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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Déclaration de la CGT

23 Décembre 2010, 09:10am

Publié par PCF Villepinte

 

Conférence de Cancun sur le climat: des avancées  mais le chemin est encore long

copLa 16ième conférence de l’ONU s’est achevée le 11 décembre 2010 sur un accord. Le processus multilatéral de lutte contre le réchauffement climatique sous la responsabilité des Nations Unies en est consolidé. C’est un revers pour ceux, poussés par le lobbying du commerce et de la finance, qui rêvaient à son implosion.

 

Le résultat reste loin du compte pour réellement relever le défi du réchauffement climatique, mais il traduit néanmoins des signes d’avancées :

 

    L’objectif de réduction du réchauffement climatique est confirmé à 2°c. Sans dispositions supplémentaires à la hauteur, cet objectif pourrait rester chimère. Le texte ouvre la possibilité de prolonger les engagements pris à Kyoto en 1996 par une deuxième période d’engagements dans le cadre de ce même protocole de Kyoto qu’il légitime ;

 

     L’accord issu de Cancun ne comporte toujours pas de dispositions contraignantes et juridiquement opposables. Cependant, apparaissent, pour la 1ière fois, des procédures de vérification et de contrôle, de transparence et de responsabilisation acceptées par les pays développés comme par ceux en développement ;

 

    L’adaptation au changement climatique fait l’objet de nouveaux axes d’actions, dont l’amorce d’une lutte contre la déforestation, première cause d’émissions de CO2, et de transferts de technologies propres vers les pays en développement afin d’accroître leurs capacités. Reste, sur ce point, qu’aucun mécanisme de régulation et de lutte contre le dumping social et environnemental, dans un commerce globalisé, n’apparaît sérieusement ;

 

    Les sources de financements restent floues et loin d’une maîtrise publique nécessaire. La création « d’un fonds vert » doté de 100 milliards de dollars par an à partir de 2020, dont 30 d’ici 2012 est novatrice. Elle peut, d’autant plus, constituer un premier pas que seule la gestion technique en reviendrait à la banque mondiale. La gouvernance politique sera assurée par un conseil d’administration à parité entre pays riches et pays pauvres. Si les actes confirment l’accord, un pas sera franchi dans la démocratisation de l’usage des fonds alloués. Il ne suffit pas, cependant, d’ouvrir un compte, il faut l’abonder.

 

     Le volet social lié au travail et issu de Copenhague, retiré du texte en ouverture de négociation est réintégré. La référence à une transition juste vers une économie bas carbone, au travail décent et à l’emploi de qualité pour tous est explicitement faite, ce qui en renforce la portée. C’est là une victoire syndicale à l’actif du syndicalisme mondial, structuré et coordonné avec la CSI.

 

L’accord de Cancun n’en reste pas moins déséquilibré. La CGT partage la demande de la CSI aux gouvernements d’élever leur niveau d’ambitions et de retourner rapidement en négociation pour corriger ces déséquilibres, combler les lacunes et faire de Durban, en 2011, un débouché significatif, juridiquement contraignant, ambitieux pour le climat et le social.

 

L’avis des travailleurs doit être entendu sur la formation, les qualifications et sur les reconversions d’emplois pour assurer la transition juste. La question de droits nouveaux pour les salariés, afin qu’ils puissent peser sur les choix stratégiques des entreprises et groupes, est également posée avec acuité. Les résolutions syndicales cohérentes adoptées par la CES en Europe et par la CSI dans le monde, dans la perspective de Cancun, restent  nos exigences vers Durban.

 

La CGT, qui revendique un Développement Humain Durable, appelle à renforcer la démarche et l’action pour un nouveau modèle de croissance. Le système économique et les modalités et finalités de production sont en cause. En changer les fondements reste incontournable pour contenir le réchauffement climatique, permettre une adaptation des pays les plus vulnérables, avec émancipation de leurs populations et garantir les financements.

