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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Les grosses ficelles économiques du président

10 Février 2011, 22:57pm

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 10 Février 2011

 Baisse du coût du travail, recul de l'âge de la retraite, haro sur les 35 heures... Les justifications données par Nicolas Sarkozy sur sa politique économique, lors de l'émission "Paroles de Français" sur TF1, ne tiennent pas la route.

« Ce que nous mettons en œuvre a marché partout ailleurs dans le monde », a déclaré jeudi soir Nicolas Sarkozy, à l’émission « Paroles de Français ». La politique de baisse du coût du travail et d’avantages au capital et aux fortunes permettrait, selon lui, aux pays qui l’engagent de réussir. Les exemples tout proches, de l’Irlande, de l’Espagne, de la Grèce permettent d’en douter. Le premier de ces pays qui pratique une politique forcenée de dumping fiscal et social depuis des années, avec un taux d’imposition des sociétés de 12 %, contre 33 % en France, est en proie à une crise très violente et a vu son taux de chômage monté à 14 % de la population active.

Pour Nicolas Sarkozy, le recul de l’industrie et de l’emploi industriel en France, c’est la faute aux 35 heures et à la retraite à 60 ans. Mais l’Espagne ou la Grèce n’ont bénéficié ni des unes, ni de l’ autre et pourtant ces deux pays connaissent des difficultés bien plus graves que les nôtres. « Le décrochage de compétitivité » évoqué par le chef de l’Etat, a de toutes autres causes que l’importance des prélèvements publics et des dépenses sociales. Ceux-ci, tout au contraire, ont un effet de soutien à la croissance et leur développement permettrait particulièrement de relancer l’emploi qualifié, la formation, élément clés de la compétitivité.

Nicolas Sarkozy fait mine d’oublier que le travail, à la fois n’est pas qu’un coût et il n’est pas le seul. La caractéristique de l’évolution économique française est justement la montée d’un tout autre coût, celui du capital, par le biais des intérêts, des dividendes et de toutes les formes de prélèvements financiers qui lui au contraire étouffe le développement humain et affaiblit le pays.

En France même, cette politique n’est pas particulièrement marquée du sceau du succès. Cela explique certainement les embarras du chef de l’Etat à traiter de manière convaincante les questions économiques et sociales. Lorsque Jean-Pierre Pernaud a rappelé qu’il y a un an il avait affirmé lors d’une émission télévisée que le chômage reculerait « dans les semaines et les mois qui viennent » alors qu’il n’a fait qu’augmenter (+2,4 % en 2010), le chef de l’Etat s’est totalement embrouillé. La gêne à répondre aux exigences sociales, a été la dominante de la prestation de l’hôte de l’Elysée. C’est ainsi qu’aux témoignages de plusieurs invités sur leurs difficultés à vivre avec leurs faibles salaires, Nicolas Sarkozy n’a répondu qu’en invoquant sa politique de développement des heures supplémentaires.

A lire: Du vent sur un plateau, par Patrick Apel-Muller

Pierre Ivorra

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Accès à l’internet haut débit:

10 Février 2011, 16:05pm

Publié par PCF Villepinte

Sur le blog de F ASENSI:

9 février 2011 54 vues Aucun commentaire Imprimer Imprimer Envoyer à un ami Envoyer à un ami

 les Villepintois n’en peuvent plus d’attendre!Logo

 

 

J’ai décidé d’intervenir auprès du ministre de l’industrie, de l’énergie et de l’économie numérique Eric Besson pour protester contre l’absence d’accès à l’internet haut-débit pour certains habitants de Villepinte. Il est intolérable que les Villepintois reste à l’écart de la révolution numérique. Le refus de France Télécom de raccorder tous les quartiers de la ville au réseau haut-débit montre que l’entreprise délaisse sa mission de service public au profit d’activités bien plus lucratives. Nous ne pouvons accepter de telles discriminations!

Retrouver ci dessous la question écrite adressée à Eric Besson dans le cadre de mon activité parlementaire:

« M. François Asensi alerte M. le ministre chargé de l’industrie, de l’énergie et de l’économie numérique, sur des insuffisances de la couverture numérique à Villepinte. Dans certains quartiers comme celui de la Haie-Bertrand, il est en effet impossible de bénéficier d’une offre Internet « haut débit », la ville ne disposant pas sur son territoire de nœud de raccordement numérique.

