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Pouvoir d’achat : -15 € par mois par rapport à 2009

26 Août 2010, 07:18am

Publié par PCF Villepinte

 

Social-Eco - le 25 Août 2010

 

 

Selon une enquête de 60 millions de consommateurs, le magazine de l'Institut national de la Consommation (INC) à paraître jeudi, le pouvoir d'achat des ménages français est en baisse sur un an.

Sous l’effet de l’inflation, le pouvoir d’achat des ménages français aurait reculé de 0,4 % entre juin 2009 et juin 2010. C’est ce que révèle l’indice que 60 millions de consommateurs publie pour la septième année consécutive. Le magazine souligne que la montée des « dépenses contraintes » affecte particulièrement les ménages les plus modestes.

L'évolution du pouvoir d'achat est calculée sur la base du revenu mensuel disponible par ménage en juin, soit 3.228 euros, et tient compte de l'évolution des prix, du nombre de ménages et de leurs dépenses effectives. « La modeste augmentation du revenu des ménages a été effacée par l'inflation », explique Marie-Jeanne Husset, directrice de la rédaction de 60 millions de consommateurs. La hausse de 32 euros du revenu mensuel a été annihilée par l'inflation, que l'INC établit à 47 euros. Concrètement, chaque mois, ils ont 15 € de moins à dépenser qu’il y a un an.

Dans le détail, on retient d’abord l’augmentation des prix de l’énergie : carburants (+12 %), fioul domestique (+24 % !), gaz (la facture augmente de 130 € en moyenne), électricité (+3% ce 15 août),… « A ce rythme, se chauffer deviendra bientôt un luxe », note amèrement le mensuel. Le rayon alimentation n’est pas en reste. La forte hausse du prix des fruits est aussi confirmée (+14 % en un an) ; une enquête de l’association Familles rurales révélait par ailleurs mardi que les fruits et légumes bio sont  presque 70% plus chers que les conventionnels. Seuls les prix du lait, des fromages et des œufs baissent un peu (-2 %). Enfin, les ménages modestes subissent la hausse de 3% du prix des pièces détachées au rayon automobile, qui rend la réparation plus couteuse quand le neuf reste pour beaucoup inaccessible.

A première vue, ces conclusions semblent contredire celles de l'institut statistique Insee, qui voit toujours croitre le pouvoir d'achat des ménages. Selon les derniers chiffres de l’Institut publiés en juin et qui concernent l’année 2009, il a progressé de +1.6 % en 2009 (+0.5 % en 2008). Cette évolution s’expliquerait par la baisse du taux d’inflation (prix en baisse de 0.6 % en 2009) engendrée par la crise immobilière et financière internationale. Alors pourquoi ces deux analyses contradictoires ? Il faut en préalable noter que l’INC se base sur les données de l’Insee : mettons donc de côté les suspicions de complots et autres modifications des données fondamentales. Marie-Jeanne Husset avance surtout des différences de méthode : « La différence par rapport aux chiffres que communique l'Insee, c'est que nous calculons le pouvoir d'achat par ménage et non pas pour l'ensemble des ménages ». « La deuxième différence, c'est que nous intégrons l'achat immobilier [prix en hausse cette année selon les notaires, ndlr], alors que l'Insee continue à considérer que l'achat immobilier est un investissement et non un acte de consommation », ajoute-t-elle.

En réalité, les deux indices ne sont pas incompatibles, car ils ne correspondent pas à la même période. Une augmentation du pouvoir d’achat en 2009 puis une forte diminution sur le premier semestre 2010 rend logique une diminution sur la période juin 2009 – juin 2010. Selon l’Insee, l’amélioration du pouvoir d’achat l’année dernière trouvait essentiellement sa source dans le « mouvement de désinflation et la hausse des prestations sociales » qui caractérisaient le premier semestre 2009. D’ailleurs, le pouvoir d’achat a commencé à stagner dès que l’inflation est repartie à la hausse au 4e trimestre, les salaires - quasiment gelés - ne permettant pas de compenser. Aussi l’Insee était-il pessimiste pour 2010 : « au premier semestre, [le pouvoir d’achat] ralentirait sensiblement (+0.5 % en moyenne) », prédisait l’institut. On attend maintenant ses chiffres officiels pour le premier semestre 2010 et la manière dont le gouvernement voudra les faire interpréter.