 

Montreuil le 20 décembre 2010

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être utiles

23 Décembre 2010, 08:28am

Publié par PCF Villepinte

L’ANNÉE  LES CONSCIENCES ONT BOUGÉ

le hAprès s’être terminée sur l’échec du sommet sur le climat de Copenhague, l’année 2010 s’était ouverte par un tragique rappel de la force de la nature et sur l’incapacité des êtres humains à protéger leurs semblables quand la terre trembla si violemment à Haïti et brisa net la vie de 250 000 personnes, en jeta un million et demi d’autres dehors, sans abri. La nature, mariée, innocemment, pour quelques heures seulement, à la pauvreté, aux inégalités insoutenables et inacceptables produisait le pire alors que l’on connaît les moyens technologiques désormais à notre disposition et l’opulence dans laquelle on vit à quelques centaines de kilomètres de Port-au-Prince. Depuis, le couvercle mis sur cette tragédie ne s’est soulevé que par des bulles générées par une épidémie de choléra.

Cette année pour celles et ceux qui auront voulu y être attentifs aura d’ailleurs mis en lumière à la fois cette pauvreté et cette famine galopante. Lumière crue aussi sur le fait que la volonté des hommes à toujours vouloir dépasser le temps, cette sorte de « dictature de la vitesse », contraints par la sacrosainte loi du profit, a été plusieurs fois bousculée par notre « terre ».

Un volcan paralysant l’Europe durant plusieurs jours fit se demander comment c’était avant l’avion ? Des glissements de terre en Chine, des mineurs ensevelis au Chili, sortis de leur trou noir après des semaines d’angoisse. Tous ces phénomènes ne sont pas de même nature, n’ont pas les même origines, mais rappellent que le monde n’est pas qu’une «bulle de technologie », fabricant un monde virtuel.

L’année se termine avec une prise de conscience et des pas limités à la conférence de Cancun, après celle de Nagoya sur la biodiversité et la session du Comité de sécurité alimentaire de l’ONU qui aura alerté sur la progression de la famine et de la pauvreté.

Et ce mois de décembre, où l’on redécouvre qu’il peut neiger ! La réduction des dépenses publiques (RGPP) et le tout camion au lieu de développer le ferroutage peuvent tout bloquer. Quelle est la question ? La RGPP ou la neige ? De même, des gens meurent en prenant des médicaments, comme le Médiator. Encore le profit. La santé est un bien public. Les trusts pharmaceutiques doivent passer sous contrôle public. L’urgence sociale est mêlée à celle de l’urgence écologique. Y répondre appelle de ne pas tourner autour du pot. Le monde ne deviendra humanité qu’à la condition désormais de faire un saut qualitatif, d’inventer un nouveau système où les décisions seront prises d’abord pour les êtres humains et leur environnement, avec leur concours. La privatisation du monde mène à des impasses meurtrières. Il faut d’urgence que tous les biens communs de l’humanité soient mis en partage.

L’année 2010, qui aura été celle de l’explosion d’une crise totale touchant tous les aspects de la vie et des sociétés, aura bousculé les consciences et fait naître un débat ignoré depuis très longtemps avec des critiques, des idées, des réflexions jusqu’ici marginalisées, qui affleurent désormais partout. Parmi ces dernières, l’efficience du capitalisme est aujourd’hui contestée par des majorités. Le libre échangisme intégral et la liberté des capitaux se voient de plus en plus mis en doute. Le fait que l’argent qui s’amasse à un pôle de la société est mieux relié au développement insupportable des injustices. Les fables sur les dettes et le déficit, l’idée même que nos sociétés soient le paroxysme de la démocratie se fissurent davantage.

Regardons l’Italie de Berlusconi, voyons le sarkozysme, qui, de séquence sur l’identité nationale à une visite au Vatican, de diatribes et de chasse à l’homme à l’encontre des Roms à la surdité face à des millions de manifestants, prétend incarner l’ordre, alors qu’il n’est que celui d’une main de fer au service des marchés financiers.

Et cette Union européenne ! Le contraire de l’Europe nécessaire ! L’Union européenne du traité de Lisbonne que les dirigeants modifient dans un sens encore plus régressif pour contrôler les budgets des Etats et gaver les banques, lesquelles étouffent les dits Etats.

Et, en tout cas, ce qui a été appelé « l’affaire Bettencourt » aura accéléré ou confirmé des prises de conscience.
Primo la première fortune de France reçoit un chèque de réduction d’impôts. Deuxio, la consanguinité entre le monde de la fortune et le parti au pouvoir, dont le trésorier était aussi ministre du budget et l’épouse chargée de gérer les biens de cette plus grande fortune, tandis que le mari-ministre décorait l’employeur de la légion d’honneur. Plus fort qu’au cinéma! Petits arrangements de classe !

