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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Pas de vacances pour les retraites

28 Juillet 2010, 18:04pm

Publié par PCF Villepinte

 

 

Le gouvernement est en difficulté pour faire accepter y compris à l’électorat de droite son projet de réforme des retraites. Le journal a suivi le secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand qui mouille la chemise et rame à contrecourant en bord de mer, en faisant la tournée des plages estivales.

A lire dans L'Humanité daté du Jeudi 29 Juillet :
Le gouvernement est en difficulté pour faire accepter y compris à l’électorat de droite son projet de réforme des retraites.
L’Humanité daté du jeudi 29 juillet a enquêté sur le terrain et les témoignages sont édifiants.
Le journal a suivi le secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand qui mouille la chemise et rame à contrecourant en bord de mer, en faisant la tournée des plages estivales. Là, il rencontre les militants du parti présidentiel qui ne suivent pas vraiment les arguments développés par Sarkozy pour faire passer sa contre-réforme. On a beau être de droite quand on travaille depuis des dizaines d’années, on est épuisé comme les autres, et on aspire à un temps nouveau moins contraignant.

Mais à gauche on n’est pas inactif non plus. L’Humanité publie un reportage réalisé dans le Nord de la France auprès des militants du Front de gauche qui se battent pour expliquer l’injustice de ce que le gouvernement propose, faire valoir les mesures alternatives qui permettent, en prenant l’argent là où il est, de financer sans problème le régime de retraire à 60 ans. Les militants font signer la pétition nationale et prépare la journée du 7 septembre.

L’Humanité publie le témoignage d’une militante faisant partie d’un collectif citoyen de défense de la retraite à 60 ans qui montre que cet acquis de civilisation rassemble largement au-delà même des militants déjà convaincus.

Et comme pour justifier  les arguments pour le droit au départ à la retraite à 60 ans, le journal publie les derniers chiffres du chômage, qui montrent une augmentation de celui-ci chez les séniors.

Avec ce panorama, on comprend mieux la politique de Sarkozy cherchant des écrans de fumée, se retranchant sur son fond de commerce sécuritaire et cherchant des soutiens à l’extrême-droite en stigmatisant une population toute entière : les Roms et les gens du voyage.

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La jeunesse « hors sujet » dans les Hauts-de-Seine

28 Juillet 2010, 06:14am

Publié par PCF Villepinte

jeunes-copie-1Le conseiller général (PCF) des Hauts-de-Seine, Patrick Alexanian a remis, sous les huées d’une droite déchaînée en séance vendredi 25 juin, le diplôme du pipeau d’or au président du conseil général, Patrick Devedjian, le pipeau d’argent à Jean Sarkozy et le pipeau de bronze à M. Dechenoix, vice-président chargé de la jeunesse et des sports. Trois titres honorifiques pour une politique de la jeunesse qui promettait d’être extraordinaire avant de sombrer dans les méandres du conseil général. Tout frais émoulu de son élection à Neuilly, Jean Sarkozy avait lancé des assises de la jeunesse en 2008. Elles n’ont jamais vu le jour, ni les promesses avancées. Il était question de bourses pour le permis de conduire, d’aides au Bafa, etc. Or, le 25 juin, jour du vote du budget supplémentaire, rien n’a été inscrit, rien n’a été prévu. Alors que les élus ont réuni dans les villes (c’était le cas à Bagneux pour Patrick Alexanian) les jeunes pour la préparation de ces assises qui se devaient d’être inédites. « Plusieurs rencontres ont été organisées. Les jeunes ont fait des demandes pertinentes. Ils attendent des réponses à la hauteur dans le domaine du logement, de l’emploi, de la formation ou du transport », souligne le conseiller communiste. Réponse édifiante de Patrick Devedjian dans un amphithéâtre houleux : « C’est hors sujet ! »

J. M.

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Dans les petits papiers de Liliane B.

28 Juillet 2010, 06:10am

Publié par PCF Villepinte

 2/5. Success story. La crème de l’extrême droite contre les camarades du soleil

 

«Dites aux gens qu’ils sont dégoûtants, qu’ils ne sentent pas bon, qu’ils sont laids.» 
Dans les années 1930, Eugène Schueller, fondateur de L’Oréal, envoyait ses commerciaux civiliser le pays… Pendant que lui, 
le père de Liliane B., pataugeait dans la fange des fascistes.

