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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Naissance d'"Europe Ecologie-Les Verts"

14 Novembre 2010, 20:54pm

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 14 Novembre 2010

 

Nicolas Hulot, Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly, Cécile Duflot et même Antoine Waechter : presque toute la famille écologiste était réunie samedi à Lyon pour la naissance officielle du rassemblement "Europe Ecologie-Les Verts", avec l'ambition affichée de devenir majoritaire. Les quelque 2.000 militants sur place et sur internet (sur les 13.000 revendiqués) ont donc décidé de conserver, à 53,2%, le nom qu'avait pris le mouvement pour le succès des européennes en juin 2009 (16,3%).

"Il n'y a plus à partir de ce jour des Verts et des non-Verts, nous sommes tous des militants du nouveau mouvement", a dit Cécile Duflot, visiblement émue. Pour ce moment "collectif", "d'incandescence et de plaisir" selon les mots de la patronne des Verts, les leaders "écolos", de Dominique Voynet à Noël Mamère et José Bové, sont montés en début de journée sur la scène de la cité des congrès, tout sourire. Seuls manquaient à l'appel Génération Ecologie et Corinne Lepage (Cap21) qui a jugé le rassemblement trop à gauche.

Ce rassemblement, "Dany l'a rêvé, nous l'avons réalisé avec l'extraordinaire contribution de Cécile", a souligné Eva Joly, possible candidate à la présidentielle, saluant un "moment historique, synonyme d'espoir pour les citoyens". Cohn-Bendit, lui, a mis un peu en sourdine ses critiques. L'eurodéputé, sans qui EE n'aurait jamais existé, était toutefois loin d'être enthousiaste.

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Grand Paris débat public

14 Novembre 2010, 08:59am

Publié par PCF Villepinte

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Aung San Suu Kyi enfin libre !

13 Novembre 2010, 23:30pm

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 13 Novembre 2010

 

L'opposante birmane Aung San Suu Kyi a été libérée samedi après sept années d'assignation à résidence.

La police s'est retirée des abords de sa maison de Rangoun, sur les rives du lac Inya, et la lauréate du prix Nobel de la paix 1991 est sortie brièvement de sa maison pour saluer un millier de ses partisans qui s'étaient massés au fil des heures devant chez elle.

"Il y a un temps pour se taire et un temps pour parler. Les gens doivent travailler à l'unisson. C'est seulement comme cela que nous atteindrons notre objectif", a-t-elle lancé à la foule en liesse.

Aung San Suu Kyi est ensuite retournée à l'intérieur de la villa pour une réunion avec de hauts responsables de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND).

L'opposante, qui est âgée de 65 ans, a passé 15 des 21 dernières années en détention - à son domicile ou en prison.

Elle avait été condamnée pour la dernière fois en août 2009 à 18 mois d'assignation à résidence, qui ont pris fin ce samedi.

Six jours après les premières élections législatives dans le pays depuis vingt ans, les généraux au pouvoir depuis 1962 tentent peut-être ainsi de chercher une légitimité internationale en libérant la fille du héros de l'indépendance de l'ancienne colonie britannique.

BARACK OBAMA SALUE UNE "HEROINE"

Les dirigeants du monde entier ont applaudi à cette libération et exhorté la junte birmane à relâcher d'autres détenus politiques, qui seraient environ 2.100 dans le pays.

"C'est une héroïne à mes yeux et une source d'inspiration pour tous ceux qui oeuvrent à faire progresser les droits de l'homme en Birmanie et dans le monde. Les Etats-Unis saluent cette libération qui aurait du intervenir depuis longtemps", a dit le président américain Barack Obama dans un communiqué.

Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, a salué "la dignité et le courage" de Suu Kyi dont tous les défenseurs des droits devraient selon lui s'inspirer. Il a mis en garde les militaires birmans contre toute tentation de réduire de nouveau la liberté d'action de l'opposante.

Un souci partagé par plusieurs autres dirigeants, dont le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le président français Nicolas Sarkozy.

Ce dernier s'est réjoui que l'opposante birmane "retrouve (...) une liberté dont elle n'aurait jamais due être privée."