Au cœur de tous les événements sociaux, politiques, environnementaux, culturels, on retrouve comme un point commun qui les relie entre eux : celui de la crise globale multiforme du système capitaliste financiarisé et mondialisé.
L’année qui s’achève aura constitué une marche de plus, franchie dans l’aiguisement de cette crise. En même temps, elle aura provoqué des exaspérations populaires nouvelles, une conscience plus aigüe encore des injustices à l’œuvre et du même coup un affrontement de classes aux formes renouvelées.

Les contradictions s’aiguisent entre puissances capitalistes. De la Chine au Brésil, de l’Inde à l’Afrique du Sud et au Venezuela, des voies nouvelles se cherchent pour ne pas se laisser imposer le modèle décidé par l’impérium nord-américain que, malheureusement, les autorités européennes ont suivi. Elles ont cédé au lieu de produire des actes pour une nouvelle alliance des peuples permettant de s’émanciper de la domination de la finance, des diktats de l’Organisation mondiale du commerce, du Fonds monétaire international et de refuser de se soumettre aux injonctions de l’OTAN.

Certes, l’électeur américain qui a retiré le soutien qu’il avait accordé il y a deux ans à Obama, celui qui, à l’inverse, a confirmé son appui à Lula, comme les sept millions de personnes qui ont manifesté en France contre l’abrogation de la retraite à 60 ans, soutenues par 70% de la population, l’étudiant anglais, l’ouvrier grec, portugais, espagnol et le cadre irlandais à qui on a imposé le traité de Lisbonne, il y a seulement quelques mois, tous n’ont pas forcément conscience de cet affrontement de classe sur la scène mondiale. Chacun peut d’ailleurs se sentir isolé, impuissant face à la nouvelle oligarchie financière qui impose sa loi. Pourtant, à y regarder de près, émerge, peu ou prou, dans la mondialité, la conscience d’un « monde commun ». Le concept de « mère patrie » énoncé par Edgar Morin ou encore dans ce magnifique texte de Patrick Chamoiseau et Edouard Glissant, baptisé « Manifeste pour les biens de haute nécessité », annonce une révolution naissante de la pensée universelle. Quelle formidable base inédite pour mobiliser de nouvelles énergies créatrices diverses, au service de l’émancipation humaine !

Nous considérons qu’il est de notre responsabilité à l’Humanité Dimanche, à l’Humanité, personnellement, comme acteurs d’un Front de Gauche à élargir, de contribuer à relier tous les fils en apparence disparates qui montrent qu’une communauté d’espoirs des peuples, de leurs aspirations, de leurs luttes sociales et politiques, est non seulement possible, mais est absolument nécessaire face à la communauté, celle-là sans faille, des oligarques de la haute finance.
Contrairement à la droite et aux tenants de variantes « aménagées » et « humanisées » du capitalisme, nous ne considérons pas que les marchés financiers soient au dessus des peuples, au dessus de l’humanité. Nous considérons que l’argent n’est qu’un moyen d’échange et n’a donc qu’une valeur d’échange. En conséquence ce devrait être un bien public et non un outil de spéculation. Pour nous la valeur du travail est toujours l’unité de mesure de base car seul le travail crée de la richesse. Il sera donc toujours supérieur à la valeur de l’actionnaire.

Certes ici une partie de notre métier est de commenter, de décrypter, d’analyser l’actualité. Mais, notre grand rôle, notre utilité aujourd’hui est de contribuer à ce que nos concitoyens, avec vous et grâce à vous, lectrices et lecteurs, acquièrent une maîtrise de plus en plus grande de leur vie, de leur environnement, de leur devenir et de celui de l’humanité tout entière.

Cela nous oblige à regarder la réalité telle qu’elle est dans ses aspects contradictoires, en s’efforçant de dégager pour le plus grand nombre ce qui peut ouvrir les chemins neufs de la transformation progressiste de la société et du monde.