Après avoir mis au point une teinture « inoffensive » pour cheveux, commercialisé un shampooing pour le grand public, quitté son deux-pièces à 400 francs de loyer annuel pour des appartements, puis des demeures plus confortables, mis un pied un temps dans l’industrie du vernis cellulosique ou du film photo, lancé le magazine Votre beauté et envoyé aux coiffeurs un document intitulé « Le premier cheveu blanc », le chimiste Eugène Schueller, fondateur de L’Oréal, regagne sa villa à l’Arcouest en Bretagne, après une balade sur son luxueux bateau, l’Edelweiss. Il est couvert de coups de soleil, comme à chaque fois – une malédiction, vraiment. C’est ainsi que le père de Liliane B., née en 1922, entreprend d’inventer une huile filtrante, l’« ambre solaire », qui sera commercialisée pour la première fois en 1936… Quand le Front populaire libère les ouvriers, les employés avec les premiers congés payés et que Jacques Prévert déclame : « Devant la porte de l’usine / le travailleur soudain s’arrête / le beau temps l’a tiré par la veste / et comme il se retourne / et regarde le soleil / tout rouge tout rond / souriant dans son ciel de plomb / il cligne de l’œil / familièrement / Dis donc, camarade soleil / tu ne trouves pas / que c’est plutôt con / de donner une journée pareille / à un patron ? »

Bals musettes, vacances et révolution… Le Front populaire, c’est l’horreur pour Eugène Schueller : déjà, à l’Arcouest, il a, dès son arrivée et contre tous les usages d’alors, posé une clôture autour de sa propriété et coupé le sentier côtier… Comme pour se protéger du phalanstère voisin réunissant depuis 1898 une tribu de grands intellectuels et scientifiques (Marie Curie, Jean Perrin, Irène et Frédéric Joliot-Curie, Charles Seignobos, etc.), tous dreyfusards, attachés à la cause laïque, pacifistes pendant la Grande Guerre, puis antifascistes, solidaires des républicains espagnols, et enfin résistants. Alors, quand la gauche et les ouvriers se retrouvent au pouvoir dans tout le pays, Schueller fait son entrée en « politique » par le pire des canaux, celui des putschistes : l’industriel se lie à Eugène Deloncle, le chef de la Cagoule, et subventionne largement ce réseau terroriste, armé par les services secrets de l’Italie fasciste et de l’Allemagne nazie pour « lutter contre le communisme ».

C’est dans cette ambiance d’attentats et d’assassinats fomentés par l’extrême droite que trois célèbres pensionnaires des pères maristes, au 104, rue de Vaugirard à Paris, – André Bettencourt, qui plus tard épousera Liliane, François Dalle, directeur de Monsavon dès 1942 et PDG de L’Oréal après la mort d’Eugène Schueller en 1957, et François Mitterrand, futur… rédacteur en chef de Votre beauté – partent, au cours des deux étés 1937 et 1938, visiter l’Allemagne. « Je me rappelle une scène qui nous avait paru fabuleuse, racontera, en 2001, Dalle. Elle s’était passée non loin de la frontière de l’Allemagne et du Luxembourg, au bord d’une rivière. Sur une immense tribune, un orchestre d’une centaine d’exécutants jouait des marches militaires. Non loin de là, environ un millier de soldats, tous en maillot de bain, se trouvaient au garde-à-vous, les uns à côté des autres, sur la berge de la rivière. Les clairons entonnèrent brusquement un commandement et tous ces jeunes se jetèrent à l’eau, d’un seul élan. La discipline était impressionnante et la démonstration de force terrifiante. Nous sentions qu’il y avait là de formidables réserves d’énergie prêtes à toute espèce de débordement et nous nous demandions naïvement comment notre peuple de pacifistes et notre armée de biffins et de bétonneurs pourraient y résister. »

