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Tunisie : La peur change de camp

15 Janvier 2011, 07:37am

Publié par PCF Villepinte

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Les assassins de Tunis par Claude Cabanes

14 Janvier 2011, 17:00pm

Publié par PCF Villepinte

Qu’est-ce qu’un gouvernement qui ordonne d’ouvrir le feu sur des cortèges de manifestants dans les rues ? Dans tous les pays du monde, c’est un gouvernement d’assassins. C’est aujourd’hui le gouvernement de Tunisie. Et son président, M. Ben Ali, est donc un président d’assassins.

Face au soulèvement de la jeunesse tunisienne, le chef de l’État perd la main. Depuis le suicide par le feu, le 17 décembre dernier, de Mohamed Bouazizi, un jeune homme contraint par la misère à vendre à la sauvette quelques fruits et quelques légumes, il n’a apporté qu’une seule réponse à la révolte : la violence d’État. Elle s’est politiquement retournée contre lui. Son pouvoir tremble sur ses bases : le sang dans les rues l’éclabousse directement. Certes, hier, Ben Ali s’est efforcé de manœuvrer dans un mouvement de recul, significatif du nouveau rapport de forces dans le pays : il a « remercié » le ministre de la répression et assuré de la libération des manifestants arrêtés. En même temps, il a fait de la capitale une ville en état de siège. Là-bas, dans le peuple, on l’appelle Al Capone…

Sur l’une des images des défilés (dont certaines se dérobent en douce à la censure grâce à Internet…), on aperçoit un manifestant brandissant une baguette croustillante. Le pain, comme un symbole, au cœur de la lutte, qu’accompagnent la revendication du travail et l’aspiration à la liberté : les fondements mêmes d’une vie digne. Car derrière la vitrine de l’opulence et de la modernité rutilantes, la Tunisie est la proie de l’état-major d’un État qui la dévaste : un État à la fois policier, corrompu et voleur. La police est partout, la liberté nulle part : la peur s’est installée au cœur même de la société. L’information est sous la botte et relève de l’idolâtrie du satrape : caractéristique classique des tyrannies, petites ou grandes, aujourd’hui comme hier. Les documents révélés il y a quelques mois par WikiLeaks avaient fait apparaître que l’on estimait, à l’ambassade américaine à Tunis, que « la Famille » – autrement dit le clan Ben Ali – relevait d’une « quasi-mafia » ! Ce groupe tribal s’accapare en effet une énorme part de la richesse nationale sous toutes ses formes : la première dame – comme on dit chez nous –, l’épouse du président, une Trabelsi, est la plus grande prédatrice du pays. Conséquence dramatique de cet accaparement à usage personnel : l’emploi s’est réduit comme peau de chagrin, et des dizaines de millions de jeunes diplômés errent dans les marges du marché du travail, sans espoir d’avenir.

L’histoire (douloureuse, puisque marquée au fer rouge par le colonialisme) et la géographie méditerranéennes rapprochent les deux nations et les deux peuples, français et tunisien. Mais cette réalité sert d’alibi à une insupportable complaisance à l’égard de la présidence tunisienne engagée dans cette féroce répression. On a ainsi entendu un ministre du gouvernement Fillon, M. Lemaire, faire, il y a quarante-huit heures, l’éloge de M. Ben Ali. La ministre des Affaires étrangères, Mme Alliot-Marie, a même proposé le secours du « savoir-faire » de la police française face à l’émeute. Et le porte-parole du gouvernement, François Baroin, a estimé tout cela « équilibré ». Ces messieurs-dames ont des principes démocratiques : ils savent même s’y asseoir dessus ! Et leur passion pour les droits de l’homme est si vaste qu’elle est à géométrie variable : très vive pour Abidjan, très mince pour Tunis.
Hier soir, le couvre-feu a été décrété sur tout le territoire.

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IKEA : De meilleures conditions de travail et de salaires sont les raisons du conflit et de la colère !

14 Janvier 2011, 16:21pm

Publié par PCF Villepinte

 

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  Après s’être mis en grève durant 5 jours pour exiger le respect de leurs droits, y compris pour les dimanches travaillés et de leurs conditions de travail, les salariés d’IKEA veulent se faire entendre par leur direction !  « A eux les bénéfices à nous les sacrifices ! » scandaient les salariés d’IKEA durant la grève pour les salaires de février 2010.  Cette seule phrase résume à elle seule, la dure réalité professionnelle et sociale que rencontrent  au quotidien, week-end compris, les 9.000 salariés d’une multinationale qui prétendait avoir des responsabilités morales et sociales !

 Des chiffres qui suscitent une légitime protestation et qui incitent à la mobilisation! 

  Ikea Monde : c’est 23 milliards d’€ dont 2.5 milliards de bénéfice net pour l’année 2010

Ikea France : c’est 2 milliards et 240 millions d’€ de Chiffre d’Affaire dont  52 millions de bénéfice net.

Ikea Paris nord II : c’est 133 millions d'€ de CA, dont 13 % de bénéfices net qui ne bénéficieront pas à la très grande majorité des salariés ! 

 IKEA c’est aussi une répartition des richesses au seul profit de quelques-uns !

 -                     C’est 63 millions d'euros net prélevés sur le CA et reversés au propriétaire-fondateur d'IKEA (sachant que le fondateur d’IKEA prend d’office 3% sur le CA, qu’elle que soit la situation de l’entreprise)

-                     C’est 52 millions de rémunérations et de dividendes à partager entre dirigeants et actionnaires IKEA !

-                     C’est 0% d’augmentation générale des salaires et un petit 1,2% d’augmentation individuelle ou au mérite !

 Aucun progressiste ne peut accepter un tel mépris à l’encontre de celles et ceux qui par leur travail et leurs sacrifices produisent des richesses, qui ne profitent qu’à une poignée de décideurs. Il est  insupportable de donner le meilleur de soi- même et de ne pas avoir les moyens de mieux vivre du fruit de son travail, de subir un système de management basé sur la peur, sur la répression et même l’amputation des salaires !

 La convocation en entretien disciplinaire est une provocation et une tentative d’intimidation. Elle renforcera la détermination des salariés et de leurs syndicats à lutter pour leur respect de leur dignité.

 Les salariés d’IKEA ont raison de ne pas se laisser écraser par le système et ceux qui le mettent en œuvre. Les communistes partagent leur colère et leur volonté de  lutter contre des méthodes qui engendrent la dégradation des salaires et la souffrance au travail ! Ils apportent leur total soutien au combat mené pour imposer d’autres choix de gestion et une autre répartition des richesses produites !

 Marie George Buffet Député communiste à écrit au ministre du travail pour dénoncer cette situation et  appuyer les revendications des salariés d’IKEA

 Plus personne n’ignore que les salariés sont les victimes d’un capitalisme sans scrupule. Dans le calcul froid du capitalisme il n’y a pas de place pour le respect de la dignité humaine. D’ailleurs, malgré la crise, le pactole perçu pour 2009 par les têtes couronnées du CAC 40 dépasse les 40 Milliards d’€uros et cela au détriment de tous ! C’est un véritable détournement de richesses !!!

