hui, la justice aura à traiter du devenir des salariés de l’industrie routière, de leur niveau de citoyenneté. En effet, comment comprendre que tous les jours 85 000 hommes et femmes, investis dans les besoins fondamentaux de construction de voies de communication de notre Nation puissent être considérés comme quantité négligeable et jetable sur les problématiques de fond que sont la vie et la mort. Quel décideur peut tolérer que ses salariés soient envoyés à l’abattoir, et ce au quotidien, dans le cadre de leur travail, en maîtrisant dans le même temps la gravité des risques encourus et en pratiquant l’omerta sur ces risques afin d’éviter une image professionnelle peu reluisante et ainsi la fuite partielle de ses actionnaires ?

Nous construisons des routes depuis 130 ans dans ce pays. Nous avons toujours payé un lourd tribu dans cette activité. Ô pas forcément visible puisque nous avons droit soit à une mort violente, soit à une mort lente dans des souffrances indescriptibles, selon nos affinités avec le destin ou la grande faucheuse. La morbidité est telle, qu’elle est complètement assimilée par nos compagnons. C’est notre culture, aussi imprégnée dans nos esprits que peut l’être le bitume sur nos visages et nos mains. Aussi ancrée et forte que peut l’être la fatalité sur la nécessité de répondre en priorité, et ce quel qu’en soit le prix, aux besoins de nos familles. Même le temps d’incubation des différents cancers dont nous sommes victimes font partie intégrantes de nos mécaniques d’esprit : « on verra plus tard », « normalement les enfants devraient être tout juste élevés et la maison finie de payer… »

A ce jour et pour la première fois en France, une famille s’élève et hurle qu’il y en a marre de perdre nos pères, nos maris, nos frères, nos fils… Par son courage sans concession aucune, par sa détermination sans cesse attaquée et néanmoins indéfectible, la famille Andrade-Serrano a décidé de livrer combat. Pour elle, pour ce défunt mari et père, pour tous ! Et en cela, la Fédération nationale des salariés de la construction, bois et ameublement CGT n’avait d’autre choix que de se joindre à elle. Depuis le 10 mai 2010, jour de la condamnation contre la profession, en première instance du Tribunal des Affaires de Sécurité sociale (TASS), notre travail d’investigation nous a amenés à plusieurs découvertes. Toutes sont liées et ne dépendent en fait que d’un seul élément, à savoir les résultats des études épidémiologiques pratiquées depuis les années soixante, tant au champ national et européen que mondial. On nous amuse depuis cinquante ans sur les HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) et ce diable de Benzo(a)pyrène, molécule hyper cancéreuse, épouvantail par excellence. On nous amuse et surtout on s’emploie à orienter les recherches et autres études, avec l’aval d’une poignée de scientifiques reconnus et très bien rémunérés. Trop ?

Messieurs les nantis du CAC 40, soyez maudits !! Vous, tous ! Qui avez organisé ce mensonge sur des décennies, au nom du sacro-saint profit, en continuant de vous bâfrer sur un monceau de cadavres. Bien sûr que l’on ne trouve rien dans les produits épandus ! Puisque ce type de molécules n’entre pas ou si peu dans leur composition. Par contre, nous avons trouvé une poignée de chercheurs, de médecins du travail et de préventeurs qui ont vu leur carrière bousillée pour avoir eu l’audace de chercher ailleurs. Des combattants, qui n’ont pu poursuivre leurs travaux sur le Thiophène, sur l’analyse globale des constituants des fumées, sur les volumes et les types de recyclage de produits industriels ajoutés aux formules globales des enrobés !

