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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Accès aux soins : 120 médecins lancent un manifeste

19 Janvier 2011, 08:02am

Publié par PCF Villepinte

Didier Poupardin, généraliste à Vitry-sur-Seine, est menacé de sanction par la Sécurité sociale.

Social-Eco - le 18 Janvier 2011

 

 Cent-vingt médecins "solidaires" ont lancé un manifeste pour dénoncer "les consignes de restriction" de l'accès aux soins remboursés et la privatisation de la sécurité sociale, mardi à l'Assemblée nationale.

Le mouvement a pour origine le soutien à un praticien "désobéissant", le docteur Didier Poupardin de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) qui est en conflit judiciaire depuis plusieurs mois avec l'Assurance maladie de ce département, parce qu'il fait bénéficier systématiquement ses patients en longue maladie de remboursements à 100%.

Au cours d'une conférence de presse, en présence de députés ou représentants de partis politiques de gauche et de syndicats, le Dr Poupardin a dénoncé le "matraquage idéologique" sur la maîtrise des dépenses de santé et la responsabilisation des patients pour limiter le déficit de la Sécurité sociale qui, affirme-t-il, est en premier lieu un "déficit de ressources". Le Dr Didier Menard, vice-président du syndicat de la médecine générale (SMG), praticien à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) a déclaré que la poursuite en justice du Dr Poupardin "a réveillé la conscience de beaucoup de médecins". Il a expliqué que le sens du manifeste était d'organiser une "indignation active mais collective" parmi le plus grand nombre possible de médecins. Selon lui, il faut "sortir du bricolage (...) pour aider les patients à avoir un meilleur accès aux soins et le faire de façon plus politique et poser cette question sur la place publique". "Nous sommes dans un système qui exclut de plus en plus les couches populaires", a-t-il affirmé.

Selon le manifeste, la fondation de la Sécurité sociale, contenue dans le programme du Conseil National de la Résistance, "reposait sur un principe majeur de solidarité et d'équité: chacun cotise selon ses moyens et chacun reçoit selon ses besoins". Mais "ce principe recule et tend à s'inverser: chacun doit payer selon ses besoins (si vous êtes très malade vous devez payer beaucoup) et chacun reçoit selon ses moyens (si vous êtes très riche, vous êtes bien soigné)".

Les médecins seront invités à signer le manifeste sous la phrase suivante: "Nous déclarons vouloir résister aux consignes de restriction de l'accessibilité aux soins".

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Estrosi, les soldes et la Tunisie...

19 Janvier 2011, 07:58am

Publié par PCF Villepinte

Samedi, la ville de Nice a connu sans nul doute une des manifestations les plus émouvantes de ces dernières années. Une manifestation où se mêlaient tout à la fois, la liesse des Tunisiens, leur joie de voir Ben Ali fuir, mais aussi leur détermination à ne pas se laisser voler leur victoire. Dans ce contexte on aurait pu croire que le maire de Nice, à défaut d'avoir soutenu, hier, les démocrates victimes de la dictature Ben Ali, exprime aujourd'hui sa solidarité avec ce peuple. Et cela d'autant plus que Nice est la capitale du réseau Euromed.

Et bien, non. Dans le communiqué publié par la ville de Nice au soir de cette journée de samedi :"Christian Estrosi, Député-Maire de Nice, Président de Nice Côte d’Azur, tient à remercier l’ensemble des forces de l’ordre qui a encadré aujourd’hui, à Nice, la manifestation de la communauté tunisienne. Le dispositif de sécurité mis en place, ainsi que l’étroite collaboration entre la Police Municipale et la Police Nationale, ont permis que l’activité commerciale, en cette période de premiers jours des soldes, se poursuive dans les meilleures conditions. "

Un peuple vient de retrouver sa liberté, sa dignité et la seule préoccupation de C. Estrosi c'est que rien ne soit venu gêner "l'activité commerciale". Tout au long de la "Révolution du Jasmin" le gouvernement français a été pitoyable, soutenant jusqu'au bout Ben Ali, proposant ses services pour maintenir l'ordre.... le maire de Nice lui aussi n'aura pas brillé dans cette période.

