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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Le PCF et le Front de Gauche se renforcent en Seine-Saint-Denis

28 Mars 2011, 21:57pm

Publié par PCF Villepinte

Le PCF et le Front de Gauche se renforcent en Seine-Saint-Denis

 

Le second tour des élections cantonales confirme et amplifie le rejet massif de la politique de la droite menée par Nicolas Sarkozy et son gouvernement.

Il confirme la poussée du PCF et du Front de Gauche, en Seine-Saint-Denis comme dans le pays, avec la réélection de 2 conseillers généraux sortants à Saint-Ouen et Saint-Denis et l’élection de 2 nouveaux Conseillers, à Montreuil et à Aubervilliers, où les sortants étaient socialistes.

A Romainville, la candidate PCF-Front de Gauche réalise un très bon score face à la Maire et Conseillère générale sortante.

Le PS perd 3 sièges (Montreuil, Aubervilliers, Epinay) et en gagne 1, à Clichy-Le Raincy.

La droite gagne 2 sièges (Villepinte et Epinay) et en perd un.

Ce scrutin confirme le rejet, par la majorité de l’électorat de gauche, de la stratégie du PS et d’EELV de conclure des alliances visant à affaiblir la composante la plus combative de la gauche, à diviser celle-ci au lieu de la rassembler. Bénéficiant d’un soutien médiatique sans précédent durant ces 3 dernières années et plus encore pendant la campagne électorale, la Présidence du Conseil général, qui avait visé le renforcement de sa composante au sein de la majorité de gauche du Conseil général à l’issue de ce scrutin, doit, au contraire, constater que la droite sort renforcée en nombre d’élus.

 


28 mars 2011

La majorité du Conseil général reste toutefois fortement ancrée à gauche, avec un rééquilibrage sensible en faveur du PCF, du Front de Gauche et de leurs partenaires.

Europe-Ecologie, dont l’alliance dès le premier tour avec le PS devait renforcer la présence au sein de l’assemblée départementale, disposera de nouveau d’un seul élu. Tous ses candidats, qui s’étaient maintenus contre les candidats du PCF-Front de Gauche dans le Val de Marne, ont été battus. Le PCF comptera même un élu supplémentaire dans ce département, avec la conquête du siège de Villeneuve-Saint-Georges sur le PS.


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Déclaration Front de gauche

28 Mars 2011, 21:37pm

Publié par PCF Villepinte

 

Dans ce deuxième tour, le Front de gauche participe de façon décisive à l’amplification du résultat de la gauche. Il s’agit d’une défaite des candidats de la droite et plus particulièrement de la majorité présidentielle.

 

Le Front de Gauche est confirmé ce soir comme la deuxième force à gauche. Il était la seule force de gauche au premier tour à progresser en voix par rapport aux Régionales, il va gagner ce soir des conseillers généraux.

118 conseillères générales et conseillers généraux en France Métropolitaine qui représentaient notre rassemblement dans cette élection sont élu-es ou réélu-es.

 

Trois départements sont gagnés par la gauche. Le Front de gauche contribue à ces victoires. Deux conseils généraux étaient présidés par des élus communistes du Front de Gauche. Ils sortent de ce scrutin avec des majorités confortées

 

Les leçons de ce scrutin au premier tour ne doivent pas être oubliées.

L'abstention n’est pas le signe d’un désintérêt de nos concitoyens- mais la manifestation d’un écart grandissant entre leurs aspirations et les réponses apportées globalement par les partis politiques. Beaucoup de nos concitoyens expriment ainsi leur rejet du système et des injustices sociales. Il s’agit bien d'une crise démocratique très profonde sur fond de crise sociale. Elle nous conforte à proposer un changement profond de la République sur des bases démocratiques et sociales. Le score du Front National reflète à sa manière cette crise. Il est plus profondément le résultat de la politique de Nicolas Sarkozy qui a banalisé plusieurs de ses thèmes. Mais qu’on ne s’y trompe pas, le FN, est essentiellement fort des faiblesses des partis traditionnels à répondre à cette crise. Il vise en réalité à détourner l'aspiration au changement de nos concitoyens.

 

Si la droite et sa politique sont sanctionnées, la question d'une alternative crédible à gauche reste donc posée. Elle ne pourra voir le jour qu’en répondant aux aspirations des classes populaires.

 

C’est pourquoi, fort de ces résultats, le Front de gauche entend amplifier la démarche politique qu’il a initiée.

Le Front de gauche va consacrer toute son énergie à mobiliser les salarié-es qui n'en peuvent plus de la politique gouvernementale, à soutenir leurs luttes

Il va multiplier les initiatives dans les semaines et les mois qui viennent, notamment autour du programme   dont qu'il entend porter dans les élections à venir, pour créer la dynamique politique et populaire indispensable à sortir la France de la crise et à réussir le changement.

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Europe: les 27 installent les mécanismes de l’austérité

26 Mars 2011, 19:28pm

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 25 Mars 2011

 

Bruxelles, envoyé spécial. Le Conseil européen a adopté le Pacte pour l’euro, ainsi que le mécanisme européen de stabilité, non sans difficulté. Les dirigeants européens tentent de contourner le refus des peuples de payer pour une crise qu’ils n’ont pas causée.

