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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Secours populaire : la surprise de Kinder pour les enfants

25 Juillet 2010, 18:28pm

Publié par PCF Villepinte

En 1960, le Secours populaire organise une colonie à Roquefort-la-Bédoule, dans les Bouches-du-Rhône.

 

Le Secours Populaire a lancé son premier centre de vacances début juillet dans la commune du Temple-sur-Lot dans le Lot-et-Garonne. L’objectif ? Donner la possibilité à mille enfants de gouter aux joies des vacances. Depuis, chaque semaine, 160 enfants défavorisés venus des quatre coins de la France vivent une expérience unique.

Le cadre a été pensé pour mettre ces enfants de 8 à 12 ans dans les meilleures conditions. Le Temple-sur-Lot a été choisi parmi 140 autres bases. Sur les rives du Lot, les enfants du Secours populaire peuvent profiter des joies de la baignade et de multiples activités nautiques. Pour l’association, cette semaine de vacances est aussi l’occasion de faire découvrir des sports que les familles défavorisées ne peuvent pas toujours pratiquer à cause des frais d’inscription ou des coûts d’équipement. Ainsi, les jeunes peuvent s’adonner au basket, au tennis, au foot, mais aussi au canoë kayak et à la voile. Dans ce cadre bucolique, les responsables souhaitent aussi sensibiliser les enfants à l’environnement.   

C'est le célèbre oeuf Kinder (enfants en allemand) qui est à l'origine du centre du Temple-sur-Lot. Pour financer le "village Kinder", le groupe Ferrero France a investi 800 000 d’euros. Le Secours populaire français (SPF) se réjouit de l’aide de la multinationale. Comme tient à le préciser Seynabou Dia, secrétaire nationale à la solidarité au SPF : "Si toutes les entreprises faisaient ce type d'actions, la solidarité en sortirait grandie". Il est vrai que cette forme de partenariat entre acteur économique et acteur associatif demeure plutôt rare. Et il est certain qu’en s’impliquant dans une action de solidarité la marque gagne en image. Cependant, le SPF ne rougit pas d’avoir choisi ce sponsor privé. Aujourd’hui la collaboration semble porter ses fruits et la campagne "vacances d’été" de l’association ne s’en trouve que plus efficace. Les deux entités ont notamment réalisé ensemble un clip soulignant que chaque année en France "un enfant sur trois ne part pas en vacances". Et puis, avec la participation de Kinder, on pouvait s’attendre a une belle surprise pour tous les enfants. En effet, chaque semaine les enfants rencontreront une star du milieu sportif, Tony Estanguet, Nicolas Karabatic, mais aussi Jo-Wilfried Tsonga ou Tony Parker.  

Depuis sa création en 1945 le Secours populaire se bat pour permettre aux plus défavorisés de partir en vacances. Lorsqu’en 1936, le Front Populaire créé les quinze jours de congés payés, a lieu une véritable révolution dans l’accès aux loisirs. Même les plus pauvres peuvent s’épanouir, se détendre et découvrir la France. Le Secours populaire s’attache aux mêmes convictions. En 2007, plus de 82 000 personnes sont parties en vacances grâce à l’association française. Parmi elles 55 000 enfants. Le 19 août prochain aura lieu la traditionnelle "Journée des oubliés des vacances", cette année baptisée "Soleils d’Europe". Le Secours populaire est prêt à accueillir à Paris 40 000 enfants venus de tout le continent. Ce jour sera une belle victoire sur l’injustice et les inégalités en cette année européenne de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale.   

En cette période de crise économique - où les dons se font plus rares et les besoins des familles défavorisées plus grands - le financement des missions associatives par une grande entreprise apparait comme une solution viable, et juste. La détermination du Secours populaire pour la solidarité est une petite leçon de vie. Elle rappelle à chacun ses privilèges au quotidien.