Mickaël Guiho

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La Légion d'honneur à de Maistre provenait de chez Sarkozy

26 Août 2010, 07:15am

Publié par PCF Villepinte

 

Politique - le 25 Août 2010

 

Dans un des volets de l'affaire Woerth, concernant l'attribution de la Légion d'honneur à Patrice de Maistre, le Canard enchaîné révèle que la décoration a été à l'origine demandée, en 2007, par le cabinet de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur.

Selon le Canard enchaîné, la demande de décoration du gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt n'émanait pas d'Eric Woerth, mais du cabinet de Nicolas Sarkozy, alors à l'Intérieur.L'hebdomadaire affirme que le contenu de ce dossier "montre que la demande de décoration a été traitée à l'origine - soit en mars 2007 - par le cabinet de (Nicolas) Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur de (Jacques) Chirac". Un circuit "incongru", juge l'hebdomadaire satirique, car l'octroi d'une telle décoration à "un homme d'affaires dépourvu de tout mandat électoral" aurait dû relever plutôt du ministère de l'Economie et des Finances. C'est peu après la présidentielle (mai 2007) que le dossier avait été expédié à Bercy, selon le journal. Interrogé par Le Canard enchaîné, Laurent Solly, présenté comme le collaborateur de M. Sarkozy qui avait alors suivi la procédure, s'est refusé à tout commentaire. Proche du chef de l'Etat, Laurent Solly a été son chef de cabinet alors qu'il était ministre, à Bercy et à l'Intérieur, ainsi que son directeur de cabinet quand il présidait l'UMP. En 2007, il avait été nommé à la direction du groupe TF1. Interrogés par l'AFP, l'Elysée et le parquet de Nanterre en charge des différentes enquêtes préliminaires n'ont pas souhaité faire de commentaire. 

Cette Légion d'honneur est au centre de l'enquête en ce qu'elle accrédite les soupçons de proximité entre l'exécutif et la femme la plus riche de France, par ailleurs importante donatrice de l'UMP, dont Eric Woerth  était le trésorier jusqu'au 30 juillet dernier avant d'en démissionner sous la pression.

Dans les enregistrements clandestins publiés en juin par le site internet Mediapart, Patrice de Maistre demande à Liliane Bettencourt de signer, dans le cadre de la loi, des chèques de soutien à l'action politique de Nicolas Sarkozy, Valérie Pécresse et Eric Woerth . Selon Le Canard enchaîné, les enquêteurs ont découvert en juillet, dans le dossier de Patrice de Maistre à la Grande Chancellerie de la Légion d'honneur, que la demande avait été traitée en mars 2007 par le cabinet de Nicolas Sarkozy et suivie par Laurent Solly, son homme de confiance. Le ministère de l'Intérieur décore pourtant rarement des hommes d'affaires, relève l'hebdomadaire satirique.

Une fois Nicolas Sarkozy élu, le dossier a été transmis à Bercy, où le ministre des Finances de l'époque, Jean-Louis Borloo, a signé le décret d'attribution.

Le feuilleton Bettencourt reprend avec une nouvelle audition de Claire Thibout
En demi-sommeil depuis la fin juillet en raison des vacances judiciaires, le feuilleton a repris mardi avec une nouvelle audition de l'ancienne comptable de Liliane Bettencourt, Claire Thibout, par les enquêteurs de la brigade financière. Selon son avocat, les enquêteurs voulaient de nouveau interroger l'ex-comptable "sur les 400.000 euros d'indemnités que lui a versés Françoise Bettencourt-Meyers au moment de son départ" du service de la milliardaire. Claire Thibout "s'est déjà exprimée à plusieurs reprises sur ce point. Elle ne comprend pas pourquoi on l'interroge à nouveau", a-t-il ajouté.Pas moins de quatre enquêtes préliminaires ont été ouvertes par le parquet de Nanterre depuis la découverte des enregistrements sonores, mais toujours aucune information judiciaire, qui supposerait un juge d'instruction indépendant.