"La France sera extrêmement attentive aux conditions dans lesquelles Mme Aung San Suu Kyi jouira de sa liberté retrouvée. Toute entrave à sa liberté de mouvement ou d'expression constituerait un nouveau déni inacceptable de ses droits", a-t-il ajouté.

La chancelière allemande Angela Merkel a demandé la remise en liberté des autres détenus politiques birmans, tout comme le gouvernement suisse.

"Aung San Sui Kyi est un symbole de la lutte au niveau mondial pour le respect des droits de l'homme. Sa non-violence et son opiniâtreté en font un modèle", a dit le gouvernement allemand dans un communiqué.

Le Premier ministre britannique David Cameron a déclaré, en écho à Barack Obama, que cette libération aurait dû être décidée depuis longtemps.

La libération d'Aung San Suu Kyi pourrait constituer de la part de la junte un premier pas pour obtenir une révision des sanctions occidentales qui frappent ce régime considéré par les organisations de défense des droits de l'homme comme l'un des plus corrompus et répressifs au monde.

QUEL ROLE FUTUR ?

Elle pourrait aussi détourner l'attention de l'Europe, les Etats-Unis ou le Japon de ces élections qualifiées de "simulacre" par la communauté internationale et largement remportées par un parti créé de toutes pièces par les militaires.

"Le régime a un besoin urgent de se donner un peu d'air", a estimé un professeur d'université birman à la retraite, s'exprimant sous le sceau de l'anonymat. "Il pourrait le faire en la libérant et penser que cela contribuera à améliorer son image ternie par la fraude électorale."

La libération d'Aung San Suu Kyi comporte des risques pour la junte qui s'apprête à installer un nouveau gouvernement.

La militante, qui a soutenu les initiatives visant à isoler le régime, passe toujours pour une voix extrêmement influente auprès du peuple birman, comme elle l'était en 1990 lorsqu'elle avait conduit la LND à une victoire massive aux élections législatives, annulées par la junte.

Certains jugent Aung San Suu Kyi capable de mobiliser les foules et de priver le futur gouvernement de légitimité, voire de réclamer pour cause de fraudes l'annulation des élections que son parti a boycottées, ce qui a valu à la LND d'être dissoute par les autorités.

L'opposante devait déjà être relâchée au printemps 2009 quand elle avait été de nouveau privée de liberté après la visite incongrue d'un Américain, John Yettaw, à son domicile.

Suu Kyi avait alors été condamnée de nouveau à 18 mois d'assignation à résidence pour violation d'une loi des années 1970 protégeant l'Etat birman "d'éléments subversifs", un jugement destiné selon l'opposition à l'écarter du processus électoral.

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France-Amérique latine : quarante ans de solidarité

13 Novembre 2010, 08:11am

Publié par PCF Villepinte

Des années noires à l'altermondialisme  

Par Fabien Cohen, secrétaire général de FAL.

 

 L’enthousiasme suscité par la victoire de l’Unité populaire chilienne en 1970, avec à sa tête Salvador Allende, a favorisé la création, le 13 novembre 1970, de France-Amérique latine, par les partis politiques de gauche, la CGT, des chrétiens sensibles à la théologie de la libération. Un véritable espace politique propre à cette solidarité internationale mutuelle entre les deux pays, qui perdure depuis quarante ans, et qui sera l’occasion d’une journée anniversaire le 13 novembre prochain à l’espace Robespierre d’Ivry (94).

Un anniversaire qui reviendra sur ces belles années, qui ont tant raisonné dans notre pays, mais aussi sur les années noires où sévit un terrorisme d’État qui accompagne une série de dictatures militaires dans toute la région, dans le cadre du plan « Condor ». Pendant ces années tragiques, les mouvements démocratiques et révolutionnaires latino-américains ont pu compter sur France-Amérique latine (FAL), ses comités et ses adhérent-e-s, aux côtés de nombreuses autres organisations, pour aider les exilés à se réfugier en France et dénoncer les dictatures qu’ils fuyaient.

Aujourd’hui encore, comme en témoigne le procès qui va s’ouvrir à Paris contre plusieurs responsables de la junte chilienne (du 8 au 17 décembre 2010), et dont FAL est partie civile, notre association continue à exiger vérité et justice, comme à refuser l’impunité dont bénéficient plusieurs hauts dignitaires militaires du continent.

