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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Victoire pour les postiers marseillais

22 Février 2011, 13:32pm

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 22 Février 2011

 

Les facteurs du IIe arrondissement de Marseille ont annoncé mardi qu'ils reprenaient le travail après une grève de 138 jours suivie par la totalité du personnel du centre de distribution du courrier.

"C'est une victoire, nous reprenons le travail au terme d'un conflit exceptionnellement long. Nous avons fait échouer la direction de la Poste dans sa volonté d'imposer l'intérim", a déclaré Alain Croce, délégué CGT du centre de distribution. "Il n'y aura plus d'intérimaire dans le service à compter du 31 mars et nous avons obtenu quatre postes supplémentaires ", a-t-il ajouté.

Les postiers marseillais avaient démarré leur mouvement de grève le 7 octobre dernier pour protester contre le remplacement de deux facteurs en CDD par des intérimaires.

La direction de la Poste avait mis en place un centre de distribution parallèle du courrier pour cet arrondissement marseillais durant toute la durée du conflit.

Á lire également : Dérives du service public et facteurs low cost

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Libye : la France doit condamner avec force la répression criminelle du régime Kadhafi

22 Février 2011, 13:28pm

Publié par PCF Villepinte

Le PCF condamne avec la plus grande force la répression criminelle perpétrée par le régime du Colonel Kadhafi sur la population libyenne. Loin de vouloir apaiser les choses, le pouvoir de Tripoli attise les tensions. Dans une interview télévisée, Seif Al Islam, fils de Kadhafi, prétend consentir à des réformes tout en menaçant d'entraîner le pays dans la « guerre civile » avec le risque de « rivières de sang ». Ces récentes déclarations sont consternantes ! Nous appelons les autorités françaises à condamner sans détour et à agir de façon urgente pour que cesse ce massacre et que la population libyenne puisse s'exprimer en toute liberté.

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Crise alimentaire - Comment Wall Street affame le monde

21 Février 2011, 19:19pm

Publié par PCF Villepinte

Copier sur le blog de Canaille le Rouge. LA BULLE ALIMENTAIRE
C'est en anglais mais très bien sous-titré.planisphere_complet.jpg

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Libye: la révolte s'étend malgré une répression féroce

21 Février 2011, 06:40am

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 20 Février 2011

 

Au moins 173 personnes ont été tuées en Libye depuis le début de la contestation mardi selon Human Rights Watch (HRW), alors que le mouvement de révolte contre le colonel Mouammar Kadhafi, au pouvoir depuis bientôt 42 ans, commençait dimanche à toucher Tripoli. La plupart des victimes ont été tuées à Benghazi, deuxième ville du pays à 1.000 km à l'est de Tripoli, mais selon des témoins joints par l'AFP, des heurts sanglants ont éclaté samedi à Musratha, à 200 km à l'est de la capitale.

Bastion de l'opposition, Benghazi est devenu le théâtre de "massacres", a affirmé Fathi Terbeel, un des organisateurs des manifestations, sur la chaîne Al-Jazira. "Cela ressemble à une zone de guerre ouverte entre les manifestants et les forces de sécurité". Dans la capitale libyenne, la tension était perceptible dimanche. Des dizaines d'avocats ont participé à un sit-in de protestation contre la répression devant le tribunal, selon des témoins et des sites d'opposition. Ils ont été cernés par des policiers alors que journalistes et passants étaient tenus à l'écart. De nombreux habitants faisaient des courses pour constituer des réserves alimentaires tandis que des commerçants vidaient leurs boutiques, de crainte de manifestations à venir.

Des membres des comités révolutionnaires en civil patrouillaient les rues de Tripoli, très peu animées, à bord de voitures parfois sans plaques d'immatriculation, selon d'autres témoins. Des affrontements ont eu lieu par ailleurs dimanche à Zaouia, à 60 km à l'ouest de Tripoli, de mêmes sources. Selon le directeur du bureau de HRW à Londres, Tom Porteous, "au moins 173" personnes ont été tuées depuis mardi. Ce décompte est basé sur des sources hospitalières dans l'est de la Libye, dans quatre villes dont Benghazi, a-t-il ajouté, précisant qu'il s'agissait d'un chiffre incomplet en raison des difficultés de communications.