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Défaillances du réseau SNCF

26 Août 2010, 07:02am

Publié par PCF Villepinte

La CGT-Cheminots tire le signal d’alarmechemi 

La CGT-Cheminots a rendu publiques des lettres aux responsables de la SNCF, de RFF (Réseau Ferré de France), et de EPSF (Etablissement Public de Sécurité Ferroviaire) dans lesquelles elle s’inquiète de la détérioration de l’exploitation du réseau ferré national liée selon elle à une "recrudescence de défaillances".

Entre le 1er juillet et le 22 août 2010 "nous avons eu connaissance de 387 incidents ou faits en rapport avec la sécurité et événements significatifs sur le réseau ferré national, dont 218 relevant de causes internes, imputables au système ferroviaire", explique la CGT-Cheminot.
L’organisation syndicale recense notamment : "42 déraillements, 10 talonnages d’aiguilles, 14 franchissements de signaux d’arrêt, 12 dérangements de passage à niveau (hors bris de barrières), 30 incidents caténaires, 44 dérangements d’installations de sécurité et 67 incidents divers".
"Cet état des lieux doit entraîner des mesures urgentes", ajoute le syndicat, qui demande "dans les meilleurs délais" une réunion pour "décider de mesures correctives".

Pour la CGT-Cheminot, "il y a bien un lien de causalité entre les politiques dogmatiques de libéralisation, les transformations et autres restructurations lourdes menées à la hussarde, les massives suppressions d’emplois et la fragilisation du système ferroviaire que nous dénonçons".

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Vers une mobilisation exceptionnelle le 7 septembre

25 Août 2010, 07:34am

Publié par PCF Villepinte

L’intersyndicale s’est réunie dès hier au siège de la FSU. La réforme des retraites « ne répond pas aux enjeux actuels », estiment les syndicats, qui ont lancé le compte à rebours de la journée du 7 septembre et réfléchissent déjà à ses suites. (Dessin de Loïc)         «Rien n’est joué pour les retraites, le 7 septembre, imposons nos revendications. » À l’issue de la réunion de l’intersyndicale hier au siège de la FSU, les syndicats CGC, CFDT, CFTC, CGT, FSU, Unsa, et Solidaires ont confirmé à la fois leur rejet de la réforme des retraites Sarkozy-Woerth et leur détermination à la combattre par la mobilisation des salariés. FO, qui confirme s’associer à la journée du 7 septembre, n’a pas signé le texte unitaire. « Il n’est à aucun moment question de demander le retrait du projet de réforme », se plaint Michèle Biaggi, sa représentante.

On ne pouvait pas s’attendre à des décisions spectaculaires, mais en se réunissant dès le 23 août les syndicats ont déjà marqué un point. « On a resitué le débat sur le terrain du social et de l’économie, ce terrain qui reste la préoccupation numéro 1 des Français », assurait Bernadette Groison, secrétaire nationale de la FSU, avant même la réunion d’hier soir

 faire réfléchir les parlementaires

Les sept organisations syndicales ont renouvelé leurs critiques du projet de réforme des retraites. « Cette réforme ne répond pas aux enjeux actuels », dénoncent-elles. Elles ont mesuré le succès de leur journée nationale du 24 juin. Les initiatives de l’été ont confirmé la disponibilité des salariés pour la mobilisation sur les retraites. Elles misent donc sur un succès exceptionnel de la journée interprofessionnelle, capable de bousculer les lignes, de faire réfléchir les élus durant le débat parlementaire.

Il leur faudra aussi pour cela ne pas rater l’après-7 septembre, et ce n’est pas le moins délicat. L’intersyndicale se retrouvera le 8 septembre pour envisager la suite des mobilisations. Un rendez-vous est déjà fixé pour une manifestation européenne le 29 septembre à l’appel de la CES. On sait que FO et l’union syndicale Solidaires seraient favorables à des mots d’ordre de grève générale. Pour la CGT, « attendre le 29 septembre ne correspondrait pas aux nécessités du calendrier parlementaire ».

