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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Japon: retour sur dix jours de catastrophe

21 Mars 2011, 23:17pm

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 21 Mars 2011

 

Tremblement de terre d'une force extrême, tsunami aussi rapide que destructeur et catastrophe nucléaire. Retour sur les quinze jours qui ont fait 8.649 morts et 13.262 disparus, selon un bilan toujours provisoire.

21 MARS

  • Des fumées s'échappent de la centrale nucléaire de Fukushima (nord-est), entraînant l'évacuation d'une partie du personnel qui s'active pour refroidir les réacteurs. Quatre des six réacteurs ont été connectés à l'alimentation électrique mais des tests sont nécessaires avant de relancer un à un les équipements. Le Japon décline l'offre française de robots spécialisés pour intervenir à Fukushima, les jugeant "inadaptés". Lire notre article du jour ici
  • Le lait et deux légumes verts (épinard et kakina) de quatre préfectures proches de la centrale sont interdits à la vente pour un niveau anormalement élevé de radioactivité. Des épinards (100 km au nord-est de Tokyo) d'Ibaraki l'étaient déjà depuis deux jours. Un niveau d'iode radioactif plus de trois fois supérieur à la limite légale a été relevé dans l'eau, à 40 km de Fukushima. Des traces d'iode et de césium radioactifs avaient été trouvées, le 19 mars, dans l'eau du robinet de Tokyo et ses environs, dans des proportions inférieures aux limites légales. La contamination de Fukushima durera plusieurs dizaines d'années (Autorité de sûreté nucléaire française, ASN).
  • Quelques jours avant le drame, l'opérateur Tepco (Tokyo Electric Power) a admis avoir menti en prétendant qu'une trentaine de pièces des équipements de la centrale avaient été contrôlées. Les installations nucléaires n'étaient pas assurées contre les séismes et les incendies dus à des séismes et des tsunamis (réassureur helvétique Swiss Re).
  • Coût du séisme et du tsunami: entre 122 et 235 milliards de dollars, soit entre 2,5 et 4% du PIB annuel du Japon (Banque Mondiale).

20 MARS

  • Remise en route du système de refroidissement impossible dans le réacteur 2. Le gouvernement songe à une fermeture définitive de Fukushima 1.
  • Traces radioactives à Taïwan sur des fèves du Japon.
  • Deux survivants (80 et 16 ans) retrouvés à Ishinomaki, neuf jours après la catastrophe.

19 MARS

  • Percement des toits des bâtiments des réacteurs 5 et 6 pour éviter des explosions d'hydrogène.
  • Séisme de magnitude 5,9 dans la préfecture d'Ibaraki.

18 MARS

  • Des dizaines de tonnes d'eau versées sur le réacteur 3 pour empêcher la fusion des barres de combustible. Le coeur du réacteur est endommagé. L'Agence de sûreté nucléaire japonaise relève de 4 à 5 (sur 7) le niveau de la gravité de l'accident sur l'échelle internationale INES.

17 MARS

  • Des tonnes d'eau de mer déversées par hélicoptères pour refroidir des réacteurs.

16 MARS

15 MARS

  • Explosion liée à la présence d'hydrogène dans le réacteur 2 de Fukushima 1, puis incendie dans le réacteur 4, éteint par l'armée américaine. L'enceinte de confinement "n'est plus étanche" et le niveau de gravité est évalué à 6 (sur 7) par l'ASN. (Le site allemand de l'hebdomadaire Der Spiegel propose une simulation du déplacement d'un éventuel nuage radioactif suivant les conditions météorologiques. Cliquez ici) Lire notre fil du jour

 

14 MARS

  • La puissance du séisme réévaluée de 8,9 à 9 : 4e plus puissant au monde depuis 1900. Lire notre fil du jour

13 MARS

  • Au Japon, "Plus grave crise (...) depuis la Seconde Guerre mondiale" (Premier ministre, Naoto Kan).