Robert Injey

 

Conseiller municipal communiste de Nice

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Le PCF dépose une proposition de loi pour l'interdiction des coupures d'électricité et de gaz

19 Janvier 2011, 07:53am

Publié par PCF Villepinte

Le PCF est reparti en guerre contre les coupures d’électricité et de gaz. Ces coupures relèvent d’une pratique moyenâgeuse et inhumaine, car le droit au chauffage est fondamentalement un droit de l’Homme. Marie-George Buffet et Roland Muzeau, député communiste des Hauts de Seine, veulent instaurer une trêve hivernale des coupures d’électricité et de gaz. Avec leurs collègues communistes, Jean-Claude Sandrier et Pierre Gosnat, ils ont déposé à l’Assemblée nationale une proposition de loi visant à «  interdire les coupures d’électricité, de chaleur et de gaz entre le 1er novembre de chaque année et le 15 mars de l’année suivante  ».

«  Il faut en finir avec les atermoiements. À chaque hiver, certains font mine de redécouvrir que des millions de familles sont plongées dans une grande détresse parce qu’on leur coupe l’électricité ou le gaz. Les larmes de crocodile sèchent dès que la vague de froid est passée et le règlement de la situation est systématiquement renvoyé aux calendes grecques  », s’insurge M.G. Buffet, qui prône «  l’instauration d’une trêve hivernale des coupures comme il en existe une pour les expulsions locatives  ».

Elle rappelle l’essor que connaît la précarité énergétique avec «  entre 3 et 4 millions de familles concernées et plus de 100 000 coupures de gaz ou d’électricité  ». Dans le même esprit, Marie-George Buffet a écrit aux PDG de GDF Suez et d’EDF, Gérard Mestrallet et Henri Proglio, pour leur demander d’instaurer «  un moratoire  » sur les coupures au sein des deux groupes qu’ils dirigent.

 

 


«  L’État reste le premier actionnaire de GDF Suez et demeure majoritaire dans le capital d’EDF. Ces deux grandes entreprises doivent continuer à jouer leur rôle de service public en garantissant à chacun l’accès à l’électricité et au gaz.

Ce droit indispensable à la vie doit être reconnu et passer avant le chiffre d’affaires et les bénéfices des actionnaires  », exige la parlementaire communiste, qui tient également à «  saluer l’engagement des agents des deux entreprises qui, avec la CGT, refusent de couper l’électricité ou le gaz à des familles démunies  ».

La proposition de loi a également pour but de provoquer un débat politique beaucoup plus large. «  Les dispositifs actuels censés protéger les familles des coupures sont insatisfaisants  », constate-t-elle, en citant en exemple le système de tarification sociale de l’électricité qu’elle juge «  trop restrictif  ».

«  Pour avoir accès à cette tarification, il faut gagner moins de 600 euros par mois  », explique-t-elle. Marie-George Buffet s’inquiète également des conséquences de la libéralisation du secteur de l’électricité et du gaz. «  La loi Nome que le gouvernement a fait voter en catimini va provoquer une flambée du prix de l’électricité et va, par là même, entraîner de nombreuses familles dans les difficultés.  »


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Nouvelle plate-forme Web du PCF

18 Janvier 2011, 16:24pm

Publié par PCF Villepinte

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Des ressources nouvelles pour les services publics locaux !

18 Janvier 2011, 16:14pm

Publié par PCF Villepinte

RASSEMBLEMENT

MARDI 25 JANVIER 2011 A 15H

A PROXIMITE DE MATIGNON

A L’ANGLE INVALIDES RUE DE VARENNE

 

JPG - 36.1 ko

Les services publics mis en œuvre par les collectivités locales jouent un rôle fondamental pour répondre aux besoins des habitants. Chacun et chacune les utilise au quotidien dans tous les domaines : crêches, transports publics, centres médicaux, établissements scolaires, logements sociaux, infrastrucures sportives et culturelles… Ces services dynamisent l’économie, soutiennent la croissance et constituent un rempart à la crise sociale actuelle. Ils participent souvent à la solidarité nationale à la place de l’Etat.