 

les syndicats décidés à maintenir la pression

La centrale de Bernard Thibault penche pour une consultation sans délai des salariés dans les entreprises. On verra si un mot d’ordre national unitaire se dégage au lendemain du 7 septembre. Mais on peut déjà dire que le rendez-vous du début septembre ne ressemblera pas à un baroud d’honneur. « Nous déciderons des suites à donner rapidement à la mobilisation », assurent les syndicats, qui ne sont pas décidés à relâcher la pression.

Olivier Mayer

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La Fête : "donner envie d'en être"

25 Août 2010, 07:20am

Publié par PCF Villepinte

Un nouveau rendez-vous national de préparation de la Fête de l'Humanité  a eu lieu mardi soir, avec Patrick Le Hyaric, en présence de Pierre Laurent, Patrick Apel-Muller et Silvère Magnon.

 

 

Dans ce rendez-vous national de diffusion de la vignette, sur le site même de la Fête à La Courneuve, Patrick Le Hyaric, le directeur de l'Humanité, a placé le rendez-vous politique et festif de la rentrée dans un contexte qui a singulièrement évolué en quelques mois. "L’extrême gravité de la situation qui enserre les populations,a-t-il déclaré, les attaques sans précédent contre les principes fondamentaux de la République, le climat de division qu’installe la caste au pouvoir font que nos concitoyens et le pays ont besoin d’une grande Fête de l’Humanité, une Fête de l’Humanité qui compte, qui pèse sur le rapport de forces". "Rarement, poursuit-il, une situation politique n’avait en effet à ce point tant changé durant l’été (...)  Depuis des mois au cœur de la crise du capitalisme, a grandi, jusqu’à devenir majoritaire, l’idée que l’ultra droite et Sarkozy, c’est toujours plus d’injustices, de sacrifices pour les familles populaires alors que les fortunés sont toujours plus fortunés". "Les Français découvrent la connivence directe entre le pouvoir d’Etat et les grandes fortunes qui ont bénéficié du bouclier fiscal…. ainsi tente-t-il déplacer le débat politique en désactualisant l’insécurité sociale au profit de l’insécurité dans un contexte où cette question se pose réellement pour nombre de nos concitoyens". "

"Oui, soyons clairs !" L’insécurité et la délinquance progressent. Mais elles sont le résultat de la politique sarkozyste, recadre le député européen, alors que la droite tend en la matière un piège à la gauche. "Des actes de vandalisme, de délinquance, de criminalité ne peuvent être confondus avec des démarches révolutionnaires. Au contraire, ils poussent au conservatisme, à des régimes durs. Cela sert Sarkozy et sa caste au pouvoir. Il s’en sert pour porter des coups de marteau-piqueur  aux principes républicains, pour faire fondre dans l’ultra-capitalisme nos belles valeurs de Liberté, Egalité, Fraternité". Au contraire, poursuit Patrick Le Hyaric, "agir pour la sécurité c’est agir pour la sécurité salariale, la sécurité de vie. Cela passe par la reconquête de territoires grâce aux services publics, à l’école, à la formation professionnelle, à l’apprentissage et à une sécurité du travail correctement rémunéré, à un programme d’aide à l’amélioration des quartiers et de l’habitat, à un refus des ghettos et de la misère, à une police bien formée, respectant les gens et les jeunes. La sécurité, c’est le vivre ensemble et non la division, la stigmatisation de certains contre les autres".

Dans ce contexte, "la riposte unitaire du 4 septembre arrive à point nommé". "Dénonciation certes, mais cela ne suffit pas. Il faut se porter au devant des gens, discuter avec eux, les écouter, les solidariser et définir avec eux des actions communes sur tous les terrains". Evoquant le nécessaire débouché politique, le directeur de l'Humanité a déclaré "nous avons la responsabilité d’aider « le nouveau à voir le jour ». Pas à la manière d’un Cohn-Bendit ou de certains socialistes qui proposent de chasser Sarkozy pour que d’autres démolissent le système des retraites ou appliquent l’austérité (...) Ce que nous avons en vue c’est l’unité populaire, avec ce que nous avons décidé au Congrès, avec la construction d’un pacte citoyen d’unité populaire pour renverser l’ordre des priorités : l’humain et l’environnement d’abord". 