12 MARS

  • Explosion à Fukushima 1, le toit du bâtiment du réacteur 1 s'effondre. "Des rejets (radioactifs) très importants" se sont "produits simultanément à l'explosion" (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, IRSN, France). Lire notre fil du jour

11 MARS

  • Le plus puissant séisme jamais enregistré au Japon puis un tsunami accompagné de vagues atteignant jusqu'à 23 mètres de haut, ravagent la côte Pacifique (nord-est).
  • Baisse inquiétante du niveau des eaux de refroidissement de la centrale nucléaire Fukushima 1.

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Conférence de presse Front de gauche - Cantonales 2011

21 Mars 2011, 23:13pm

Publié par PCF Villepinte

Après être revenu sur l'abstention record de ces élections, la dangerosité de cette abstention et la banalisation de l'extrême droite, Jean-Luc Mélenchon a annoncé, au nom des trois composantes du Front de gauche, que les candidats Front de gauche se désisteraient au second tour en faveur du candidat arrivé en tête.

Pierre Laurent constate que le Front de gauche est une force qui grandit en France "ce n'est pas un soufflet médiatique" dit-il. Le Front de gauche a remporté 11% des suffrages au niveau national, et 117 candidats sont présents au second tour.  Il insiste sur la lutte acharnée que le Front de gauche mène contre le Front national : "tout notre combat politique est celui d'une lutte opiniâtre contre le FN. Nous combattons leurs idées, leurs arguments et leurs thèses xénophobes, démagogiques".

Christian Picquet explique que le Front de gauche a réussi son pari et a bouleversé les équilibres au sein de la gauche. En effet, le Front de gauche devient la seconde force à gauche et la quatrième force politique. Il insiste également sur le fait que toute la gauche doit être rassemblée au second tour des cantonales.

Sujets

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Déclaration du Front de gauche sur le 1er tour des élections cantonales

21 Mars 2011, 16:16pm

Publié par PCF Villepinte

lundi 21 mars 2011

 


 

"Au soir de ce premier tour des élections cantonales, la droite persiste à nier la sanction de sa politique issue des urnes. Le rejet de la politique du gouvernement est massif dans le pays et celui qui est passé en force contre une très large majorité de nos concitoyens pour rallonger l’âge de la retraite est sanctionné. L’ensemble des forces de gauche progresse significativement par rapport au scrutin de 2004. Le Front de Gauche connait une nette poussée.

Le très haut niveau d’abstention est inquiétant. Il exprime le gouffre qui sépare désormais les français des institutions qui les représentent. Tous les stratagèmes auront été utilisés par le gouvernement pour arriver à ce résultat destiné à relativiser l’ampleur de son écroulement. La profonde crise de la démocratie dans notre pays éclate aux yeux de tous. Le Front de gauche se sent conforté dans son appel a une refondation de notre république ! La progression du FN est lourde de danger. La crise capitaliste n’en est que plus menaçante.

Le Front de gauche se porte en première ligne pour combattre les idées xénophobes et réactionnaires portées par le Front national et honteusement banalisées par la majorité présidentielle. Surtout, le Front de gauche proposera une alternative politique cohérente aux Françaises et aux Français qui veulent rompre avec le système actuel.

Alors qu’il se présentait pour la troisième fois devant les électeurs depuis sa constitution, le Front de gauche poursuit son avancée. Les premiers résultats nous indiquent que notre rassemblement obtient un score très largement supérieur à son résultat obtenu aux Régionales de 2010. Mieux nous avons atteint notre objectif d’un score approchant deux chiffres ! Dans de nombreux cantons, nous réalisons une percée très importante avec beaucoup de candidats qui accèdent au second tour. Le Front de gauche peut être confirmé dimanche prochain comme la deuxième force à gauche en nombre d’élus. Nous appelons ce soir toutes les forces de gauche, sans exclusive, à se rassembler derrière les candidats de gauche arrivés en tête au premier tour pour battre la droite et l’extrême droite."