Solidement ancrée dans la défense de l’ensemble des droits humains, FAL n’a eu de cesse de dénoncer, de faire connaître, de promouvoir tout ce qui permet la solidarité, l’amitié, la découverte, la connaissance de la réalité politique, sociale, économique et culturelle des peuples latino-américains et caribéens.

Dans les années quatre-vingt, l’espoir était malgré tout de mise en Amérique centrale, avec en particulier la révolution sandiniste au Nicaragua : le Front sandiniste de libération nationale (FSLN) renversait la dictature de Somoza et une expérience de transformation radicale s’ouvrait, vingt ans après Cuba, où chrétiens progressistes et marxistes se battaient au coude à coude.

Dans les années quatre-vingt-dix, l’Amérique du Sud a connu quant à elle une série de transitions démocratiques, et progressivement, en résistance au néolibéralisme triomphant et à la permanence des inégalités sociales, de nouveaux mouvements sociaux jaillissent sur la scène politique latino-américaine. C’est notamment le cas du mouvement indigène qui fait irruption avec force en Équateur, au travers de la Confédération des nationalités indigènes d’Équateur (CONAIE) ou au Mexique, suite au soulèvement néozapatiste dans le Chiapas, en 1994.

Les alternatives créées ces dernières années au travers de réalisations comme l’Alba, suite au bolivarisme vénézuélien, et plus tard à la victoire du mouvement indigène et paysan cocalero imposant l’un des siens à la tête de la Bolivie, ou la création de l’Unasur sont autant de bouleversements politiques importants. À cela s’ajoute toute une série d’autres victoires de la gauche, comme au Brésil, en Argentine, en Uruguay, en Équateur, au Paraguay ou au Salvador.

Désormais engagée dans la dynamique altermondialiste, France-Amérique latine a contribué à la création d’un réseau bicontinental Europe-Amérique latine et Caraïbes (réseau Enlazando Alternativas) afin que les droits des peuples et ceux de la nature deviennent enfin la priorité des deux côtés de l’Atlantique.

FAL, ses comités et ses centaines d’adhérent-e-s, quatre décennies durant, ont tenté de faire entendre ces voix du Sud, de les soutenir mais aussi d’apprendre et de s’enrichir de leurs cultures, de leurs combats. Plus que jamais, en ces temps de crises multiples et mondialisées, la solidarité internationale doit poursuivre son chemin. Fin octobre, plusieurs centaines d’étudiants et représentants de différentes organisations populaires brésiliennes ont manifesté en soutien aux mobilisations des travailleurs et des jeunes pour le retrait du projet de réforme des retraites Fillon-Sarkozy : la solidarité internationale est bien « la tendresse des peuples ». Et c’est cette flamme que FAL souhaite fêter pour ses quarante ans et entretenir collectivement et durablement pour les prochaines décennies  !

Fabien Cohen

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G20 : la montée des antagonismes

13 Novembre 2010, 07:54am

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 12 Novembre 2010

 

L’ouverture 
des vannes à dollars par Washington nourrit 
les désaccords 
et exacerbe 
les contradictions entre les diverses puissances 
à Séoul.

Séoul (Corée du Sud), envoyé spécial. Les sourires et les amabilités échangés hier soir lors du dîner d’ouverture du G20 à Séoul cachaient mal la montée des désaccords, voire des situations ouvertement conflictuelles sur les politiques de change. En décidant de faire tourner à plein régime la planche à billets verts, la semaine dernière, avec l’injection de quelque 600 milliards de dollars par la Réserve fédérale, Washington a suscité de très vives réactions. De la part des grands pays émergents, Chine et Brésil en tête. Mais aussi de l’Union européenne et surtout de l’Allemagne.L’argument de Barack Obama, qui a justifié hier une nouvelle fois ce geste en prétendant qu’il s’agirait de « stimuler la croissance non seulement aux États-Unis mais aussi à l’étranger », n’a pas convaincu ses principaux interlocuteurs. D’autant que plusieurs économistes aux États-Unis mêmes font part de leurs doutes quant à l’efficacité d’une telle mesure qui va rendre, une nouvelle fois, l’argent plus facile pour les grands opérateurs de Wall Street, au risque de doper la spéculation, notamment sur les monnaies émergentes. Sans pour autant irriguer « l’économie réelle », faute de mesures de sélectivité du crédit en faveur de l’investissement productif, de l’emploi. Alan Greenspan, l’ex-patron de la FED himself, ne 
s’y trompait pas en reconnaissant hier dans les colonnes du Financial Times que les États-Unis « poursuivaient aussi une politique d’affaiblissement de leur monnaie ».