Le Front de gauche aura été l’un des événements politiques de ces deux dernières années. Il aura tenu sa place aux élections régionales, notamment en Limousin et en Auvergne, Europe Ecologie/ Les Verts aussi a modifié le paysage politique. Ils répondent sans doute chacun à leur manière à un besoin de renouveau de l’activité politique elle-même, de sens et de rassemblement. L’espace existant pour le développement du Front de gauche passe vraisemblablement, d’une part, par la nécessité d’affirmer clairement qu’il a l’ambition d’être au cœur de la gauche pour la faire gagner en l’ancrant prioritairement au cœur des attentes populaires. D’autre part, et indissociablement, en l’ouvrant en grand à la diversité du monde du travail et de la création.

L’amplification de « l’anti-sarkozysme » est un atout mais ne fait pas une politique alternative. Encore moins un projet, un processus de transformation sociale. Tel est le chantier à ouvrir d’urgence.
La béance des fractures sociales, territoriales, économiques, culturelles révélées en cette fin d’année y appellent pourtant sans retard.

L’image est d’une limpide et douloureuse clarté. En ce mois de décembre, nous apprenons d’un côté que les rémunérations des dirigeants des 40 plus grandes entreprises cotées en Bourse auront empoché près de 80 milliards d’euros en 2009 contre 76 en 2008. De l’autre, le salaire moyen a diminué de près de 1%. Et une étude de l’observatoire national des zones urbaines sensibles montre que près de la moitié des jeunes hommes et 37% de jeunes femmes, habitant dans les quartiers populaires sont emprisonnés dans le chômage. Ce cancer du chômage atteint désormais sans distinction les diplômés et non diplômés.

Il y a bien dans notre pays une vraie ségrégation. Cette crise sociale va de pair avec la crise démocratique confirmée aux élections municipales de Corbeil-Essonnes et de Noisy-Le-Sec. Mais, n’est-ce-pas l’objectif des puissances qui nous gouvernent de pouvoir le faire avec l’abstention. C’est-à-dire une « neutralité contestatrice » de celles et ceux qui auraient le plus intérêt au changement. Soyons justes et lucides. Cette massive abstention est aussi une interpellation aux forces de gauche, particulièrement celles qui se donnent l’objectif de transformer les choses. Sont-elles assez proches de ces populations ? Travaillent-elles avec elles ? Elaborent-elles vraiment avec elles des solutions considérées comme crédibles, améliorant leur vie ? Bref, notre capacité d’indignation et de révolte sont-elles à la hauteur de la « non-vie » qui leur est faite ? Prenons garde car dans toute l’Europe germe au cœur de la crise les ferments pourris d’une droite extrême, xénophobe, raciste, haineuse, nationaliste, diviseuse, fascisante.

Ceux qui en France ont décidé d’organiser le débat public à l’intérieur du Front National en promotionnant Mme Le Pen porteront une lourde responsabilité. Toute cette coterie politique et médiatique qui élimine depuis des mois l’expression communiste et progressiste des antennes a promotionné une personne qu’elle a baptisé « Marine », alors qu’elle s’appelle Le Pen. La haine, la xénophobie, le racisme, ne sont pas des opinions mais un poison à combattre par tous les républicains. On détruit la démocratie et la République à ainsi organiser l’élection présidentielle dans le choix entre deux candidats, en plaçant au milieu d’un champ de ruines l’épouvantail de la fille de son père. Pourquoi là encore faire mine de le découvrir ? Le Pen a été présent au second tour de l’élection présidentielle de 2002 et le Front extrémiste national a réalisé 17% là ou il était présent aux élections régionales. Terrible vérité ! Mais c’est la vérité !

Il y a une « occupation » dont l’extrême droite ne parle pas, c’est celle que la direction israélienne impose au peuple palestinien. Une nouvelle fois, il a été fait semblant de reprendre des négociations de paix pour qu’au bout du compte l’administration américaine donne carte blanche aux autorités israéliennes pour poursuivre « l’occupation-colonisation ».

Trois jours après cette annonce, vingt-sept hauts responsables européens ont adressé une longue lettre de sept pages très intéressante au Conseil européen, préconisant de fixer la date limite d’avril 2011 pour reconnaître l’état palestinien. Le Conseil européen de la semaine dernière a publié une déclaration, écartant l’idée de toute pression sur Israël, et rappelant une phrase essentielle, scandaleuse, où il dit qu’il reconnaîtra la Palestine « lorsque ce sera approprié ». Voilà la triste réalité de la pensée et de l’action de nos dirigeants européens. Pourtant, je peux personnellement témoigner, pour en revenir, à quel point la population, les associations, de nombreux responsables politiques à Gaza, comme en Cisjordanie souhaitent une Europe active. A nous de la faire entendre !