 

 

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Libye : la coalition poursuit l'offensive

21 Mars 2011, 12:13pm

Publié par PCF Villepinte

Les forces internationales frappent les véhiculent des forces fidèles à Kadhafi

Monde - le 21 Mars 2011

 

 

 

 

Suivez, heure par heure l'évolution de la situation en Libye. La coalition internationale a bombardé par air et mer la Libye, dont la capitale Tripoli dimanche avant l'aube, mais le leader Mouammar Kadhafi est resté menaçant jurant de transformer la Méditerranée en "champ de bataille". Après des semaines d'hésitations, un mandat de l'ONU et un appui arabe, cette coalition, avec en tête les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne, est passée samedi à l'offensive pour tenter de stopper la répression de la révolte lancée le 15 février contre le régime du colonel Kadhafi. Dans la nuit de dimanche, les bombardements de la coalition ont touché le coeur de Tripoli et tentaient lundi de couper les lignes de ravitaillement des forces du régime.

12h00. Les forces gouvernementales libyennes, qui avaient attaqué Benghazi samedi matin, ont reculé lundi jusqu'à Ajdabiya, à 160 km au sud, sans pour autant abandonner le combat

11h15. L'Inde appelle à la fin des raids aériens en Libye

11h10. Les forces fidèles à Mouammar Kadhafi ont entrepris de rassembler à Misrata des habitants des villes voisines pour former un bouclier humain, a affirmé un porte-parole des rebelles. Les partisans de Kadhafi ont tué sept personnes dimanche dans cette grande ville de l'Ouest libyen contrôlée par les rebelles, a-t-il ajouté.

--> A lire aujourd'hui dans l'Humanité, le reportage de notre envoyé spécial à Benghazi

10h50. Une cinquantaine de partisans pro-Kadhafi ont encerclé le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, place Tahrir au Caire, l'obligeant à quitter les lieux pour s'abriter au siège de la Ligue arabe tout proche

10h30. Les opérations aériennes françaises pour faire respecter la zone d'interdiction de vol au-dessus de la Libye ont repris lundi matin, a indiqué le porte-parole de l'état-major, le colonel Thierry Burkhard.

10h40. L'Italie refuse que la coalition mène "une guerre" contre la Libye, a affirmé son ministre des Affaires étrangères Franco Frattini, en indiquant vouloir vérifier la conformité des premiers bombardements avec la résolution de l'ONU.

10h20. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a déclaré à la Ligue arabe que la communauté internationale devait "parler d'une seule voix" sur la Libye, après les critiques de l'organisation panarabe sur les frappes de la coalition internationale sur ce pays.

10h00. La presse turque se montrait critique lundi sur l'intervention militaire internationale, redoutant que ces frappes, qui ont tué des civils, créent "un nouvel Irak". "Encore un Irak", titrait à la une le quotidien HaberTürk, soulignant que huit ans après son intervention contre l'Irak, pays voisin de la Turquie, les avions de combat américains s'en sont pris cette fois à un autre pays musulman, la Libye, provoquant des pertes parmi la population civile. "La Libye ne doit pas devenir un nouvel Irak", note pour sa part le journal pro-islamiste Yeni Safak, qui déplore les dégâts collatéraux en Libye.

9h40. L'Allemagne se sent confortée après les premier bombardements en Libye dans ses fortes réserves à l'égard de l'opération militaire, a estimé lundi son ministre des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, en pointant du doigt les critiques de la Ligue arabe.

9h10. Trois chasseurs F-16 danois ont de nouveau participé dans la nuit de dimanche à lundi aux opérations de la coalition dans le ciel libyen, a annoncé l'armée de l'air danoise. Les trois avions danois opéraient sous commandement américain, a expliqué à l'AFP Mickael Langeberg, un porte-parole de l'état-major de l'armée de l'air, qui n'a pas voulu dire quel type d'opérations les pilotes danois ont mené en Libye.

8h50. Le porte-parole du ministère de la Défense, Laurent Teisseire, assure que l’objectif de la coalition internationale est de faire appliquer la résolution 1973 de l’ONU sur la Libye, qui «ni de près ni de loin» n’envisage l’élimination du colonel Kadhafi.

8h30. Le ministre britannique de la Défense annonce que les forces aériennes britanniques ont renoncé dans la nuit de dimanche à lundi à mener une de leurs opérations prévues en Libye en raison de la présence de civils dans le périmètre visé.

3h35. Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, s'est prononcé contre une frappe militaire qui ciblerait directement le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.