Aussi, certains Villepintois doivent se contenter d’un débit inférieur à 4 mégabits/seconde ce qui les empêche d’utiliser Internet de manière optimale. Alors qu’Internet est largement utilisé dans la vie de tous les jours et souvent indispensable au niveau professionnel, une partie des Villepintois reste à l’écart de la révolution numérique. Cette situation est vécue comme une injustice par les Villepintois concernés.

France Télécom a confirmé que l’augmentation du débit Internet pour ces habitants n’était pas à l’ordre du jour. Cette décision apparaît pour le moins incohérente quand on sait que France Telecom souhaite développer un réseau Internet très haut débit sur notre territoire. Comme on pouvait le craindre, la privatisation du groupe de télécommunication a entraîné une réduction des missions de service public.

De nombreux Français n’ont toujours pas accès au haut débit ce qui crée une situation de fracture numérique particulièrement insupportable. À l’ère du numérique, il n’est pas acceptable qu’une ville comme Villepinte pourvue d’un centre d’affaires international, d’un parc des expositions et de plus d’un millier d’entreprises, reste à la traîne de la révolution de l’informationnel.

À Villepinte, la municipalité s’est donc mise en quête de solutions alternatives pour installer le haut débit dans les quartiers qui en sont toujours privés. Cependant, l’action de la ville est tributaire de la publication par l’ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) des textes juridiques définissant le cadre d’intervention des collectivités locales. Il est essentiel que le délai de publication du cadre juridique, prévu pour début 2011, soit respecté car tout retard dans la livraison des règlements pourrait démultiplier les délais pour mettre en chantier des solutions à ce problème.

François Asensi voudrait savoir ce que les pouvoirs publics comptent faire pour remédier à l’absence de raccordement à l’Internet haut débit à Villepinte. Il souhaite également souligner l’importance de la publication par l’ARCEP du cadre juridique des collectivités locales et de la nécessité de respecter les délais annoncés. »

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Justice : presque tous les tribunaux en grève

9 Février 2011, 22:46pm

Publié par PCF Villepinte

146 juridictions sur environ 200 sont paralysées aujourd'hui par ce mouvement de contestation

Société - le 9 Février 2011

 

 

 

La riposte du monde judiciaire aux propos de Nicolas Sarkozy, qui ne cesse s'étendre, rencontre les critiques virulentes de la majorité qui appelle à la "responsabilité".

La mobilisation sans précédent de la magistrature française en réaction aux accusations de laxisme des juges lancées par Nicolas Sarkozy s'est accrue mercredi pour toucher les trois quarts des juridictions. Selon des sources syndicales, 146 juridictions sur environ 200 étaient pratiquement paralysées par ce mouvement sans précédent par son ampleur en France, et même en Europe.

Le président du principal syndicat de magistrats et celui de l'association regroupant les juges d'instruction ont appelé le chef de l'État à "ouvrir une porte" afin de donner plus de moyens à la justice. Des assemblées générales devaient se tenir encore dans de nombreuses juridictions, dont ce mercredi à la cour d'appel de Paris, la plus grande du pays, et à la Cour de cassation jeudi, la plus haute juridiction française. Les juridictions renvoient toutes les audiences non urgentes, notamment celles où personne n'est en prison dans l'attente d'un procès.

Marc Trévidic, président de l'Association française des magistrats instructeurs (AFMI), a appelé Nicolas Sarkozy, qui interviendra sur TF1 jeudi soir, à proposer un "plan Orsec" pour le système judiciaire français, classé au 37e rang sur 43 en Europe pour l'effort budgétaire. "Je pense qu'il faut lancer un plan pluriannuel en termes d'effectifs et de moyens pour remettre le système au niveau des principaux pays européens", a expliqué Marc Trévidic. Il faudrait insister sur la justice des mineurs et la probation des détenus, selon lui. "C'est lorsque les gens ont 17 ans qu'on peut encore faire quelque chose."

Pour le PCF, "Nicolas Sarkozy et sa majorité sont responsables de cette situation désastreuse. Le président Sarkozy doit cesser de faire de chaque drame une affaire d'Etat. Il doit par contre, prendre en compte la question de la justice qui est, elle, l’affaire de l'Etat", précise le communiqué. "Près de deux lois par an sont votées dans le seul but d'aggraver les sanctions pénales. Cette multitude de lois est si significative de la volonté ultra-sécuritaire du président et de sa majorité --à chaque drame, une loi-- qu’elles se succèdent sans aucune évaluation ni bilan de leur mise en oeuvre et de leur efficacité".

Cette révolte des magistrats face aux propos de Nicolas Sarkozy dans l'affaire Laëtitia, marque un énième épisode de tensions qui remontent à l'époque où le président de la République était ministre de l'Intérieur.