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Universités d'été:

23 Août 2010, 18:47pm

Publié par PCF Villepinte

 PCF, Parti de gauche et NPA, en lutte pour les retraites, se réunissent cette semaine

 

 

PCF, Parti de gauche et NPA, se réunissent cette semaine en universités d'été chacun de leur côté, mais avec un combat commun : le retrait du projet de loi sur les retraites et la mobilisation face au gouvernement.

C'est le Nouveau parti anticapitaliste d'Olivier Besancenot qui ouvrira les débats mercredi à Port-Leucate (Aude) pour quatre journées de travail autour d'un thème central : "pour un socialisme du XXIe siècle".

Le facteur de Neuilly, en pointe sur les mobilisations sociales, se dit pourtant lassé d'être porte-parole du NPA un an et demi après sa création, et compte sur le congrès de novembre pour que le parti "se fasse violence" afin de trouver de nouvelles ressources.

Après son revers électoral aux régionales (2,5%), le NPA est en effet en crise et de nombreux militants n'ont pas compris sa stratégie en solo face au Front de gauche PCF-Parti de gauche (6,9%).

Ces derniers réunissent également leurs troupes de vendredi à dimanche : à Seignosse (Landes) pour l'université d'été du PCF mené par Pierre Laurent et à Grenoble pour les "Remue-méninges" de Jean-Luc Mélenchon.

Là aussi, au milieu de nombreux débats, la bataille sur les retraites sera au centre des discussions alors que le projet du gouvernement sera examiné par l'Assemblée à partir du 7 septembre, jour de la grande mobilisation.

Samedi, le PCF qui compte franchir la barre des 100.000 signatures à sa pétition lancée cet été sur le sujet, proposera une séance plénière intitulée "retraites : le projet et le contre-projet, les enjeux d'un combat de société", avec notamment Marie-George Buffet qui animera aussi un "apéro-parlotte" sur la Coupe du monde de football vendredi avec Charles Biétry.

Dimanche, Pierre Laurent, en tant que nouveau secrétaire national du Parti, "sonnera l'appel au rassemblement sur les retraites", son discours étant aussi "un moment d'attaque en règle contre la +barbarisation+ de la droite qui est prête à tout pour garder le pouvoir.

Mais le grand rendez-vous politique de rentrée des deux partis reste la Fête de L'Humanité à La Courneuve (10-12 septembre) où sera lancé le chantier pour un "programme partagé" pour 2012.

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Deux soldats français tués en Afghanistan

23 Août 2010, 18:43pm

Publié par PCF Villepinte

 

 

Deux soldats français, dont un officier, ont été tués et trois autres blessés lundi lors de combats en Afghanistan.

 Ces deux morts portent à quarante-sept le nombre de militaires français tués dans ce pays depuis décembre 2001. L'officier et le soldat, tous deux du 21ème Régiment d'infanterie de marine de Fréjus (Var), ont été grièvement blessés par balles lors d'une opération au sud de Tagab (nord-est de Kaboul) et sont décédés des suites de leurs blessures, a précisé l'Elysée. Dans un communiqué, la présidence de la République écrit que "ces militaires ont payé de leur vie l'engagement de la France au service de la paix et de la sécurité du peuple afghan".

Le premier accrochage qui a fait trois blessés, selon un porte-parole militaire, s'est produit "en milieu de nuit, alors que les unités rejoignaient leurs positions", dans la vallée de Tagab, à une soixantaine de kilomètres au nord-est de Kaboul. "Prises sous le feu des insurgés, les forces françaises ont répliqué par un tir de mortier sur la position ennemie pendant le dégagement des blessés".