2h20. Le bâtiment administratif situé dans le complexe résidentiel du dirigeant Mouammar Kadhafi à Tripoli a été détruit parce qu'il abritait un centre de "commandement et de contrôle" des forces libyennes, a affirmé un responsable militaire de la coalition.

00h30. "Pour la deuxième fois, le Royaume-Uni a lancé depuis la Méditerranée des missiles Tomahawk d'un sous-marin de classe Trafalgar dans le cadre d'un plan coordonné de la coalition pour appliquer la résolution" de l'ONU autorisant le recours à la force contre le régime, affirme le ministère britannique de la Défense à Londres.

--> L'essentiel de la journée de dimanche

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Une fumée blanche s'échappe de la centrale de Fukushima

21 Mars 2011, 12:10pm

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 21 Mars 2011

 

Une fumée blanche a commencé à s'échapper du réacteur 2 de la centrale nucléaire de Fukushima lundi en fin d'après-midi (fin de matinée en France). En revanche, le panache de fumée grise qui sortait du réacteur 3 s'est arrêtée, selon les médias et l'Agence de sûreté nucléaire.

  • Évacuation de personnels

L'opérateur de la centrale nucléaire, Tokyo Electric Power (Tepco), a évacué une partie de son personnel présent sur le site un peu plus tôt à la suite du dégagement de fumée sur le réacteur numéro 3 (7h55 heure de France). Ces personnels travaillaient d'arrache-pied depuis plusieurs jours pour remettre en service les systèmes de refroidissement des réacteurs. Il s'agit du premier incident notable depuis mercredi dans la centrale de Fukushima Daiichi (N°1) endommagée par le séisme et le tsunami du 11 mars. Le réacteur 3 est au centre des préoccupations depuis plusieurs jours. Gravement touché par une explosion qui a soufflé la partie supérieure du bâtiment, il est chargé de combustible MOX, un mélange d'oxydes d'uranium et de plutonium, dont les rejets sont particulièrement nocifs.

  • L'alimentation électrique pourrait améliorer la situation

Le Premier ministre Naoto Kan a déclaré ce lundi matin que les efforts entrepris pour stabiliser la situation de la centrale permettaient de progresser, lentement mais de façon régulière. Les six réacteurs ont ainsi été connectés à l'alimentation électrique, mais les équipements doivent être testés par les techniciens avant d'être alimentés, pour éviter un court-circuit. Selon la télévision publique NHK, ces vérifications pourraient encore prendre deux à trois jours. Le système de refroidissement du seul réacteur 5, à l'arrêt pour maintenance lors du séisme et qui n'a pas subi d'explosion, fonctionnait normalement lundi. Un responsable de l'Agence de sûreté nucléaire a annoncé que la salle de contrôle du réacteur 2 pourrait être remise en service dès lundi, avec son système de climatisation et de ventilation.

  • Le lait et certains légumes interdits à la consommation

Le lait et deux sortes de légumes verts produits dans quatre préfectures proches de la centrale nucléaire de Fukushima, ont été interdits à la vente par le gouvernement japonais en raison d'un niveau anormalement élevé de radioactivité. "Des niveaux de radioactivité anormaux ont été détectés" sur des échantillons de lait, d'épinard et de kakina, un légume à feuilles vertes japonais, a annoncé Yukio Edano, qui a souligné : "Les niveaux ne présentent pas de danger pour la santé humaine.",

Des traces d'iode radioactive et de césium ont également été trouvées samedi dans l'eau du robinet de Tokyo et ses environs dans des proportions inférieures aux limites légales.  Un niveau d'iode radioactif plus de trois fois supérieur à la limite légale a également été relevé lundi dans l'eau d'un village situé à 40 km de la centrale. M. Edano a déclaré que l'opérateur de la centrale, Tokyo Electric Power (Tepco), allait devoir dédommager les agriculteurs affectés par la suspension de la distribution.

  • Les vents pourraient ramener les substances radioactives sur le Japon

La population restait néanmoins en alerte, notamment les 35 millions d'habitants de la région de Tokyo qui craignaient que le vent du nord soufflant sur la centrale ne charrie des substances radioactives jusque dans la capitale, 250 km au sud-ouest. Le gouvernement tente de rassurer la population, en répétant que le niveau de radioactivité présent dans la pluie, l'eau du robinet, ou dans certains aliments autour des réacteurs endommagés par le séisme et le tsunami ne menace pas la santé.