Enfin, je ne peux terminer sans une pensée pour Salah Hamouri, toujours retenu dans les prisons israéliennes, une pensée aussi pour nos confrères Hervé Ghésquière et Stéphane Taponier et leurs accompagnateurs, eux aussi prisonniers de la barbarie et de l’appât du gain de quelques mafieux talibans.

Marqué par ce puissant mouvement social en France, le réveil des peuples européens contre cet eurocapitalisme destructeur, l’émergence de nouvelles forces dans le monde, nous ne devrions avoir qu’une boussole, un cap, un souci : être utiles à défricher avec nos concitoyens, avec la gauche et les progressistes, le chemin encore vierge, ouvrant la voie pour vivre mieux et pour changer vraiment à gauche. Cultivons le projet de la liberté et du bonheur

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Leçons de choses

22 Décembre 2010, 14:33pm

Publié par PCF Villepinte

 republiqueDos usés, vies en miettes, salaires au lance-pierre… Comme si cela ne suffisait pas, selon la formule terrible du syndicaliste qui témoigne dans nos colonnes, voilà des salariés qui « ne sont plus que des produits parmi les produits ». Embaucher à 2 heures du matin ou finir à 23 heures. 
Ne plus voir le jour, dans tous les sens du terme, et si l’on craque, tant pis. Il y aura des encore plus précaires que soi pour prendre la place, temporaire. Ainsi va la vie dans le secteur de la grande distribution, grand pourvoyeur des damnés de la terre de notre époque, qui conjugue travail de nuit et pénibilité jusqu’à plus soif. On pourra relever ici un lien entre le patronat de Carrefour, dans ce cas, et le pouvoir sarkozyste. Pour ces gens-là, le travail n’a de valeur que pour autant qu’il nourrisse la machine 
à dividendes. Les hommes, et ici singulièrement les femmes, ne sont que « variables d’ajustement », « coûts », à presser comme des citrons et à jeter après usage.

Avec la réorganisation en cours se dessine un concentré de leur modèle de société. En difficulté Carrefour, toujours numéro 2 mondial et leader européen du secteur ? Ses employés, sûrement. Eux qui peinent à boucler leurs fins de mois, encore plus lorsque, par centaines, ils sont payés sous le smic ! Tout est bon pour le pognon. Mais, dans ce cas, lorsqu’ils saisissent les prud’hommes, la justice a su se rappeler au bon souvenir du groupe 
et le condamner. 
À l’autre bout de la chaîne alimentaire, leur PDG, lui, se voit gratifier de revenus avoisinant les 7 millions d’euros par an, moitié en salaires et avantages, moitié en placements boursiers. Il est, dit-on dans la presse spécialisée, l’un des mieux payés du CAC 40. Tel est le prix à payer pour assurer la rentabilité maximale… pour les actionnaires. Au premier rang de ces derniers figure le fonds d’investissement Colony Capital, allié à Bernard Arnault, le PDG 
du groupe de luxe LVMH.

Patrimoine immobilier, vente avec bénéfice
des filiales à l’étranger, diversification des formats de magasins pour en accroître la rentabilité au mètre carré, tout fait ventre pour rentabiliser la mise. Que les hommes et les femmes qui font ce groupe finissent par se confondre avec des denrées périssables n’est guère que dans l’ordre des choses pour qui ne compte que le rendement financier le plus rapide. « La CGT de Carrefour veut perturber Noël », titrait le Parisien lorsque ces salariés se sont mis en grève contre la nouvelle régression en cours. Dans ces colonnes-ci, on salue bien bas ceux qui ont le courage de relever la tête.

Ainsi va la vie 
dans le secteur de la grande distribution, grand pourvoyeur des damnés 
de la terre 
de notre époque.