Selon un décompte de l'AFP établi à partir de différentes sources libyennes, le bilan de la contestation contre le régime du colonel Kadhafi s'élevait à au moins 77 morts, pour la plupart à Benghazi. Dans cette ville, des milliers de personnes manifestaient dimanche devant un tribunal, a indiqué à l'AFP Mohammed Mughrabi, un avocat. Les services de sécurité, cités par l'agence officielle Jana, ont indiqué qu'une tentative de prise d'assaut d'une caserne se poursuivait à Benghazi dimanche, faisant des morts et des blessés parmi les assaillants ainsi que parmi les militaires.

  • Le colonel Kadhafi toujours silencieux

"Il semble que le leader libyen ait ordonné à ses forces de sécurité de mettre fin à tout prix aux manifestations, et que les Libyens soient en train de payer ce prix de leur vie", a dénoncé Amnesty International. Le colonel Kadhafi n'a toujours pas fait de déclaration officielle depuis le début du mouvement. Mais il mène une répression féroce. Les autorités ont ainsi annoncé avoir arrêté des dizaines de ressortissants arabes appartenant à un "réseau" ayant pour mission de déstabiliser le pays, selon Jana. En outre, un haut responsable libyen a déclaré dimanche à l'AFP qu'un "groupe d'extrémistes islamistes" retenait en otage des membres des forces de l'ordre et des citoyens à Al-Baïda, dans l'est du pays. Le groupe menaçait d'exécuter ses otages si les forces de l'ordre ne levaient pas le siège autour de lui.

Alors que le premier ministre libyen a expliqué ce dimanche soir que "la Libye a le droit de prendre toutes les mesures pour préserver son unité, la stabilité de son peuple, pour assurer la protection de ses richesses et préserver ses relations avec les autres pays", son représentant à la Ligue arabe a démissionné

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Salon de l’agriculture : Sarkozy affame le secteur agricole (PCF)

21 Février 2011, 06:36am

Publié par PCF Villepinte

Nicolas Sarkozy inaugurait ce matin la 48ème édition du Salon de l’agriculture.

Le chef de l’Etat s’est efforcé de donner l’impression d’être à l’écoute du monde agricole, alors qu’il l’affame depuis le début de son mandat.
 
Spéculation, accaparement des terres, dumping, il est temps de tourner le dos à ce gâchis, provoqué par le gouvernement. L'agriculture doit être extirpée du carcan des règles de l'Organisation Mondiale du Commerce, des plans d'ajustements structurels du Fond Monétaire International et de toutes ses politiques qui affament. La France doit faire de l'agriculture un bien commun de l'humanité.
En Europe, pour « rester compétitif », c'est réformes après réformes que l’agriculture française à été sacrifiée, la régulation des prix et des marchés abandonnée.
Crises après crises la Politique Agricole Commune (PAC) a favorisée l'élimination des exploitations familiales, tout en concentrant les outils de production au profit de la grande distribution et aux dépends de la santé publique et du consommateur.
 
L'Europe a besoin d'une nouvelle feuille de route agricole et alimentaire à l'horizon 2050.
Face à l'urgence de la crise, des mesures immédiates peuvent et doivent être prises : Les pouvoirs publics doivent protéger les prix agricoles et mettre en place des prix garantis rémunérateurs ; suspendre les accords bilatéraux de libre échange négociés par l'Union Européenne ; affirmer la souveraineté alimentaire par la constitution de stocks européens de sécurité.

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Les mouvements populaires dans le monde arabe (suite)

20 Février 2011, 07:21am

Publié par PCF Villepinte

La tension est très vive ce samedi entre cordon policier et manifestants dans le centre d'Alger.