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Cantonales: pour l'UMP, pas de front républicain contre le FN

21 Mars 2011, 12:07pm

Publié par PCF Villepinte

 - le 21 Mars 2011

 

 

Stratégie de la terre brulée ou plus sûrement dérive vers l'extrême droite. La majorité présidentielle a confirmé ce lundi matin qu'elle ne participerait pas à des fronts républicains pour battre le Front national là où les candidats d'extrême droite sont au deuxième tour des cantonales face à des candidats de la gauche.

Fort de son score, le parti de Marine Le Pen est en mesure dimanche prochain de jouer les trouble fête dans 394cantons. Il se retrouvera en duel, en majorité face au PS (204 cantons), mais aussi face à l'UMP (89), au PCF (37) ou d'autres candidats, de gauche ou de droite. Il y aura également 5 triangulaires UMP-PS-FN.

Pour contrer la percée du FN, le Premier ministre François Fillon a seulement appelé, dimanche soir, au rassemblement de la droite républicaine "autour de ses valeurs". Mais pour autant l'UMP n'entend pas dévier de sa ligne : "pas d'alliance avec le FN mais pas de front républicain non plus", comme l'a clamé son secrétaire général Jean-François Copé.

Lundi matin, le porte-parole du gouvernement François Baroin a enfoncé le clou en affirmant que le front républicain n'était "pas la bonne réponse électorale" et que ceux qui le défendent au sein de la majorité font "un peu le jeu du PS". "Le pire adversaire de l'extrême droite c'est nous, c'est pas le PS", a-t-il lancé appelant à ne pas céder au "terrorisme intellectuel" de la gauche. Dans son habituel style outrancier, le secrétaire d'Etat aux PME et au Tourisme, Frédéric Lefebvre, a même affirmé: "On veut nous amener à faire un cadeau au Front national qui serait d'annoncer un front républicain. Or, le Front national prospère en disant que l'UMP et le PS, c'est la même chose."

Mais cette attitude jusqu'auboutiste n'est pas partagée par tous dans la majorité et au gouvernement. Valérie Pécresse (enseignement supérieur), Nathalie Kosciusko-Morizet (Ecologie) ont en fait entendre leur différence indiquant qu'à titre personnel elles pourraient voter PS pour contre le FN. Par la voix du président exécutif du Nouveau centre Jean-Christophe Lagarde, les centristes ont aussi appelé leurs électeurs à voter pour "le candidat démocrate restant en lice".

A gauche, les socialistes ont commencé à pilonner la majorité, l'accusant de faire le lit du FN. Le numéro 2 du PS Harlem Désir a sommé M. Copé de "clarifier sa ligne". Le député PS du Doubs Pierre Moscovici a accusé "Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé et les leurs" de préparer "le passage du Front national au second tour en 2012".

La secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts, Cécile Duflot, discerne une folle logique derrière la position de l'UMP: "A partir du moment où l'UMP pratique la même logique que le Front national (...) en tenant cette formule abominable ''les Français ne se sentent plus chez eux'', il légitime le vote du Front national."

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VILLEPINTE Election cantonale

21 Mars 2011, 06:26am

Publié par PCF Villepinte

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Résultats du 1er tour Dimanche 20 mars 2011

Inscrits : 18 216          Votants : 6 213 - 34,11 %

Abstentions : 12 003 - 65,89 %       Exprimés : 6 070 - 97,70 %

Blancs ou nuls : 143 - 2,30 %

 

UMP-Mme Martine VALLETON 32,85 % - 1 994 voix

DVG-Mme Nelly ROLAND 26,26 % - 1 594 voix

SOC-Mme Amal BENAZZOUZ 18,02 % - 1 094 voix

FN-Mme Christine BENAUT 15,68 % - 952 voix

MODM-M. Fabrice SCAGNI 2,88 % - 175 voix

DVD-M. Jean-Pierre HEPNER 1,98 % - 120 voix

EXG-M. Marc HENNEBERT 1,53 % - 93 voix

EXG-Mme Samia DJERBOUA 0,79 % - 48 voix

Deuxième tour Droite /Gauche 

 Martine VALLETON contre Nelly ROLAND

 