Matthieu Windey

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STOP AUX EXPULSIONS LOCATIVES

25 Juillet 2010, 14:40pm

Publié par PCF Villepinte

logement-copie-1Depuis la fin de la trêve hivernale, la pratique barbare des expulsions locatives a repris de plus belle. Ce lundi, des locataires de la cité Pasteur au Blanc Mesnil dont trois enfants ont été expulsés avec le concours des forces de l’ordre. C’est inacceptable ! D’autant plus inacceptable que ces policiers sont mobilisés et rémunérés à la prime pour réaliser ces basses-œuvres en se détournant de leur principale mission : assurer la tranquillité et la sécurité des habitants.

L’intervention d’un élu communiste auprès de la sous-préfecture a permis d’empêcher l’expulsion et la famille a retrouvé son logement. Les communistes se félicitent de cet heureux dénouement mais ils appellent à la vigilance de tous.

En effet, les expulsions locatives sont une hérésie sociale, humaine et économique. Les nuitées d’hôtel ou dans un centre d’hébergement coûtent plus chères qu’un maintien dans le logement. Le placement des enfants encore plus. L’argent devrait plutôt être orienté vers une sécurité sociale du logement, vers la construction de logements sociaux partout et pour tous en France.

Sept maires communistes convoqués au tribunal Des familles n’ayant pu faire face à leurs charges locatives, du fait de la crise, du chômage et de la précarité qu’elles subissent, sont ainsi jetées à la rue sans aucune proposition de relogement et seulement avec deux ou trois jours d’hébergement en hôtel d’urgence. En Seine-Saint-Denis, sept maires communistes dont notre maire, Didier Mignot, refusent ces pratiques sur leur territoire en signant des arrêtés contre les expulsions locatives. Ces arrêtés sont systématiquement cassés par le Préfet qui continue à ordonner les expulsions au nom du seul droit de propriété. Récemment nos maires ont été déférés devant le tribunal.

Parallèlement les maires refusant d’accueillir les 20% de logements sociaux obligatoires par la loi sur leur commune continuent paisiblement à payer des amendes dérisoires. Ce sont eux qu’il faudrait convoquer au tribunal !

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Proposition de loi du PCFet du PG : garantir le financement de la retraite à 60 ans

25 Juillet 2010, 14:38pm

Publié par PCF Villepinte

La proposition de loi, que les député-e-s communistes, républicains, du Parti de gauche et apparentés ultramarins, ont déposée (1), est une alternative au projet de loi régressif de Sarkozy-Fillon-Woerth sur les retraites. Elle montre qu’un autre financement des retraites est possible et indispensable pour sortir de la crise systémique.

Mis en ligne : 22 juillet
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LES 12 ARTICLES DE LA LOI PCF-PG SUR LE FINANCEMENT DE LA RETRAITE



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Soignants au bord de la crise de nerfs à Nantes

22 Juillet 2010, 06:41am

Publié par PCF Villepinte

 

Social-Eco - le 21 Juillet 2010  À l’hôpital de Nantes, la pénurie de personnel atteint des sommets, des blocs opératoires sont fermés 
et des opérations retardées. Une situation explosive pour 
les soignants 
qui travaillent 
en flux tendu.

Black-out dans le plus grand hôpital de l’Ouest. Le CHU de Nantes (Loire-Atlantique) tourne au ralenti. Onze blocs opératoires sur les cinquante-deux de l’établissement sont fermés. Les infirmières de blocs, auxiliaires indispensables au médecin, font cruellement défaut. Il manque vingt-trois infirmières de bloc opératoire diplômées d’État et infirmières diplômées d’État. Sans elles, impossible d’opérer. Dans un courrier adressé aux chirurgiens et aux anesthésistes, le 9 juillet, la direction reconnaît « d’importantes difficultés de fonctionnement ». Elle évoque aussi des problèmes d’absentéisme et des soucis pour recruter. Cette lettre, communiquée au personnel la semaine dernière, a mis le feu aux poudres. « Les conditions de travail sont déjà en flux tendu, dégradées, les congés maternité pas forcément remplacés. Cet été, la direction ne s’y est pas prise assez en avance pour combler les absences », accuse Olivier Terrien, secrétaire adjoint de la CGT. Les patients n’ont donc plus qu’une chose à faire : attendre. « Pour une opération en chirurgie cardiaque, il y a 74 jours de délai. Cela ne concerne pas que les interventions bénignes ! Si ces personnes ne peuvent pas patienter, elles iront dans le privé », assène Olivier Terrien.