 Depuis le milieu des années 80, c’est l’équivalent de prés de10 points du PIB de notre pays  qui sont passé de la masse salariale aux poches des actionnaires, cela représente plusieurs centaines de milliards qui auraient dû bénéficier aux salariés aux familles et à l’investissement.

 Remettre les besoins humains au cœur des choix de société…

 Après les conflits contre les fermetures d’entreprises et le conflit sur les retraites, la lutte des Ikea, illustre l’urgence d’opter pour d’autres choix de société, pour une autre répartition des richesses, pour des conditions de travail qui respectent la qualité de vie des familles. Le travail du dimanche devenant exception et triplement compensé.

Le travail n’est pas un coût, il doit retrouver sa place d’émancipation sociale, économique et humaine. Sans le travail, les connaissances et le savoir-faire des salariés, il n’y a pas d’entreprise et d’économie qui puissent fonctionner.

 Les choix sociaux, économiques, territoriaux des entreprises ne doivent pas rester aux mains des seuls actionnaires et donneurs d’ordres. Les salariés sont aussi citoyens, ils doivent pouvoir, avec leurs organisations obtenir des droits nouveaux, donner leurs avis et influer sur les choix de l’entreprise.

 Ensemble, pour répondre aux besoins humains, nous devons construire des propositions pour des solutions alternatives à la situation actuelle. Ainsi nous donnerons un prolongement politique au mouvement social et nous permettrons de traduire dans les urnes cette volonté de changer la société.  

 C’est dans ce cadre que le Parti Communiste œuvre avec d’autres forces politiques, (le Parti de Gauche, la gauche Unitaire des syndicalistes, des progressistes et un maximum de citoyens) au sein du « Front de Gauche », pour changer le rapport de force, battre la droite en portant, majoritairement et  idéologiquement avec la gauche, des valeurs de justice et de progrès social ; exemple : lutte contre les licenciements boursiers, proposition d’une échelle de salaires de 1à 20 sachant que le SMIC est à 1.055 €uros net, aucun salaire ne devrait excéder 21.100 €uros mensuel !

 Ces combats dépendent de l’engagement de chacun d’entre nous, prenez-y votre place.

                                                                                   Roissy le 14 janvier 2011

 

 

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Tunisie

14 Janvier 2011, 07:33am

Publié par PCF Villepinte

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 13 janvier

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Combien faudra t-il encore de morts pour que le gouvernement français condamne la répression ordonnée par le Président Ben Ali ?

Une nouvelle étape a été franchie dans la répression avec l’arrestation d’Hamma Hammami, la mise en place du couvre feu à Tunis et la nouvelle et terrible vague d’assassinats dont celui du Franco-Tunisien Hatem Bettahar. Dans ce contexte, le limogeage du ministre de l’Intérieur apparaît comme une manœuvre fort peu convaincante.

L’État tunisien commet des crimes. Les taire, c’est être complice. La France, qui siège au Conseil de sécurité de l’ONU, doit prendre ses responsabilités. Je demande solennellement au Président de la République et à l’ensemble des dirigeants européens de condamner la répression et de prendre des sanctions politiques, économiques et financières contre le régime de Ben Ali.

La Tunisie vit des heures graves. Le PCF réaffirme avec force tout son soutien au peuple, aux démocrates et aux progressistes de ce pays. Il appelle à participer massivement à la journée de manifestations du 15 janvier et à multiplier les initiatives de solidarité.

Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF,

Paris, le 13 janvier 2011.

 

 

 

 

 

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maîtrise des déficits : La politique du gouvernement en faillite !

14 Janvier 2011, 07:28am

Publié par PCF Villepinte

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 13 janvier
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« Nous devons inscrire dans la Constitution le principe de la maîtrise des finances publiques » a déclaré le Président de la République à l’Élysée lors de ses vœux aux parlementaires. Cette mesure, qui s’inscrit dans la droite ligne des politiques d’austérité conduite par les dirigeants européens, vise à faire payer la crise à notre peuple : Nicolas Sarkozy cède une fois de plus à la dictature des marchés financiers !

Ce ne sont pas les dépenses publiques qui créent les déficits, ce sont les cadeaux fiscaux en tout genre offerts à une minorité de super-riches. 172 milliards d’euros en niches fiscales et sociales applicables aux entreprises : voilà ce à quoi il faut s’attaquer ! Ce n’est pas la France qui est en faillite, c’est la politique de Nicolas Sarkozy.

Parti communiste français

Paris, le 13 janvier 2011.

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Le Service public : Déclaration de la CGT

13 Janvier 2011, 17:10pm

Publié par PCF Villepinte

Le Service public, un enjeu de société

Ça ne peut plus durer !Depuis des années l’Etat se désengage de ses missions fondamentales et contraint dans son sillage les autres collectivités publiques à faire de même.

sspLe résultat est là : des services hospitaliers aux écoles, en passant par pôle emploi ou encore les tribunaux, partout la litanie est la même : files d’attente, services surchargés, décisions renvoyées aux calendes grecques, usagers exaspérés et parfois même désespérés, personnels au bord de la rupture !

Les politiques de démantèlement des services publics au travers notamment de la Révision Générale des Politiques Publiques, rendent difficiles voire dangereuses les conditions de travail et de vie de chaque salarié, de leur famille. L’épisode des intempéries l’a démontré, mais les exemples peuvent être multipliés. On ne supprime pas impunément des lits dans les hôpitaux, des postes d’enseignants, ou des salles d’audience. Derrière les chiffres, il y a des patients en attente de soins, des élèves en incapacité d’étudier correctement dans des classes surchargées ou des citoyens attendant des mois voir des années que justice leur soit rendue !

Une société évoluée se reconnait aussi à sa manière de prendre en charge les personnes les plus fragilisées. Est-ce encore le cas aujourd’hui en France quand les plus fragiles, handicapés, jeunes enfants, personnes âgées, se voient dénier les droits les plus élémentaires ?

Les coupes sombres dans les budgets, les réformes tous azimut, ont pour effet de fragiliser encore plus le tissu social. Au nom de l’orthodoxie comptable, on supprime missions et service sans évaluer les conséquences pour les salariés et le coût social pour les usagers ; la suppression des exonérations des particuliers employeurs, par exemple, va constituer un véritable plan social pour les salarié-es de ces secteurs, majoritairement des femmes. Elle va aussi contraindre de nombreuses personnes à renoncer à tous soins ou accompagnements. Faire preuve de responsabilité, avoir une vision politique c’est mesurer les conséquences de ses décisions et imaginer immédiatement d’autres systèmes pour qu’il n’y ait pas de rupture.

Cette situation n’est pas digne d’un pays développé ! Comment peut-on croire un seul instant que le développement peut se faire si les citoyens, salariés ou non, vivent dans l’insécurité sociale ?

Au-delà des conséquences sociales, cette conception étriquée de l’intervention publique est aussi un non sens économique :

 D’abord parce que, n’en déplaise aux tenants de la pensée unique, les services publics font partie de l’économie qui ne se résume pas aux grands groupes ! De très nombreux autres acteurs interviennent, souvent de façon déterminante en territoire, c’est le cas des associations et de l’économie sociale et solidaire. Toutes deux sont menacées de ne plus pouvoir fonctionner faute de moyens financiers suffisants (particulièrement en raison de la réforme des collectivités territoriales et de ses conséquences financières) ;

 Ensuite, parce que le lien entre économie et Service Public, maintes fois démontré, exige une vision politique d’ensemble, indispensable à un développement pérenne. En lieu et place les maîtres mots de l’action gouvernementale sont court-termisme et improvisation !