Sur les enrobés fluxés, sur les routes amiantées, sur les enrobés abti-kérosène etc. C’est bien cette partie morbide de « poker-menteur » qui a coûté la vie à José Francisco Andrade Serrano et à bien d’autres, dans des souffrances sans aucune mesure avec ce que peut supporter l’humain. Ô ça n’a pas été fait méchamment ! Depuis toujours les salariés souffrent et meurent en silence pendant que les profits s’accumulent. C’est un long fleuve qui s’étire tranquille dans le confort et l’abondance ! Eh bien aujourd’hui messieurs, la fête est finie et l’heure de payer la note est venue ! Quelle que soit la décision que prendra le tribunal à l’issue des débats, nous allons continuer d’amasser les témoignages, continuer de recenser nos morts, qu’ils soient au beld, au Portugal, ou en France. Afin de vous faire plier, fortement, pour faire autrement, autrement et mieux. Car ceci est possible et nous ne vous en laisserons pas le choix. Comme vous ne nous avez pas donné le choix avec la réforme des retraites, mise en musique par votre représentant qui siège à l’Elysée. Une réforme qui ne signifie qu’une seule et unique chose à nos yeux : l’allongement des durées d’expositions chimiques sans protection, ainsi qu’une multitude d’autres expositions sur un ensemble de risques. Sept salariés sur dix n’atteignent pas l’âge de la retraite (60 ans) en activité, pour raison de santé ou reconversion professionnelle ou décès. Un mort tous les deux jours et une trentaine de mille en invalidité permanente par an dans le BTP ! C’est beaucoup plus que les forces de Gendarmerie, de la Police, des pompiers et de l’armée réunies. Sans aucun ministre aux enterrements ! Et en ce qui nous concerne, cela occuperait un ministre à temps plein ! M%ais nous préférons rester entre nous, avec nos morts ! Sans être à nouveau pollués par l’hypocrisie et afin de conserver notre dignité et notre fierté.

Et pourtant des solutions existent. Les produits de substitution existent. Les équipements de protection collective existent. les compétences et parfois la sagesse de ceux qui œuvrent au quotidien sont là, prêtes à être utilisées à bon escient. Mais c’est bien de vos égos et de votre arrogance en termes de freins, dont il s’agit.

Messieurs les décideurs de la SCREG, de la SACER, d’Eurovia, de la COLAS, de Eiffage TP, de Bouygues, pour les principaux majors, soyez assurés de notre détermination !  Nous irons jusqu’au bout. le serment en a été fait auprès de Mme veuve Serrano-Andrade.

L’article L 4121-1 du Code du travail prévoit et met à la charge de l’employeur, l’obligation de veiller à la santé physique et mentale des salariés. Le tarif quand un patron se fait condamner se situe dans les 30 000 euros environs. Pour le Code pénal et s’agissant d’un homicide par empoissonnement, le tarif est de 30 ans de réclusion ! Le MEDEF ne veut pas convenir de négocier les temps d’exposition et de la pénibilité en général. Nous allons vous démontrer que le choix n’est plus permis. Notre offensive dans la mobilisation est déjà en marche et elle a dépassé les frontières de l’hexagone. Une seule et unique famille est déjà partie en guerre contre cette injustice sans égale. Comptez sur nous, demain, nous serons légion ».

Laurence Mauriaucourt

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Involution(s) : le climat politique nous ramène-t-il aux années 1930 ?