 

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1er tour des élections cantonales : déclaration de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

21 Mars 2011, 06:13am

Publié par PCF Villepinte

Les résultats du premier tour des élections cantonales connus à cette heure confirment que notre pays traverse une très grave crise politique et démocratique. Le niveau historiquement bas de la participation marque la défiance des millions d'électeurs à l'égard d'une vie politique dans laquelle ils ne se reconnaissent plus. Le décalage entre les urgences populaires face aux dégâts de la crise capitaliste et la nature et le niveau des réponses apportées devient insupportable. L'abstention en est la sanction retentissante. Elle doit interroger toutes les forces politiques.Cette abstention a été amplifiée dans ces élections cantonales par la stratégie scandaleuse du gouvernement de Nicolas Sarkozy qui a tout fait pour tenter d'échapper à la sanction populaire dans les urnes. Jamais un scrutin n'avait été à ce point ignoré et bafoué par un gouvernement en place.Jamais une élection n'avait autant été tenue au silence. La présidentialisation à outrance a servi à occulter encore un peu plus cette élection, exacerbant la crise d'une cinquième République à bout de souffle. Au total, c'est un nouveau mauvais coup porté à la démocratie.

Pourtant, quoi qu'elle ait fait pour échapper à la sanction populaire, la droite recule sévèrement dans de très nombreux cantons, selon les résultats parvenus à cette heure. Le rejet de la politique du gouvernement est massif dans le pays. Les Françaises et les Français ne veulent plus de Nicolas Sarkozy et de ses amis de la finance au pouvoir, pas plus à la tête du pays que dans les départements. Le score réalisé par le Front national, en progrès sur les cantonales de 2004, confirme le danger d'une montée de l'extrême droite qui doit être pris au sérieux par les forces de gauche.Elle est le résultat d'une banalisation des idées xénophobes par la majorité présidentielle et de l'honteuse promotion médiatique dont Marine le Pen a bénéficié ces derniers mois pour accréditer sa soi-disante conversion sociale. Nous sommes décidés à combattre cette progression en relevant avec le Front de gauche le défi d'une alternative de gauche courageuse et combative. Dans cette situation, l'ensemble des forces de gauche progresse par rapport au scrutin de 2004. Des départements en plus grand nombre peuvent disposer dans une semaine de majorités de gauche.

Alors qu'il se présentait pour la troisième fois devant les électeurs depuis sa constitution, le Front de gauche confirme son avancée. Les premiers résultats nous indiquent que notre rassemblement obtient un score supérieur au résultat obtenu par le Parti communiste en 2004. La plupart des élus communistes élus en 2004 sont en situation d'être réélus et des gains sont possibles pour l'ensemble du Front de gauche, qui peut être confirmé dimanche prochain comme la deuxième force à gauche en nombre d'élus. J'appelle ce soir toutes les forces de gauche à se rassembler derrière les candidats de gauche arrivés en tête au premier tour pour battre la droite et l'extrême droite et renforcer les majorités de gauche dans les départements le 27 mars prochain pour mettre en œuvre des politiques qui répondent aux intérêts des populations.

Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF.

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Libye: la France en première ligne face à Kadhafi

20 Mars 2011, 06:12am

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 19 Mars 2011

 

L'armée de l'air française a effectué ce samedi, en fin d'après-midi, sa première mission en Libye, détruisant plusieurs blindés des forces fidèles de Mouammar Kadhafi en application de la résolution des Nations unies visant à protéger la population civile. Au terme d'une réunion organisée à la mi-journée à l'Elysée, le président Nicolas Sarkozy a annoncé le lancement de cette opération internationale destinée à faire respecter la résolution 1973 adoptée jeudi soir par le Conseil de sécurité des Nations unies. Un peu plus tard dans la soirée, les forces armées des Etats-Unis sont entrées en action. "Une action militaire limitée", a expliqué le président Barack Obama qui a insisté que son pays ne déploieraient pas de troupes au sol. A Londres, le Premier ministre David Cameron a annoncé que les forces britanniques étaient également entrées en action.