Il faut stopper cette spirale infernale !

C’est parce que nous militons pour un progrès social profitable à toutes et tous, que les services publics font partie de nos revendications majeures. Le Service Public n’est ni un concept, ni l’héritage d’un passé … dépassé ! Il est le mode d’organisation que les sociétés ont choisi depuis toujours pour s’organiser collectivement, dans la recherche du bien être, de l’intérêt de tous ; bref, pour assurer la cohésion sociale.

Garantir le Vivre ensemble, l’égal accès de tous aux services publics, les droits de tous, c’est cela être une société développée ! C’est souhaitable mais c’est surtout possible ! Il suffit pour cela que l’action publique et ses financements tournent définitivement le dos à ses orientations actuelles ! L’intervention publique doit servir à répondre aux besoins sociaux et au développement humain durable et non servir les intérêts d’une minorité !

Solennellement, nous appelons à une campagne de promotion et d’amélioration du Service Public, vecteur essentiel du développement humain durable.

Montreuil, le 7 janvier 2010

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Déclaration du LKP LIYANNAJ KONT PWOFITASYON

13 Janvier 2011, 07:46am

Publié par PCF Villepinte

mis en ligne mardi 11 janvier 2011 par jesusparis,  après la visite de Nicolas Sarkozy en Guadeloupe « Quand on ment, il n’y a pas de confiance »

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Dimanche 9 Janvier, jour de carnaval, Nicolas Sarkozy présente ses vœux aux colonies depuis la Guadeloupe. Le pays est sous haute surveillance militaire, les lieux sont aseptisés ; les invités sont triés sur le volet ; aucune fausse note ne doit venir ternir ce triomphe. Même les drapeaux des « mouvman kiltirèl – mas a po » (associations qui défendent la culture et l’identité guadeloupéennes) sont arrachés par la police. La veille, un salarié vêtu d’un tee-shirt portant le logo de l’UGTG (Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe) a même été refoulé de l’aéroport. Un autre arborant un tee-shirt à l’effigie du Che a connu le même sort pour « port de tee-shirt non républicain » sans doute. Nicolas Sarkozy déclarait lors des vœux aux forces vives qu’il respectait les syndicalistes et leurs convictions. C’est peut être le cas en France mais visiblement pas dans les colonies.

  L’association des cuisinières est réquisitionnée, comme à l’accoutumée, pour donner l’illusion d’un accueil populaire.

  Tout doit être propre pour masquer la réalité d’une Guadeloupe gangrénée par la misère et le chômage, la corruption, « l’aplaventrisme », la médiocrité et la lâcheté mais cacher surtout la lutte d’un Peuple, jour après jour contre le mépris, le racisme et l’exploitation. Tout va bien Mme la Marquise, mais la réalité est là et bien là.

  En décembre 2008, les Travailleurs et le Peuple de Guadeloupe se soulevaient contre l’injustice, le mépris et la misère pour exiger l’instauration de nouveaux rapports sociaux, pour une société plus juste et plus équitable débarrassée de la pwofitasyon.

  Devant une salle acquise à sa cause, nourrie par des salves d’applaudissements savamment organisées, il n’aura jamais prononcé de vœux mais un discours de propagande politique. Il réclama même la marseillaise à la fin son intervention. Nous aurons tous compris que la visite de Nicolas Sarkozy en Guadeloupe (accompagné de Jean-françois Copé, patron de l’UMP) visait principalement cinq objectifs :

-Tenter une nouvelle fois d’imposer politiquement Mme Marie Luce Penchard qui a échoué dans toutes ses tentatives électorales. 

-Tenter de réconforter une classe politique locale aux abois, totalement discréditée aux yeux des Guadeloupéens tout en mettant en exergue leur bêtise et leur irresponsabilité dans la gestion quotidienne du pays sous, là encore, des salves d’applaudissement - à ne rien y comprendre.

-Tenter de procurer une nouvelle virginité à la droite guadeloupéenne décimée et espérer un apport de voix pour l’élection présidentielle de 2012. 

-Réaffirmer que la Guadeloupe est une colonie française et qu’elle le restera tant qu’il sera président et, par là même, renforcer la mainmise de l’état colonial sur le Peuple de Guadeloupe y compris les élus.

- Menacer, une fois de plus, cette « minorité » (100 000 personnes dans les rues) de Travailleurs, le valeureux Peuple de Guadeloupe, toutes celles et tous ceux qui luttent contre la pwofitasyon, qui luttent pour le respect et la dignité jantiman (contrairement à ce qui se passe en France) et allant jusqu’à demander aux Guadeloupéens de réussir enfin à « digérer leur histoire ».

  Incapable de régler les problèmes de la France, Nicolas Sarkozy aura vainement tenté de nous faire croire qu’il était là pour nous aider à régler les nôtres ; alors que la politique menée en Guadeloupe par l’état français est la principale source de tous nos maux.

  La Guadeloupe demeure donc une colonie de la France, territoire qui lui assure, avec ses autres possessions de par le monde, sa puissance économique, son rayonnement et son autorité vis à vis des autres nations.

  Le développement économique institué ici, basé sur l’import/distribution, la défiscalisation, les services, le commerce et l’industrie du plaisir exclut les producteurs réels, entretient le chômage, l’individualisme, les déviances sociales, la magouille, la corruption et garantit aux rentiers économiques et politiques, la pérennité de leur pwofitasyon.

  L’illettrisme, l’échec scolaire et le racisme à l’embauche qui tuent notre jeunesse sont inhérents à ce système. Le droit pour tout Guadeloupéen de travailler dans son pays est pourtant un droit inaliénable tout comme le droit pour le Peuple Guadeloupéen de disposer de lui-même.

  Les réformes institutionnelles et/ou statutaires décidées par l’Etat français n’ont pas pour objectif d’améliorer le sort des Guadeloupéens, ni de s’opposer à la pwofitasyon mais sont destinées à mettre en conformité l’organisation territoriale de la France avec celle de l’Europe et à préserver l’empire colonial français. La réforme dans les colonies servant alors de « brouillons » afin de préparer sa mise en œuvre en France pour 2014.

  Au passage, Nicolas Sarkozy n’aura pas manqué l’occasion de rappeler le respect de la constitution française notamment aux élus qui lui avaient demandé 18 mois pour élaborer un projet qui n’aura jamais vu le jour.

  En annonçant l’année 2011, année des outre mers, nous nous situons bien dans la droite ligne des expositions coloniales et du fameux discours de Dakar. Il s’agit en fait « d’exhiber » la grandeur de l’empire colonial et les bienfaits de la colonisation, véritable viol camouflé en mariage forcé.

  L’indigène n’est pas un être conscient ni équilibré et doit donc être éduqué, formaté par la mère patrie pour en faire un homme. C’est le sens même de « la mission civilisatrice de la France » justifiant l’esclavage, la traite négrière, la colonisation, le pillage de l’Afrique, ….