 

les enjeux de la question monétaire

Il s’agit en fait de tenter de revigorer une économie états-unienne qui reste très lourdement impactée par la crise et le chômage en se livrant à un dumping monétaire qui octroierait une meilleure compétitivité aux produits « made in USA » et permettrait à Washington de rééquilibrer ses déficits abyssaux avec les pays émergents ou avec l’Allemagne. Les contradictions s’aiguisent donc tout particulièrement avec ces pays-là qui accumulent, eux, les excédents, poursuivant des logiques de croissance tournées vers les exportations. Dès mercredi, le président chinois, Hu Jintao, avait interpellé les États-Unis en leur demandant de « prendre leurs responsabilités et de faire face à leurs propres problèmes ». Son homologue brésilien, Luis Inacio Lula da Silva, critiquait hier les mesures protectionnistes déguisées de Washington, déclarant carrément que poursuivre dans une telle voie était d’envoyer « le monde à la faillite ».

Quant à Angela Merkel, elle s’est inquiétée ouvertement auprès de Barack Obama des décisions de la FED, lors d’une rencontre bilatérale juste avant le sommet. Elle a aussi laissé filtrer, en marge du dîner d’hier soir, qu’il fallait revenir à l’esprit de Toronto. La déclaration du sommet des Vingt, en juin dernier, mettait l’accent sur le besoin de rigueur budgétaire et de désendettement des États comme moyen de conforter une reprise globale. Ce recours au privilège du dollar met le feu à la guerre monétaire, exacerbant les contradictions entre puissances. Alors qu’émerge au même instant le défi d’une tout autre politique de change pour favoriser un vrai développement de la planète, n’utilisant plus le dollar, devise d’un État, comme référence et monnaie commune mondiale. Au moment où, plus que jamais, il leur faudrait se rapprocher pour réduire les terribles déséquilibres dont souffre l’économie mondiale, les Vingt, minés par les divergences, sont très loin de répondre à ces enjeux-là. Ils seraient en passe, selon les informations qui filtraient hier soir, de se contenter de s’accorder sur un texte présentant des principes de… « directives indicatives ».

Bruno Odent

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La chanson de Craonne.(vidéo)

12 Novembre 2010, 07:33am

Publié par PCF Villepinte

Chanson de Craonne
envoyé par Horadrim. - Regardez les dernières vidéos d'actu.
Marc Ogeret la chanson de Craonne
06:19
La chanson de Craonne.
Interpretée par Marc Ogeret.

Elle fut chantée par les soldats qui se sont mutinés (dans plus de soixante des cent divisions de l'armée française) après l'offensive très meurtrière et militairement désastreuse du général Nivelle au Chemin des Dames.

http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Chanson_de_Craonne
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_du_Chemin_des_Dames

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Référendum sur les retraites

11 Novembre 2010, 07:54am

Publié par PCF Villepinte

 

 

23 septembre manif 012L'article 11 de la Constitution ayant été révisé en 2008, il y a moyen de contraindre le Président de la République de proposer un référendum sur les retraites, à condition que ce référendum soit proposé par 1/5 des parlementaires, eux-mêmes soutenus par 1/10 des électeurs (nous).

Pour mémoire, même si la réforme des retraites devait être adoptée par le Sénat et l'Assemblée Nationale, tout n'est pas perdu, la loi peut ne pas être appliquée. Il est encore temps de tout mettre en oeuvre pour s'opposer à cette réforme des retraites.
Voici donc le lien pour signer cet appel :
 http://www.referendumretraites.org

A diffuser le + possible !!!