Manifestation jeudi à Nantes, devant le palais de justice à 14 h, les magistrats manifesteront leur colère contre les propos de Nicolas Sarkozy.

Jeudi à Nantes, les salariés appelés à rejoindre la manifestation des magistrats

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M.Fillon, la France va t-elle enfin reconnaître officiellement l’Etat de Palestine?

9 Février 2011, 21:14pm

Publié par PCF Villepinte

9 février 2011 35 vues Aucun commentaire Imprimer Imprimer Envoyer à un ami Envoyer à un ami

 

 

Lors de la séance de questions au Gouvernement, mercredi 9 février, j’ai demandé au Premier ministre François Fillon que la France fasse un geste fort envers le peuple palestinien : le moment est venu de reconnaître enfin officiellement l’existence de l’Etat palestinien.

Les négociations dans le cadre du processus de paix israélo-palestinien sont plus que jamais dans l’impasse. D’autres options diplomatiques doivent être utilisées et la France doit en être initiatrice.


François ASENSI – Député de Seine-Saint-Denis – Membre du groupe d’amitié France-Territoires palestiniens

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Après « Air Ben Ali », voici « Air Moubarak »

8 Février 2011, 20:19pm

Publié par PCF Villepinte

François Fillon reconnaît avoir utilisé un avion affrété par le gouvernement égyptien pendant ses vacances. Après avoir suivi les aventures de la ministre des affaires étrangères invitée express de la Compagnie « Air Ben Ali », voici donc le Premier ministre hôte de la compagnie « Air Moubarak ».

On comprend mieux l'enthousiasme de François Fillon à voler au secours – c'est le cas de le dire – de sa ministre des affaires étrangères. Il est décidément temps de passer à autre chose. Le spectacle de ce pouvoir qui se croit tout permis n'a que trop duré. 

Olivier Dartigolles, Porte parole du PCF Paris, le 8 février 2011 

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LE SORT DE MOUBARAK EST JETÉ

8 Février 2011, 16:44pm

Publié par PCF Villepinte

Réflexions du compañero Fidel

 

 

Le sort de Moubarak est jeté, et jusqu'à l’appui des États-Unis ne pourra pas sauver son gouvernement. Le peuple égyptien est intelligent ; il a, au cours de sa glorieuse histoire, laissé son empreinte dans la civilisation humaine. « Du haut de ces pyramides, quarante siècles vous contemplent », s’exclama, dit-on, Bonaparte à un moment d’exaltation où la révolution des Encyclopédistes le conduisit à cette extraordinaire rencontre de civilisations.

À la fin de la Deuxième Guerre mondiale, l’Égypte brilla sous la conduite d’Abdel Gamal Nasser. Lui, Jawaharlal Nehru, héritier du Mahatma Gandhi, Kwame Nkrumah et Ahmed Sékou Touré, deux leaders africains, Sukarno, président de l’Indonésie récemment libérée, créèrent le Mouvement des pays non alignés qui propulsa la lutte d’indépendance des colonies. Les peuples du Sud-Est asiatique et de l’Afrique du Nord, dont l’Égypte, l’Algérie, la Syrie, le Liban, la Palestine, le Sahara occidental, le Congo, l’Angola et le Mozambique, se battaient, avec le soutien de l’URSS et de la Chine, contre les métropoles française, anglaise, belge et portugaise que soutenaient les États-Unis

Cuba se joignit à ce mouvement en marche au triomphe de sa Révolution.

En 1956, la Grande-Bretagne, la France et Israël avaient attaqué par surprise l’Égypte qui avait nationalisé le canal de Suez, mais la solidarité audacieuse de l’URSS, qui menaça même de recourir à ses missiles stratégiques, paralysa les agresseurs.

Le décès précoce de Nasser, le 28 septembre 1970, fut une perte  irréparable pour l’Égypte.

Les USA n’ont pas cessé de conspirer contre le monde arabe qui concentre les plus grosses réserves de pétrole au monde.

Il est inutile de beaucoup argumenter. Il suffit de lire les dépêches de presse pour savoir ce qu’il se passera inévitablement.

Lisons-les.

28 janvier :

« (DPA). Plus de cent mille Égyptiens sont descendus aujourd’hui dans la rue pour protester contre le gouvernement du président Hosni Moubarak, bien que les manifestations soient interdites par les autorités…

« Les manifestants ont incendié des bureaux du Parti démocratique national (PDN), de Moubarak, et des postes de police, tandis qu’au centre du Caire, ils ont lancé des pierres contre la police qui tentait de les disperser par des gaz lacrymogènes et des balles de caoutchouc.