  Toutes ces mesures et annonces (états généraux, comité interministériel de l’outre-mer, année des outre-mers, …) ne sont que de la poudre aux yeux pour poursuivre l’aliénation et l’asservissement du Peuple Guadeloupéen ; donc notre disparition pure et simple.

  En vérité, l’éducation, la formation, l’insertion, l’emploi, la santé, le développement économique et social, le transport, la gestion de l’eau, l’aménagement du territoire, l’environnement, … ne sont pas la priorité des autorités. Seule compte la disparition du LKP et de toute contestation ; pour une paix sociale artificielle retrouvée.

  La mort de cinq personnes durant les dernières pluies est révélatrice de la situation qui prévaut en Guadeloupe. Malgré l’annonce faite par la météo, malgré la montée visible des eaux, aucune mesure spécifique de prévention et d’alerte (fermeture anticipée des écoles, déviation, fermeture de routes, etc…) n’a été mise en œuvre par la préfecture laissant ainsi des milliers de personnes se « débrouiller » elles-mêmes face aux pluies diluviennes ; et en définitive les rendant responsables de leur sort et de leur propre mort (comme l’a affirmé ce mercredi 5 janvier le préfet).

  Un tel drame résultant de l’incurie et de la carence des autorités aurait immédiatement entraîné la mise en œuvre d’une commission d’enquête et un rappel à l’ordre voire la révocation du préfet fautif. Mais nous sommes en Guadeloupe et sous les cocotiers … D’ailleurs, un récent rapport a classé la préfecture de Guadeloupe bonne dernière en termes de performance administrative.

  Depuis notre fière et large mobilisation de janvier, février mars 2009, nos dizaines d’heures de négociation et de confrontation avec les pwofitan, nous avons définitivement compris qu’il nous était possible de construire un autre pays, une autre société ; qu’il nous était possible de penser à notre développement économique, social et culturel selon nos propres ressources, avec la compétence de nos cadres et le dynamisme de notre jeunesse ; que notre culture constitue un liant fondateur avec lequel l’homme et la femme de Guadeloupe peuvent évoluer sans complexes.

  Cette Guadeloupe nouvelle est aujourd’hui en mouvement. Nous n’avons plus peur de l’autre. Travailleurs et Peuple de Guadeloupe savent dorénavant qu’ils peuvent se lever, dénoncer, réclamer et s’opposer kont tout pwofitasyon.

  Nous disposons d’une vision plus claire de ce qu’il convient de faire, d’élaborer et de construire pour que nous cessions d’être des colonisés, des assimilés, des domiens, des ultramarins, des rupiens, des ultrapériphériques et ce, même si aujourd’hui encore nous nous interrogeons sur les voies et moyens pour y parvenir.

  Aussi, après les deux jours de mobilisation des 14 et 15 décembre et l’allocution de Nicolas Sarkozy :

   • Le LKP prend bien acte du refus de l’Etat français de respecter ses engagements relatifs à l’application pleine et entière des Accords du 26 février 2009 (Bino) et du 04 mars 2009.

En refusant cyniquement tout dialogue, l’Etat français réaffirme ainsi d’une part qu’il ne négocie que dans le cadre du rapport de forces et d’autre part confirme son soutien indéfectible au système de pwofitasyon que ses politiques successives ont engendré.

Une telle attitude ne peut que nous rappeler qu’un Etat colonial, en l’occurrence l’Etat français, dispose de quatre points d’appui : l’aliénation, la dépendance économique, la soumission de la classe politique locale et la répression des opposants politiques, des avocats, des journalistes et des syndicalistes pour assoir sa domination.

   • Le LKP prend surtout acte du renforcement de la détermination des Travailleurs, de leurs organisations et du Peuple de Guadeloupe pour le respect de leurs droits fondamentaux et la poursuite de la lutte.

  Par le refus de la discussion, par le mépris constamment affirmé pour les légitimes préoccupations des larges masses, l’Etat colonial ne peut provoquer que colère, révolte et la poursuite de la fière et large mobilisation populaire.

  En conséquence, le LKP, les organisations qui la composent, les Travailleurs et le Peuple de Guadeloupe s’organisent et se placent résolument dans la perspective d’un nouveau mouvement, beaucoup plus ample qu’en janvier 2009 et d’une portée décisive, mouvement renforcé par l’expérience acquise de nos deux années de lutte.

  IL S’AGIT POUR L’AUTORITE LKP DE CONSTRUIRE, D’ENGAGER ET DE DEVELOPPER "L’OPÉRASYON DÉCHOUKAJ A PWOFITASYON".

  Pour le Collectif LIYANNAJ KONT PWOFITASYON

  Elie DOMOTA

 

 

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TUNISIE ALGERIE

13 Janvier 2011, 07:29am

Publié par PCF Villepinte

-TUNISIE:Hamma Hamami, porte parole du Parti communiste des ouvriers de Tunisie doit être libéré immédiatement 

  Je viens d’apprendre l’enlèvement choquant et injustifiable de Hamma Hamami, Porte parole du Parti communiste des ouvriers de Tunisie, dans une action d’une particulière violence de la police qui a défoncé la porte de son domicile.

 Au nom du PCF j’exige sa libération immédiate. Hamma Hamami a été arrêté pour ses opinions et ses déclarations. Le Président Ben Ali et son clan montrent, une fois encore, leur volonté de briser toute résistance et toute opposition politique démocratique. J’exprime la solidarité du PCF avec Hamma Hamami, avec l’ensemble des forces progressistes tunisiennes qui agissent pour le départ de Ben Ali et pour un véritable changement de régime, qui puisse enfin donner une chance aux libertés et à l’établissement d’un État de droit digne de ce nom en Tunisie.

Le gouvernement français ne peut pas rester complice de cette situation. Il doit impérativement la dénoncer !

Le PCF appelle à la plus large manifestation, partout en France, samedi 15 janvier 2011 en soutien au peuple de Tunisie qui lutte pour ses droits. Marie-George Buffet participera à ce rassemblement, samedi 15 janvier 2011 à 14h00, place de la République à Paris.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF,

Paris, le 12 janvier 2011.

 

 -ALGERIE:Déclaration du Parti Algérien pour la Démocratie et le socialisme

 Face à l’aggravation de la situation sociale des masses et au diktat insolent des importateurs de biens alimentaires et des grossistes, Edifions les instruments d’organisation des luttes pour l’instauration d’un véritable Etat démocratique populaire de progrès! 

La hausse sans précédent du prix des biens alimentaires de base importés, hausse fortement amplifiée par le diktat des importateurs et des grossistes, a déclenché depuis plusieurs jours des manifestations de jeunes dans toutes les villes et régions du pays. La révolte des jeunes des milieux populaires et ouvriers traduit le fait que la situation a fini par devenir insupportable face à la misère, au chômage, à l’impossibilité d’avoir son logement et de se marier, à la corruption, à l’enrichissement insolent d’une toute petite minorité de la société, à l’arbitraire, à l’arrogance de ceux qui dirigent le pays grâce au bourrage des urnes et verrouillent la vie politique, à l’absence d’avenir pour les couches sociales les plus démunies.

Cette situation n’est pas le résultat de la politique d’un homme ou d’un groupe de dirigeants, de simples erreurs politiques ou d’une mauvaise “gouvernance”.