Ces services essentiels sont aujourd’hui dans le collimateur du gouvernement qui veut les privatiser pour mieux répondre à la crise du capitalisme. On mesure l’ampleur du pactole quand on sait que les collectivités locales assurent 73% de l’investissement public. Pour pousser les élus locaux à réduire les prestations fournies et à les confier au secteur privé, le gouvernement entreprend d’asphyxier financièrement les collectivités en les privant de la fiscalité sur les entreprises, en gelant pour trois ans les dotations de l’Etat tout en réduisant l’emploi public.

Du fait de ces contraintes financières, les collectivités se retrouvent alors devant une équation insoluble. Soit elles réduisent les services publics et font à leur corps défendant le jeu du gouvernement. Soit, privées de la taxe professionnelle que le gouvernement a supprimée, elles augmentent les impôts sur les ménages alors que ces derniers subissent déjà durement les dégâts sociaux conséquences de la crise. Les élus locaux se retrouvent alors en difficulté pour boucler leur budget sauf à remettre en cause les engagements sur lesquels ils ont été mandatés.

Pourtant une telle cure d’austérité ne s’impose en rien puisque les moyens financiers existent pour assurer des services publics de qualité pour tous. Mais il faudrait pour cela réorienter la finance vers la satisfaction des besoins plutôt que vers la spéculation. Plutôt que de dilapider les 400 milliards d’euros que le gouvernement a réussi à trouver pour les banques en pure perte, des moyens financiers nouveaux pourraient servir à des dépenses utiles qui amélioreraient concrètement la vie des gens.

Pour cela, les élus communistes et républicains proposent de taxer les entreprises selon leurs bénéfices, en modulant l’impôt en fonction de l’emploi et de l’investissement. Un tel impôt économique devrait sceller le lien entre l’entreprise et le territoire d’accueil, sans pénaliser comme aujourd’hui les territoires industriels. Il ferait contribuer les actifs financiers des entreprises. La taxe d’habitation et la taxe foncière tiendraient également compte des revenus des ménages.

Une autre réforme est donc indispensable pour financer la réponse aux besoins de tous, corriger les inégalités sociales et territoriales et favoriser une croissance économique efficace et soutenable. Mais sans attendre, nous demandons que le gouvernement revienne à l’occasion d’un collectif budgétaire sur sa décision de geler les dotations et permette des dotations exceptionnelles à nos collectivités en difficulté.

Les élus communistes et républicains appellent la population à se mobiliser pour ne rien céder dans ce combat en faveur de ressources nouvelles. Ils appellent à une remise à plat des financements qui permettrait plus de justice dans les impôts et plus de moyens pour fournir les services publics indispensables à la garantie des droits humains les plus essentiels. Pour exiger haut et fort de telles mesures, ils appellent les associations, les syndicats de territoriaux et la population dans son ensemble à un rassemblement à l’occasion duquel ils exigent d’être reçus à Matignon pour ouvrir une discussion.

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Marine Le Pen succède à son père à la tête du FN

17 Janvier 2011, 12:09pm

Publié par PCF Villepinte

Tours manif anti FN le 15 janvier 2011
envoyé par PCF37. - L'info video en direct

 

 

Marine Le Pen a officiellement succédé dimanche à Jean-Marie Le Pen à la tête du Front national qu'il dirigeait et incarnait depuis près de 40 ans, en remportant largement, par 67,65 des voix, la consultation interne organisée par le parti.

A la tribune du XIVème congrès du parti, grand-messe organisée à Tours pour cette succession, Jean-Marie Le Pen, 82 ans, a étreint sa benjamine de 42 ans, après avoir lui-même proclamé les résultats, sous les acclamations des quelque 2.000 militants et cadres du mouvement d'extrême droite.

Le nom du vainqueur, connu depuis vendredi soir, est sans surprise: Marine Le Pen, qui bénéficiait de tout le poids du soutien paternel et de l'appareil du parti, était archi-favorite face à Bruno Gollnisch, 60 ans (32,35% des voix), vieux lieutenant du chef.