Pour Eugène Schueller, le régime de Pétain apparaît, il le crie sur tous les toits à l’époque, comme une « délivrance ». Et avec tous ses amis cagoulards, Deloncle en tête, le patron de L’Oréal fonde le Mouvement social-révolutionnaire, dont il héberge le « comité technique » directement au siège de son entreprise, rue Royale à Paris. Il participe ensuite, en 1941, à la création du parti pro-nazi de Marcel Déat, le Rassemblement national populaire. Pendant la collaboration, Schueller a de grandes idées tant politiques qu’économiques, et il tient à les partager en publiant la Révolution de l’économie. Dans ce livre qui est le deuxième volume, juste après les discours d’Adolf Hitler, d’une collection de Denoël intitulée « La révolution mondiale », Eugène Schueller fustige le syndicalisme : « Il constitue seulement un élément d’agitation, c’est-à-dire de démolition interne, mais de plus, si un jour, par suite de circonstances exceptionnelles, il arrive au pouvoir comme en 1936, il mènera à la catastrophe. Il réalisera ses promesses démagogiques, entraînant une vague de paresse et de révolte à travers toutes les entreprises. » Dans l’hebdomadaire pétainiste la Terre agricole, André Bettencourt écrira, lui, plus de 70 éditoriaux, au ton violemment antisémite, entre décembre 1940 et juillet 1942. « J’ai toujours regretté ces écrits, et tout particulièrement une vingtaine de lignes sur les juifs », dira-t-il dans les années 1990.

À la Libération, Eugène Schueller et ses proches traversent l’épuration sans encombre. Le patron se paie le luxe de reclasser dans sa garde prétorienne chez L’Oréal de vieilles connaissances comme Jacques Corrèze, le bras droit de Deloncle à la Cagoule qui prendra la tête des filiales en Espagne et aux États-Unis. C’est l’amitié qui le vaut bien ? Mais depuis les années 1980, ce passé puant ressurgit dans la presse. Et les écrits dégueulis du fondateur dans la Gerbe, le journal collaborationniste, collent à la peau du clan.

 

Eugène Schueller fondateur de L'Oréal

Fils d’un pâtissier alsacien, écolier à Neuilly-sur-Seine et détenteur d’un diplôme d’ingénieur-chimiste, Eugène Schueller fonde L’Oréal en 1909. Parti de rien, il transforme son appartement en siège de sa petite entreprise : la salle à manger fait office de salon de démonstration et la chambre sert de laboratoire. Aux étudiants de l’école de commerce de Paris qui le choisissent comme parrain de promotion en 1954, il astique son propre mythe de « Monsieur 6 000 heures » par an : « Partant de zéro, devenir ce que l’on appelle aujourd’hui un milliardaire, ce n’est pas grand-chose. C’est très facile, n’importe qui peut y parvenir. » Pendant des décennies, la légende du monde des affaires est bien entretenue, mais depuis les années 1980, avec la révélation progressive au grand public de son passé fasciste, collabo, antisémite et, 
dans l’après-guerre, encore, poujadiste, la statue du père de Liliane Bettencourt est bien délabrée...

Thomas Lemahieu

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Série: Dans les petits papiers de Liliane B.

27 Juillet 2010, 18:01pm

Publié par PCF Villepinte

1/5. Quand les gogos des riches jouent les gagas du peuple

 

sarkoZPour en arriver à confondre le patrimoine d’une milliardaire avec celui du pays, il faut tout le culot de Nicolas Sarkozy. Une manœuvre audacieuse quand on se souvient que Nestlé a été poussé chez L’Oréal pour prémunir les Bettencourt d’une nationalisation !