Les chefs d’États et de gouvernement ont atteint leur objectif hier à Bruxelles : trouver le moyen d’imposer l’austérité. Pour ce, l’Union européenne (UE) va donc mettre en place un Mécanisme européen de stabilité (MES), censé sauver la zone euro. Ce Mécanisme sera accompagné d’un Pacte pour l’euro, chargé de faire appliquer l’austérité salariale et budgétaire.

Le MES doit rendre pérenne le Fonds européen de stabilité financière (FESF), instauré l’an dernier pour venir en aide aux pays surendettés. Par exemple, l’Irlande y a déjà eu recours. Le Mécanisme prêtera à un taux réduit (entre 4 et 6%) aux États en difficulté. 620 milliards d’euros seront levés sur les marchés financiers. Mais pour ce, les autres pays doivent avancer une partie du capital : 80 autres milliards. En arrivant au sommet, les Vingt-Sept ignoraient si un accord pourrait être trouvé, certains pays trouvant l’addition trop salée.

  • Les 27 rechignent à remettre au pot

La Finlande rechignait à mettre la main au pot. Ce pays mène depuis les années 1990 une politique budgétaire restrictive, et l’extrême-droite menace de devancer le parti de droite au pouvoir lors des élections législatives du 17 avril. Quant à l’Allemagne, qui devrait verser 22 milliards d’euros, elle souhaitait étaler les paiements en cinq tranches au lieu des trois convenues par les ministres des Finances en début de semaine. La chancelière allemande Angela Merkel  doit affronter des élections dimanche dans le plus gros Land, le Bade-Wurtemberg. Elle est donc obtenir du Conseil un allègement de la note du contribuable allemand. Et verser les deux dernières tranches après les élections parlementaires de 2013, où le gouvernement de droite pourrait être mis en difficulté.

Car c’est bien là que cela bloquait, jeudi et vendredi à Bruxelles : comment faire accepter aux peuples que c’est à eux de payer la note d’une crise dont ils ne sont pas responsables. Dans les pays dégageant des excédents commerciaux, une droite démagogique flatte la « bonne gestion » de leur nation comparée à celle des « Piigs » (« cochon » en anglais, pour Portugal, Italie, Irlande, Grèce, Espagne), trop dépensiers, et dit que ce n’est pas à eux de payer. On observe ce phénomène en Slovaquie, en Allemagne.

  • Contestations populaires face à la casse sociale

Dans les autres pays, dont la dette explose sous la pression conjuguée de la crise et des marchés financiers qui font augmenter les taux d’intérêts, les gouvernements peinent à faire accepter à leur population les « sacrifices » censés assainir les dépenses publiques. Le sommet s’est ouvert jeudi avec la démission, la veille, du premier ministre socialiste portugais, José Socrates. Ce dernier a échoué à obtenir les voix de la droite pour faire adopter son quatrième plan d’austérité en un an. Les taux d’intérêts de la dette portugaise ont été au plus haut cette semaine, tutoyant presque les 7,8%. Dans ce pays, la politique de casse sociale a rencontré une vive contestation populaire. Des dizaines de milliers de jeunes ont protesté contre la précarité, spontanément à l’appel d’internautes le 12 mars. Le 19 mars, c’est la Confédération générale des travailleurs portugais qui organisait une grève générale très suivie. Par ailleurs, fin février, le gouvernement irlandais de Brian Cowen, qui avait donné des garanties à Bruxelles d’une politique d’austérité budgétaire pour accéder aux subsides du Fonds européen de stabilisation financière, a été balayé par les urnes. Le nouveau gouvernement de centre-gauche, mené par Enda Kenny, réclame une renégociation des termes du contrat.

Lors du début de la crise, en 2008, les États-membres ont déversé des milliards d’euros pour relancer la croissance et assurer le fonctionnement d’un système bancaire perclus de dette. Depuis lors, ils n’ont de cesse d’examiner les moyens d’imposer aux peuples une politique qui respecte l’avidité des marchés financiers. Le Conseil européen de cette semaine en est, en quelque sorte, l’aboutissement, en créant deux nouvelles choses, le Mécanisme européen de stabilité (MES) et le « Pacte pour l’euro ».

Le Mécanisme est à destination des pays endettés. Il consiste à prêter à ces Etats à des taux entre 4 et 6%, soit moins que le rendement exigé par les marchés. Cela ne veut pas dire que les demandes des marchés ne soient pas respectées. Au contraire. En échange, les gouvernements s’engagent à réduire leur dépense publique et à hausser les recettes notamment par une augmentation de la fiscalité sur la consommation qui touche les plus démunis. Ainsi, lors du Conseil européen du 11 mars, pour obtenir une baisse des taux d’intérêts auxquels le FESF prête à la Grèce, George Papandreou, premier ministre grec a dû annoncer la privatisation (pudiquement appelée « dénationalisation ») de 50 milliards d’euros d’actifs de l’Etat grec. La vente des bijoux de famille.