« Le président étasunien, Barack Obama, s’est réuni aujourd’hui avec une commission de spécialistes pour analyser la situation, tandis que le porte-parole de la Maison-Blanche, Robert Gibbs, a averti que les États-Unis réévalueraient en fonction des événements les aides se montant à des milliards qu’ils octroient à l’Égypte.

« Les Nations Unies ont aussi émis un message fort depuis Davos où le secrétaire général Ban Ki-moon se trouvait ce vendredi.

« (Reuters).- Le Président Mubarak  a ordonné le couvre-feu  en Egypt et le déploiement de troupes de l’armée, appuyées par des véhicules blindés au Caire et dans d’autres villes. Des confrontations violentes entre la police et des manifestants sont reportées.

 

 « Des forces de l’armée, appuyées par des véhicules blindés, se sont déployées vendredi au Caire et dans d’autres grandes villes égyptiennes pour faire cesser les protestations populaires qui exigent la démission du président Hosni Moubarak.

« Selon des sources médicales, 410 personnes ont été blessées à ce jour durant les protestations, tandis que la télévision publique a annoncé le couvre-feu dans toutes les villes.

« Les événements représentent un dilemme pour les États-Unis qui ont exprimé leur souhait de voir s’étendre la démocratie dans toute la région, bien que Moubarak ait été depuis de longues années un de leurs proches alliés et le bénéficiaire d’une très grosse aide militaire. »

 « (DPA).- Des milliers de Jordaniens ont protesté aujourd’hui dans tout le pays après les prières du vendredi,  pour demander la démission du Premier Ministre Samir Rifai, ainsi que des reformes politiques et économiques»

 

Au milieu de la catastrophe politique qui frappe le monde arabe, des dirigeants réunis en Suisse ont réfléchi sur les causes de ce phénomène dans un monde qui court même, selon certains, à un suicide collectif :

 

«Le modèle de croissance économique actuel, fondé sur la consommation et oublieux de ses impacts environnementaux, ne peut plus se maintenir pour beaucoup plus longtemps, car il en va de la survie de la planète, ont averti aujourd’hui à Davos plusieurs dirigeants politiques.

« "Le modèle actuel est un suicide collectif. Nous avons besoin d’une révolution dans la pensée et dans l’action. Les ressources naturelles sont toujours plus réduites",  a averti Ban Ki-moon au cours d’un débat du Forum économique mondial portant sur la façon de redéfinir une croissance durable.

« "Les changements climatiques nous indiquent que le vieux modèle est plus que jamais périmé", a insisté le responsable de l’ONU.

« Le secrétaire général a ajouté qu’en plus de ressources essentielles à la survie comme l’eau et les aliments, "une autre ressource nécessaire pour faire face aux changements climatiques est en train de s’épuiser : le temps". »

 29 janvier :

« Washington (AP). Le président Barack Obama a tenté l’impossible face à la crise égyptienne : séduire une population soulevée contre un régime autoritaire de trente ans, tout en assurant un allié clef de son soutien.

« Son allocution de quatre minutes, vendredi soir, a représenté une tentative prudente de maintenir un équilibre difficile : Obama avait tout à perdre en se prononçant soit pour les manifestants qui exigent la démission du président Hosni Moubarak soit pour le régime qui s’accroche au pouvoir avec violence.

« Obama… n’a pas demandé un changement de régime, mais il n’a pas dit non plus que l’annonce de Moubarak était insuffisante.

« Bien que ses paroles aient été les plus fortes qu’on ait écoutées ce jour-ci à Washington, il ne s’est pas écarté du scénario déjà écrit par sa secrétaire d’État, Hillary Clinton, et par son porte-parole, Robert Gibbs.

«(NTX).-  Selon un éditorial du journal The Washington Post, les États-Unis devraient user de toute leur influence, y compris le milliard de dollars et plus d’aide qu’ils fournissent chaque année à l’armée égyptienne, pour obtenir ce dernier résultat", autrement dit le départ de Moubarak.

« …Dans son allocution de vendredi soir, Obama a affirmé qu’il continuerait de travailler avec le président Moubarak et a regretté que celui-ci n’ait pas mentionné des élections éventuelles.

« Le journal a qualifié d’ "irréalistes" les positions d’Obama et du vice-président Joe Biden qui a déclaré à une radio qu’on ne pouvait pas taxer le président égyptien de dictateur et qu’il ne pensait pas qu’il devait démissionner.