Monde - le 19 Février 2011

 Le peuple arabe est en mouvement. Il exprime sa colère face aux pouvoirs corrompus de leurs pays.  En Algérie et au Yémen, en Libye et à Bahreïn le mouvement pour la liberté et contre la vie chère s’approfondit et s’élargit à une grande partie de la population. Ces mouvements sociaux et politiques font face à une répression sans merci de la part du pouvoir dans chacun des pays concernés. Les réponses qui leurs sont opposées vont des menaces d’interdiction de grèves, de tergiversations pour la libération de prisonniers politiques à la répression sanglante. Mais ces peuples résistent, recherchant  leur chemin vers la liberté et la justice sociale, ils continuent leur combat:

 

Tunisie: Le nouvel ambassadeur français à Tunis, appelé à "dégager"

 

 

Après plusieurs semaines de calme, Tunis a renoué samedi les rassemblements: environ 15.000 personnes ont défilé dans la capitale pour défendre la laïcité et 3.000 se sont rassemblées devant les grilles de l'ambassade de France.

Ces milliers de Tunisiens ont manifesté samedi devant l'ambassade de France à Tunis pour réclamer le départ de Boris Boillon,  pour "son manque de diplomatie" et "son agressivité" lors d'une rencontre jeudi avec la presse. Pour lire la suite+vidéo cliquez ici:

 

Algérie : Le centre d'Alger quadrillé par la police, un député gravement blessé

Des policiers algériens ont encerclé samedi environ un millier de protestataires qui tentaient de prendre part à une manifestation s'inspirant des mouvements de révolte qui secouent le monde arabe.

Des manifestants, qui scandaient "Algérie, libre et démocratique!", ont été réprimés par les forces de l'ordre à proximité de la place du 1er-Mai, où la marche de protestation devait débuter à 11h00. Ils ont été amenés ensuite dans la cour d'un ensemble d'immeubles résidentiels où ils ont été encerclés par des centaines de membres de forces de l'ordre. Lire la suite

 

Libye : Kadhafi confronté à une contestation sans précédent

Le dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi, au pouvoir depuis 40 ans, fait face à un mouvement de contestation sans précédent dans l'est du pays qui a d'ores et déjà fait plus de quarante morts et plusieurs blessés.

"Les forces spéciales qui sont loyales à Kadhafi se battent toujours désespérément pour prendre le contrôle et pour gagner du terrain et les gens se battent contre elles rue après rue", a raconté Mohammed, un habitant de Benghazi, la deuxième ville du pays. Lire la suite

 

Bahreïn : La police relève l'armée qui se retire des rues de Manama

Soldats et véhicules blindés ont quitté samedi la place de la Perle à Manama, la capitale de Bahreïn, quelques heures après un appel au dialogue lancé par le roi Hamad Ibn Issa al Khalifa.

L'opposition exigeant que l'armée retourne dans ses casernes avant d'envisager toute discussion avec le pouvoir, le prince héritier, le cheikh Salman ibn Hamad al Khalifa, a annoncé que les militaires avaient reçu l'ordre de regagner leurs casernements et que la police allait se charger du maintien de l'ordre. Lire la suite 

 

Mauritanie : manifestations contre le manque d'eau et la hausse des prix

Des manifestations contre le manque d'eau et la hausse des prix dans la ville mauritanienne de Vassala (sud-est), frontalière avec le Mali, ont été sévèrement réprimées hier par les forces de l'ordre, a affirmé aujourd'hui un parti d'opposition.

Dans cette ville moyenne, "des populations manifestant contre le manque d'eau et la hausse des prix ont fait face à la répression...Lire la suite

 

Yémen: un étudiant tué dans des heurts avec des partisans du régime

Un étudiant a été tué par balle et cinq autres ont été blessés dans des heurts samedi avec des partisans du régime autour de l'Université de Sanaa. Lire la suite

A lire aussi   Moyen-Orient: une répression made in France et Angleterre


A. S. avec les agences

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Les Palestiniens déterminés à obtenir une résolution sur la colonisation

20 Février 2011, 07:17am

Publié par PCF Villepinte

Premier veto d'Obama aux Nations Unies: résolution condamnant la colonisation israélienne dans les territoires palestiniens occupés.