  • Empêcher les peuples de se déterminer

Le Pacte pour l’euro concerne, lui, tous les pays adhérant à la monnaie unique. Il a la même finalité : empêcher que les parlements nationaux et les peuples soient consultés sur la nature des politiques à mener. « Je suis heureux aujourd’hui que six collègues de pays non membres de la zone euro ont annoncé qu’ils rejoignent le Pacte pour l’euro », a annoncé Herman Van Rompuy. Le Danemark, la Lituanie, la Lettonie, la Roumanie, la Pologne et la Bulgarie pensent que leur adhésion à ce programme va « rassurer les marchés », qu’ils vont pouvoir continuer à financer leur dette publique à taux bas. Que prévoit ce pacte ? La stricte application de la limitation des déficits publics. Cela passe par deux moyens : une amende quand les pays dépassent les seuils de 3% du PIB de déficit public et de 60% du PIB de dette publique ; l’inscription dans les législations nationales de cette limitation. En France cela se traduit par la proposition gouvernementale d’une loi cadre d’au moins trois ans. Les budgets votés chaque année devront les respecter, faute de quoi, ils seront censurés par le Conseil constitutionnel. La droite espère ainsi voter une loi cadre avant son départ en 2012, pour empêcher la gauche d’avoir les mains libres en cas de retour au pouvoir.

Le pacte ne se limite pas à la diminution des déficits. Il impose également l’austérité salariale. Et là, ce sont les recettes qui ont échoué qui sont appliquées. Les salaires ne pourront augmenter plus vite que la productivité ; et le marché du travail sera plus flexible. La modération salariale a été appliquée en Allemagne depuis dix ans, entraînant une baisse de la demande intérieure qui a freiné la croissance non seulement outre-Rhin, mais dans l’Europe entière. Quant à la précarité du travail, elle a été la norme en Europe du Sud et c’est maintenant ces pays qui rencontrent les plus graves problèmes pour financer leur dette publique.

  • Les syndicats se mobilisent

Pour autant, la messe n’est pas dite. Dans toute l’Europe, les syndicats, qui ont rassemblé 30.000 personnes dans deux manifestations jeudi à Bruxelles, sont défavorables au « pacte pour l’euro ». Une partie des socialistes européens également, ce qui n’était pas le cas en 2005, lors de la campagne pour le non au Traité constitutionnel européen. Le 9 avril, la Confédération européenne des syndicats (CES) organise d’ores et déjà une euromanifestation en Hongrie, à Budapest contre l’austérité. Et pour créer le Mécanisme européen de stabilité, il faut en passer par un nouveau traité. Lors d’une conférence de presse du Parti de la gauche européenne (PGE), le grec Aleksis Tsipras réclamait que tous les peuples européens soient consultés, par référendum, sur les mesures qui leurs sont imposées. En France, c’est au Parlement de se prononcer, l’occasion de mettre la pression sur la représentation nationale.

A lire: Pacte pour l'Euro: des syndicats outrés

A lire: Le pacte pour l'Euro, une reconstruction européenne?

Gaël de Santis

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Témoignage/Syrie : « La liberté doit s’acquérir en douceur, sinon on court à notre perte »

26 Mars 2011, 19:24pm

Publié par PCF Villepinte

Le président syrien, Bachar al Assad, au pouvoir de depuis onze ans, est confronté à la plus grande vague de contestation de son régime alors que les manifestations se sont étendues vendredi dans plusieurs villes du pays.

Tribunes - le 26 Mars 2011

 « Tu dois changer sinon on te changera ». Ce slogan modéré, formulé à l’intention du président Bachar El-Assad, a parcouru bon nombre de rues syriennes au cours des derniers jours. Alors que plusieurs manifestants ont encore été tués ce vendredi à quelques kilomètres de Deraa, Lina, jeune enseignante et mère de famille, livre ses impressions depuis la ville d’Alep, à l’autre bout du pays. Entre enthousiasme et peur du chaos.

Comment ressentez-vous les événements qui ont secoué Deraa ?

A Alep, c’est très calme. Nous sommes à l’extrême nord de la Syrie, donc très éloignés de Deraa et des événements qui s’y déroulent. Aujourd’hui, c’était un vendredi comme les autres, avec, aux alentours de midi, les habitants qui pique-niquaient sur le bord des routes. Il y a simplement eu quelques manifestations pro-gouvernementales hier et aujourd’hui, à la sortie de la grande prière. L’ambiance était très familiale, il y avait des drapeaux, des sourires, on entendait des coups de klaxon, des tambours et des cris de joie. Le président reste globalement très populaire, parce qu’il a su incarner une image jeune et ouverte du pouvoir. Sa femme est très émancipée, elle travaille beaucoup dans le social. C’est un couple abordable, proche du peuple et particulièrement actif sur le plan culturel.

Comment  l’actualité vous parvient-elle ?

Nous avons une vision extrêmement floue de ce qui se passe. Nous nous informons à la fois à travers les médias étrangers et nationaux, et le décalage est tel entre les différentes sources que ça laisse une drôle d’impression. Les informations locales, par exemple, présentent les manifestants comme des infiltrés, missionnés depuis l’étranger. Comme s’il était inenvisageable qu’ils viennent de l’intérieur. Par contre, personne n’explique au service de qui ils pourraient agir… On sait aussi qu’une enquête vient d’être ouverte pour savoir qui a tiré sur les manifestants à Deraa. La ville a même présenté ses excuses au gouvernement, qui a assuré que les services de sécurité avaient reçu l’ordre, au contraire, de calmer le jeu. Mais bien sûr, nous n’avons aucune preuve de quoi que ce soit.