Par Michel Guilloux

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EMPLOI:La dernière lettre du RAPSE n° 87 du 20 déc. 2010

22 Décembre 2010, 07:39am

Publié par PCF Villepinte

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http://www.elunet.org/spip.php?article16521

Sommaire
172 milliards de niches fiscales
Vers une privatisation de la sécu


 



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Transports

22 Décembre 2010, 07:26am

Publié par PCF Villepinte

                        CGT Cheminots

cheLe budget 2011 de la SNCF, présenté au Comité Central d’entreprise le 21 décembre 2010, privilégie une nouvelle fois la rentabilité et tourne le dos au service public.
Des moyens existent pour répondre aux revendications
Après une année 2009 déficitaire, l’année 2010 permettra à nouveau de payer un dividende de 50 Millions d’€ à l’Etat. Présenté comme celui du redressement par la Direction, ce budget marque une reprise de la croissance du chiffre d’affaires de +4 %, pour atteindre 33,6 Milliards d’€, la marge (...)


PÉTITION                 http://toolbox.elunet.org/petition_fret/
« 365 personnalités lancent un appel à pétition citoyenne
pour le respect des engagements de réduction
des émissions de gaz à effet de serre »

Le plan fret SNCF doit être revu d’urgence !

4044 personnes ont déjà signé "en ligne"

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Catherine Peyge, maire de Bobigny:

21 Décembre 2010, 12:02pm

Publié par PCF Villepinte

 Imposer le respect et l’application de la loi SRU

mardi 21 décembre 2010

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Catherine Peyge, maire de Bobigny, responsable pour le PCF des questions du logement et de l’Habitat commente les 10 ans de la loi SRU.

 

"Dix ans après la promulgation de la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain) un constat irréfutable s’impose : cette loi qui devait favoriser la construction de logement sociaux est , dans de trop nombreux cas, contournée et violée avec l’assentiment du pouvoir en place.

La loi SRU oblige à construire 20% de logements sociaux par rapport au nombre de résidences principales.

Or trop de maires,le plus souvent de Droite, préfèrent payer l’amende dérisoire infligée aux communes contrevenantes plutôt que de respecter la loi de la République.

Maires de communes en général aisées, ils refusent la mixité sociale, dont leur commune pourrait portant bénéficier, pour des raisons bien souvent électoralistes.

Force est de constater que, dans ces cas, les préfets pourtant tenus à faire appliquer les loi se gardent d’intervenir.

Si cette situation scandaleuse nous révolte , elle ne nous étonne pas.

La Droite a votée la loi DALO sachant qu’elle ne l’appliquerait pas.

Le sort de la loi SRU, elle aussi trop souvent non appliquée, illustre tragiquement le choix de la Droite et de son gouvernement en matière de logement : privilégier le secteur privé au détriment du logement social , en fonction d’une logique marchande.

De la réduction drastique du budget de l’Etat consacré aux HLM ,aux avantages fiscaux en faveur du logement privé toute la politique de ce gouvernement le montre.

La spéculation immobilière à laquelle nous assistons avec la flambée des prix et des loyers privés en est la conséquence.

Il faut imposer une autre politique.

Rompre avec cette logique marchande du logement et agir en fonction des besoins humains dans ce domaine comme le veut l’ONU qui considère que le logement est un des droits fondamentaux de la personne humaine.

Dans l’immédiat il faut se mobiliser pour imposer le respect par tous de la loi SRU en frappant d’une véritable pénalité conséquente la commune qui la contourne ou la viole et en réclamant l’inéligibilité pour le maire responsable.

La France manque de 900.000 logements sociaux.

Pour faire face aux besoins il serait nécessaire d’augmenter de façon significative le pourcentage de logements sociaux à atteindre et respecter au moins les lois SRU et DALO."

 

 

Logement


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Déclaration de l’ANECR du 20 décembre 2010

21 Décembre 2010, 11:54am

Publié par PCF Villepinte

Non au financement injuste du réseau de transport du Grand Paris !

mardi 21 décembre 2010

GParisLors de l’examen du dernier collectif budgétaire 2010, les députés UMP ont entériné la proposition du gouvernement d’instaurer une taxe spéciale d’équipement spécifique au profit de la Société du Grand Paris pour le financement des réseaux de transports d’Ile-de-France Grand Huit et Arc Express.

Il était prévu initialement un prélèvement sur la spéculation foncière mais le gouvernement a préféré reculer pour répondre aux lobbies des constructeurs et taxer à hauteur de 117 millions d’euros la totalité des habitants d’Ile-de-France. Ce sont donc les majors du BTP et les promoteurs, avides de profits supplémentaires, qui déterminent la politique budgétaire avec l’Etat.