Ami, décèles-tu le vol noir des choucas sur nos plaines ? L’heure est grave, la patrie est en danger. C’est la « réussite » qu’on guillotine. Entendez-vous dans les campagnes mugir les féroces barbares ? Ils viennent jusqu’à Neuilly égorger Liliane et compagnie… Le 12 juillet, devant son interlocuteur de l’ORTF, le président de la République française a en creux transformé une parfaite rentière qui, grâce à son ami photographe, a appris à danser le rock and roll à soixante-quinze ans en idole des jeunes qui rêvent d’une vie meilleure, et changé surtout l’affaire Woerth-Bettencourt en une manipulation d’« officines » visant à déstabiliser le gouvernement et à livrer, dans le même temps, le capital de L’Oréal au mastodonte suisse Nestlé. « J’ai conscience de la souffrance en France, affirme Nicolas Sarkozy, mais je dois être un homme d’équilibre, de sang-froid, je dois dire à la société française que l’invective, la dénonciation, eh bien, c’est non ! Nous sommes dans une vraie démocratie et croyez-moi, Madame Bettencourt, qui est propriétaire de L’Oréal, je souhaite qu’elle reste propriétaire de L’Oréal et que L’Oréal, qui emploie 64 000 salariés, ne parte pas dans un autre pays parce qu’à ce moment-là, qui le paierait ? Ce n’est pas les commentateurs ; ce sont les salariés qui le paieraient avec leur emploi et ça, je ne le veux pas. »

Été 1969, dans la villégiature bretonne des Bettencourt, à la pointe de l’Arcouest (Côtes-d’Armor), n’était l’anachronisme, on se pincerait pour y croire. Les Pompidou sont là derrière l’eucalyptus près des colonnades et Georges, qui vient de remporter l’élection présidentielle, devise gaiement avec la maîtresse de maison. « Votre affaire grandit, elle est florissante, vous ne pourrez pas toujours rester seule », glisse-t-il à Liliane Bettencourt dans un vieux réflexe de banquier d’affaires.

Quelques années plus tard, en 1973, c’est le premier choc pétrolier, l’époque aussi de la grande crainte dans les rangs patronaux de voir éclater un second Front populaire… François Dalle, successeur du fondateur Eugène Schueller et PDG de L’Oréal depuis 1957, profite de l’aubaine de la crise pour faire passer son grand projet, très éloigné du « patriotisme économique » : il s’agit de mettre la multinationale encore en puissance à l’abri de toute velléité de nationalisation. « Nous étions solides, le danger me paraissait plutôt venir de la situation politique du pays, raconte-t-il, non sans morgue, dans son autobiographie publiée en 2001. Le Parti socialiste avait signé, l’année précédente, un programme commun avec le Parti communiste et, aux élections législatives qui devaient se dérouler quelques mois plus tard, la gauche avait des chances de l’emporter sur la droite. Il faut dire qu’à l’époque, la gauche n’avait en rien le sens de la mesure et des réalités qu’elle a acquis depuis. Elle était prête à tous les emballements et, conformément au programme commun, elle annonçait, si elle parvenait au pouvoir, la nationalisation de beaucoup de grandes entreprises. Dans ce contexte, je me disais que si L’Oréal pouvait s’associer avec une affaire non française, elle serait, du même coup, mieux protégée contre la menace d’une nationalisation. »

Le 8 mars 1974, les Échos célèbrent « une union qui fera sensation » sans s’étendre sur les arrière-pensées qui la scellent : les Français craignent la chienlit et les Suisses sont réputés vouloir croquer, à moyen terme, l’entreprise de cosmétiques. Au fil du temps, aucun des deux scénarios ne s’est vérifié : la France n’a pas confisqué les mannes du champion du monde du shampooing et Nestlé demeure sagement au capital de L’Oréal. Au tournant du siècle, Capital a réalisé un calcul édifiant : entre 1998 et 2000, les premiers actionnaires de L’Oréal se sont enrichis de près de 10,4 milliards d’euros. Soit, selon le mensuel, quelque 14,2 millions d’euros par jour ou 590 000 euros par heure, y compris celles de sommeil !

À la retraite, François Dalle a connu les affres de l’exil fiscal en Suisse : il s’est installé à Cologny, 5 000 habitants et autant de super-riches, 366 hectares de villas dissimulées au bord du lac Léman, pile-poil à l’endroit où les impôts sont les plus doux du canton. Entre ses vacances permanentes dans ses résidences de Neuilly, en Bretagne, dans les Baléares ou aux Seychelles, Liliane Bettencourt s’est, elle, contentée, d’après les enregistrements réalisés clandestinement par son ex-majordome et livrés à la presse, de transférer quelques éléments de son patrimoine dans des paradis fiscaux. Un accident dans un parcours exemplaire du « patriotisme économique » ? À l’ORTF, Nicolas Sarkozy évacue : « Mais qu’est-ce que c’est depuis quelques semaines que cette attitude vis-à-vis de l’argent ? J’entends des gens qui disent leur détestation de l’argent… Mon dieu ! »

Thomas Lemahieu

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SANTE et PROTECTION SOCIALE

27 Juillet 2010, 17:44pm

Publié par PCF Villepinte

Application de la loi HPST

 Isabelle PASQUET.