Vous parliez de manifestations de soutien à Bachar El-Assad, mais les opposants sont-ils soutenus par certaines franges de la population ?

Plusieurs points de vue s’affrontent. Mais en Syrie, on touche très peu à la politique. Personne n’a jamais appris à s’opposer. Culturellement, on a toujours été pour. Nous assistons donc à un moment historique : les manifestations sont un mode d’expression complètement nouveau pour nous, ça nous laisse sur le derrière. D’habitude, le peuple vaque à ses occupations, les décisions sont  prises d’en haut et personne n’y trouve à redire.  Pourtant, il y a des choses à faire, à changer, c’est indéniable. Mais ici, la démocratie ne fonctionne pas comme ailleurs. La liberté doit s’acquérir en douceur, sinon on court à notre perte. Même s’il nous manque des choses, si le régime est dur, on se sent en sécurité et c’est une donnée essentielle pour nous.

Parce que cette sécurité est précaire ?

Je fais partie, pour ma part, de la minorité chrétienne. Nous vivons très bien, nous sommes bien considérés dans la société syrienne. Ayant souvent moins d’enfants, notre pouvoir d’achat est plus élevé et nous avons un meilleur accès à la culture, à l’enseignement. Certains souffrent de la pauvreté, mais à moindre échelle. Pourtant, politiquement, nous avons pour habitude de nous écraser, de raser les murs pour ainsi dire. Parce qu’on préfère la paix.  Nous vivons toujours dans la hantise d’une crise politique, sachant que nous serons les premiers visés dans un pays à majorité musulmane. C’est aussi pour cette raison que nous soutenons Bachar El-Assad. Parce qu’il est lui-même issu d’une minorité religieuse, les Alaouites, qui représentent un islam modéré et progressiste.

Cette peur que vous évoquez est-elle répandue ou propre à la minorité chrétienne ?

Tout le monde a peur du chaos. La Syrie est une mosaïque de nationalités et de confessions diverses. Il y a des Palestiniens, des Irakiens, des Libanais…  Des Chrétiens, des Druzes, des Sunnites : c’est une belle harmonie, mais elle reste très fragile et chacun sait qu’elle risque de voler en éclats et de se transformer en poudrière si le gouvernement s’effondre. C’est pourquoi de nombreux Syriens préfèrent vivre sous un régime dur mais qui, de par son autorité, force tout le monde à s’entendre.

Malgré cette position pro-gouvernementale, vous concédez que des progrès sociaux sont nécessaires, mais partagez-vous les revendications des manifestants ?

Je fréquente la haute société, j’ai plus de libertés que les classes populaires. Je ne partage ni leurs souffrances  ni  leurs privations, même si je tiens à préciser que la Syrie ne connaît pas de misère noire. Nous disposons en effet  de nombreuses infrastructures, l’école et l’accès aux soins sont gratuits pour tous, les produits de consommation courante sont à bas prix et il y a même des aides de l’Etat pour le fioul. J’ai conscience de compter parmi les privilégiés, de pouvoir voyager, me cultiver, consommer plus que la moyenne. Mes revendications sont donc forcément différentes, même si je vois d’un œil positif les annonces de réformes qui se sont multipliées ces derniers jours. La hausse des salaires de 20 %, notamment, est un vrai pas en avant, car c’est un décret présidentiel, ce qui signifie qu’il sera forcément appliqué, même s’il ne prend pas effet dans l’immédiat.

Les opposants demandent également la levée de l’Etat d’urgence, décrété par le pouvoir depuis 1963. Qu’en pensez-vous ?

 Sur ce point, je ne peux pas en dire plus au téléphone. D’une part parce que je connais mal le sujet, de l’autre parce que toutes les lignes sont sur écoute depuis toujours…

Propos recueillis par Flora Beillouin

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Rames, rameurs, ramez, on avance, on avance:

26 Mars 2011, 19:14pm

Publié par PCF Villepinte

sa montre d'une heure.

Dans la nuit de samedi à dimanche on passe à l'heure d'été et donc,  on avance ses montres d'une heure. Bon courage.  

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La gauche, la morale, St-Denis, Aubervilliers et ailleurs…

25 Mars 2011, 21:33pm

Publié par PCF Villepinte

par Jack Ralite, sénateur, ancien maire d’Aubervilliers

 


25 mars 2011

Les choses sont simples : pour l’emporter, les candidats PS/EELV ont besoin des voix non pas seulement de la droite, mais aussi de l’extrême droite. Et la droite, pour la première fois explicitement à Saint-Denis, appelle à voter PS/EELV. En lui-même, cet élément suffirait à disqualifier ce qui se produit ici. Mais allons au-delà. Imagine-t-on ce que serait un conseiller général de gauche qui, devancé au premier tour, l’emporterait au second par l’apport de voix de droite mais surtout, dans le rapport des forces actuels, par l’arbitrage du FN ? Mesure-t-on le désarroi, la confusion, la brèche que cela créerait ? Ainsi, un homme, une femme de gauche pourrait être élu-e à la faveur de pratiques devant lesquelles certains hiérarques de droite même reculent ? Et dans des territoires si emblématiques de ce que la gauche peut faire de meilleur au service des populations ? Mais c’en serait fini de la dignité de la politique, de l’honneur que l’on a, tous, de croire en quelque chose qui dépasse nos seuls intérêts !