 

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Ripostons, proposons : salle comble à Japy

11 Novembre 2010, 07:39am

Publié par PCF Villepinte

 
  
  
 
INTERVENTION de PIERRE LAURENT

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Ripostons, proposons : salle comble à Japy

10 Novembre 2010, 12:22pm

Publié par PCF Villepinte

Mis en ligne : 9 novembre

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 Perspectives politiques

A l’appel du PCF, mille personnes s’étaient donnés rendez-vous lundi 8 novembre au Gymnase Japy, dans le 11ème arrondissement de Paris. Une soirée de lutte et d’échanges autour des propositions alternatives portées par le PCF qui témoignait de la combattivité intacte des militants présents. Deux jours après la huitième mobilisation nationale contre la réforme des retraites, le moment était d’importance. Il s’agissait aussi de faire le point sur le débat à gauche, les prochaines échéances politiques et sociales, pointer l’importance du développement du Font de Gauche et du PCF et de tracer des perspectives politiques face à une droite toujours aussi déterminée à multiplier les mauvais coups.

 

Suite de l'article

 

 

 

 

 

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Sur le blog de Jean-Emmanuel Ducoin

10 Novembre 2010, 08:39am

Publié par PCF Villepinte

esc C’était à l’heure de l’apéro – l’instant enfin retrouvé de délaisser l’ordi surchauffé. Dehors, un épais brouillard enfouissait l’horizon, tandis qu’au loin le long murmure de la ville bruissait de son écho douloureux, nous enveloppant d’une empreinte incertaine. La télé crachotait l’une de ces émissions savantes où conversent sur tous sujets quelques éditocrates germanopratins. Il y était question de «la fin du conflit social». «Victoire totale de Sarkozy», entendit-on. «La fièvre est terminée et la France entre enfin dans un nouveau modèle social», affirma-t-on. Quelqu’un demanda : «Restera-t-il quand même de l’amertume chez les ‘’vaincus’’ ?», présupposant qu’il y ait déjà vainqueurs et vaincus. «Non», répondit un autre, sûr de lui. L’un d’eux, riant aux éclats, annonça qu’il allait citer deux fois Tocqueville, le maître à penser de tous les libéraux de la haute. La sentence tomba. Primo : «L’esclave est un serviteur qui ne discute point et se soumet à tout sans murmure. Quelquefois il assassine son maître, mais il ne lui résiste jamais.» Secundo : «Les hommes ne sauraient jouir de la liberté sans l’acheter par quelques sacrifices.» Pestant devant notre petit écran, nous aurions voulu rajouter une autre citation que nos lèche-bottes de la médiacratie ne connaissent sans doute pas : «En politique, ce qu’il y a souvent de plus difficile à apprécier et à comprendre, c’est ce qui se passe sous nos yeux.» Encore Tocqueville…

republiqueFrayeur. Depuis quelques mois, un spectre hante la France. Celui de la révolte et de l’insurrection sociale. Puisqu’il ne sera pas dit que le bloc-noteur se refuse à puiser chez Tocqueville pour sonder les peurs enfouies des dominants lorsque les dominés finissent par se dresser, prenons l’exemple de la révolution de 1848. Dans ses souvenirs, celui-ci rapporte la frayeur d’un confrère député qui surprit les propos de jeunes domestiques rêvant à voix haute d’en finir avec le pouvoir des maîtres. Inutile de préciser que l’homme en question attendit prudemment que l’insurrection fût écrasée pour les congédier… Le même Tocqueville se souvient aussi d’avoir croisé, rue Saint-Honoré, une «foule d’ouvriers qui écoutaient le canon». Et il écrit : «Ces hommes étaient tous en blouse, ce qui est pour eux, comme on sait, l’habit de combat aussi bien que l’habit de travail. Ils remarquaient avec une joie à peine contenue que le bruit de la canonnade semblait se rapprocher, ce qui annonçait que l’insurrection gagnait du terrain. J’augurais déjà que toute la classe ouvrière était engagée, soit de bras, soit de cœur, dans la lutte ; cela me le confirma. L’esprit de l’insurrection circulait en effet, d’un bout à l’autre de cette vaste classe et dans chacune de ses parties, comme le sang dans un seul corps ; il remplissait les quartiers où l’on ne se battait pas, comme ceux qui servaient de théâtre au combat ; il avait pénétré dans nos maisons, autour, au-dessus, en dessous de nous. Les lieux mêmes où nous nous croyions les maîtres fourmillaient d’ennemis domestiques…»


fifiLèche-bottes.

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