Quelques heures plus tard, en milieu de matinée, lors d'un autre accrochage, à l'entrée de la vallée de Bedraou, deux soldats, toujours du 21e RIMa, ont été mortellement blessés lors d'un nouvel échange de tirs alors que leur unité était en cours de désengagement. Selon le porte-parole, ils participaient à une "opération de contre-insurrection, conduite en liaison avec les forces de sécurité afghanes visant à désorganiser les réseaux d'insurgés dans la vallée de Tagab".

C'est également au niveau de la vallée de Bedraou qu'avait été tué un sous-officier du 13e régiment du génie de Valdahon (Doubs), début juillet dans l'explosion d'une mine artisanale. Les deux journalistes de France Télévisions ont été également enlevés dans cette région.

Le président Nicolas Sarkozy a réaffirmé dans son communiqué "son soutien au peuple afghan et aux autorités afghanes" et condamné "avec la plus grande fermeté les attaques meurtrières des insurgés contre nos soldats". Il a exprimé "la détermination de la France à continuer d'oeuvrer au sein de la Force Internationale d'Assistance à la Sécurité" déployée en Afghanistan.  Hervé Morin (ministre de la Défense) a lui aussi voulu inscrire ces nouveaux soldats morts dans sous commandement de l'Otan.la vaste opération en cours en Afghanistan et a "salué l'engagement et la détermination des soldats français pour le retour de la stabilité, le rétablissement de la paix et le développement en Afghanistan".

Un nombre de soldats morts croisssant

La guerre en Afghanistan s'avère de plus en plus meurtrière pour les troupes occidentales engagées. Ces deux décès portent à 455 le nombre de soldats étrangers (dont 295 Américains) ayant trouvé la mort en Afghanistan depuis le début de l'année, contre 520 pour toute l'année 2009, selon un bilan de l'AFP établi à partir du site indépendant icasualties.org.

Petraeus garde sa ligne

Le général américain David Petraeus, chef des forces américaines internationales, a estimé le même jour que les troupes de l'Otan avaient repris l'ascendant sur les talibans dans certaines régions, mais qu'il fallait s'attendre à de "rudes combats" pour progresser dans d'autres.

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Thomas Coutrot: « Une déclaration de guerre des gouvernements à l’État social »

23 Août 2010, 18:38pm

Publié par PCF Villepinte

 

 

Pour l’économiste Thomas Coutrot, coprésident d’Attac, qui tient à Arles son université citoyenne, Brégançon est une opération de communication destinée aux agences de notation.

Révision 
à la baisse du taux de croissance, économies budgétaires… 
Quel est le sens 
des annonces 
de Brégançon ?

Thomas Coutrot. C’est une opération de communication vis-à-vis des agences de notation financière. À la veille d’une confrontation sociale majeure, le souci de Nicolas Sarkozy est de montrer aux milieux financiers qu’il ne va pas se laisser détourner par des manifestations, quelle que soit leur ampleur. Il veut affirmer le caractère irréversible des décisions d’austérité nécessaires pour rassurer les investisseurs financiers. Du fait de la simultanéité des plans d’austérité dans l’ensemble des pays de l’Union européenne, qui sont des économies très interdépendantes, il y a un risque récessif évident si elles se lancent en même temps dans des plans d’austérité. D’autant que 2 % de croissance pour 2010, c’est extrêmement optimiste, puisque c’est au-dessus de la moyenne de ce qui a été observé dans les années 1990.

 

Quelles mesures seraient efficaces pour relancer la croissance ?

Thomas Coutrot. Si on veut relancer l’emploi et l’économie, la mesure prioritaire est la réduction du temps de travail. Il est clair que la croissance ne suffira pas, dans un avenir prévisible, à résoudre la question d’un taux de chômage à 10 % et une précarité qui tend à se généraliser. Il faut donc réduire massivement la durée du travail. Il faut aussi augmenter les minima sociaux, le minimum retraite, pour soulager le pouvoir d’achat des catégories les plus en difficulté. Une telle politique susciterait l’hostilité des milieux financiers, qui prendraient des mesures de fuite des capitaux et d’augmentation des taux d’intérêt sur la dette française. Ça ne sera donc possible qu’avec une nouvelle régulation sur les marchés financiers et les flux de capitaux. Mais on est hélas très loin d’une telle rupture.