Que l’on n’invoque pas ici le pluralisme, encore moins la démocratie. Ce qui blesse le pluralisme, ce n’est pas qu’un candidat respecte les principes du désistement républicain. Et ce qui souille la démocratie, c’est bien que l’on puisse sacrifier les valeurs fondamentales aux intérêts égoïstes.

Que l’on n’invoque pas davantage le vécu quotidien des habitants : je connais les souffrances de ceux que rongent le chômage, l’insécurité, l’échec scolaire. J’habite en HLM à Aubervilliers, je n’ignore rien de Saint-Denis : ces souffrances me taraudent et me font lutter et chercher depuis 50 ans, avec d’autres, des réponses nobles, nouvelles, avec échecs et réussites. Mais au grand jamais, face à ces souffrances je ne proposerai d’agir autrement qu’envers les vrais responsables. Jamais je ne détournerai la colère ailleurs que vers ceux qui mettent le monde à l’envers, jamais je n’instrumentaliserai le malheur et la misère. Et jamais je ne dévaloriserai ce que des décennies de gestion de gauche ont gagné pour les habitants d’Aubervilliers, de Saint-Denis, et de bien d’autres villes, dans le domaine de la santé, de la culture, du social, de la jeunesse. Car dénigrer, instrumentaliser, c’est à terme ajouter les désillusions à la souffrance, remplacer la colère par la rancoeur, le chemin de l’action par la fausse route de l’abstention et du rejet de l’autre. Face à la misère, bien plus qu’ailleurs, il faut toujours et toujours rassembler. Et rien d’autre.

Je suis bien placé pour savoir que, même à gauche, il est souvent difficile de ne pas être celui qui l’emporte. Ministre communiste avec François Mitterrand, j’ai été minoritaire dans son gouvernement. J’y suis resté sincère, loyal, mais fidèle à moi-même. Maire d’Aubervilliers, j’ai travaillé avec mes partenaires dans le plus digne d’eux-mêmes. Ce ne fut jamais facile. Mais ce fut l’honneur de la gauche que d’avoir respecté ses composantes.

Aujourd‘hui, nombreux sont les électeurs socialistes ou écologistes qui sont troublés. Leur choix, ils le savent, dépasse les enjeux locaux. Ils m’en parlent. Je leur dis en sincérité : en votant dimanche pour les candidats arrivés en tête au premier tour, ils ne se renient pas : ils réaffirment leurs valeurs. En s’inscrivant dans la longue histoire du progrès social en France et de la gauche de ce pays, ils ne vivent pas au passé : ils préservent l’avenir.

Je leur dis en franchise : au moment où le Front national est plus menaçant que jamais, rien ne doit être fait qui le mette au centre du jeu, et rien ne doit être fait qui favorise la contamination par ses idées.

Je leur dis avec détermination : la période qui s’ouvre va être dure, violente pour les gens les plus pauvres, pour ceux qui sont au coeur de notre action et de notre pensée. En ces temps, abdiquer nos valeurs et nos principes, au nom d’un prétendu modernisme ou d’un opportunisme affamé, ce serait indigne. Je leur dis enfin avec un grand respect : électeurs socialistes, écologistes, progressistes et aussi électeurs communistes : il vous appartient, très simplement, sans grandiloquence, de confirmer votre attachement à la gauche et de préserver l’honneur de vos partis, cet honneur qui sans vous va sortir entaché de ce triste épisode.

Ce que les appareils n’ont pas encore su faire, c’est aux électeurs et électrices de le réaliser : rassemblez-vous dimanche derrière le candidat de gauche qui est arrivé en tète au premier tour.

Il n’est pas trop tard.

 

 

Jack Ralite Sénateur communiste de la Seine-Saint-Denis et ancien ministre de François Mitterrand

,« Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. » (Albert Camus).

Voici 50 ans qu’à des titres divers, je suis élu de cette banlieue dont Saint-Denis et Aubervilliers sont si symboliques de la vie populaire, de l’histoire ouvrière. Je connais les efforts gigantesques d’invention et d’action, pour et avec les habitants, que ces villes ont dû faire pour sortir de leur statut de « communs de la société ».

Et comme chacun, aujourd’hui, je mesure ce qui se joue à Aubervilliers, à Saint-Denis et dans le Val-de-Marne : placés par les électeurs loin derrière les candidats Front de Gauche au premier tour, des candidats PS/EELV ont décidé de se maintenir au second, au rebours de toute l’histoire de la gauche -et ceci malgré les réticences de nombreux militants de ces deux partis, ouvrant par là même la boîte de Pandore des divisions à gauche.