14 Mars 2011, 06:41am

Publié par PCF Villepinte

Jean-Emmanuel Ducoin
Ma photoDislocation.
Puisque l’heure de l’inquiétude est pour nous largement dépassée, ne cachons pas notre gravité devant le bruit assourdissant de ce carillon de l’histoire qui n’en finit plus de sonner sans réveiller les consciences. À ce titre, le surgissement prévisible de Marine – bien plus dangereuse que Le Pen – est-il un symptôme durable ou un avertissement conjoncturel? Tout a été dit (ou presque) sur les récents sondages frelatés qui nous réfrigèrent et n’ont pour fonction qu’un épiphénomène allusif. Dénonçons au passage la funeste complicité des journalistes (et des publications) dans ces opérations politico-médiacratiques, illustration supplémentaire de l’amoralité de l’appareil d’information dominant.
Dans la Confession d’un enfant du siècle, publiée en 1836 entre deux insurrections révolutionnaires (1830 et 1848), Alfred de Musset tentait de sonder les mystères de son époque en utilisant cette formule restée célèbre : «On ne sait, à chaque pas qu’on fait, si l’on marche sur une semence ou sur un débris.» Comment mieux résumer ce à quoi nous semblons faire face, dans cette France d’ici-et-maintenant aux arriérations idéologiques si prononcées qu’elles menacent jusqu’aux équilibres républicains élémentaires. L’absence (collective) de courage du présent, en tant que signe clinique de la fuite créatrice du réel, nous instruit sur la décomposition avancée de l’esprit citoyen français et des structures humaines afférentes, essentiellement due à la dislocation sociale, à laquelle viennent s’ajouter par capillarité toutes les autres blessures profondes de notre temps : crise de représentativité, des institutions, de l’éducation, générationnelle et éthique, etc., tandis que la plupart des actions publiques, réduites parfois à des danses macabres, se trouvent dévalorisées et souvent inopérantes.
Propagande. Néanmoins, car il y a un «néanmoins», acceptons que l’affaire soit sérieuse. Partout en France, nous prenons la mesure d’une véritable libération de la parole xénophobe et nihiliste, manifestation compulsive de cette forme de désillusion sociale vis-à-vis du climat politique et de l’actualité. Exemple? Face à des événements historiques dont l’importance symbolique peut égaler la chute du mur de Berlin, l’effet des révolutions égyptienne et tunisienne alimente les discours nationalistes là où il devrait plutôt rendre crédible les surgissements populaires : «Toute chose qui est, si elle n’était, serait énormément improbable», disait Paul Valéry. L’atomisation sociale, la perte des repères et les situations d’inquiétude brisent les élans et renvoient les plus fragiles à leurs attaches identitaires mortifères… À ce propos. Que font et où sont les forces progressistes, seules capables d’apporter une clairvoyance analytique et rationnelle à la vague de fond démocratique? Ne doit-on pas s’étonner de l’absence de mobilisation internationaliste que la gauche instituée (sic) aurait dû apporter aux mouvements d’émancipation de la Méditerranée? Trop peu de meetings de soutien. Aucun défilé massif à Paris pour appuyer la cause des jeunesses révoltées. Pourquoi laisser le terrain libre aux propos de bistrot des commentateurs poujado-vichystes, comme Zemmour, condamné mais acclamé en réunion publique à l’UMP par tous les thuriféraires de Nicoléon et de hauts responsables de la nation qui, dorénavant, emploient les mêmes mots que ceux utilisés par les négationnistes contre la loi Gayssot? Pourquoi ne pas répliquer pied à pied à la propagande dévastatrice de l’UMP sur la phobie ultra-identitaire du raz-de-marée étranger – terreau de toutes les peurs sur lequel progresse le FN?
Lucidité. Par un mouvement d’involution stupéfiant, jamais, depuis la guerre, les Français n’avaient à ce point engendré une logique de bouc émissaire dont les relents fascisants, à l’évidence, nous ramènent aux années 1930… Entre les conséquences désastreuses des politiques de Nicoléon (nous savions qu’il conduirait le pays au chaos), sa visite au Puy-en-Velay, bastion historique du pétainisme catholique, entre le procès Chirac, l’affaire Karachi, les conflits d’intérêts (Woerth, MAM, etc.), entre les palinodies crapuleuses du personnel socialiste à Marseille (attention aux suites) et les liaisons visibles droite-extrême droite dans le Sud-Est, autant dire que l’ambiance est au caniveau et aux moisissures. Les doutes et les ruptures de l’électorat encore concerné peuvent-elles générer le pire ? En France, historiquement, les désarrois de masse se transforment toujours en conflit de classes. Après la séquence sociale de l’automne, pour l’heure avortée, les citoyens se laisseront-ils embarquer sans boussole, sur un esquif qui prend l’eau, vers un rivage dont l’existence même est douteuse ? 
La lucidité est un venin – ou un antidote.