 

Tout a été fait depuis la crise pour conforter et relancer le système. 
N’y a-t-il pas risque d’une nouvelle crise financière ?

Thomas Coutrot. Il y a eu une déclaration de guerre des milieux financiers et des gouvernements de l’Union européenne à l’État social européen, avec l’appui du FMI. Mais l’élément moteur, ce sont les États européens qui ont tous mis en place des plans d’austérité s’attaquant aux dépenses publiques et de protection sociale. Cette guerre va avoir des conséquences récessives, voire dépressives et des conséquences sociales et politiques majeures. Les manifestations du 4 septembre contre la diversion raciste et du 7 septembre contre la réforme de la retraite sont donc extrêmement importantes. Attac propose de réfléchir à une votation citoyenne début octobre sur la réforme des retraites.

Entretien réalisé par Olivier Mayer

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Molex : une nouvelle affaire Woerth ?

22 Août 2010, 17:55pm

Publié par PCF Villepinte

 

L'affaire remonte à la fin mars 2010 quand Eric Woerth avait donné son aval, malgré l'avis de l'inspection du travail, au licenciement des représentants syndicaux de cette usine de connectique automobile, fermée en septembre 2009 après onze mois de lutte des 280 salariés. Cette décision avait soulevé une forte polémique.

Où argent, amitiés et droite font bon ménage... Une enquête diffusée par France Inter révèle qu'un conseiller du ministre, Eric de Sérigny, travaillait pour la société en investisssement financier Athéma, qui a collaboré avec les avocats de la direction de Molex.Eric de Sérigny a affirmé que ce sujet "n'a jamais  été évoqué" avec le ministre.

Le directeur général du travail, Jean-Denis Combrexelle, a volé au secours de son ministre et réfuté samedi toute "intervention" du cabinet d'Eric Woerth dans le licenciement des représentants syndicaux de l'usine Molex. "Le dossier a été instruit par la direction générale du travail dans des conditions de délais tout à fait normales. C'est moi-même qui ai pris la décision en la matière", assure-t-il. 

Pour l'ancien secrétaire du CE de Molex Denis Parise, "on sait maintenant par quel biais la direction de Molex avait trouvé un accord avec le gouvernement"."On comprend mieux la décision du ministère concernant le licenciement des représentants du personnel", a-t-il dit en rappelant que ces derniers avaient fait appel devant le tribunal administratif "pour contester ces licenciements".

"Pour une histoire de fric"

"Au moins que l'on reconnaisse que Molex a fermé pour une histoire de fric, et pas pour motif économique", a demandé Denis Parise. Les salariés ont toujours contesté les justifications économiques de l'équipementier automobile américain pour fermer leur entreprise à Villemur-sur-Tarn. Le gouvernement, qui avait cherché un repreneur en septembre 2009, avait finalement obtenu la reprise partielle des activités laissées par Molex par un fonds d'investissement, HIG. Sous le nom de VMI (Villemur-industrie), il emploie une quarantaine de salariés, dont 39 Molex.

Sérigny, au coeur du pouvoir

 Sérigny est aussi, selon Benoît Collombat le journaliste de France inter, membre du conseil de surveillance d’ «Imérys » (dont le directeur général-adjoint, Jérome Pécresse, est le mari de la ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse). Dans ce conseil de surveillance, il cotoie entre autres Robert Peugeot, soutien financier de l’UMP (et décoré de la Légion d’Honneur par Eric Woerth). Or, le Journal du Dimanche avait accusé le ministre du Travail, le 27 juin dernier, d'avoir évité une enquête fiscale à Robert Peugeot, après un vol de lingots d'or.