Cette affaire n’est pas une guerre picrocholine. Elle pose, très au-delà des enjeux de pouvoir et de postes, une question fondamentale de morale. En balayant les principes qui avaient permis les victoires passées, les candidats PS/EELV concernés obèrent celles de l’avenir. Surtout, ils lâchent les digues de la compromission au pire moment, à l’un de ces instants où seule l’éthique peut sauver la politique.

Je le dis à hauteur d’homme, mais avec force : cela me déchire.

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FO signe l'accord sur les retraites complémentaires

25 Mars 2011, 21:26pm

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 25 Mars 2011
 

Force Ouvrière a ouvert la voie à la validation de l'accord sur l'avenir des régimes de retraite complémentaires Arrco et Agirc proposé par le Medef. Son secrétaire général Jean-Claude Mailly a annoncé ce jeudi soir que FO «sera signataire» du texte, estimant avoir «obtenu des garanties». «On a obtenu une stabilisation du taux de rendement des pensions pour les quatre ans à venir, pour qu'il n'y ait plus de baisse», a-t-il fait notamment valoir. Dans son projet, le patronat propose en effet de stabiliser de 2012 à 2015 le taux de rendement des retraites complémentaires qui ne cesse de baisser depuis 1993, chaque euro cotisé donnant droit à une pension de plus en plus faible. En revanche, la valeur du point restant indexée sur l'évolution des prix, et non des salaires, le niveau des pensions (ou taux de remplacement du salaire par la retraite) va continuer de baisser. D'autre part, d'ici 2012, le taux de rendement de l'Agirc va baisser, pour être aligné sur celui de l'Arrco.

FO appuie également sa décision sur le prolongement jusqu'en 2018 de l'Agff, dispositif permettant de servir la retraite complémentaire, sans abattement, en même temps que la pension du régime général. Jean-Claude Mailly a toutefois «regretté qu'il n'y ait pas une petite augmentation des cotisations». De fait, le Medef a imposé dans le texte final son refus de tout effort financier supplémentaire pour garantir l'équilibre financier des régimes.

Le projet prévoit également le report de l'âge ouvrant droit à la pension complémentaire à 62 ans, et celui de la garantie du taux plein à 67 ans, par alignement sur la réforme du régime de base. Un alignement qui n'avait pourtant rien de fatal, les régimes Arrco et Agric étant gérés par syndicats et patronat et n'étant pas soumis à la loi. Pour la CGT, qui a donné un avis négatif sur le projet, il n'est pas envisageable d'accepter, pour les complémentaires, ces mesures d'âges qu'elle a, avec l'ensemble des autres syndicats et la grande majorité de l'opinion des salariés, combattue l'année denière dans la réforme du régime général.
A l'issue des négociations, il y a une semaine, FO avait jugé le texte «déséquilibré», mais s'était montré hésitant sur la question de le signer. Dans les dernières heures des pourparlers, le Medef avait mis la pression sur ce syndicat, et sur la CFDT, en tenant des conciliabules avec des deux organisations. La signature annoncée de la centrale de Jean-Claude Mailly, qui détient la vice-présidence de l'Arrco, devrait entraîner celle de la CFDT: le syndicat de François Chérèque ne trouvait pratiquement rien à redire à l'accord, mais voulait éviter de signer seul. Outre la CGT, la CGC et la CFTC se sont clairement déclarées opposées au projet. Ces trois organisations peuvent encore empêcher la validation de l'accord si elles décident de faire valoir leur droit d'opposition, ce qui obligerait à rouvrir les négociations. Elles annonceront leur décision la semaine prochaine.

  • A lire: Les retraites complémentaires en danger

Rançon de son refus mordicus de toute augmentation des cotisations, le Medef tente d’imposer aux régimes Arrco et Agirc des remèdes qui seraient fatals pour les pensions. Lire la suite...

Yves Housson

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Cantonales: les citoyens auront le dernier mot

25 Mars 2011, 21:22pm

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 25 Mars 2011

 

 

Analyse: les enjeux des élections cantonales, à deux jours du second scrutin.

Le premier tour des élections cantonales a délivré un premier message : un rejet profond de la politique de Nicolas Sarkozy qui s’est traduit par de mauvais résultats pour l’UMP et pour de nombreux candidats divers droite ayant pourtant pris soin de ne pas s’afficher officiellement  pour les couleurs du parti présidentiel. Le découragement, la désespérance, la colère qui parcourent l’opinion publique ont  fait franchir un nouveau degré à l’abstention (56%). Une telle désaffection des bureaux de vote est un symptôme d’une crise de confiance dans la politique et  les institutions, mais d’une certaine manière, le pouvoir et les médias dominants, notamment l’audiovisuel public, par le silence  entretenu sur les enjeux des élections cantonales, sur la campagne elle-même, portent une grave responsabilité pour ce trop faible engagement citoyen.

  • Appels du pied de Sarkozy au FN

Le parti présidentiel, qui emprunte au Front  National tous ses thèmes de prédilection,  voit une part de son audience électorale siphonnée par les candidats du FN qui pourraient obtenir des élus, faute d’un sursaut citoyen à la hauteur du danger. Une question à laquelle va répondre le second tour sera de savoir dans quelle mesure les appels  du pied de Nicolas Sarkozy, hostile à tout front républicain anti-FN , et les dérapages contrôlés de Claude Guéant seront suivis par des transferts de voix entre électorats, UMP et FN, dans la perspective d’autres collusions.