  • Des Rafales, Mirage et Awacs français engagés

Selon le récit du ministère français de la Défense, une vingtaine d'appareils français - des Rafale, des Mirage 2000, des avions ravitailleurs et des Awacs de surveillance - ont survolé le territoire libyen. L'opération, entamée dans la matinée sur une zone de 150 kilomètres sur 100 autour de la ville de Benghazi, bastion des rebelles libyens, était encore en cours en fin d'après-midi. "Nous avons mis en place cet après-midi la zone d'exclusion aérienne, c'est-à-dire qu'autour de Benghazi les avions de l'armée de l'air français assurent l'interdiction de vol à tout appareil conformément à ce qui est prévu par l'Onu. Deuxièmement, d'autres appareils de notre armée de l'air sont en vol pour éviter que des véhicules blindés constituent une menace contre les populations civiles", a déclaré Laurent Teisseire, porte-parole du ministère.

  • Des moyens militaires très importants

Selon le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l'état-major des armées, la France était la mieux placée pour agir dans les meilleurs délais. "Il fallait agir vite. C'est la France, du fait de la réactivité de ses moyens et de son positionnement, qui a pu, en coordination étroite avec ses alliés, réaliser les missions d'aujourd'hui", a-t-il dit. Des appareils partis des bases de Saint-Dizier pour les Rafale, de Nancy et de Dijon pour les Mirage et d'Istres pour les Awacs, ont participé à l'opération.

Le ministère a par ailleurs confirmé le départ, dimanche soir, du porte-avions Charles-de-Gaulle au départ du port de Toulon, dans le Var, situé à moins de deux jours de mer de la Libye. Le fleuron de la Marine française transporte habituellement une vingtaine d'avions et est accompagné d'un groupe aéronaval complet comprenant un sous-marin et plusieurs frégates. Outre les moyens français, des avions de surveillance Awacs appartenant à d'autres pays participent à l'opération de samedi, a précisé le colonel Burkhard.

"Tout cela se fait en coopération et en coordination avec les autres pays qui sont engagés dans l'alliance mise en oeuvre au nom des Nations unies. Ces autres pays vont eux-mêmes déployer leurs moyens et leurs actions de manière coordonnée dans les heures et les jours qui viennent", a ajouté Laurent Teisseire.

  • Des chars, des réservoirs d'essence et des sites antiaériens visés 

La chaîne d'information panarabe Al Djazira a fait état de quatre chars détruits près de Benghazi. Le reponsable français a déclaré ne pas pouvoir confirmer ce chiffre mais a indiqué que plusieurs chars et véhicules blindés avaient été détruits lors de la frappe. Plus tard dans la soiré, des bombardements ont touché des réservoirs de carburant alimentant Misrata, troisième ville du pays à 200 km à l'est de Tripoli, et sa région. Les missiles de croisière Tomahawk américainsn de faciliter l'application de la zone d'exclusion aérienne. Ces frappes doivent se dérouler essentiellement aux abords de Tripoli et de Misrata, à 200 km plus à l'est, selon un responsable américain.

  • Les pro-Kadhafi dans les faubourgs de Benghazi

Sur le terrain, et alors que rebelles et gouvernement se sont accusés mutuellement d'avoir violé le cessez-le-feu annoncé vendredi par le régime, des combats ont eu lieu depuis l'aube à l'entrée de Benghazi. Un avion militaire des rebelles a été abattu par les pro-Kadhafi. Dans l'après-midi, les loyalistes continuaient de tirer à l'arme lourde contre des quartiers résidentiels tout proches de Benghazi, selon des témoins. "Ils ont l'ordre de tirer indistinctement. Ce qui se passe est un massacre", a affirmé l'un d'eux. Selon des rebelles, l'artillerie et les chars ont tiré contre les quartiers ouest et des obus ont touché le centre-ville.

Redoutant le pire, des milliers de personnes ont fui par familles entières. Voitures, minibus, camions ont pris la direction du nord-est, et de longues files d'attente se sont formées devant les stations service et les boulangeries. Mais plus loin le long de la route, les passagers de ce début d'exode ont pu bénéficier de la solidarité des habitants, qui offraient de l'eau, de l'essence, de la nourriture, un hébergement.