 

la direction taille dans les effectifs

Depuis la fin de l’année 2008, la pénurie de personnel est devenue chronique. À grands coups de scalpel, la direction taille dans les effectifs pour satisfaire à l’équilibre budgétaire. Quatre cents CDD supprimés en 2008, plus de 180 départs volontaires en 2009, selon la CGT. Alors que l’activité de l’hôpital ne cesse de progresser : elle a augmenté de 8 % cette année. D’après le syndicat, des jours de RTT, de récupération seraient aussi passés à la trappe. Si le déficit a diminué de 32 millions en 2008 à 9 millions en 2010, cette marche forcée s’avère désastreuse pour le travail au quotidien. Le syndicat n’hésite pas à parler de maltraitance des agents. Ceux qui restent sont au bord de l’épuisement. Un aide-soignant, qui souhaite rester anonyme, parle de conditions déplorables, en sous-effectif permanent.

En mai, les aides-soignants du service de médecine interne se sont mis en grève pour exiger des renforts. Rien n’a été concédé. Cet été, Jacques (1) a développé une tendinite à force d’enchaîner les heures et de répéter les mêmes gestes. Sur les 22 aides-soignantes qui tournent dans le service, au moins huit veulent partir. Il rapporte que le cadre leur aurait demandé de ne pas faire des toilettes complètes, seulement de rafraîchir les patients ! « Si c’est pour faire son boulot comme ça, autant ne pas rester. » Pour Jacques, la direction fait tout pour les faire craquer en les surchargeant, en les notant mal et en changeant leur planning sans prévenir. Avec ces soignants aux bords de la crise de nerfs, la direction ne s’affole pas. Elle table sur une réduction de l’activité habituelle en période estivale et les retours des congés pour rétablir la situation. Des arguments insuffisants pour le syndicat qui plaide pour le retour à des conditions de travail normales.

 

(1) Le prénom a été changé.

 

Cécile Rousseau

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Le produit Sarkozy emballé pour 2012

22 Juillet 2010, 06:35am

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 21 Juillet 2010
Thierry Saussez
Gouvernement et Élysée transforment la communication institutionnelle en outil de propagande pour vanter au mieux le bilan du candidat naturel de la droite.

Lundi 12 juillet, sur France 2, devant des millions de Français, Nicolas Sarkozy a nié s’intéresser à 2012. « Je travaille », précisait-il. En fait, le président et son entourage n’ont pas perdu 2012 de vue. À défaut de « gagner la bataille des idées », théorisée avant la campagne présidentielle de 2007, ils veulent intensifier la bataille de la communication.

Le Service d’information du gouvernement (SIG), remanié début 2008 pour être « plus politique », va être mis à contribution. L’organisme, que les conseillers politiques de la présidence ont tenté dès 2007 de rattacher à l’Élysée (selon la Constitution, seul le gouvernement dispose de l’administration – NDLR), est dirigé par Thierry Saussez, un ancien publicitaire proche de Nicolas Sarkozy. « Le SIG a tout à gagner à avoir à sa tête un profil plus politique », justifiait alors Franck Louvrier, conseiller en communication du Château. De fait, Saussez partage les mêmes vues que le chef de l’État.

Le chantier de l’ex-publicitaire : écrire la légende d’un président engagé, et, partant, du candidat idéal pour sortir la France de la crise. D’ici à 2012, Thierry Saussez entend faire une large place au « storytelling » – l’art de raconter des histoires – dans la 
communication gouvernementale, pour présenter le bilan du chef de l’État et du gouvernement sous un jour favorable, avant les élections cantonales de 2011, puis présidentielle de 2012.