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 11 mars 2011.]

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Comment combattre
 le danger Le Pen ?

14 Mars 2011, 06:36am

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 11 Mars 2011
 

Le Face-à-face de la semaine

Christophe Borgel, Secrétaire national du Parti socialiste aux élections.

Éric CoquereL, secrétaire national du Parti de gauche aux élections.

 

Les sondages montrant Marine Le Pen en progression reflètent-ils une réalité ? Éric Coquerel. Les sondages veulent manifestement donner un cadre dans lequel on espère nous installer à propos d’une élection qui n’aura lieu que dans quatorze mois, et dont la plupart des candidats sondés ne sont pas ceux qui sont ou seront désignés par leur parti. L’image que l’on veut nous imposer est celle du bipartisme, avec une troisième composante qui serait là à la fois pour effrayer et favoriser le bipartisme, dans un rôle de caution du système. C’est d’autant plus paradoxal à dix jours d’élections cantonales qui seront, elles, un sondage grandeur nature dont personne ne parle.

Christophe Borgel. Sauf à épouser la thèse que les instituts sont des menteurs ou des manipulateurs, ce que je ne crois pas, nous observons que tous les sondages depuis le début de l’année, et non seulement depuis la semaine dernière, recoupent ce que nous observons sur le terrain, à savoir une montée du Front national. Mais quand se combinent le sentiment de déclassement social et les interrogations sur le rôle de la France et la parole qu’elle porte dans le monde, et que, dans le même temps, le président de la République fait sauter les digues une à une sur les thèmes du rejet des immigrés, de la peur de l’autre, de l’étranger bouc émissaire, comment s’étonner que le FN retrouve de l’audience ? Cela étant, les sondages restent une photographie de l’opinion à un moment donné et ne constituent en rien la prédiction du résultat d’une élection.

 

Y a-t-il pour vous un risque 
de nouveau 21 avril 2002 
à la présidentielle de 2012 ?

Christophe Borgel. Sur le papier, ce risque existe, mais nous sommes à quatorze mois de l’élection. D’ici là, la question politique principale à résoudre ne tourne pas autour de la montée du FN, mais autour des politiques économiques et sociales et de la place du pays et de son message au monde. À travers un certain nombre de thématiques, de provocations aussi, le chef de l’État et une grande partie de l’UMP tentent d’entraîner le débat politique sur les terrains traditionnels du FN. Ils tablent, depuis l’opération menée sur l’identité nationale, sur la remontée du FN, soit pour reconstituer une réserve de voix au second tour dont ils ne bénéficient plus, soit pour jouer l’élimination de la gauche dans un nouveau 21 avril. Il n’y aurait rien de plus stupide à gauche que de s’enfermer uniquement dans un discours anti-FN qui deviendrait le centre de la vie politique. Il faut rester concentré sur l’essentiel, c’est-à-dire l’alternative à la politique de Nicolas Sarkozy.

Éric Coquerel. Tout ce qui ressort de ce que serait la progression du FN aujourd’hui est pour le moment une progression qui « cuit » la droite. On essaie de construire un cadre où le FN aurait changé et se serait doté d’un vrai discours social, qui rassemblerait des cohortes venues de la gauche. C’est un montage politique, et on regrette qu’à gauche des gens jouent ce jeu-là. Pour l’instant, ses voix viennent de droite parce que le gouvernement recycle des thèmes qui sont ceux du Front national et, du coup, permet qu’il y ait un transfert plus important. Pour éviter un nouveau 21 avril, il faut que la gauche fasse une bonne campagne, c’est ce à quoi s’emploie le Front de gauche. Le PS n’a qu’à faire en sorte d’aller chercher les voix populaires qu’il n’arrive plus à rassembler car il ne propose pas de politique de rupture nécessaire face à la situation de crise que l’on connaît aujourd’hui.