La direction palestinienne était déterminée samedi à obtenir une condamnation à l'ONU de la colonisation israélienne, malgré le veto américain au Conseil de sécurité sur un projet de résolution arabe.

"Notre décision aujourd'hui est d'aller à l'Assemblée générale de l'ONU pour qu'elle adopte une résolution condamnant la colonisation et affirmant son illégalité, avant de retourner au Conseil de sécurité pour présenter un projet" similaire, a déclaré à l'AFP Yasser Abed Rabbo, secrétaire général du Comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).

"Le veto américain ne nous empêchera pas de nous adresser aux institutions internationales et n'entamera pas notre volonté de liberté et d'indépendance", a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis ont mis leur veto vendredi au Conseil de sécurité de l'ONU à un projet de résolution arabe condamnant la politique de colonisation israélienne dans les territoires palestiniens occupés.

Les 14 autres membres du Conseil -dont les Européens- ont toutefois voté en faveur de la résolution.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a qualifié ce vote de "véritable victoire de la diplomatie palestinienne".

"La direction a été soumise à d'intenses pressions pendant deux jours consécutifs, mais notre engagement envers les intérêts du peuple palestinien a été plus fort que toutes ces pressions", a-t-il ajouté, en allusion aux appels téléphoniques du président Barack Obama et de sa secrétaire d'Etat Hillary Clinton avant le vote.

Shimon Peres a appelé au téléphone M. Abbas pour l'enjoindre de renouer le dialogue mais s'est vu répondre qu'"il n'y aura pas de reprise de la négociation sans gel de la colonisation", selon un communiqué officiel palestinien.

Le parti Fatah du président Abbas a appelé à une grande manifestation dimanche à Ramallah en Cisjordanie pour fustiger le veto américain.

A Gaza, un porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, a accusé Washington de s'être montré une fois de plus "totalement partial envers l'occupant".

 Israël a en revanche exprimé sa reconnaissance au président américain Barack Obama.

"La décision prise aujourd'hui par les Etats-Unis prouve que le seul chemin vers la paix passe par des négociations directes et non pas par le biais de décisions d'organisations internationales", estime le Premier ministre Benjamin Netanyahu dans un communiqué de son bureau.

L'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU, Susan Rice, a affirmé que l'adoption de la résolution aurait pu "encourager les parties à demeurer en dehors des négociations", tout en reconnaissant que la colonisation détruisait "la confiance entre les parties" et menaçait "les perspectives de paix".

Le projet de résolution, parrainé par quelque 130 pays, réaffirmait que "les colonies israéliennes établies dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, y compris Jérusalem-Est, sont illégales et constituent un obstacle majeur à la réussite d'une paix juste, durable et globale".

Les pourparlers de paix israélo-palestiniens ont brièvement repris en septembre avant de s'interrompre à la suite de l'expiration d'un moratoire israélien sur la colonisation en Cisjordanie.

Les négociateurs palestiniens exigent pour les reprendre un nouveau moratoire, y compris à Jérusalem-Est, ce à quoi Israël s'est refusé malgré d'intenses pressions internationales.

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Le PPP est bien un "cheval de Troie du grand capital"... et devient officiellement une dette publique !

19 Février 2011, 22:47pm

Publié par PCF Villepinte

"J’ai entendu ou lu, ici et là, que les partenariats public-privé seraient une espèce de Cheval de Troie du grand capital dans nos collèges". "Il ne s’agit pas de privatiser un service public mais de faire appel au financement privé (en lieu et place de l’emprunt, NDLR) pour maintenir une bonne qualité de service public", martèle Claude Bartolone, dont chacun appréciera la propension à railler les arguments des défenseurs du service public de l’Education nationale, à défaut de répondre à leurs inquiétudes.

L’impossibilité d’alourdir la dette départementale fut ainsi l’argument suprême quand il fallut convaincre sa majorité de gauche au Conseil général de s’engager dans le "monde merveilleux des PPP", dispositif inventé par la droite pour favoriser la privatisation de l’Education nationale.