Le storytelling est une technique éprouvée par le candidat Sarkozy. Pendant sa campagne présidentielle de 2007, il avait imputé « 10 % de la délinquance de Tarbes » à un jeune de quatorze ans pour présenter une loi sécuritaire sur les mineurs, ou justifié l’envoi de troupes en Afghanistan par le témoignage d’une jeune fille à qui les talibans auraient « coupé la main parce qu’elle s’était mis du vernis à ongles ». Affabulations reprises à l’époque en boucle sur les radios, puis démontées. Qu’importe, explique Christian Salmon, auteur d’un livre sur le storytelling (1) : « La transmissibilité des histoires est plus importante que leur ­véracité. »

L’appel d’offres lancé par le SIG aux sociétés de consultants en communication se place sur cette base : il prévoit la « production de contenus » qui permettraient « une visibilité et une perception différentes du message par le public, qui ne le considère alors pas comme de la publicité ». Un habillage destiné à faire passer la propagande gouvernementale auprès des masses, dans les médias d’images, de son, ou sur Internet (lire ci-dessous). L’offensive a déjà commencé : la seule campagne de publicité sur la « mère de toutes les réformes », celle des retraites, multidiffusée entre avril et juin, a coûté 7 millions d’euros...

(1)  Storytelling, la machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits, de Christian Salmon, 2007, Éditions La Découverte.

Grégory Marin

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Violences urbaines : les "réponses" de Sarkozy

22 Juillet 2010, 06:28am

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 21 Juillet 2010  Nicolas Sarkozy a décidé mercredi de remplacer l'actuel préfet de l'Isère par Eric Le Douaron, aujourd'hui préfet de la Meuse, annonçant vouloir mener "une véritable guerre" contre la criminalité après les violences à Grenoble et dans le Loir-et-Cher, selon un communiqué de l'Elysée.

"Des événements d'une extrême gravité viennent de se produire ces jours derniers dans l'Isère et le Loir-et-Cher marquant une escalade de la violence, en particulier envers les forces de l'ordre", a affirmé le chef de l'Etat dans une déclaration en Conseil des ministres communiquée à la presse. "Ces événements ne sont pas acceptables", a-t-il ajouté.

"Le gouvernement mène une lutte implacable contre la criminalité. C'est une véritable guerre que nous allons livrer aux trafiquants et aux délinquants. L'autorité de la loi doit être respectée sur l'ensemble du territoire national", a également dit Nicolas Sarkozy.

"C'est pourquoi j'ai décidé de nommer préfet de l'Isère Eric Le Douaron, un policier de métier, préfet de la Meuse, qui a été durant six ans un très remarquable directeur de la sécurité publique à Paris, de la même façon que j'ai nommé voici quelques semaines préfet de Seine-Saint-Denis un autre grand policier en la personne de Christian Lambert", a annoncé le président. Il a précisé qu'il irait lui-même installer le nouveau préfet le 30 juillet.

Sarkozy "pointe les problèmes" liés aux Roms

Par ailleurs, le président de la République a annoncé mercredi en Conseil des ministres la tenue d'une réunion le 28 juillet à l'Elysée sur les "problèmes que posent les comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms", après les violences survenues à Saint-Aignan (Loir-et-Cher), selon un communiqué de l'Elysée.

«Je tiendrai une réunion à ce sujet le 28 juillet. Cette réunion fera le point de la situation de tous les départements et décidera les expulsions de tous les campements en situation irrégulière», a-t-il ajouté

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Retraites : entretien avec Bernard Thibault

21 Juillet 2010, 18:34pm

Publié par PCF Villepinte

 Le secrétaire général de la CGT estime que le gouvernement sera contraint de bouger. Il se montre confiant dans la mobilisation du 7 septembre pour «bousculer» la réforme.
L’examen de la réforme commence à l’Assemblée nationale. La façon dont 
il s’engage permettra-t-elle 
un vrai débat ?

Bernard Thibault. La forme retenue est dans la droite ligne de ce qu’on a connu depuis le début du processus de la «réforme» des retraites : une concertation mais pas de négociation, la présentation d’un projet le 20 juin, quelques jours avant les congés d’été, un Conseil des ministres un 13 juillet, en plein congés, et une commission des Affaires sociales à huis clos. C’est le signe d’une difficulté pour le gouvernement à assumer les choix qu’il va défendre en septembre.