Celle qui apparaît désormais comme la candidate naturelle du FN pour la présidentielle de 2012.

Un journaliste dit avoir été tabassé

Un journaliste de France 24 a rapporté ce matin sur I-Télé avoir été agressé par des membres du service d'ordre du Front national (FN), lors d'une réunion à huis-clos du parti d'extrême-droite hier soir.

Mickaël Szames raconte avoir rejoint hier soir vers 23 heures un cocktail des membres du Front national en se présentant comme journaliste. La situation a dégénéré lorsqu'il a photographié avec son téléphone portable Jean-Marie Le Pen et sa fille, Marine Le Pen, en train de danser. ""Sept ou huit personnes du service d'ordre m'ont couru après, molesté, tabassé et ont pris ma carte de presse. J'ai ensuite été violemment jeté dehors", explique le journaliste.

"Certes, la réunion se tenait à huis-clos mais je me suis présenté comme journaliste et on m'a laissé rentrer. Si ça la gênait, Marine Le Pen n'avait qu'à me demander de partir", ajoute Mickaël Szames, qui précise avoir été la cible d'insultes à connotation raciste. Il a affirmé avoir porté plainte contre x dans la nuit, notamment pour "agression".

Le FN de son côté menace de porter plainte contre le journaliste et contre la chaîne I-Télé, qui a relayé l'information. Le directeur de la communication du FN, Alain Vizier, a contesté qu'il y ait eu la moindre violence à l'encontre du journaliste, assurant qu'il avait simplement été "mis dehors" parce qu'il "n'avait pas à se trouver là".


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Communiqué de la fédération 93 du PCF :

17 Janvier 2011, 05:58am

Publié par PCF Villepinte

L'Education nationale sacrifiée, ça suffit !

La feuille de route était claire pour les Recteurs : le gouvernement exigeait la suppression de 16.000 postes d’enseignants au plan national à la rentrée 2011, pour atteindre le chiffre hallucinant de 66.400 postes supprimés depuis le début du quinquennat de Nicolas Sarkozy, soit 8% des effectifs !

Les décisions n’ont pas tardé à tomber pour la Seine-Saint-Denis : 20 postes supprimés pour 2160 élèves supplémentaires dans le premier degré, 40 postes supprimés dans les collèges pour environ 600 élèves supplémentaires !

Dans un département où le taux de réussite scolaire est de 10 % inférieur à la moyenne nationale, ces décisions relèvent d’un cynisme insupportable !

Cette saignée de l’Education nationale ne répond qu’à une double logique :

  • la réduction effrénée des dépenses publiques utiles exigée par l’Union européenne et les marchés financiers ;
  • la "dénationalisation" et la marchandisation de l’enseignement.

En Seine-Saint-Denis comme dans tout le pays, ces politiques ont une traduction désastreuse : elles accélèrent les inégalités sociales et territoriales déjà profondes et obèrent toute ambition de réussite scolaire pour chaque enfant.

Pour leur part, les communistes proposent de prendre le contre-pied de ces logiques infernales. Ils proposent aux citoyens de travailler à une réforme progressiste de l’école, comprenant la lutte contre la difficulté scolaire, les inégalités, l’amélioration des conditions d’étude, la reconnaissance du handicap... nécessite des moyens, notamment humains, et une meilleure formation des enseignants.

De la même manière qu’ils combattent l’intrusion des grands groupes financiers dans la construction, la maintenance et la gestion des collèges de Seine-Saint-Denis au travers des partenariats public-privé, les communistes déploieront tous leurs efforts pour empêcher ces suppressions de postes et pour obtenir les moyens en rapport avec les besoins des communautés éducatives et des enfants du département.

 

C’est le sens de leur participation à la manifestation du 22 janvier à laquelle ils invitent parents et enseignants à se joindre nombreux pour faire reculer le gouvernement.

La fédération de Seine-Saint-Denis organisera par ailleurs dans les prochains jours une initiative départementale sur le thème : "Education en Seine-Saint-Denis : ce que la gauche doit faire !"