Il se trouve que la Gazette des Communes - lecture privilégiée de tout bon gestionnaire de collectivité territoriale - confirme, ce 11 février, qu’un récent arrêté impose aux collectivités de comptabiliser l’investissement réalisé en PPP comme un endettement.

Ainsi, non seulement le "Cheval de Troie du grand capital" aura bien pris pied en Seine-Saint-Denis en détenant de juteuses créances pour réaliser les équipements scolaires de nos enfants, mais la collectivité départementale verra son endettement exploser, réduisant à néant ses marges de manoeuvres financières.

PDF - 14.8 ko

L’article de la Gazette

 

 


16 février 2011

Les usagers du service public départemental et les contribuables seront ainsi les grands perdants de cette "gestion innovante" de la collectivité départementale.

Mais il y aura aussi des gagnants... du côté des majors du BTP. On dit "merci qui ?"

 

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Le jeune agriculteur qui a tenu tête à N. Sarkozy s'exprime

19 Février 2011, 22:43pm

Publié par PCF Villepinte

Photomontage l'Humanité.fr/Capture d'écran de l'émission de Tf1

Social-Eco - le 18 Février 2011

événement Agriculture

Mickaël Poillion « Commençons par produire ce que nous sommes capables de produire »

 

Responsable au syndicat Jeunes agriculteurs, Mickaël Poillion était face à Nicolas Sarkozy sur  TF1 pour défendre sa vision d’une politique alimentaire commune.

Vendredi dernier, on ne vous a laissé que quatre minutes pour parler. Qu’auriez-vous développé si vous en aviez eu le temps ?

Mickaël Poillion. Je n’ai pas cherché à interpeller le président, mais à exprimer mes attentes en termes de politique alimentaire face aux téléspectateurs. Je dis bien alimentaire, parce que parler de politique agricole ne suffit plus. Elle a rencontré ses limites dès lors que la sphère publique s’en est retirée. En une dizaine d’années, l’Europe a fait le choix de liquider tous ses outils de régulation des marchés. D’abord les stocks, puis les taxes à l’import et à l’export, et enfin les quotas… On s’est contenté de maintenir des aides publiques, avec l’idée qu’elles pourraient, seules, constituer un filet de sécurité. Aujourd’hui que le marché fluctue sévèrement, nous ne sommes plus en mesure d’assurer une régulation, un prix, un revenu. Là où l’Europe, il y a encore dix ans, contribuait peu à la fluctuation des prix, elle y participe aujourd’hui doublement, en laissant faire des échanges surréalistes, véritables appels d’air pour ceux qui veulent faire de l’argent.

 Par exemple ?

Mickaël Poillion. Ce qui se passe entre l’Europe et le bassin méditerranéen est éloquent. Nous, les Français, nous leur refourguons des céréales dumpées aux aides publiques, dont l’Algérie ou le Maroc sont devenus dépendants faute d’avoir développé des politiques agricoles ad hoc ; eux nous renvoient des fruits et des légumes pas chers, hors saisons, sur un marché que les boîtes privées et la grande distribution organisent de façon à casser les prix. Cela n’a plus rien à voir avec de l’échange ou de la coopération : c’est du commerce pur et dur. Je trouve aussi surréaliste que l’Europe écoule ses céréales de qualité, destinées à l’alimentation humaine, sur le marché mondial, et importe, dans le même temps, des céréales fourragères et 80 % de ses protéagineux (soja, etc.) destinés à l’alimentation animale. C’est absurde. Cela place tout le monde en situation de dépendance. Les éleveurs français – de façon plus ou moins forte, cela dit, selon qu’il s’agisse d’élevage hors sol ou classique – comme les pays récipiendaires. L’Europe doit et peut nourrir son propre bétail.

 Quelles perspectives peut-on donner ?