 

Vous n’avez pas l’espoir que 
la commission présente un projet 
un peu modifié ?

Bernard Thibault. Ça ne semble pas être l’orientation politique retenue à ce stade. La consigne semble donnée par l’Élysée de ne pas engager les choses sérieuses dès maintenant. Ça ne veut pas dire qu’on ne soit pas à la merci 
de manœuvres. Mais, d’après moi, le gouvernement, très conscient 
du climat social qui entourera 
le débat parlementaire 
de septembre, attend le dernier moment pour savoir s’il doit bouger et sur quoi.

 

Mais Éric Woerth et Nicolas 
Sarkozy répètent qu’il peut 
y avoir des changements sur 
la pénibilité, les carrières longues, les polypensionnés. Vous les rencontrez, est-ce que vous percevez des évolutions ?

Bernard Thibault. Non ! Aujourd’hui, il n’y a absolument aucun mouvement particulier sur quelque paragraphe que ce soit du texte, y compris ceux énoncés par le président de la République. Ça relève à mon avis du besoin de communication politique parce que le projet du pouvoir est largement rejeté. En même temps, je l’interprète comme des points marqués sur le caractère injuste de cette réforme et le fait que le gouvernement ne pourra pas présenter son texte en totalité 
dans sa version actuelle. 
Je ne sais pas sur quoi il sera contraint de bouger mais 
la mobilisation l’oblige déjà 
à communiquer sur des évolutions possibles. Mais il y a loin 
de la coupe aux lèvres et on ne va pas laisser de faux espoirs sur 
la seule base de la communication gouvernementale.

 

Vous remettez donc en cause l’ensemble de la réforme…

Bernard Thibault. Oui, parce que 
ce n’est pas une réforme des retraites mais un plan d’économie sur les futures retraites à verser. Et il n’y a pas de débat réel 
sur les différentes options. Nous sommes par exemple les premiers à considérer qu’il faut améliorer le taux de remplacement et donc débattre de l’évolution des droits actuels. Nous considérons 
que la précarité génère une baisse des pensions et nous aimerions débattre de cette question. 
Ce débat nous est refusé. Ce plan d’économie sur le dos des salariés consiste à verser les retraites plus tard, c’est pourquoi on joue 
sur l’âge légal de départ, et à partir de là tout en découle. C’est cette approche qu’il faut absolument bousculer.

 

Le débat refusé, ça veut dire 
que c’est plié ?

Bernard Thibault. Absolument pas ! Ce qui me rend confiant, c’est l’immense succès de la journée de mobilisation du 24 juin. Une mobilisation exceptionnelle 
si on considère le calendrier. 
Ceux qui étaient mobilisés 
le 24 juin le resteront début septembre. Et ça continue 
puisque nous en sommes 
à 580 000 signatures sur la pétition 
de la CGT. Le rendez-vous 
du 7 septembre est connu, c’est devenu un sujet de conversation 
et je pense que le gouvernement sera une nouvelle fois surpris.

 

Mais le président de la République assure que, quel que soit le nombre de manifestants, ça ne changera rien.

Bernard Thibault. C’est une posture qui n’est pas très originale. 
J’ai entendu ça à plusieurs reprises sous différents gouvernements. Cela vise à dissuader de manifester mais c’est surtout le signe d’une grande fébrilité.

Entretien réalisé 
par Olivier Mayer

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Micro-partis pour maxi-grisbi

21 Juillet 2010, 05:55am

Publié par PCF Villepinte

L’affaire Woerth a mis en lumière une nébuleuse de micro-partis. Ils permettraient de contourner les seuils légaux de financement des principales organisations à la faveur d’une législation floue

 

Politique - le 20 Juillet 2010 .