«(AFP).- Les Organisations arabes étasuniennes, ont exhorté le gouvernement du Président Barack Obama à ne plus soutenir la dictature de Moubarak en Egypte»

«(ANSA).- Les USA se sont déclarés à nouveau  ¨préoccupés¨ par la violence en Egypte et a averti au gouvernement de Moubarak qu’il ne peut agir comme si rien ne s’était passé. Selon Fox News, il ne reste plus à Obama qu’une alternative mauvaise au sujet de l’Égypte.

 

« …il a averti le gouvernement du Caire qu’il ne peut recommencer à "battre les cartes" et continuer d’agir comme de si de rien n’était.

« La Maison-Blanche et le département d’État suivent de très près la situation en Égypte, l’un des principaux alliés de Washington dans le monde et bénéficiaire d’une aide civile et militaire se montant à environ 1,5 milliard de dollars par an.

« Les médias étasuniens couvrent très largement les troubles en Égypte et signalent que la situation peut se convertir, de quelque manière qu’elle se règle, en un casse-tête pour Washington.

« Selon Fox, si Moubarak tombait, les USA et leur autre principal allié au Moyen-Orient, Israël, pourraient se retrouver face à un gouvernement des Frères musulmans au Caire et voir l’Égypte prendre un virage anti-occidental.

« "Nous avons misé sur le mauvais cheval pendant cinquante ans",  a affirmé à Fox un ancien agent de la CIA, Michael Scheuer : "Penser que le peuple égyptien va oublier que nous avons soutenu des dictateurs pendant un demi-siècle est utopique", a-t-il ajouté.

«(AFP).- La communauté internationale a multiplié ses appels pour que le Président égyptien Hosni Moubarak introduise des réformes politiques et qu’il cesse la répression des manifestations contre son gouvernement, lesquelles se trouvent à son cinquième jour.

« Nicolás Sarkozy, Angela Merkel et David Cameron ont, pour leur part, demandé  samedi au président dans une déclaration conjointe d’ "entamer des changements" face aux "revendications légitimes" de son peuple et d’ "éviter à tout prix de recourir à la violence contre les civils".

« L’Iran a aussi appelé les autorités égyptienne à faire cas des revendications de la rue.

« Le roi Abdallah d’Arabie saoudite a estimé en revanche que les protestations constituaient "des attaques à la sécurité et à la stabilité" de l’Égypte, réalisées par des "infiltrés" au nom de la "liberté d’expression".

« Le monarque a téléphoné à Moubarak pour lui exprimer sa solidarité, a fait savoir l’agence officielle saoudite SPA.

31 janvier :

« (EFE) Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a exprimé aujourd’hui sa crainte que la situation en Égypte ne favorise l’accès des islamistes au pouvoir, cette inquiétude étant partagée, a-t-il dit, par des dirigeants avec lesquels il s’est entretenu ces derniers jours.

« …le Premier ministre a refusé de commenter des nouvelles divulguées par des médias locaux, comme quoi Israël a autorisé aujourd’hui l’Égypte à déployer des troupes dans le Sinaï pour la première fois en trente ans, ce qui serait une violation de l’accord de paix signé en 1979 entre les deux nations.

« La chancelière allemande a affirmé pour sa part, face aux critiques visant des puissances occidentales comme les USA et l’Allemagne qui ont maintenu des liens étroits avec des régimes totalitaires arabes : "Nous n’avons pas abandonné l’Égypte "

« Le processus de paix entre les Israéliens et les Palestiniens est paralysé depuis septembre, surtout parce qu’Israël refuse de freiner la construction de colonies juives dans le Territoire palestinien occupé.

« Jérusalem (EFE). Israël est favorable au maintien au pouvoir du président égyptien Hosni Moubarak que le chef de l’État israélien a soutenu aujourd’hui quand il a jugé qu’ "une oligarchie religieuse fanatique n’est pas mieux que le manque de démocratie".

« Les déclarations du chef d’État coïncident avec les pressions – diffusées par les médias locaux – qu’exerce Israël sur ses alliés occidentaux pour qu’ils ne critiquent pas autant le régime Moubarak que le peuple égyptien et l’opposition tentent de renverser.

« Selon des sources officieuses anonymes citées par le journal Haaretz, le ministère des affaires étrangères a adressé samedi un communiqué à ses ambassades aux USA, au Canada, en Chine, en Russie et dans plusieurs pays européens pour demander aux ambassadeurs d’insister devant les autorités locales sur l’importance que signifie la stabilité de l’Égypte pour Israël.