  • Les forces de gauche plutôt confortées du premier round.

La gauche préside actuellement 58 départements. Elle pourrait l’emporter dans 60 conseils généraux. En effet, dans quatre départements elle pourrait chasser la droite : Jura, Pyrénées, Loire, Savoie, mais au moins deux pourraient basculer de gauche à droite : le  Val d’Oise et la Seine- et-Marne. Parmi les départements gérés par la gauche, deux ont des présidents communistes : l’Allier et le Val-de-Marne. Dans ces deux départements, les candidats PCF, en lice dans le cadre du Front de gauche, ont renforcé leur assise.

Le Front de gauche, créé en 2009 subissait sa première épreuve du feu au niveau cantonal ( après les européennes et les régionales). Il est en progression, passant d’une moyenne de 7,8 % pour le PCF en 2004 à 9 % aujourd’hui. Au passage, il supplante les Europe-Ecologie/les verts, comme deuxième composante à gauche après le Parti socialiste.

  • Unions et désunions

Dès le soir du premier tour, toute la gauche a affiché son unité. Martine Aubry (PS), Cécile Duflot( EE-LV) et Pierre Laurent (PCF) ont appelé les électeurs de gauche à se mobiliser autour des candidats de gauche arrivés en tête au premier tour. Un appel largement entendu dans le pays, en dépit de très regrettables exceptions. Les Verts n’ont pas respecté cette discipline à laquelle les électeurs de gauche sont si attachés, dans 37 cantons. Deux départements de longue tradition ouvrière et progressiste souffrent  d’entorses notables : le  Val-de-Marne où EE LV maintient ses candidats à Villejuif, Fontenay et Ivry : la Seine-Saint-Denis, où EELV  reste en lice à Saint-Denis  avec le soutien déclaré de l’UMP et du Modem,  et à Aubervilliers, où le PS fait de même.

Le second tour dimanche va-t-il amplifier les tendances du premier tour ? Va-t-il endiguer la montée  d’un FN qui jouit d’une promotion médiatique sans précédent ? Cela dépendra de la prise de conscience des citoyens attachés aux valeurs de la gauche et de la démocratie.

JPP

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Europe:

24 Mars 2011, 22:51pm

Publié par PCF Villepinte

 la riposte au pacte de compétitivité s’organise

Monde - le 23 Mars 2011

Événement. Mouvement social

 

Réuni ce vendredi et samedi à Bruxelles, le Conseil européen doit adopter le pacte pour l'euro. Des syndicats d’une quinzaine de pays, avec la Confédération européenne, la CGT, FO, la CISL italienne, le FGTB belge..., des ONG avec Attac, les Économistes atterrés, appellent à une vaste mobilisation pour construire une autre Europe.

«Nous voulons une Europe plus sociale, plus écologique et plus démocratique à l’intérieur, reposant sur la coopération et la solidarité entre les personnes et entre les peuples. (...) Nous sommes pro-Europe, au sens où nous croyons qu’une meilleure intégration économique et sociale est possible au niveau européen, et qu’elle est nécessaire. » C’est au nom de ces valeurs qu’une quarantaine d’organisations syndicales et d’associations d’une quinzaine de pays européens appellent à une vaste mobilisation des salariés et des peuples contre le pacte de compétitivité d’Angela Merkel et de Nicolas Sarkozy qualifié de « véritable déclaration de guerre aux peuples d’Europe » (L'Humanité a été la première à alerter sur le sujet: lire l'article).

Ces organisations, réunies les 10 et 11 mars derniers à Bruxelles, pour la première Conférence sociale de printemps, ont adopté un communiqué de presse (lire ci-dessous), une déclaration finale, et un programme d’actions. Elles ont en outre décidé de convoquer chaque année une telle réunion avant le sommet de printemps de l’Union européenne. Cette initiative est d’autant plus importante que s’ouvre demain dans la capitale belge un sommet de l’Union européenne qui doit avaliser ce pacte. Elle intervient en outre dans un contexte social et politique où seule une riposte significative à cette politique est à même de faire reculer le doute et la désespérance dans les milieux populaires des différents pays de l’Union.

Le communiqué de presse des participants à la conférence remet en cause la « gouvernance économique » antidémocratique envisagée par le pacte et qui conduirait à enfermer les peuples dans le carcan de l’austérité. Il propose que la situation budgétaire des pays de l’UE soit rétablie autrement que par des coupes dans les dépenses et il met en cause l’obsession antisalariale des dispositions envisagées. Dans leur longue déclaration les organisations du Printemps social précisent leur « vision pour l’Europe ». Elles y abordent les « politiques monétaires », les « budgets, les dettes et la fiscalité », les « politiques salariales, la compétitivité et la précarité », les « pensions », et enfin la « politique commerciale extérieure de l’UE ». Sur chacun des points elles font « quelques propositions ». Ainsi, élément particulièrement important, elles mettent en cause la Banque centrale européenne (BCE) « les politiques monétaires de l’Union » qui « conduisent ainsi à ce que les États-membres soient excessivement sous l’emprise des marchés financiers ». Elles considèrent que « la BCE devrait pouvoir financer les déficits publics sous contrôle démocratique européen ». Elles reprennent aussi à leur compte la proposition controversée du président de l’eurogroupe, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, et du ministre italien des Finances Mario Monti, d’émettre des « obligations européennes » pour couvrir les déficits publics.