Un gage de «démocratie» et de «liberté». À entendre le premier ministre depuis la Nouvelle-Calédonie, la multiplication des structures politiques serait le gage de la vitalité du débat démocratique. «Toute personne qui en France veut exprimer une opinion politique, qui veut créer une structure politique, engager une réflexion politique, a le droit de le faire et a le droit de se faire financer. L’important, c’est que ce soit transparent, et c’est transparent.» De transparence, il est effectivement question depuis l’affaire Woerth-Bettencourt qui a révélé l’existence de petites structures nationales ou locales qui permettraient de contourner légalement la loi sur le financement des partis politiques qui fixe le plafond des dons de personnes physiques à 4 600 euros par an et par personne pour les candidats à une élection et à 7 500euros pour les partis politiques. L’héritière de L’Oréal aurait ainsi cumulé en toute légalité des dons à l’Association de soutien à l’action d’Éric Woerth, l’Association nationale de financement de l’UMP, et à l’association de soutien à l’action de Nicolas Sarkozy, dépassant ainsi les 30 000 euros.

« On peut se demander pourquoi l’UMP, dont le trésorier est Éric Woerth, a versé une contribution de plus de 66 000 euros» à l’association du ministre, interroge le député Verts, François de Rugy, qui demande avec ses collègues de l’Assemblée nationale la création d’une commission d’enquête parlementaire sur la multiplication des petites organisations politiques.

Détournement de l’esprit de la loi

De Christian Estrosi, Michèle Alliot-Marie, à François Fillon et Laurent Wauquiez en passant par Rama Yade et Benoist Apparu qui envisagent d’en créer un, ce ne sont pas moins de 283 micro-partis, clubs de réflexion, mouvements d’idées, think tanks qui coexistent en France, contre seulement 28 en 1990. « C’est prendre les Français pour des imbéciles. (...) Il faut se rendre sur le site de l’UMP, qui conseille aux dirigeants de l’UMP de créer des micro-partis », réagissait hier Benoît Hamon, le porte-parole du Parti socialiste, qui a pour sa part réitéré sa demande d’interdiction pour les parlementaires ou les ministres, déjà membres d’un parti, de créer leur propre structure. En 2006, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) relevait que « la liberté de création des partis politiques a pour conséquence de faciliter le détournement de la loi en favorisant la création de partis satellites : une même personne physique peut ainsi financer plusieurs partis, en versant à chacun le montant plafond des dons autorisés, les partis bénéficiaires reversant ensuite l’argent récolté au parti central ».

En 1988, la première loi sur la transparence financière de la vie politique est intervenue après plus de deux décennies de scandales de financements occultes par des entreprises qui, après s’être vu attribuer des marchés publics, reversaient un pourcentage à des bureaux d’études, eux-mêmes chargés de transférer les commissions aux partis. Selon François Logerot, le président de la CNCCFP, si le PS ou le PCF « comptent beaucoup sur les contributions de leurs élus, le financement public des partis (en fonction de leur représentativité – NDLR) a assaini le paysage. Sur les 180 millions d’euros de recettes (annuelles) présentées par l’ensemble des partis, plus de 40 % viennent du financement public direct ».

Lina Sankari

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GM : un chantage qui porte ses fruits

21 Juillet 2010, 05:50am

Publié par PCF Villepinte

A Strasbourg les salariés de General Motors ont voté à 70 % en faveur du plan de reprise proposé par la direction

 

Social-Eco - le 20 Juillet 2010

 Ce référendum organisé par les syndicats approuve donc la récupération du site par la General Motors Company (GMC). Mais un tel vote - concrétisant un gel des salaires sur deux ans et une suppression d’un tiers des 16 jours de RTT - ne peut être qu’un vote par défaut. Il s’apparente pour Jean-Marc Ruhland, délégué CFDT, à « la moins pire des solutions ».