« D’après les observateurs israéliens, la chute de Moubarak pourrait mettre en danger les accords de Camp David signés entre l’Égypte et Israël en 1978 et le Traité de paix bilatéral de 1979, surtout si elle entraînait la montée au pouvoir des Frères musulmans, des islamistes qui jouissent d’une vaste assise sociale.

« Israël considère l’Égypte comme le garant de la paix à ses frontières sud et un soutien capital au blocus de la bande de Gaza et à l’isolement du mouvement islamiste palestinien Hamas.

« L’une des plus grandes craintes d’Israël est que la révolte égyptienne, qui se situe dans le sillage de celle de la Tunisie, touche aussi la Jordanie et affaiblisse le régime du roi Abdallah II, dont le pays est le seul  du monde arabe, avec l’Égypte, à avoir reconnu Israël.

«  La désignation récente du général Omar Suleiman comme vice-président égyptien et, donc, comme éventuelle successeur à la présidence, a été bienvenue en Israël qui a maintenu avec lui d’étroites relations de coopération en matière de défense.

« Mais l’orientation des protestations égyptiennes ne permet pas de juger comme un fait acquis que la continuité du régime est assurée ni qu’Israël pourra continuer de compter sur l’Égypte comme son principal allié dans la région. »

Comme on le voit, le monde fait face pour la première fois à trois problèmes simultanés : crises climatiques, crises alimentaires et crises politiques.

À quoi on peut ajouter d’autres graves dangers.

Les risques de guerres toujours plus destructives ne cessent pas.

Les dirigeants politiques feront-ils preuve d’assez de sérénité et d’équanimité pour leur faire face ?

Le sort de notre espèce en dépend.

 

 

Fidel Castro Ruz

Le 1er février 2011

19 h 15

 

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Seine-Saint-Denis : la colère monte chez les parents d'élèves

7 Février 2011, 22:45pm

Publié par PCF Villepinte

Société - le 7 Février 2011

 

Des parents d'élèves d'une centaine d'écoles de Seine-Saint-Denis dénonçaient lundi les absences non remplacées d'enseignants en "occupant" les bureaux de direction des établissements, a annoncé la FCPE, la principale fédération de parents d'élèves.

"Une centaine d'écoles sont occupées par des parents, principalement à Epinay-sur-Seine, Saint-Ouen, Bagnolet et Pierrefitte", a affirmé Michel Hervieu, président de la FCPE en Seine-Saint-Denis. "Les cours se tiennent normalement", a-t-il précisé. "Depuis trop longtemps, des remplacements ne sont pas assurés", a-t-il dit.

En juin, plusieurs dizaines de parents d'élèves de Seine-Saint-Denis avaient déjà déposé des recours devant le tribunal administratif de Montreuil contre le ministre de l'Education nationale Luc Chatel pour protester contre les absences non remplacées. "Il y a de nouveaux recours administratifs", selon M. Hervieu. A Epinay-sur-Seine, sur 700 jours d'absence de courte durée depuis septembre, 600 n'ont pas fait l'objet de remplacements, selon la FCPE. Michel Hervieu dénonce "une inégalité territoriale". "La Seine-Saint-Denis, malgré sa population défavorisée, est beaucoup plus maltraitée que d'autres", estime-t-il. "Certains enfants parlent français à l'école seulement, c'est un lieu de sociabilisation, d'intégration et on n'est pas capable de mettre les moyens", déplore-t-il."Depuis la rentrée de janvier le taux d'absentéisme est extrêmement important, pour des maladies essentiellement: on a atteint 15% sur certaines circonscriptions", reconnaît-il. "Le problème des absences est lié à une situation conjoncturelle et non à un manque de moyens", affirme l'inspecteur d'académie.

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A l'Union Européenne, toujours la même soumission aux marchés financiers

7 Février 2011, 22:41pm

Publié par PCF Villepinte

Le Conseil européen qui se réunit aujourd'hui à Bruxelles discutera, sur proposition de la chancelière Angela Merkel et avec le soutien de Nicolas Sarkozy, d'un « pacte de compétitivité » pour une nouvelle « gouvernance économique ». L'objectif est la mise en place d'un dispositif drastique d'hyper-austérité lors du sommet européen de la fin mars.