 Sénatrice des Bouches-du-Rhône. Membre de la commission des affaires sociales.

 Elue le 21 septembre 2008

i-pasquier.jpgMadame Isabelle PASQUET attire l’attention de Madame la ministre de la Santé et des Sports sur l’application de la loi portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires, et en particulier de l’article 57. Cet article dispose notamment que lorsqu’un acte médical inclut la fourniture d’un dispositif, le devis doit présenter distinctement, d’une part le prix d’achat de chaque élément, d’autre part le prix des prestations médicales associées.

Votée il y a plus d’un an, cette mesure n’est, de fait, pas entrée en vigueur. Dans le cas des chirurgiens-dentistes, ces derniers devraient distinguer dans leurs devis le prix d’une prothèse dentaire et le coût des soins associés. Or, les professionnels concernés refusent de se conformer à la loi. Les devis fournis sont donc aussi peu transparents qu’auparavant pour les consommateurs.

Elle lui demande donc de bien vouloir lui indiquer dans quelle mesure le gouvernement compte s’assurer de la bonne application de la loi.

 

 

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Les sponsors

27 Juillet 2010, 07:44am

Publié par PCF Villepinte

fifiDites-moi qui vous paie, je vous dirai quelle politique vous faites. C’est sans doute la principale conclusion que n’importe quel citoyen, qui ne fait pas partie du club des protégés du bouclier fiscal, peut tirer de l’affaire Woerth-Bettencourt, qui n’en finit pas d’occuper le devant de la scène, en cet été au climat de plomb. En effet, en une semaine, au moins deux événements ont alourdi l’atmosphère estivale. Le projet de contre-réforme des retraites a été examiné à huis clos, presque honteusement, par la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale. À partir d’un fait divers dramatique – une explosion de colère à la suite de la mort d’un jeune homme tué pour ne s’être pas arrêté à un barrage de la gendarmerie –, le plus haut personnage de l’État stigmatise et jette en pâture à l’opinion publique toute une communauté humaine et s’apprête à présider à l’Élysée une réunion qui sera le prélude à un harcèlement policier.

Mais dans un tel contexte, les enveloppes que l’on remet à l’issue d’un dîner, une femme de ministre qui ne sollicite pas un emploi VIP auprès du gestionnaire de la troisième fortune de France mais vient lui parler de « l’évolution de sa carrière professionnelle » (qu’en termes élégants ces choses-là sont dites), les enregistrements de conversations soulignant tout l’intérêt qu’il y a, quand on est milliardaire, à être au mieux avec le ministre du Budget, et pour parfaire le tout, le comportement d’un procureur, réputé proche de Nicolas Sarkozy, dont la première préoccupation semble être que l’enquête ne passe dans les mains d’un juge d’instruction…, tous ces rebondissements feuilletonesques, à mi-chemin entre les Mystères de Paris et la Comédie humaine, ne risquent-ils pas de faire passer au second plan la mobilisation sociale et politique autour de la défense de la retraite à soixante ans ?

À la vérité, ce que révèle l’affaire est de nature à convaincre largement dans le monde du travail de la nécessité d’être plus combatif encore. Elle dévoile crûment dans toute sa trivialité et ses bassesses l’intimité des relations entre le monde dominant, celui des affaires, et un personnel politique de droite qui lui est aussi dépendant que dévoué. Un personnel politique qui se comporte à un autre niveau que M. de Maistre comme des gestionnaires de grandes fortunes. Dans tout cet imbroglio, où chacun joue à l’esquive, une chose est apparue clairement, incontestablement : les Bettencourt font partie des grands sponsors de la droite sarkozyste. Et chez ces gens, quand on verse de l’argent, on investit, et on exige un retour rapide sur investissement. À proximité de l’élection présidentielle, il semble bien que la maison L’Oréal ait copieusement investi dans la marque UMP ! Depuis 2007, les gestes de gratitude du pouvoir à l’égard des grandes familles n’ont pas manqué, et c’est la société française qui en paie le prix. Au titre du bouclier fiscal, Liliane Bettencourt s’est vu reverser 30 millions d’euros cette année. Non seulement on pratique l’évasion fiscale, mais on se fait rembourser par le fisc, en quelque sorte, les sommes qu’on aurait dû lui verser. La moralisation du capitalisme, avait dit Nicolas Sarkozy ?