Dans l'ouest, les loyalistes avançaient avec des chars vers Zenten, à 145 km au sud-ouest de Tripoli, pilonnant les abords de cette ville rebelle et poussant ses habitants à la fuite, selon un témoin. Les rebelles ont aussi annoncé avoir repoussé, au prix de 27 morts dans leurs rangs, une offensive des forces gouvernementales vendredi à Misrata, à 200 km à l'est de Tripoli. Samedi, la ville était calme.

A Tripoli, des centaines de Libyens se sont rassemblés au quartier général de M. Kadhafi "en prévision de frappes françaises", selon la télévision d'Etat, et les autorités ont emmené une cinquantaine de journalistes étrangers, dont celui de l'AFP, y faire un tour

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Manuel Carvalho da Silva, ou le syndicalisme offensif

19 Mars 2011, 07:16am

Publié par PCF Villepinte

Manuel Carvalho da Silva a plutôt le sourire facile. Malgré les tensions. À la tête de la puissante confédération portugaise, la CGTP-IN, le syndicaliste est engagé dans un bras de fer avec le gouvernement socialiste de José Socrates. « Notre rôle de centrale syndicale est de savoir interpréter les sentiments de contestation et d’indignation, déclarait-il récemment à l’Humanité. Il ne faut surtout pas que les travailleurs et les plus cartaz_19_marco_152.jpgdéfavorisés tombent dans l’idée que la crise et les mesures annoncées par le gouvernement, profondément injustes et d’une grande violence, sont inévitables. » Ces derniers mois, pas moins de quatre paquets antisociaux ont été mis en place par l’exécutif, afin, justifie le gouvernement, de ramener le déficit public record à 4,6 % du PIB. Gel des salaires et réduction des effectifs dans l’administration, stagnation des pensions, aides sociales supprimées, hausse de la TVA… Les coupes franches se succèdent au point qu’une majorité de Portugais estiment que les conditions de vie sont pires qu’elles ne l’étaient avant la révolution des œillets, c’est-à-dire sous la dictature de Salazar, selon un récent sondage. « Nous sommes dans une situation que l’on peut qualifier d’historique : pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, les jeunes n’ont pas de perspectives, leurs conditions de vie seront plus mauvaises que celles de leurs parents », dénonce celui qui occupe le poste de secrétaire général depuis 1999. Et les indicateurs socio-économiques qui sont déjà au rouge sont en passe de virer au noir. Après la Grèce et l’Irlande, le Portugal pourrait passer sous les fourches caudines du fonds européen de stabilité financière. José Socrates se refuse à toute mise sous tutelle internationale. Qui plus est, conditionnée à davantage d’austérité. Mais les taux d’intérêt auxquels emprunte Lisbonne sont depuis mercredi intenables. Avec un taux record à plus de 7,5 %, la marge de manœuvre devient inexistante. Or, le pays doit rembourser 20 milliards de dette rien qu’en 2011. « Le Portugal est dans l’urgence économique et financière », a martelé, mercredi, le président, Anibal Cavaco Silva. Le sommet de l’Eurogroupe, qui se réunit aujourd’hui à Bruxelles, scellera-t-il le sort du Portugal ? « Le gouvernement socialiste de José Socrates doit refuser le chantage des usuriers internationaux et leurs recettes faites de sacrifices », estime Manuel Carvalho da Silva. Car, rappelle-t-il, « il y a deux poids, deux mesures. Les plus pauvres payent la facture la plus élevée et les plus riches versent à peine des contributions symboliques. Il faut faire une inversion de fond, en pénalisant les plus fortunés et l’évasion fiscale. » En septembre, la grève générale, à l’initiative du syndicat, avait été suivie par trois millions de salariés du public et du privé (sur une population active de 3,7 millions). Le 19 mars, la CGTP appelle à une nouvelle manifestation nationale, convaincue que le salut du pays, et de son économie, passe par la création d’emplois et de meilleurs salaires. Une résistance combative au jour le jour.

Cathy Ceïbe

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