A l'Union Européenne, c'est toujours la même soumission aux marchés financiers ! Malgré les dégâts d'une crise provoquée par l'avidité de la grande finance, l'Union européenne continue de s'aligner derrière les demandes les plus dures contre les peuples européens. Il faut satisfaire les marchés financiers et les exigences de l'Allemagne, comme la retraite généralisée à 67 ans, la mise sous tutelle des budgets nationaux et la baisse des salaires. Une politique somme toute cohérente avec le projet du gouvernement français d'inscrire l'austérité dans la Constitution.

L’idée qu’il faut coûte que coûte s’affranchir de la domination des marchés financiers commence à faire son chemin. La proposition du PCF visant à créer un «fonds européen de développement social» répond à cette exigence. Il doit servir à accorder des prêts à taux minimes pour des investissements publics créateurs d’emplois, pour le développement de la formation, de la recherche, des services publics, pour des infrastructures utiles, des réalisations dans le domaine de l’environnement. Ce fonds doit bénéficier de sources de financement alternatives: le produit d’une taxe sur les transactions financières; des prêts à des conditions exceptionnellement favorables de la Banque centrale européenne, qui doit, pour cela, user de son pouvoir de créer de la monnaie; enfin une contribution substantielle du budget communautaire.

La campagne d’initiative citoyenne européenne, décidée lors du dernier congrès de décembre à Paris du Parti de la gauche européenne, se fixe l'objectif, par la collecte d'un million de signatures à l'échelle de l'Union européenne, d'imposer un grand débat pour une réorientation de la construction européenne.

Ne pas tuer l’idée européenne, c’est d’agir pour changer la politique menée en son nom, et pour cela, de la mettre au cœur des débats pour 2012.

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, responsable Europe. Paris, le 4 février 2011

Sujets

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Magistrats : « Sarkozy et sa majorité sont responsables de cette situation désastreuse »

7 Février 2011, 22:36pm

Publié par PCF Villepinte

En charge des affaires judiciaires, les magistrats et les personnels subissent depuis 2002 les interventions répétées de Nicolas Sarkozy, Ministre de l’Intérieur puis Président de la République.

Près de deux lois par an sont votées dans le seul but d'aggraver les sanctions pénales. Cette multitude de lois est si significative de la volonté ultra-sécuritaire du Président et de sa majorité – à chaque drame, une loi – qu’elles se succèdent sans aucune évaluation ni bilan de leur mise en œuvre et de leur efficacité.

Pourtant, les professionnels tirent la sonnette d’alarme sur l’indigence des moyens de la justice : le budget de la France est au 37ème rang européen. La justice française manque de magistrats, de greffiers, de personnels pénitentiaires. Les Services Pénitentiaires d’Insertion et de Probation (SPIP) ont besoin en urgence de 1 000 postes supplémentaires, ne serait-ce que pour appliquer la loi pénitentiaire ! Facile pour le Président de la République de désigner les magistrats, les policiers et les conseillers d’insertion et de probation comme boucs émissaires, quand, à Nantes, ces derniers doivent suivre en moyenne chacun 135 personnes, alors que les préconisations sont de 50 à 60. Au Canada, il y a un agent pour 40 personnes, en Suède un pour 25. Nicolas Sarkozy et sa majorité sont responsables de cette situation désastreuse.

Le Président Sarkozy doit cesser de faire de chaque drame une affaire d'État. Il doit par contre, prendre en compte la question de la justice qui est, elle, l’affaire de l'État.

 

Nicole Borvo-Cohen-Seat, Responsable des questions de Justice pour le PCF,

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interview d'Olivier Besancenot Libération du 07 février 2011

7 Février 2011, 11:58am

Publié par PCF Villepinte

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Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste, aborde l’épineux sujet de la présidentielle. Dont sa formation doit débattre en congrès ce week-end.

Avant même le congrès du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) qui débute vendredi, Olivier Besancenot, de retour de Tunisie, envoie une fin de non-recevoir à la proposition de rassemblement du leader du Front de Gauche Jean-Luc Mélenchon et souhaite une candidature du «mouvement social».

Alors, cet «apprentissage» de la révolution en Tunisie ?

Les travaux pratiques valent souvent la théorie ! Jusqu’alors, le militant révolutionnaire que je suis militait dans un monde sans révolution. A Tunis, j’ai pu apprécier un peuple lorsqu’il fait irruption dans l’arène sociale et politique.