Elle n’a pas commencé avec Bouteflika et elle ne finira pas avec son départ. C’est la conséquence du grand tournant effectué ouvertement vers le capitalisme à la fin des années 1980 et camouflé sous l’enseigne des “réformes”. Ce tournant a été imposé par les partisans du capitalisme au sein du régime, avec à leur tête Chadli. Ils avaient joué la carte de l’intégrisme islamiste pour détourner le peuple des véritables solutions à la grave crise économique créée par les choix de classe de ce même régime, diviser les travailleurs et les jeunes, éliminer politiquement et physiquement leurs vrais défenseurs, les communistes et les progressistes. L’accord passé avec le FMI en 1994, revendiqué et soutenu par tous les partis bourgeois sans exception, islamistes ou “modernistes”, avait servi d’alibi pour imposer avec hypocrisie ce tournant comme un “moindre mal” ou comme une fatalité dictée par la “mondialisation”. Le désespoir de larges catégories de jeunes et de leurs parents face à une voie sans issue dans le cadre de ce système exprime l’approfondissement des inégalités entre une infime partie de la population possédant tout et l’immense majorité de la société réduite à vivre dans la précarité sans garantie du lendemain.

Quelques milliers de familles se partagent l’essentiel du revenu national et des rentrées pétrolières grâce aux privatisations, à la libéralisation du commerce extérieur qui a placé sous le contrôle d’une bande de gros magnats plus de 3000 milliards de dinars de flux financiers, à la restitution des terres agricoles nationalisées en 1973, au lotissement d’immenses parcelles de terre fertile de l’Etat, à la subordination du secteur bancaire public aux intérêts égoïstes d’une poignée d’heureux élus du régime, aux exonérations fiscales et sociales qui ont fait baisser les prélèvements fiscaux sur le privé de 60% en 20 ans, à l’exploitation par les sociétés privées de jeunes payés par l’Etat dans le cadre de la prétendue politique de soutien à “l’emploi-jeunes”. Les taxes douanières ont été fortement baissées ces dernières années, notamment après l’accord d’association avec l’Union européenne qui a fini par achever les secteurs productifs du pays. Mais ces baisses n’ont pas profité aux consommateurs. Les prix des biens importés n’ont jamais connu de diminution. Le fruit de ces baisses s’est transformé en profits supplémentaires pour les importateurs, échappant au fisc grâce à leurs nombreux acolytes dans les appareils d’Etat.

20 ans d’application d’une politique capitaliste, 30 ans de sabotage du secteur public économique, n’ont apporté au peuple et au pays que  misère plus grande, inégalités et injustices croissantes, arriération économique sans fin, destruction du tissu industriel que l’Algérie avait commencé à créer dans les années 1970 en investissant l’argent du pétrole pour garantir l’avenir des nouvelles générations.

La cause de la grave impasse actuelle est à rechercher dans cette politique qui se poursuit depuis 30 ans et pas dans de prétendus retards et freins aux réformes ou à “l’autisme” des dirigeants comme le claironnent la presse bourgeoise gavée par les recettes publicitaires et les politiciens rusés et fourbes des riches. Les profiteurs du capitalisme réel algérien ont une faim insatiable. Ils exigent toujours plus de mesures en leur faveur sans que leur système ait réussi à mettre sur pieds quoi que ce soit de comparable aux réalisations enregistrées dans les années 1970, en moins de dix ans, malgré les erreurs commises et des visions hégémoniques anti-ouvrières qui avaient entravé à l’époque la mobilisation populaire sur des bases démocratiques. Aucun industriel privé digne de ce nom n’a montré qu’il était capable de faire mieux que les entreprises publiques pendant les années 1970. Le pouvoir n’a rien fait d’autre depuis 20 ans que fermer la plupart d’entre elles pour remplacer leur production par l’importation, y compris la levure!

Dans ce capitalisme glouton, avide et à courte vue – peut-il être autre chose que cela dans un monde dominé par quelques puissances impérialistes décidées à briser les derniers arrivés ? – les nouveaux riches, chouchoutés par leur pouvoir depuis 30 ans, en arrivent jusqu’à considérer comme inacceptable le simple fait de facturer leurs ventes, de payer par chèque et de déposer leur argent dans les banques! Un travailleur salarié paye comparativement trois fois plus d’impôts sur le revenu qu’un gros importateur, un industriel ou un affairiste! Comment peut-on supporter une injustice aussi criante?

A chaque avantage fiscal ou social accordé aux riches, le pouvoir cherche à équilibrer le budget en dévaluant de façon scélérate le dinar. Cette manipulation engendre la hausse du prix des biens importés et ne touche de plein fouet que le pouvoir d’achat des travailleurs, des retraités, des petits paysans et de ceux qui ne vivent que des maigres pensions de l’Etat. Les immenses réserves en devises du pays – 155 milliards de dollars! – sont stérilisées dans les banques étrangères ou ne servent qu’à financer des dépenses d’infrastructure non prioritaires comme l’autoroute Est-Ouest. Des centaines d’usines auraient pu être construites depuis que les revenus pétroliers se sont améliorés en 2000. Mais le régime a opté pour le gel ou la destruction du potentiel industriel public au nom du désengagement de l’Etat de la sphère économique.

Une fraction du pouvoir actuel est maintenant effrayée par des perspectives qui peuvent devenir plus sombres avec l’aggravation prévisible de la crise mondiale du capitalisme et une chute du prix du pétrole qui pourrait en résulter malgré les “prophéties”, sujettes à caution, sur une hausse des prix à attendre de la croissance en Chine et en Inde. Elle tente de freiner l’hémorragie des devises en resserrant le contrôle sur les relations financières extérieures de l’Algérie. Il est faux de croire que cette frange du pouvoir a fini par comprendre qu’il faut revenir à une politique en faveur des masses populaires. Ce qui la fait agir au point qu’elle entre en conflit avec les intérêts à court terme des capitalistes compradores ou industriels, avec ceux des couches les plus parasitaires du capitalisme, c’est la défense même du capitalisme face au danger d’une révolution populaire qui exproprierait les possédants. Tant mieux pour le développement du pays si elle réussit à ré impulser le développement des forces productives en réhabilitant le secteur public. Mais les intérêts capitalistes que ce groupe veut consolider durablement, y compris en relançant le secteur public industriel, continueront à constituer un frein sérieux à un authentique développement économique global. Les mesures prises à cette fin, comme l’instauration du crédit documentaire, sont inopérantes parce qu’elles évitent soigneusement d’éponger, par la hausse du taux d’imposition des plus riches et des taxes douanières sur les biens de luxe, l’énorme masse de revenus détenues par cette petite minorité de super privilégiés. S’attaquer à ces revenus, c’est s’attaquer la base sociale du pouvoir!

Il n’y a pas de salut à attendre de l’intérieur du régime ni des partis bourgeois d’opposition à la recherche du soutien des puissances impérialistes pour les aider soi-disant à “instaurer la démocratie”, ou la “démocratie certifiée” par la “communauté internationale” des USA, de la France et de l’Allemagne. Ces partis, le RCD, le CCDR, Benbitour et compagnie, défendent le capitalisme, les bourgeois anciens ou nouveaux, les multinationales. Ils cherchent seulement à obtenir un meilleur partage des clés du régime.