Il s’agit, ni plus ni moins, de la part de l’Etat d’un véritable pillage exercé sur les familles franciliennes. L’Etat ajoute à la taxe habitation perçue sur les ménages d’Ile-de-France une taxe supplémentaire correspondant à vingt euros de plus par an par famille, une nouvelle taxe par ailleurs injuste puisqu’elle ne se basera pas sur les revenus. C’est un véritable scandale alors que le gouvernement n’inscrit pas les quatre milliards d’euros promis par l’ancien ministre Michel Mercier pour la Société du Grand Paris.

Au lieu de faire payer les familles, il eût été plus opportun d’harmoniser par le haut le « versement-transport » actuellement acquitté par les entreprises d’Ile-de-France pour le financement des infrastructures de transport. Porter son taux à 2,6% pour toutes les entreprises permettrait de percevoir une recette de 800 millions d’euros par an. Celle-ci pourrait financer les investissements du Grand Huit et d’Arc Express, mais également la mise en place d’une tarification solidaire par un tarif unique des transports franciliens au tarif actuel de la zone 1 et 2.

Les élus communistes et républicains s’opposent donc à cette taxe inadmissible imposée par l’Etat sur les ménages. Ils se battront aux côtés des habitants et dans leurs assemblées pour un financement plus juste des infrastructures de transports d’Ile-de-France propre à développer un service public essentiel à la population.

Grand Paris  |  Transports http://www.elunet.org/IMG/doc/Declaration_Grand_Paris_20_decembre_2010.doc


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Hommage aux victimes du tsunami par les associations tamoules

20 Décembre 2010, 19:05pm

Publié par PCF Villepinte

Commémoration du 6ème anniversaire du tsunami Dimanche 26 décembre à 16H aux Espaces V, avenue Jean Fourgeaud à Villepinte

Lors d'une cérémonie à Sevran en mai 2009, le Député rendait hommage aux victimes du conflit

Le Sri Lanka a été particulièrement touché par cette tragédie, avec 30 000 victimes tamoules et cinghalaises. Les représentants nationaux des associations tamoules de France et leurs représentants à Sevran m’ont sollicité pour accueillir en cette fin d’année une cérémonie de recueillement à la mémoire des disparus.

La ville de Tremblay-en-France n’étant pas en mesure d’accueillir matériellement cet évènement, j’ai intercédé auprès de la maire de Villepinte afin que puisse se tenir ce moment essentiel pour les tamouls et pour tous les citoyens du monde. Je la remercie d’avoir accepté et fait montre de l’esprit de solidarité de Villepinte envers les proches des victimes et les survivants de cette tragédie.

Je vous invite donc à participer nombreux à cette commémoration, le Dimanche 26 décembre à 16H, aux Espaces V, avenue Jean Fourgeaud à Villepinte.

Lors d'une cérémonie à Sevran en mai 2009, le Député François Asensi rendait hommage aux victimes du conflit sri lankais.



 

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Rencontre Fsu / Cgt /

20 Décembre 2010, 16:44pm

Publié par PCF Villepinte

manif-19-oct-2010-019.jpgLa FSU et la CGT se sont retrouvées ce jour au siège de la CGT. Cette rencontre a été l’occasion de larges et fructueux échanges.

Au plan de la situation sociale et économique, nos deux délégations partagent de nombreux éléments d’appréciation et d’analyse.

La politique menée par le président de la République, satisfaisant, quand elle ne les devance pas, les principales exigences du MEDEF, tout comme les réformes gouvernementales, sont dévastatrices en matière d’emploi, de développement industriel, de service public, de pouvoir d’achat. Les fortes inégalités et les injustices qu’elles engendrent se sont encore aggravées avec les mauvaises réponses apportées à la crise financière du système capitaliste.