Pantin, le 14 janvier 2011.

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28 jours qui ébranlèrent 23 ans de dictature (photos+vidéo)

16 Janvier 2011, 17:19pm

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 16 Janvier 2011

 

 Voici une chronologie de la révolte populaire tunisienne  qui a  conduit Ben Ali à fuir la Tunisie, et à débarquer en Arabie saoudite :

17 décembre 2010 : Mohamed Bouazizi, un jeune marchand de fruits et légumes ambulant, proteste contre la saisie de sa marchandise par la police.  Essayant de plaider sa cause et d'obtenir une autorisation et la restitution de son stock auprès de la municipalité et du gouvernorat, il s'y fait insulter et chasser s'immole à Sidi Bouzid (Centre-ouest). Il s’immole par le feu devant le siège de gouvernorat. Des commerçants rejoints par des jeunes qui dénoncent le manque de travail se rassemblent aussitôt pour manifester.

 

Mohhamed Bouaziz 

19 décembre 2010 : Les manifestations de Sidi Bouzid prennent de l'ampleur et la police fait usage de gaz lacrymogène. Des dizaines de personnes sont arrêtées.

 

 

 22 décembre 2010 : Houcine Neji, un jeune de 24 ans, se donne la mort par électrocution. Il ne voulait "plus de misère, plus de chômage".

24 décembre 2010 : Le mouvement gagne Bouziane, 240 km au sud de Tunis, ou a police tire à balles réelles sur des jeunes qui manifestaient pour le droit au travail à Menzel Bouzayane (60 km de Sidi Bouzid) et fait deux mortsdont Mohammad Ammari.

 

 

27 décembre - Le mouvement de protestation gagne Tunis, capitale de la Tunisie.Un millier de jeunes diplômés au chômage manifestent  pour la première fois à Tunis et sont dispersés à coups de matraques. Des témoins font état d'une douzaine de blessés. 

 28 décembre - Ben Ali dénonce une «instrumentalisation politique».  «Qu'une minorité d'extrémistes et d'agitateurs à la solde d'autrui et contre les intérêts de leur pays ait recours à la violence et aux troubles dans la rue (...) est inacceptable», affirme le président Ben Ali dans sa première allocution télévisée depuis le début des troubles.

 

 

29 décembre - Le chef de l'Etat effectue un remaniement ministériel partiel  et nomme un nouveau ministre de la Jeunesse et des Sports.

5 janvier 2011Mohamed Bouazizi, L'homme qui s'était immolé à Sidi Bouzid décède à l'hôpital.

 

 

 

6 janvier - Plusieurs milliers d'avocats se mettent en grève pour dénoncer la répression policière, tandis que les manifestations contre la pénurie d'emplois qualifiés et les entraves aux libertés publiques se poursuivent, tandis que les manifestations se poursuivent. La censure en ligne se durcit, plusieurs bloggeurs dissidents sont arrêtés.

 

 9 janvier - Les autorités font état de 14 morts après les affrontements de la veille entre manifestants et forces de l'ordre à Thala, à Kasserine et à Regueb. «Le message a été reçu. Nous allons examiner ce qui doit être examiné, nous allons corriger ce qui doit être corrigé, mais la violence est une ligne rouge», affirme alors le ministre de la Communication, Samir Labidi, porte-parole du gouvernement.

10 janvier - Ben Ali intervient pour la deuxième fois à la télévision et dénonce des «actes terroristes» qu'il impute à «des éléments étrangers». Il promet en outre 300.000 créations d'emplois en deux ans. Le gouvernement tunisien donne l'ordre de fermer de toutes les écoles et universités du pays jusqu'à nouvel ordre.

11 janvier - Les manifestations  et la violence d’état  gagnent la banlieue de Tunis au son de «Ben Ali, nous n'avons plus peur». Samir Labidi, porte-parole du gouvernement, fait état de 21 morts depuis le début des troubles. «Tous les autres chiffres donnés par la télévision et les agences qui parlent de 40 à 50 (morts) sont totalement faux», ajoute-t-il. Selon la Fédération internationale des ligues de droits de l'homme (FIDH), le nombre de morts dans les émeutes en Tunisie s'élève à au moins 35.