Les jeunes, les travailleurs, les couches populaires, ne doivent compter que sur leur propre lutte, leur propre travail unitaire et organisé pour créer les conditions de vrais changements politiques et sociaux avec l’avènement grâce à leur combat organisé d’un Etat de démocratie populaire véritable qui prépare le renversement radical du capitalisme. En dehors d’un tel régime il est illusoire de penser que le pouvoir actuel et les bourgeois qui le soutiennent peuvent mettre les revenus pétroliers au service d’un développement réel qui profiterait aux producteurs de richesses, aux travailleurs, aux petits fellah et aux artisans, à tous ceux qui ne vivent que du produit de leur travail personnel, améliorerait leur condition de vie, supprimerait la répartition injuste du revenu national, réduirait la dépendance par rapport aux Etats impérialistes.

Les jeunes en colère doivent isoler les casseurs manipulés, éviter de tomber dans le piège des manipulateurs qui cherchent à les utiliser pour préparer des changements d’équipe à l’intérieur du régime afin que rien ne change radicalement. Il faut mettre fin à la destruction et à la casse qui ne font qu’aggraver la situation du peuple.

La solution à la crise actuelle est de construire les instruments de mobilisation pour réaliser les aspirations des exploités et des couches marginalisées: un parti communiste fort et enraciné au sein des travailleurs, des syndicats de classe indépendants, des organisations de jeunes chômeurs, travailleurs, étudiants, paysans, hommes et femmes, un front démocratique populaire de progrès.

PADS
8 janvier 2011

 



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Présidentielles 2012 :

12 Janvier 2011, 06:20am

Publié par PCF Villepinte

Lettre ouverte d'André Chassaigne aux communistes

Le sens de ma candidature

Le 20 juin 2010, j’ai présenté au 35ème Congrès du Parti Communiste Français mon offre de candidature pour représenter le Front de gauche aux prochaines élections présidentielles. Elle faisait suite à l’accord que j’avais donné, début juin, pour que mon nom soit cité, parmi d’autres, comme candidat potentiel.

Sans ambiguïté, je soulignais alors mon attachement à une candidature commune du Front de gauche pour affronter cette importante échéance électorale.

Je m’inscrivais ainsi dans les orientations de la résolution finale du Congrès, adoptée le même jour :

« Pour l’élection présidentielle, la candidature pourra soit être issue de l’une des formations du Front de gauche, soit être issue du mouvement social, et partager les objectifs du pacte. Ce débat doit être mené sans préalable ni exclusive. Dans cette perspective, des personnalité-e-s communistes sont légitimes à s’engager comme candidat-e potentiel-le du rassemblement pour porter l’originalité de cette ambition. Dans le cadre de la préparation du congrès du printemps 2011, nous examinerons toutes les propositions et les hypothèses que les communistes souhaiteront mettre en débat. Au terme de ce processus, à ce congrès, nous désignerons le ou la candidate soutenu-e par le PCF. L’assemblée des animateurs de section, fin 2010, constituera un point d’étape de cette réflexion et de ce processus ».

Le 8 septembre 2010, à la veille de la Fête de l’Humanité, je précisais le sens de mon offre de candidature : «Le Front de gauche tire sa force et ses succès de sa diversité, en rassemblant des militants attachés à la transformation sociale et qui veulent dépasser les échecs de leur propre parti : communistes, socialistes, extrême gauche, écologistes, mouvement social… cette pluralité est une formidable richesse. Conjuguée à une réelle assise populaire, elle peut permettre de co-élaborer un projet transformateur pour la France.  

 

C’est pour cette même raison que je suis attaché à une candidature commune du Front de gauche pour les élections présidentielles. Pour moi, il n’y a pas de femmes ou d’hommes providentiels. Le Front de gauche est composé de plusieurs courants : plusieurs candidatures sont donc possibles pour porter son projet partagé, qu’elles soient issues des différentes formations du Front de gauche, ou du mouvement social… Aucun candidat ne s’impose a priori. C’est le sens de mon offre de candidature.

Qui dit Front dit ensemble de différences. Chaque formation, comme chaque individu, a sa personnalité, son histoire propre, ses priorités. La famille politique que je représente, comme les autres, a ses particularités, ses propres orientations. Je pense notamment à la question sociale, et plus particulièrement à la participation active du monde du travail à la création de richesses dans un nouveau type de développement. Je pense aussi à cette volonté que nous avons toujours eue d’être les porteurs et les passeurs des exigences populaires. Cette sensibilité-là a besoin de s’exprimer et d’être entendue, au côté d’autres. […]

J’ai certes conscience du caractère particulier de ma candidature. Elle est différente, donc un brin anachronique dans le bouillonnement médiatique autour d’une poignée de personnalités nationales. Serait-il donc incongru qu’un élu local, forgé dans la défense des intérêts de la population d’un territoire, puisse porter un message national ? Cette proximité, cette connaissance des Français ne serait-elle pas au contraire la première garantie de construire avec eux ?

Il n’est pas une journée durant laquelle je ne fais pas le constat que le système libéral, qui encadre notre vie, marche sur la tête, à tel point que les jeunes devraient demain vivre moins bien que leurs parents. Il n’est pas une journée sans que je me dise que notre société est complètement dévoyée par une poignée de grands groupes financiers et de privilégiés. Et il n’est pas une journée sans que je réfléchisse à ce que nous pourrions tous ensemble mettre en oeuvre pour bousculer ce capitalisme qui casse tant de vies : il est vraiment temps de dépasser ce système essoufflé, tellement abandonné à la finance qu’il s’est lui-même condamné.

Dans ce grand pays qu’est la France, nous devons imaginer et mettre en oeuvre un nouveau modèle social. Il nous faut redonner à la France la place qu’elle doit avoir pour aider la planète à privilégier le bonheur humain

 

 

 

 ».

Le peuple de France veut le changement

Depuis, le mouvement social des retraites a confirmé l’exigence de changement. Je me suis efforcé de traduire cette volonté du peuple de France, le 8 novembre 2010, à l’occasion du meeting de Jappy, organisé par le Parti Communiste Français, durant lequel j’ai été appelé à m’exprimer.