Mickaël Poillion. Il faudra beaucoup de temps avant que la sphère publique ne se réinvente sur ces questions. Mais d’ici là, nous pouvons avancer. En créant, par exemple, des lieux où elle pourrait intervenir, à l’échelle mondiale, européenne ou régionale. Il peut s’agir de définir cinq ou six grands ensembles, à échelle continentale, entre pays confrontés à des problématiques similaires. C’est une réflexion que nous développons, à JA, depuis 2001. Cela déboucherait in fine sur une nouvelle gouvernance, via une organisation mondiale de l’alimentation. Il peut aussi s’agir d’ensembles plus petits, sorte de bassins de consommation et de production. Paris, Londres, Bruxelles en serait un, à mon sens, dans la mesure où la population y est dense et les possibilités de produire nombreuses. Ce serait une façon de reconstruire du lien et de la cohérence entre consommation et production. Un moyen d’en finir avec cette absurdité, qui veut que j’exporte ma production alors que je vis au milieu de 4 millions d’habitants, qui n’ont pas tous accès à l’alimentation. Définir la production en fonction, prioritairement, des besoins et des capacités d’un territoire, et non plus des échanges avec l’extérieur, est une première étape essentielle.

 Vous parlez de relocalisation ?

Mickaël Poillion. Oui, mais d’une relocalisation qui ne soit pas béate et ne nie pas le besoin d’échanges mondiaux. Alors que l’urbanisation s’accroît, nous serons obligés d’importer. Mais encore une fois, commençons par produire ce que nous sommes capables de produire. Que l’Europe se donne les moyens de nourrir son bétail est une priorité pour le maintien de son élevage. Au lieu de quoi, elle s’apprête à signer des accords, lesquels prévoient que l’on importe massivement de la viande bovine d’Amérique latine. C’est là où je me fais un peu dur avec le président de la République, lorsqu’il me dit que seule la France, au G20, pousse pour une régulation des marchés. Avant de faire le tour de la planète pour expliquer comment il convient de réguler, qu’il aille voir M. Barroso et lui intime d’arrêter de sacrifier l’élevage français.

A lire: L’Élysée laboure pour la grande distribution 

A lire: Souveraineté alimentaire contre loi des marchés

A lire: Pour une réforme simple et efficace de la PAC

A lire:  La gauche bat la campagne

 

Entretien réalisé par Marie-Noëlle Bertrand

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Des affiches pour sortir le fret SNCF du placard

18 Février 2011, 19:08pm

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 18 Février 2011

 

Aux grands maux les grands remèdes. Le conseil central d'entreprise (CCE) de la SNCF, en lien avec celui du fret SNCF, a lancé depuis lundi une grande campagne d'affichage. Des placards de 4x3 mètres ont fleuri sur 1900 panneaux un peu partout à travers le pays. L'objectif: sensibiliser les Français a la casse progressive du transport de marchandise par rail.

Le CCE SNCF explique cette initiative inhabituelle pour lui: " Entre 2000 et 2009, la part du fret ferroviaire a été divisée par deux, passant de 55,4 milliards de tonnes kilomètre (GTK) à 26,5 milliards de tonnes kilomètre (GTK). Entre 2008 et 2010, les effectifs dédiés à Fret SNCF sont passés de 14 933 à 11 793 cheminots. En 2010, cette branche a connu une baisse de ses effectifs de 18,6 %. Quelle entreprise serait en mesure d’encaisser un tel plan social ? Avec une part modale de l’ordre de 15 % (contre plus de 80 % pour la route), le fret ferroviaire en France est en déclin constant, bien loin de pays comme l’Allemagne (33 %), l’Autriche (37 %) ou la Suisse (40 %)."

Dans ce plan social qui ne dit pas son nom, les gares de triage de Somain, Villeneuve-Saint-Georges, Sotteville et Miramas sont menacées car la direction de la SNCF arrête petit à petit l'usage des "wagons isolés", qui assurent pourtant 60% du trafic. "Dans un tel contexte, l’objectif annoncé lors du Grenelle de l’environnement, de porter, d’ici 2022, à 25 % le volume des marchandises transportées en mode alternatif (fluvial et ferroviaire), sera difficile à atteindre", poursuit le CCE SNCF qui, en plus de ses affichages, de son site internet sauvonslefret.fr, interpelle en direct les élus locaux, les pouvoirs publics et la direction de la SNCF, autour de leurs propositions alternatives.

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