Le référendum, à simple valeur consultative, était organisé par la CFDT, la CFTC et la FO. Après ce résultat favorable, il reviendra aux délégués syndicaux de signer les accords avec la direction ce qui devrait intervenir, au plus tard, vendredi. En contrepartie du gel des salaires et de la suppression d’une partie des RTT, la reprise du site par GMC s’accompagne d’une garantie pour un carnet de commande acceptable jusqu’en 2014. Au final, ces mesures conditionnent une diminution du coût de la main d’œuvre de 10% ! La CGT est le seul syndicat à s’opposer au plan de reprise proposé. Robert Roland, syndicat CGT, dénonce « toute la pression et le chantage à l’emploi de la direction ». Pour GMC, il s’agira d’obtenir la participation de la CGT à l’accord final. Mais cette dernière s’inquiète d’un « recul social » et maintient son opposition ce qui pourrait compliquer les négociations. S’accrocher à une telle position s’annonce rude face à la pression des dirigeants et des trois autres syndicats qui ont obtenu par voie de référendum le soutien d’une majorité des salariés.

 GMC avait entamée sa chute en 2008. Symbole de la crise du secteur automobile, l’entreprise n’avait pas hésité à répercuter ses difficultés financières sur les conditions de travail de ses salariés dans plusieurs de ses usines. Le cas présent révèle une nouvelle fois la toute puissance de la direction et l’absence d’un dialogue de fond incluant les salariés. A choisir entre le chômage et une détérioration des conditions de travail, la décision se fait par pur pragmatisme économique. Car il faut bien continuer de vivre. Aujourd’hui même, un Comité d’entreprise exceptionnel doit déterminer les projets d’accords à venir. L’usine de fabrication de boîtes de vitesse et ses 1150 salariés semblent sur le point de se résoudre aux exigences de la direction. Difficile à accepter sachant que le groupe New GM a renoué avec une phase de bénéfices importants.

Lorsque l’on analyse des situations similaires, concernant la fermeture d’usines en France, le discours de la CGT apparait totalement fondé. En effet, à de multiples reprises les dirigeants menacent de licenciements massifs afin d’obtenir une réduction des coûts de la main d’œuvre. Ce fût le cas pour Bosch à Vénissieux, Goodyear à Amiens. Le fabricant de pneumatiques Continental à Clairoix dans l’Oise constitue un autre exemple flagrant et navrant. Après avoir accepté un retour aux 40 heures de travail hebdomadaire en septembre 2007, le groupe allemand avait annoncé à la surprise générale la fermeture du site en mars 2009. Les inquiétudes des salariés GM de Strasbourg se basent donc sur une rationalité violente mais réaliste. A Strasbourg la direction a ouvertement prôné un abaissement des coûts de main d’œuvre comparables à ceux pratiqués au Mexique où GMC a menacé de délocaliser. Chantage ouvert, accords forcés sur une augmentation du temps de travail, il y a dans cette affaire quelques comportements qui forcent à l’obédience des plus pauvres.

Sous la pression des autres syndicats la CGT devrait vraisemblablement accepter l’accord. De plus, la perspective du chômage et ses conséquences ouvrent la voie à un pragmatisme des plus cyniques. Le plan de reprise ne garantit en rien un avenir serein. Les expériences des salariés de Continental ou Bosch, précédemment évoqués, nourrissent cette crainte. Dans cette période de négociations les prochains jours s’annoncent déterminants quant au destin du site GM de Strasbourg et de ses salariés.

Matthieu Windey

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Que pensez-vous de la suppression du fret ?

21 Juillet 2010, 05:46am

Publié par PCF Villepinte

 

Social-Eco - le 20 Juillet 2010

 

Hier, 200 cheminots ont dénoncé devant le siège du fret ferroviaire SNCF à Clichy-sur- seine (Hauts-De-Seine) la casse de ce mode de transport économique et respectueux de l'environnement. « L'entreprise reste engluée dans une stratégie de repli de l'activité et obnubilée par la logique financière », a déclaré Gilbert Garrel, de la CGT au nom de l'intersyndicale CGT, Unsa, SUD rail, CFDT. Les syndicats ont ensuite été reçus par la direction. Les organisations demandent le retrait de l'ordre du jour du CE, où il est question de l'abandon d'une partie de l'activité wagon isolé ou messagerie ferroviaire (permettant d'assembler des wagons de marchandises de clients différents). Ils ont également insisté pour que la prochaine fermeture de la gare de triage de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) ne soit pas inscrite à cet ordre du jour.

Qu'en pensez-vous ? Réagissez à notre question du jour !

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