« 

Je vous le dis, l’expérience douloureuse de la crise, comme les réformes destructrices du pouvoir, ont créé une majorité. Une majorité qui veut que la France change de cap. La bataille exceptionnelle autour de la question des retraites est la première grande confrontation contre le système, contre le libéralisme mondialisé qui ne connaît plus de limites. Une chose est sûre : les Français ont compris que dans ce système capitaliste, la règle veut qu’on ne partage que les pertes, jamais les bénéfices. Et il y a en a des bénéfices ! On croule sous l’argent en France et dans le monde. […] Nos compatriotes veulent que l’économie privilégie l’intérêt général aux intérêts privés ! Ils refusent d’être réduits à être des « choses », des choses tout juste bonnes à produire des bénéfices pour une poignée d’actionnaires insatiables au détriment de l’avenir de l’humanité et de la planète ! […] Et ils nous le disent sous les formes les plus diverses, ils nous dressent une bonne feuille de route. Une feuille de route à double usage : pour les luttes d’aujourd’hui et pour les scrutins de demain. Cette feuille de route nous convient parce qu’elle tourne le dos à la mal vie. Elle nous convient parce qu’elle place l’intérêt personnel bien compris de chacun d’entre nous au cœur de notre projet de transformation sociale. Et elle me convient personnellement parce que ce sont ces mêmes valeurs, et ces mêmes fondamentaux, qui ont toujours guidé mon action, comme celle de tant de camarades, dans le quotidien de notre pratique politique et dans les responsabilités qui nous sont confiées, en Auvergne comme dans bien d’autres territoires ruraux et urbains. Je voudrais le dire ici : de ma vie de militant, d’élu de proximité, de député, je n’ai tiré qu’une seule véritable leçon : la démocratie, c’est l’arme du grand nombre. La démocratie, c’est l’art d’être ensemble et de se respecter, d’analyser et d’échanger, de coélaborer et de porter des projets partagés. C’est avec cette démocratie-là qu’il nous faut bâtir une nouvelle communauté humaine. « Je pose le principe que tous les hommes sont philosophes » écrivait Gramsci dans ses « Carnets de prison ».  

[…] Nous ne sommes pas les plus forts. Nous ne sommes pas les plus intelligents. Et je laisse à d’autres le soin d’avoir raison sur tout. Mais j’ai une conviction profonde : ouvrons la porte de la démocratie économique et sociale, laissons la société parler, laissons la liberté de se choisir un destin, faisons parler ensemble employés, ouvriers, chômeurs, fonctionnaires, artisans, laissons la France libre d’elle-même, et tranquillement une autre politique verra le jour

 

 

 

 ».

L’exigence d’une construction citoyenne

Durant ces derniers mois, au fil des rencontres sur l’ensemble du territoire, j’ai pu constater non seulement combien les Françaises et les Français souhaitaient ce changement, mais combien ils exigeaient aussi d’être au centre du débat politique. J’ai eu aussi la confirmation que les communistes portent la conviction que la participation populaire est à la fois le but et le moyen du changement politique, comme cela est si bien formulé dans l’appel « espoir2012.org » :

« La mise en commun de l’intelligence de chacun est un gage de réussite dans la gestion des collectivités, dans les luttes syndicales, dans la direction d’association, dans la conduite de projets collectifs, et plus globalement dans la promotion de l’intérêt général. Nous avons la conviction que les Français ne veulent plus que l’on parle en leur nom, qu’ils veulent participer à la prise de décisions de leur environnement professionnel jusqu’au gouvernement. Ils souhaitent un nouveau partage du pouvoir ».

C’est cette démarche de co-élaboration, que je partage depuis si longtemps, que j’essaie de porter. Elle est à l’opposée de grandes messes autour d’une élite « qui sait », comme des propositions, toutes ficelées, déclamées de la tribune d’un Congrès. La généralisation d’une telle démarche est d’autant plus indispensable qu’elle nous affranchit des artifices de la séquence présidentielle et permet à chaque Française et Français de reprendre son avenir en main.

Aussi, ma volonté est d’être un artisan déterminé de cette construction citoyenne du projet, pour permettre de desserrer l’étau du repli sur soi et montrer qu’une société s’affranchissant des banquiers, de la dictature de l’argent, est indispensable. Et qu’elle est possible !

Au cœur du débat de la gauche

Je soutiens aussi que notre objectif n’est pas de créer je ne sais quelle petite gauche, force d’appoint, disposant d’une vague capacité de protestation ; notre ambition est au contraire d’être les artisans d’une gauche forte, puissante, majoritaire parce qu’émancipatrice. Le premier défi du Front de gauche, et plus particulièrement du Parti Communiste, est donc de construire une nouvelle dynamique, indispensable pour faire gagner la gauche qui transformera la société.

Je voudrais sur ce point rappeler les propos que j’ai tenus le 29 novembre 2010, à la Fête de l’Huma de Bretagne :

« 

Ne laissons pas croire qu’il y aurait à gauche, d’un côté un chevalier blanc (le Front de gauche) porteur de toutes les vertus et de la pureté révolutionnaire, et de l’autre un chevalier noir (le Parti Socialiste et ses alliés) affublé de tous les maux et vendu au capitalisme. Ce qui importe, c’est d’emmener toute la cavalerie dans la bonne direction. Sinon, nous nous retrouverons au final avec un cheval de bois sur lequel nous n’aurons eu aucune prise.  

Et je veux aussi dire à ma famille politique, à l’ensemble du Front de gauche : ne nous résignons pas à jouer les spectateurs énervés, à chaque fois que nous parlons, pensons que nous devons être acteurs pour construire la force qui donnera au pays le gouvernement qu’il mérite.

Oui, je le revendique, nos idées ont vocation à présider aux destinées du gouvernement de la France ! Et pour cela, il n’est d’autre moyen que de mettre concrètement le contenu du changement au cœur du débat de la gauche. De toute la gauche

 

 

 

 ».

Le Front de gauche doit être le passeur de colère et d’espoir pour la transformation de la société. J’en suis convaincu : il peut bousculer tous les pronostics, toutes les prophéties. Aussi, devons-nous envahir le débat présidentiel avec notre ambition. Pour créer, rassembler, porter une majorité d’idée. Et surtout pour rendre majoritaires les exigences de transformation sociale. Moi qui suis du pays des volcans endormis, je crois à l’éruption de l’impossible, je crois à l’éruption d’un peuple qui s’engage à fond pour empêcher que notre pays subisse les mêmes recettes que l’on impose au peuple grec, ou au peuple irlandais.

Le bilan de 6 mois de labourage

A l’occasion de ce Conseil National du 7 janvier 2011, suivi de l’Assemblée des secrétaires ou animateurs de section du 8 janvier, je souhaite faire un bilan de mes 6 mois de travail de terrain : 6 mois de labourage où j’ai souvent eu l’impression de tirer un araire au regard des moyens multiples mis à la disposition de l’élite politique et aux « machines de guerre » dont certains disposent.

- Ainsi, n’étant pas responsable d’une des formations structurant le Front de Gauche, je n’ai pas été invité aux grands débats nationaux organisés pour la construction du programme partagé… à l’exception de celui de Bordeaux, le 27 janvier prochain, sur les questions environnementales, en lien avec les idées que je développe dans mon ouvrage « Pour une Terre commune ».

- Je n’ai pu obtenir aucune participation à une émission politique d’importance, qui m’aurait permis de développer mes idées : télévisions et radios réservent les plateaux et « matinales », à forte écoute, aux personnalités sélectionnées par leurs experts en politique, ou promotionnés par un parti politique, voire choisies par le pouvoir quand elles s’inscrivent dans la stratégie élyséenne. Le formatage politico-médiatique, au casting pré-défini, n’admet aucun poil à gratter d’un épiderme bien huilé, si ce n’est, comme le disait Pierre Bourdieu pour se livrer « à des outrances verbales arrogantes ou démagogiques, tout à l’opposé de la générosité enthousiaste d’un message mobilisateur ». Aucun espace n’est laissé aux expressions hors du champ constitué si ce n’est pour des émissions de divertissement, à l’initiative d’animateurs qui ont le mérite d’oser la nouveauté, permettant ainsi quelques développement d’idées.