Eric de Sérigny est par ailleurs ami de Patrice de Maistre, gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt. Dans un communiqué publié sur le site internet de la radio France inter, il se défend de tout  problème déontologique" et nie avoir demandé la Légion d'honneur pour Patrice de Maistre. Selon le Canard enchaîné, Patrice de Maistre a indiqué aux enquêteurs que c'était Eric de Sérigny qui était intervenu en faveur de son obtention. Selon France Inter, le nom d'Eric de Sérigny, qui est apparu au fil des  investigations de l'affaire Bettencourt, n'apparaît pas dans l'organigramme officiel du cabinet du ministre. Néanmoins, ce conseiller "pour les relations avec le monde économique" est, tout en étant conseiller du ministre du Travail, président du directoire d’une société de gestion de portefeuilles, "Alternative Leaders France" dont le président, Bernard Lozé, est lui-même administrateur d’un fonds d’investissement, «Brinon Investissement » présidé… par un certain Patrice de Maistre.

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Roms : protestations dans l'Eglise contre les expulsions

22 Août 2010, 17:52pm

Publié par PCF Villepinte

 

"Les textes liturgiques de ce jour nous redisent que tous les hommes sont appelés au salut. C’est aussi une invitation à savoir accueillir les légitimes diversités humaines, à la suite de Jésus venu rassembler les hommes de toute nation et de toute langue", a déclaré le pape lors de la prière de l'Angelus, en s'adressant en particulier à des pèlerins francophones et à des étudiants venus d'une paroisse de Paris.

Le pape  Benoît XVI a exhorté dimanche des pèlerins français à accueillir les hommes de toutes origines, quelques jours après le rapatriement par le gouvernement français de plus de 200 Roms vers la Roumanie et la Bulgarie. Ces expulsions ont été critiquées notamment par le Conseil de l'Europe, qui a dénoncé une action "risquant d'attiser la xénophobie".

Auparavant, Mgr Christophe Dufour,  archevêque d'Aix-en-Provence et d'Arles (Bouches-du-Rhône), témoin jeudi d'une expulsion de Roms de leur campement, a appelé dimanche à respecter la "dignité" des personnes et dénoncé les "discours sécuritaires" du gouvernement.

"Des caravanes ont été détruites. Je ne mets pas en cause les forces de police qui obéissent aux ordres. Mais je demande le respect des personnes et de leur dignité, dans le cadre de la loi française", déclare-t-il dans un communiqué. "Les discours sécuritaires qui peuvent laisser entendre qu'il y a des populations inférieures sont inacceptables. Ces personnes, citoyens européens, vivent pour la plupart paisiblement ici, un certain nombre depuis de longues années", poursuit l'archevêque qui se dit "prêt à rencontrer les autorités et les élus, pour permettre d'envisager des solutions, voire un possible arbitrage".

 Le père Arthur (photo), prêtre lillois engagé dans la défense des Roms, a renvoyé dimanche au ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux sa médaille de l'Ordre national du Mérite, et s'en est pris avec virulence au chef de l'Etat pour dénoncer "la guerre" que subit la communauté Rom. "Je ne sais plus quoi faire", a-t-il dit, je dis "Seigneur, il n'y a plus que toi qui peux arrêter quelque chose", a ajouté le prêtre.

"J'ai trouvé à Lille une situation déplorable pour les Roms et leurs enfants. J'ai essayé, comme dit l'Abbé Pierre, de les aimer et de les aider. Et depuis trois mois, c'est une guerre que cette communauté subit", a déclaré à la sortie de la messe le père Arthur, pour justifier son geste.

"Il ne me restait plus qu'une dernière balle: la décoration de Chevalier de l'Ordre national du Mérite,  a dit le père Arthur, qui a envoyé un courrier pour être "radié" de l'Ordre. "J'ai décidé de renvoyer au ministre de l'Intérieur, la médaille de l'Ordre national du Mérite qu'il m'avait décernée il y a quatre ans, pour protester contre le sort actuellement réservé aux minorités en France, et plus particulièrement aux Roms", avait dit auparavant l'ecclésiastique. "Vu la politique qui est actuellement menée par le gouvernement, je ne peux pas la garder", a-t-il ajouté.

Membre de la communauté assomptionniste, le père Arthur Hervet, 71 ans, s'est engagé depuis son arrivée dans la métropole lilloise dans la défense des communautés Roms du Nord et l'amélioration de leurs conditions de vie.

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