 UNE EURO-MANIF À BUDAPEST LE 9 AVRIL

Enfin, la conférence appelle à la mobilisation. « Tous les mouvements et organisations présents à la conférence sociale, est-il indiqué, approuvent pleinement le programme de la semaine d’actions annoncée par la CES, et l’euro-manif convoquée à Budapest ce 9 avril. Au-delà, il s’agit aujourd’hui de construire un réseau de solidarité et des mobilisations européennes massives et pérennes permettant de bâtir les rapports de forces nécessaires contre cette offensive sans précédent sur les droits des peuples et des travailleurs. » En outre, ils interpellent les responsables politiques. Ils rappellent que le « Parlement européen aura à un rôle important àjouer » et affirment que chacun doit « se positionner clairement ».

LA GAUCHE CONTRE LE PACTE DE COMPÉTITIVITÉ

Cette interpellation peut aider à faire bouger les lignes au niveau politique. En France, à gauche, le PCF et le Parti de gauche ont très tôt appelé à l’action contre le pacte de compétitivité. Le Parti socialiste l’a également dénoncé, se prononçant pour « un pacte de compétitivité et d’emploi ». Il y propose notamment l’émission d’euro-obligations et une taxation des transactions financières pour financer une grande politique d’investissement à l’échelle européenne. À l’initiative du PCF, le Parti de la gauche européenne (PGE) a, lui, engagé une campagne de signatures en faveur de la création d’un fonds de développement social qui contribuerait au financement des dépenses publiques. Ce fonds serait également alimenté par une taxation des transactions financières mais aussi par une mobilisation de la capacité de la BCE à créer de la monnaie. L’initiative du Printemps social est ainsi appelée à des rebondissements divers.

  • A lire:

LES PARTICIPANTS À LA CONFÉRENCE SOCIALE DE PRINTEMPS. Voici la liste des participants à cette première Conférence sociale de printemps : CES ; CSI : EPSU ; France : CGT, FO, FSU, Solidaires, les Économistes atterrés, LDH ; Belgique : FGTB, CSC ; Italie : CGIL, CISL, Mais, Forum italiano dei movimenti per l’acqua ; Portugal : CGTP ; Espagne : CIG, ELA, ESK ; Roumanie : CSDR, BNS, Cartel Alfa, Romanian social forum ; Norvège : agforbundet ; Hongrie : MSZOSZ, MOSZ ; Attac (Fr., Be., All.) ; Transnational Institute ; European Anti Poverty Network ; Réseau justice fi scale ; Transform (Autriche ; Rép. tchèque ; Pologne) ; CADTM ; réseau Seattle to Brussels ; Caritas Europe ; Association européenne des droits de l’homme ; Nordic Welfare Campaign ; Conf of Kurdish Associations Europe ; Corporate Europe Observatory (CEO) ; Global Social Justice ; Euromarches ; Global Alliance for Immediate Alteration ; Degrowth.

PIERRE IVORRA

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Pacte pour l'Euro

24 Mars 2011, 22:46pm

Publié par PCF Villepinte

Alors que la crise a révélé l'impasse des politiques néolibérales, et alors que partout les peuples montrent très clairement leur rejet des politiques d'austérité, les dirigeants européens viennent de signer un pacte avec les puissances de l'argent. Sous l'impulsion d'Angela Merkel et de Nicolas Sarkozy, ils tentent de franchir une nouvelle étape dans les politiques de régression sociale sans consultation des peuples ni des parlementaires nationaux et européens. Le « Pacte pour l'Euro » est une offensive généralisée d'une rare violence contre les droits sociaux et politiques des Européens. Il vise à organiser l'emprise totale des marchés financiers sur les peuples et les Etats eux-mêmes. 

Le PGE se déclare solidaire des mouvements qui se développent partout en Europe et soutient le rassemblement des syndicats européens aujourd'hui, jeudi 24 mars, à Bruxelles ainsi que l'euromanifestation prévue le 9 avril prochain à Budapest. Le PGE, lors d'une conférence de presse au Parlement européen le 24 mars 2011, dénoncera ce coup de force autoritaire. Le Président et les vice-présidents du PGE appelleront à la constitution de fronts de résistance contre le Pacte pour l'euro et présenteront leurs propositions pour sortir de la crise, et pour une autre Europe.

A l'occasion du Conseil européen consacré au « Pacte pour l'Euro », le PGE tiendra une conférence de presse. En présence de : Pierre LAURENT, Président du Parti de la gauche européenne (PGE), Marisa MATIAS, Maite MOLA, Grigore PETRENCO et Alexis TSIPRAS, Vice-présidents.

Jeudi 24 mars 2011 à 13H au Parlement européen Salle des Conférences de presse « Ana Politkovskaya »/PHS 0A50 60 Rue Wiertz - 1047 Bruxelles Pour le PGE,

 

Parti communiste français, Paris, le 24 mars 2011.

 

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