 

Ce risque justifie-t-il 
les appels à limiter le nombre 
de candidatures à gauche ?

Éric Coquerel. Ce n’est pas la diversité politique au premier tour qui explique le 21 avril. C’est d’abord le résultat d’une mauvaise campagne du candidat socialiste, qui a décidé à l’époque que ce ne serait pas celle des socialistes. Il est hors de question que, dans une période qui réclame des choix clairs et de vraies propositions alternatives politiques à gauche, nous devions nous ranger derrière une candidature du plus petit dénominateur commun parce que les sondeurs nous diraient, comme pour Ségolène Royal par le passé, qu’elle est la plus apte à battre droite et extrême droite. Ce serait la meilleure manière d’appauvrir la démocratie et de faire en sorte que la gauche perde une quatrième élection de suite.

Christophe Borgel. Chacun à gauche doit s’interroger de son côté, mais en ce qui concerne les socialistes, nous devons faire preuve de la plus grande responsabilité, donc faire en sorte que les étapes de la désignation de notre candidat ne soient pas autant de moments prétextes pour les socialistes à étaler des divisions. Il faut qu’ils montrent que ce qui les surdétermine, c’est l’objectif de bâtir une alternative avec le projet le plus solide et le plus juste pour y parvenir, et de désigner le candidat le mieux placé pour l’emporter. Ensuite, chacun sait que la gauche est constituée de plusieurs composantes qui sont légitimes à s’exprimer. Mais la pluralité ne doit pas conduire la gauche à jouer contre son camp.

 

Comment contrer la banalisation 
à l’œuvre du discours et de 
la personne de Marine Le Pen 
dans les médias et l’opinion ?

Christophe Borgel. Marine Le Pen a montré à travers ses propos sur l’immigration qu’elle est dans la lignée de son père et de l’histoire de l’extrême droite, où se combinent le rejet de l’autre, le repli national, et une espèce de discours populiste empruntant à une rhétorique prétendument sociale. On doit déconstruire ce discours et le dénoncer, mais c’est aussi dans l’affirmation d’une alternative que la gauche l’emportera. Après toute une année 2010 de défrichage, nous allons travailler à la rédaction et à l’adoption de notre projet après les cantonales. Ce travail sera achevé dans ses grands axes à la fin du mois de mai.

Éric Coquerel. La première façon de ne pas banaliser le FN est que la gauche apporte des réponses claires sur la répartition des richesses, l’écologie, la souveraineté populaire face aux décisions européennes comme le pacte de compétitivité… La seconde, c’est de refuser sans aucune réserve, de cautionner, comme le fait Libération jeudi, l’assimilation par le FN de plusieurs des grands thèmes de la gauche comme la laïcité, la défense des services publics. Alors qu’il ne fait que reprendre la fonction de l’extrême droite d’avant-guerre : servir de bouclier au capitalisme en recyclant la colère sociale dans un vote désignant les immigrés comme boucs émissaires. Au cours du mouvement social sur les retraites, Marine Le Pen non seulement n’était pas dans la rue, mais critiquait les syndicats.

 

(*) Ces deux entretiens ont été réalisés séparément, puis croisés par nos soins.

Entretiens (*) réalisés par Sébastien Crépel et Lionel Venturini

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Japon : le PCF demande l’audition l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire

14 Mars 2011, 06:31am

Publié par PCF Villepinte

Déclaration du PCF sur la catastrophe au Japon

Le Parti communiste français exprime toute sa solidarité au peuple japonais dans les terribles épreuves qu’il est train de traverser. Le tremblement de terre qui a secoué et continue de secouer le Japon a atteint une force inégalée. Les conséquences humaines et environnementales de ce nouveau cataclysme naturel sont dramatiques, et restent ce dimanche encore insoupçonnées.