Jean-Luc Mélenchon fait le parallèle avec la «révolution citoyenne» qu’il appelle…

En Tunisie ou en Egypte, ce ne sont pas des révolutions par les urnes. Le peuple, au-delà des échéances électorales, refuse toute délégation de pouvoir. La révolution est compatible avec le suffrage universel, mais elle ne saurait être une promesse électorale. La classe politique française parle du «risque de vide politique» après Ben Ali ou Moubarak. Ce n’est pas le vide qui les effraie, mais le peuple ! Là-bas, ce «vide» est rempli d’effervescence démocratique : une assemblée générale improvisée à chaque coin de rue, un militaire entouré d’une cinquantaine de Tunisiens en train de discuter, au café la serveuse vous tend un tract…

Toutes proportions gardées, il y a des points communs avec les mouvements qu’on a connus en Europe.

C’étaient des manifestations, pas des révolutions…

Exact. Mais 7 à 8 millions de personnes qui manifestent ou font grève contre la réforme des retraites, ça laisse augurer de la force du nombre ! Les modèles n’existent pas. Pourtant, en France aussi, il nous faudrait une bonne vieille révolution. La liberté d’expression existe, mais nous subissons notre propre dictature : celle de la finance. Un nouveau cycle s’amorce dans le sillage de la crise économique: celui de la mondialisation des révoltes, des révolutions. Le peuple tunisien nous montre la voie de la dignité retrouvée.

Pour vous, Mélenchon n’est «pas un candidat de rassemblement anticapitaliste». Pourquoi l’écarter si vite ?

Il n’est pas mon adversaire et a le droit d’être candidat. Son courant correspond à une réalité politique.

Mais il interpelle le NPA sur sa candidature…

Ce qu’il nous propose, c’est un ralliement, pas l’unité. J’ai le plus profond respect pour les militants du PCF, du PG et de LO. Je n’aurai donc pas la prétention de leur dire : «Ralliez le NPA et on va vous rassembler.» L’unité, c’est fédérer des militants d’horizons et de cultures différents, ce n’est pas un tête-à-tête entre partis. A son congrès, le NPA pourrait proposer de fédérer les forces anticapitalistes qui s’activent au sein du mouvement social, et travailler à une candidature de rassemblement. Mélenchon se revendique toujours des années Mitterrand et de la gauche plurielle. Il laisse la possibilité entrouverte d’appliquer, demain, son programme avec le PS. C’est une différence entre nous. De plus, le chef de file d’un parti politique, quel qu’il soit, n’est pas le mieux placé pour représenter les autres partis. Si Jean- Luc Mélenchon croit au rassemblement, envisage-t-il de ne pas être candidat et de faire campagne pour quelqu’un qui incarnerait la radicalité du mouvement social ? Moi oui.

Mais qui ? En six mois de manifestations, aucune personnalité n’a émergé !

Le qui, on le verra après avoir discuté du comment.

Mais vous avez des noms à proposer ?

Je ne vais pas jouer au jeu du casting… Des personnalités «luttes de classe», capables d’incarner la radicalité, ça existe. Il faut voir si d’autres que nous au sein de la gauche sociale et politique partagent ce projet.

Si vous ne trouvez personne, vous repartez pour un tour ?

Si cette proposition de rassemblement ne trouve pas d’écho, nous désignerons une candidature du NPA au mois de juin.

Que faut-il attendre de votre congrès ?

On n’a pas cherché à masquer nos débats et nos difficultés après le revers électoral des régionales. A l’occasion de ce congrès, nous allons adopter une orientation politique et un programme faisant des propositions pour une rupture anticapitaliste.

Vous allez laisser le porte-parolat?

La nouvelle direction élira en son sein de nouveaux porte-parole, probablement deux. Ensuite, il faudra discuter si je fais partie de ce tandem ou si je bascule sur les questions européennes. L’internationalisme me tient à cœur.

Quel regard portez-vous sur vos dix ans de porte-parolat ?

Cette période a connu ses hauts et ses bas. Il y a eu des combats victorieux - comme le CPE ou le référendum européen - et des moments de reflux politiques. J’ai commencé à militer après la chute du mur de Berlin où l’anticapitalisme était un gros mot. J’ai été désigné porte-parole en 2001 avec le mouvement altermondialiste lorsqu’un «autre monde redevenait possible». Aujourd’hui, les révolutions le redeviennent. Ces changements de situation doivent savoir aussi s’incarner dans nos rangs.

Et côté bilan ?

On a longtemps été les seuls à porter certaines thématiques. Aujourd’hui, beaucoup parlent d’«anticapitalisme», d’«interdiction des licenciements», de «partage des richesses»… Je savoure avec délice ! La bataille pour l’hégémonie politique, c’est aussi populariser des majorités d’idées. Reste à gagner la crédibilité stratégique.

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