L’audition d’Éric Woerth et celle de Liliane Bettencourt prévue au cours de la semaine qui commence apporteront-elles un peu de clarté à ce ténébreux dossier ? Rien n’est moins sûr. Au-delà des péripéties, 
des vraies et fausses confidences, une certitude s’impose. En 2007, Nicolas Sarkozy était bien le candidat de L’Oréal, l’un des grands groupes aux pratiques managériales et à la stratégie que nous décryptons dans ce dossier. Et depuis trois ans, le Medef tout entier a toutes les raisons de lui être reconnaissant, y compris pour son projet repoussant l’âge de la retraite. Un nouveau bras de fer s’engage entre
le monde de Bettencourt et le monde du travail.

L’affaire dévoile crûment l’intimité des relations entre le monde des affaires et un personnel politique de droite.

Jean-Paul Piérot

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Afghanistan : des documents qui accusent

27 Juillet 2010, 07:38am

Publié par PCF Villepinte

 

Le site Wikileaks, spécialisé dans la diffusion de documents militaires ultra-secrets sous couvert d’anonymat, a diffusé hier des documents confidentiels explosifs contenant des informations inédites. Le Pakistan, officiellement allié des États-Unis dans la lutte contre le terrorisme, nouerait officieusement des liens étroits avec les Talibans.

Plus de 90000 documents ont été publiés en ligne, aussi bien des rapports des services secrets pakistanais que des constats d’incidents. Ils lèvent le voile sur les dessous de la guerre en Afghanistan, entre 2004 et 2010. Ils traitent notamment d'opérations secrètes.

Le New York Times, un des médias à avoir eu accès aux documents, rapporte que certains d'entre eux font état de craintes américaines que les services de renseignement pakistanais n'aient aidé les insurgés afghans.

Selon le quotidien américain, les documents semblent indiquer que le Pakistan, un allié clé dans la lutte contre le terrorisme, aurait autorisé des rencontres entre des membres de ses services de renseignements et les talibans.

Ces rencontres secrètes auraient notamment eu pour objectif d'organiser des réseaux de militants qui luttent contre les Afghans et les forces de la coalition internationale en Afghanistan. Elles auraient même servi à fomenter des tentatives d'assassinat contre des leaders afghans.

Le quotidien britannique Guardian, qui a aussi eu accès aux documents, estime pour sa part qu'ils ne prouvent pas de façon convaincante qu'il existe une complicité entre les services de renseignement pakistanais et les talibans.

Les documents font aussi état d'unités spéciales chargées de traquer et tuer, sans autre forme de procès, des leaders talibans. Ils indiquent aussi que des centaines de civils afghans auraient été tués par des forces de la coalition internationale sans que cela soit jamais rendu public.

L'ambassadeur pakistanais aux Etats-Unis, Husain Haqqani, a jugé irresponsable de diffuser tels quels des documents rédigés sur un théâtre d'opérations militaires.

"Ces documents ne représentent rien d'autre que des commentaires individuels et des rumeurs, qui sont monnaie courante des deux côtés de la frontière pakistano-afghane et sont souvent démentis", a-t-il dit dans un communiqué

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Le triangle Bettencourt-Woerth-Sarkozy et la justice

26 Juillet 2010, 18:46pm

Publié par PCF Villepinte

 

 

La justice approche timidement le triangle Bettencourt-Woerth-Sarkozy.
Après les  critiques formulées par  les partis politiques de gauche  sur la lenteur de la réaction de la justice concernant différents volets de l’affaire Bettencourt-UMP- Woerth, le procureur du parquet de Nanterre, Philippe Courroye, s’est  défendu   jeudi  dernier dans Le Figaro.  «Habitué depuis fort longtemps aux critiques», il assure qu’il n’est pas «homme à céder aux pressions» et que les enquêtes qu’il a ouvertes dans l’affaire Bettencourt se déroulent de la manière la plus rigoureuse qui soit (sic).