La loi sur les retraites est tristement emblématique de ces orientations néfastes pour le plus grand nombre. La CGT et la FSU se félicitent vivement de l’inédit mouvement unitaire interprofessionnel que, chacune pour leur part, avec leurs approches respectives, elles ont contribué à construire. Le soutien massif et continu de l’opinion qui a ainsi été gagné et la mobilisation exceptionnelle sont des points d’appui majeurs pour l’ensemble des batailles revendicatives. Indubitablement, malgré le coup de force gouvernemental imposant la réforme, une donne nouvelle et positive est créée, qu’il faut prolonger et dont, avec toutes les organisations syndicales, il faut approfondir les enseignements. Toutes les questions liées à l’emploi, au pouvoir d’achat restent des préoccupations majeures des salariés. Alors que s’ouvrent des dossiers importants, celui de la réforme de la fiscalité et celui de la protection sociale, il est nécessaire de poursuivre le travail et les actions unitaires initiées.

Les deux organisations syndicales conviennent de se concerter aussi pour étudier plus particulièrement les conséquences des orientations des organisations patronales en matière éducative.

S’agissant des retraites, nos deux organisations affirment de nouveau leur refus de cette loi injuste et inefficace. L’urgence est toujours à l’ouverture de véritables négociations pour une toute autre réforme et donc, à ce que celle passée en force ne trouve pas à s’appliquer. Confortées par cette démarche revendicative partagée, la FSU et la CGT apprécient très favorablement le travail en commun débuté en mars 2009. Nos deux organisations sont déterminées à le poursuivre et à le renforcer.

D’ores et déjà, elles organisent une troisième initiative nationale le 9 février 2011 à Paris sur le thème des jeunes salariés, de leurs attentes vis à vis du syndicalisme.

Au-delà, la CGT et la FSU estiment qu’il est possible et souhaitable d’aller plus loin.

Dans le cadre d’une démarche ouverte, elles estiment nécessaire que le débat sur les évolutions du paysage syndical s’intensifie pour construire et renforcer un syndicalisme rénové de transformation sociale, articulant luttes et propositions. Pour cela, elles souhaitent que le maximum d’initiatives se développent à tous les niveaux avec les salariés. Elles encouragent leurs organisations respectives et leurs militantes et militants à se rencontrer pour échanger sur ces enjeux et sur le travail commun.

Après une année 2010 qui s’est caractérisée par de puissantes mobilisations unitaires, les conditions d’un rassemblement plus durable des forces syndicales doivent être recherchées. Elles contribueront au renforcement de la syndicalisation dans le pays.

Elles conviennent de se revoir à la fin du premier semestre 2011 pour faire le point et envisager les suites à donner à ces résolutions.

Montreuil, le 16 décembre 2010

La délégation de la CGT était composée de Bernard THIBAULT, Richard BERAUD, Jean-Marc CANON, Christophe GODARD, Nadine PRIGENT

La délégation de la FSU était composée de Bernadette GROISON, Didier BOURGOIN, Noël DAUCE, Frédérique ROLET, Sébastien SIHR, Stéphane TASSEL, Laurent ZAPPI


Communiqué commun
jeudi, 16 décembre 2010  

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Médiator

20 Décembre 2010, 16:33pm

Publié par PCF Villepinte

La mission d’information obtenu par les sénateurs communistes doit faire avancer la vérité
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 20 décembre
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Les dernières révélations sur le Médiator semble indiquer l’ampleur de la catastrophe. Le chiffre de 2000 morts est maintenant évoqué et les investigations ne font que commencer puisque, depuis sa mise en circulation (1976) jusqu’à sa récente interdiction, on estime de 2,5 à 5 millions le nombre de personnes qui auraient utilisés ce médicament. Nous sommes face à un scandale sanitaire d’une gravité exceptionnelle.

Le PCF demande que la lumière soit faite sur cette sombre affaire. Pourquoi l’agence du médicament a-t-elle été si longue à réagir malgré les multiples signalements depuis 1998 ? Quelle est la nature des relations entretenues entre le pouvoir et les trusts pharmaceutiques ? Rappelons que l’actuelle secrétaire d’État à la Santé, Nora Berra, a été médecin au sein des trois principaux groupes pharmaceutiques.

Ces liaisons dangereuses doivent être dénoncées et condamnées et les trusts pharmaceutiques doivent cesser d’agir en toute impunité. Plus que jamais, la proposition du PCF de créer un grand pôle public du médicament à l’échelle nationale et européenne est d’actualité et à toute sa raison d’être. La mission d’information obtenue par les sénateurs communistes et du parti de gauche commencera ses travaux en janvier. Elle doit faire avancer la vérité.

Parti communiste français,

Paris, le 20 décembre 2010.

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