- La presse écrite, nationale comme régionale, a cependant manifesté un intérêt réel pour ma démarche, malgré quelques parti-pris journalistiques, avec pour certains la volonté de m’enfermer dans un positionnement « anti-Mélenchon », et pour d’autres la certitude que je n’étais qu’un candidat alibi.

- Mon nom n’étant proposé par aucun parti, il n’a été avancé dans aucune étude d’opinion, dans aucun sondage … confortant l’idée que Jean-Luc Mélenchon est le seul candidat envisageable pour le Front de gauche ! Le Parti Communiste est ainsi d’ores et déjà effacé des prochaines échéances présidentielles, de fait des législatives, et progressivement de l’espace politique.

- Au fil des semaines, j’ai pris conscience du risque que le choix de la candidature du Front de gauche se fasse par défaut, avec un seul candidat possible, alors qu’il est indispensable qu’elle soit choisie en toute liberté, alliant à la démarche collective le respect de la souveraineté des adhérents de chacune des organisations et de leurs statuts. Faudrait-il exclure, a priori, qu’un communiste puisse représenter efficacement notre rassemblement, alors que dans les 4 régions où les listes Front de gauche ont dépassé les 10 % aux dernières élections régionales, elles avaient pour tête de liste un communiste ? Cette frilosité est le reflet d’une conception du Parti étroite, triste, mortifère alors qu’il est dans son essence même rassembleur, ouvert, généreux, comme nous sommes si nombreux à continuer à en faire la preuve, concrètement, au quotidien, sur nos territoires respectifs. En aucun cas, il ne s’agit pourtant d’exiger que le candidat soit forcément un membre du PCF ! Les diverses et légitimes expressions pour un débat sur cette question, comme l’appel de certains communistes « pour un rassemblement sans effacement du PCF » ont déclenché les anathèmes de donneuses et donneurs de leçons enfermés dans leurs certitudes, dont celle que notre Parti n’est plus à même de porter la visée communiste.

- Pour certains communistes traumatisés par les dernières échéances présidentielles, cette élection ne se résume qu’à un mauvais moment à passer, auquel il suffirait de tourner le dos pour que, mécaniquement, tout aille mieux ensuite. Tétanisés par la forme de ce scrutin, profondément contraire à nos valeurs et à notre vision d’une démocratie active, ils oublient que toute élection est une opportunité dont il faut se saisir, non seulement pour ne pas laisser le champ libre aux démagogues et aux faiseurs de régression sociale et libéraux de tous poils, mais aussi pour matérialiser une autre conception de la politique et offrir de nouveaux choix de vie en commun.

- Dans ce contexte, malgré de nombreux soutiens, ma candidature à la représentation du Front de gauche a parfois été considérée comme une initiative de division. N’étant pas présentée par le Parti, elle pu créer des interrogations chez des communistes. Elle a eu aussi pour effet d’accentuer l’acharnement de certaines et certains à promotionner, de façon outrancière, « le candidat incarné » du Front de gauche en la personne de Jean-Luc Melenchon. Elle a alimenté d’autre part les interprétations de celles et ceux qui ne souhaitent pas un candidat du Front de gauche et qui m’ont reproché d’être l’instrument d’une opération de diversion.

Mon offre de candidature

A la lumière de cette expérience, je suis convaincu qu’une candidature individuelle n’a aucune chance d’aboutir dans le processus de désignation d’un candidat commun du Front de gauche. Elle ne serait qu’un leurre pour préparer, dans une confrontation inégale, la désignation du candidat imposé, et dont elle ne serait de fait que le faire-valoir.

Pour que des candidatures crédibles puissent compter dans le choix final, je suis persuadé qu’il est indispensable que des instances de notre Parti s’en saisissent, en lien avec le contenu qu’elles souhaitent donner au programme politique et que le candidat devra porter dans la dynamique du Font de gauche .

C’est pourquoi, si je confirme aujourd’hui mon offre de candidature, c’est en la mettant entre les mains des communistes : en premier lieu à l’occasion des débats de ce vendredi au Conseil National, et de ceux de samedi, à l’Assemblée des secrétaires ou animateurs de section ; puis dans les débats des différentes instances appelées à se prononcer avant la Conférence nationale qui aura à soumettre une proposition aux communistes. Plus largement, je la livre à la réflexion de l’ensemble des organisations du Front de gauche comme une candidature de rassemblement populaire, donc plurielle, sur les objectifs communs qu’il nous faut préciser, avec la volonté de rendre majoritaires les contenus de transformation sociale.

Ma volonté est simplement de répondre utilement aux attentes du peuple de France, en restant fidèle aux idées et à l’éthique qui sont les miennes, et qui sont celles de tant de militantes et militants du PCF, très majoritairement attachés à leur Parti et à la visée communiste.

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Algérie, Tunisie

10 Janvier 2011, 18:49pm

Publié par PCF Villepinte

Une crise profonde et de sérieux avertissements

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 8 janvier
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En Algérie comme en Tunisie des émeutes populaires mobilisent une jeunesse qui exprime le désespoir et la révolte contre des régimes qui ne leur offrent que le chômage, la vie chère, l’autoritarisme et la corruption. C’est en fait les sociétés algériennes et tunisiennes dans leur ensemble qui n’en peuvent plus de supporter les inégalités criantes, la gabegie, la répression et le mépris de dirigeants prédateurs incapables d’offrir un avenir à leur propre peuple.
L’augmentation des produits de première nécessité à servi de révélateur à une crise profonde issue des politiques néo-libérales imposées par des gouvernements qui sont eux mêmes le fruit d’élections manipulées. Cette crise est aussi le résultat des diktats du FMI depuis les années 80 et 90 avec l’austérité pour les budgets sociaux et les salaires, les privatisations, l’injustice et la misère.
 

Le PCF réaffirme sa solidarité avec l’ensemble des démocrates algériens et tunisiens qui agissent au côté de leur peuple afin d’ouvrir une perspective de progrès social et de démocratie, et pour empêcher que les mouvements actuels ne servent à encourager les forces les plus réactionnaires, notamment celle de l’islamisme politique radical dont la violence criminelle a laissé de douloureux souvenir en Algérie. Le PCF appelle à l’arrêt immédiat de la répression, à la libération des personnes emprisonnées, au respect des règles élémentaires d’un Etat de droit comme les avocats tunisiens l’ont exigé dans une courageuse manifestation collective.

Ce qui se passe aujourd’hui en Algérie et en Tunisie constitue un sérieux rappel à l’ordre pour l’Union européenne et pour sa politique dite d’association avec les pays du sud. Ces émeutes témoignent de l’échec flagrant d’une politique entièrement tournée vers l’objectif d’une zone de libre échange de conception libérale vouée aux intérêts des multinationales et du capital privé, incapable de construire les conditions d’une coopération d’intérêt mutuel pour les peuples des deux rives de la Méditerranée. C’est aussi un avertissement pour les autorités françaises qui vont présider les G 8 et G 20 en 2011, face aux impasses politiques et sociales sévères produites par un système capitaliste mondialisé en crise. La question de la coopération et du développement humain durable fait partie des priorités et des urgences.

Parti communiste français,

Paris, Le 8 janvier 2011.

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