Quoi qu’il en soit, Philippe Courroye n'a toujours pas saisi de juge d'instruction dans cette affaire sensible, et la  juge Isabelle Prévost-Desprez n’est chargée d’enquêter  que sur un éventuel abus de faiblesse aux dépends de la milliardaire.

Plusieurs voix s'étaient pourtant élevées ces derniers jours pour réclamer que la conduite de l'enquête soit confiée à un juge d'instruction indépendant du pouvoir politique et non plus au parquet, soumis à un lien hiérarchique avec la chancellerie qui, elle, est sous l’autorité du président de la république.

 Liliane Bettencourt sera quant à elle entendue aujourd'hui par la brigade financière. Les policiers devraient notamment la questionner sur deux comptes qu'elle détient en Suisse, dotés de plusieurs dizaines de milliers d'euros, ainsi que sur l'île d'Arros, aux Seychelles, dont l'identité du réel propriétaire est encore floue. 

Au cœur de la tempête politico-judiciaire, l'héritière de L'Oréal a accueilli vendredi avec « soulagement » le rejet par le procureur de Nanterre, d'une nouvelle demande de mise sous tutelle déposée par sa fille, Françoise Meyers-Bettencourt.

Eric Woerth, doit aussi être entendu ce mardi dans le cadre de l'enquête sur le contenu des enregistrements clandestins chez la milliardaire. Le ministre du Travail espère que cette déposition lui permettra de  faire clore  le dossier et tourner la page d'un mois de révélations successives sur la circulation légale et illégale d’enveloppes d’argent entre  Liliane Bettencourt, la femme la plus riche de France, Nicolas  Sarkozy, alors candidat à la présidence de la république, et Eric Woerth son exécuteur de projets régressifs  contre le monde du travail. Jean-Paul Piérot, rédacteur  en chef du service politique de l’Humanité commence à juste titre son éditorial d’aujourd’hui par ces mots «Dites-moi qui vous paie, je vous dirai quelle politique vous faites. »

Le monde du  travail saura montrer sa résistance  dans la rue face à ce triangle argent - pouvoir politique et injustice sociale le 7 Septembre prochain.

Abrahim Saravaki

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Les rêveurs ( jamais) inutiles de la Grande Boucle

26 Juillet 2010, 18:41pm

Publié par PCF Villepinte

 

Après trois semaines, le suiveur retiendra d’abord la « peur » de Contador, samedi dans l’ultime contre-la-montre, à l’heure de triompher de Schleck. Mais il n’oublie surtout pas les derniers tours de roue d’Armstrong. Changement d’ère ?

«Maudit soit à jamais le rêveur inutile. » L’inconditionnalité à la Baudelaire reste-elle une valeur nodale du Tour ? Malgré sa perversité d’élaboration, la question mérite un court examen. Si le suiveur se love avec une facilité déconcertante en cette folie française qu’est le roman du Tour, avec l’impression parfois de raturer un livre blanc universel, il continue d’imaginer quelques pendus aux cous de l’onirisme saturé, situant ses emportements à la frontière de l’homme (dans sa vérité) et de la machine (dans sa neutralité supposée). Au milieu de l’indéchiffrable vacarme de juillet, imaginant jusqu’à l’insolence l’héroïsation des scénarios improbables, retenons d’abord et avant tout les yeux d’effroi du triple vainqueur Alberto Contador (Astana), samedi, dans le contre-la-montre décisif, quand, contre toute attente, pris de panique, il crut que « c’était perdu ». Il raconta : « J’ai souffert comme jamais. J’avais passé une mauvaise nuit. J’avais mal au ventre. »

L’ultime chrono avant Paris. Du jamais-vu !