 

 Michèle Alliot-Marie propose une coopération sécuritaire au pouvoir tunisien, «pour que le droit de manifester puisse se faire en même temps que l'assurance de la sécurité.» 

 12 janvier - Le chef de l'Etat limoge le ministre de l'Intérieur, Rafik Belhaj Kacem. Un couvre-feu est décrété dans la capitale et sa banlieue.

13 janvier – Ben Ali  annonce à la télévision qu'il ne briguera pas de nouveau mandat en 2014, ordonne aux forces de l'ordre de ne plus faire usage de leurs armes et promet la liberté de la presse. Son discours donne lieu à une explosion de joie dans la capitale. En France, où il vit en exil, l'opposant Moncef Marzouki parle d'une centaine de morts depuis le début des événements.

14 janvier - Nouvelle manifestation à Tunis pour réclamer le départ immédiat de Ben Ali. Vers 15h15 (de Paris), le chef de l'Etat annonce le limogeage du gouvernement et la tenue d'élections législatives anticipées dans les six mois. Trois-quarts d'heure plus tard, il décrète l'état d'urgence et impose le couvre-feu dans tout le pays. Deux heures et demi plus tard, le Premier ministre, Mohamed Ghannouchi, annonce que Ben Ali est temporairement dans l'incapacité d'exercer ses fonctions et déclare assumer la charge de président par intérim jusqu'à des élections anticipées. En fait, Ben Ali a quitté en cachette la Tunisie.

15 janvier - L'Arabie saoudite confirme peu avant minuit, heure de Paris, que Zine El Abidine Ben Ali et sa famille se trouvent sur son sol pour une durée indéterminée. Fin de la première phase de la Révolution de Jasmin.

Le président du Parlement tunisien, Foued Mebazaa, a été proclamé président par intérim par le Conseil constitutionnel écartant ainsi la possibilité d'un retour à la tête de l'Etat de Zine El Abidine Ben Ali qui a fui en Arabie saoudite.

 

 Manifestations de soutien au peuple tunisien à Paris

 

 

A. S.

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De la pharmacie au pouvoir, le fabuleux réseau des labos

16 Janvier 2011, 07:29am

Publié par PCF Villepinte

labo.jpgLe passé peut créer des relations et obligations durables. Il dote les individus d'un carnet d'adresses qui peut les amener à mélanger intérêt général et intérêts particuliers, notamment dans le domaine de la santé publique.

François Sarkozy C'est le frère dont on ne parle jamais. Pédiatre de formation, il a abandonné la pratique de la médecine pour se consacrer à l'industrie pharmaceutique. Depuis 2005, il est vice-président du conseil de surveillance de la firme Bio Alliance Pharma, cotée en Bourse. Il est également le président d'AEC Partners, qui conseille l'industrie pharmaceutique. Il fait aussi partie du comité d'évaluation du Paris Biotech santé, association entre des universités et des centres de recherche visant à développer des applications de la recherche médicale. Association subventionnée par… les clients d'AEC Partners !

 

Roselyne Bachelot

Actuellement ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, elle fut ministre de la Santé de mai 2007 à novembre 2010. Docteur en pharmacie, elle a passé douze ans au service de l'industrie pharmaceutique, notamment chez LCI Pharma (devenu AstraZeneca) et Soguipharm. Elle a été soupçonnée de connivence dans la vaccination massive contre la grippe AH1N1, en 2009, qui fit gagner des sommes astronomiques aux laboratoires.

 

Nora Berra

Secrétaire d'État à la Santé depuis décembre dernier, elle a déclaré, lorsque le scandale du Mediator a éclaté, qu'il « faudra voir la relation d'imputabilité entre les médicaments et ses effets ». Il n'en fallait pas plus pour parler de conflit d'intérêts, au vu de ses liens avec les laboratoires. Elle ne s'en cache d'ailleurs pas. Elle a travaillé entre 1999 et 2001 pour Boerhinger Ingelheim, de 2001 à 2006 pour Bristol Myers Squibb et de 2006 à 2009 pour Sanofi-Pasteur. Nora Berra estime d'ailleurs que « c'est un atout » d'avoir travaillé pour les laboratoires car cela lui permet de connaître « les problématiques auxquelles ils sont confrontés ».