Le nombre de pertes humaines atteint sans doute plus de dix mille victimes, des blessés en plus grand nombre encore, des milliers de maisons, d’entreprises et d’infrastructures détruites, un train entier disparu, et une petite ville de 10 000 habitants dont on est pratiquement encore aujourd’hui sans nouvelles car inaccessible aux équipes de secours.

Face à un tel drame humain, l’heure est d’abord à la solidarité. Celle des communistes français s’exprime avec la plus vive détermination. Nous vivons heure par heure l’évolution et nous sommes admiratifs face à l’attitude courageuse et responsable de peuple japonais. Une des toutes premières urgences est de porter secours aux populations, sauver les vies humaines, les protéger et les soigner. Nous nous félicitons que la solidarité internationale s’organise et que la France y contribue avec ses équipes spécialisées. Pour ce qui nous concerne nous entrons en contact avec les organisations progressistes japonaises notamment le Parti communistes japonais.

Il est encore impossible de mesurer l’ampleur des destructions environnementales produites par le tremblement de terre puis le tsunami. La vague de plus de 6m de haut a ravagé toutes les installations industrielles provoquant des incendies dans les raffineries. On ne peut mesurer l’étendue de pollutions de toutes sortes sur les écosystèmes côtiers et à l’intérieur des terres. On apprend qu’un volcan éteint depuis des décennies vient de se réactiver sans connaître ses effets sur les populations situées à proximité.

Enfin les graves accidents nucléaires qui se déroulent actuellement dans les centrales de Fukuschima Daiichi, Fukushima Daini voire maintenant de Onagawa renforcent notre inquiétude et nous font craindre un accident nucléaire s’ajoutant au cataclysme naturel. Les autorités japonaises comme internationales (AIEA) estiment la situation très grave et craignent une catastrophe possible de très grande ampleur.

 Le Parti Communiste Français prend très au sérieux cette situation et reste attentif aux différentes informations de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) et de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) sur la situation des centrales nucléaires japonaises dont la technologie BWR utilisée est différente de la technologie française. Les autorités japonaises doivent en tout état de cause faire preuve de toute la transparence utile et nécessaire quant à l’évolution de la situation dans ses centrales.

 Le PCF mesure l’inquiétude qui s’exprime au sein de la population française relative au nucléaire. C’est pourquoi nous demandons qu’un important dispositif d’information au public soit mis en place. Avec nos parlementaires, nous demandons l’audition publique et immédiate par les commissions ad hoc du Parlement de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) et de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) sur la situation. Dans la foulée pourrait être créée une commission d’information ou d’enquête parlementaire afin d’évaluer en lien avec tous les organismes chargés de la sureté nucléaire compétents les risques éventuels que pourraient présenter les installations françaises. Leurs conclusions devront être rendues publiques afin qu’un véritable débat puisse se développer à partir d’informations précises. En effet bien des prises de positions actuelles nous semblent pour le moins prématurées.

 Le PCF réaffirme l’importance qu’il attache aux études de sûreté nucléaire et au contrôle stricte de celle-ci, en France et dans le monde. L’acceptabilité sociale de la filière nucléaire nécessite que celle-ci reste plus que jamais dans le domaine public qui doit garantir la transparence, l’indépendance de l’expertise, la qualité de réalisation des installations et de leur exploitation. Les salariés qui travaillent dans le domaine y compris les sous traitants doivent avoir des garanties sociales de haut niveau.

 La France et son industrie nucléaire devront tenir compte des conclusions produites notamment par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) qui précisera les causes de ses accidents. Ils devront en retirer les enseignements susceptibles d’éclairer les conditions d’exploitation de la filière nucléaire dans notre pays.

 Parti communiste français

Paris, le 13 mars 2011.

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CAMARADE

13 Mars 2011, 07:35am

Publié par PCF Villepinte

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Une chanson qui fait Pschittttt.Grand Papa - La Parisienne Libérée

13 Mars 2011, 07:24am

Publié par PCF Villepinte

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