 

Christian Lajoux

Nommé président de Sanofi-Aventis France en 2009, il est également président du syndicat français de l'industrie pharmaceutique (Leem, les entreprises du médicament) depuis 2006. En mars 2009, il a été nommé membre du conseil d'administration de l'Inserm, établissement public de recherche à caractère scientifique et technologique. Pour le collectif Sauvons la recherche, c'est l'ensemble de la recherche biomédicale qui est ainsi priée de se mettre au service de l'industrie pharmaceutique.

 

Jean Marimbert

Conseiller d'État, directeur général de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Cet « expert reconnu des questions sociales et spécialiste des questions sanitaires » a été nommé par Jean-François Mattei en 2004, qui voulait un administrateur à la tête de l'agence. En témoigne son parcours : conseiller technique au cabinet du ministère de Philippe Seguin (Affaires sociales et Emploi) de 1987 à 1988 ou encore directeur adjoint de celui de Jean-Pierre Soisson (Travail, Emploi, Formation professionnelle). Il y a deux jours, il a annoncé dans le journal Libération son prochain départ dans un contexte de « crise sans précédent ».

 

Fabienne Bartoli

Agrégée de sciences économiques et sociales, elle est actuellement directrice adjointe de l'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé). Auparavant, elle a été conseillère technique pour les industries de santé au cabinet du ministre des Solidarités et de la Santé (avril 2004-juin 2005) avant de devenir conseillère technique pour la politique des produits de santé aux cabinets des ministres des Solidarité, de la Santé et de la Sécurité sociale (juin 2005-avril 2006).

 

Mais aussi…

Deux médecins nommés conseillers techniques par Xavier Bertrand à son arrivée au ministère de la Santé en 2005 avaient des liens avec le laboratoire Servier, a révélé le Canard enchaîné du mercredi 12 janvier 2011. Le professeur Gérard Bréart, praticien hospitalier et spécialiste de santé publique, était au cabinet « chargé de la recherche ». Il avait été en 2005 le coordonnateur d'une étude sur le Protelos, un produit contre l'ostéoporose de Servier, qui sera commercialisé en France en 2006, avant d'être « mis sous surveillance à la suite de la mort de huit personnes ». Françoise Forette, professeur de gériatrie, elle, a travaillé à plusieurs reprises avec Servier, ayant notamment perçu des « honoraires comme conférencière ». Interrogé par le Canard, Xavier Bertrand a indiqué qu'il « n'avait pas eu connaissance » des liens de ses collaborateurs avec Servier.

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Manifestations de soutien au peuple tunisien

16 Janvier 2011, 07:20am

Publié par PCF Villepinte

Manifestation à Paris / Photo: Sophie Saravaki

Monde - le 15 Janvier 2011

 

Des manifestations organisées en soutien aux peuples tunisien et algériens se sont transformées en manifestation de joie suite à la fuite de l’ex président tunisien Ben Ali.

Des manifestations ont eu lieu à Paris et dans plusieurs villes de province, comme à Lyon, à Toulouse, à Marseille et à Tours mais aussi à travers l’Europe.

A Paris ce sont quelque 8 000 personnes qui ont défilé cet après-midi pour célébrer sa chute.
Les manifestants, essentiellement des Tunisiens, des Franco-Tunisiens ainsi que des représentants des partis de gauche français, s'étaient rassemblés place de la République pour se rendre à la Place du Chatelet.

Un groupe de jeunes gens portaient des cercueils recouverts de drapeaux tunisiens avec des pancartes « Merci à nos martyrs, nous ne vous oublierons jamais », d’autres « Ben Ali assassin » ou encore « Tunisie libre et laïque ».

  Pour visionner nos photos de la manifestation à Paris cliquez ici

 
 

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