Il fallut donc se pincer fort. Contador 35e. Et son dauphin, Andy Schleck (Saxo Bank), 44e. Les deux premiers du Tour dans les profondeurs de l’ultime chrono avant Paris. Du jamais-vu. À l’image de ce Tour mystérieux, difficile à « déchiffrer » tant sa psychologie intérieure voisina de nouveau avec cette coutume de l’épuisement « à l’ancienne », plutôt sympathique. La vue d’Yvette Horner, hier au départ, nous rappela d’ailleurs subtilement que la nostalgie n’est plus ce qu’elle était. Près de 3 700 kilomètres parcourus par les coursiers. Et 39 petites secondes entre les deux prétendants. Que dire de plus ? Sinon qu’il s’agit là très exactement de l’écart dû au saut de chaîne subi par Schleck lors de l’ascension du port de Balès… Voilà toutes les limites de l’Espagnol, grand triomphateur de la défensive, qui, à vingt-sept ans, sans avoir remporté une seule étape, devint avec trois victoires au palmarès l’égal des Thys, Bobet et LeMond. Série en cours. Tandis qu’un Français de l’impossible surgissait de nulle part pour s’emparer du maillot à pois. Sous l’arc de triomphe, hommage personnel au coureur inconnu Anthony Charteau (Bbox), magnifique et éternel. Symbole à lui seul d’un changement d’ère ?

À ce propos. Et Lance Armstrong dans tout ça ? En franchissant hier après-midi sa dernière ligne d’arrivée avant de raccrocher le vélo au clou, à quoi songeait-il à l’heure du trouble final, le corps raclé jusqu’à l’os et l’estomac creux ? Que subsistait-il de sa respiration d’homme mûr ? Que restait-il de ses césures camouflées sous la morgue primale ? À force d’essentialiser tout et de sur-jouer des partitions de chair à vif et d’entrailles frémissantes, le Texan en avait-il fini avec ses mensonges, ses approximations et autres accommodements avec la réalité ? Dans la violence des nerfs de l’être consacré, le suiveur réalisait à peine, s’y refusait : impossible pour lui de tourner la page de dix-huit années d’exposition médiatique, avec, au passage, un record de victoires dans l’épreuve-matricielle. Mystère-Lance demeure à ce jour le plus grand quiproquo de l’histoire du Tour, où les records seuls n’ont jamais accordé la Noblesse sacrée.

Armstrong, la fin d’un roman, d’une époque

Le temps qui passe n’y changera rien. Emblème de l’orgueil, pour le meilleur et pour le pire, Armstrong a comme achevé nos Tours d’enfance, préfigurant à lui seul un nouveau genre de coureurs, proches des héros virtuels. Son come-back à la compétition, éclatant l’an dernier, transparent cette année, en rajouta à notre trouble. D’autant que l’Américain fut l’une des pièces maîtresses d’un mécano complexe mais bien huilé servant à une espèce de « normalisation » du côté des affaires, disons à une « trêve » – pourtant douteuse – dans la relation entre le cyclisme et le dopage. Arm-
strong ne le soupçonne pas, mais l’écriture de son histoire est tellement énorme qu’il a, en quelque sorte, « déromantisé » la littérature du Tour. Le Texan a pris sans donner, banalisant la Légende et son capital symbolique, sans jamais parvenir aux chevilles des Géants de la Route, ceux qui entretinrent une relation à l’Histoire non pas par despotisme mais par l’épaisseur de leurs faits et gestes. Son retour n’eut rien d’une rédemption mais, au contraire, donna à voir avec éclat(s) la vraie nature du cyclisme qu’il imposa à tous : avec lui nous sommes passés du mythe au produit. Le triomphe du sportif capitaliste sur l’homme du peuple. Mais le vélo est ainsi fait : un jour ou l’autre les puissants doivent s’expliquer. Lui n’y échappera pas. Sur « l’affaire Landis » et ses suites. Sur ses victoires. Sur l’US Postal et tutti quanti. Et pourquoi pas lors d’un procès retentissant qui solderait ces années d’errance ?

Hier soir, sur les pavés livides des Champs-Élysées, le suiveur reconnaissant savait plus que jamais que sa relation à la Grande Boucle survivrait à la relativisation des comportements et au vacillement des convictions. Il n’oubliait pas que, dans le Tour, seule l’Histoire tranche. N’est pas Coppi, Merckx ou Hinault qui veut. N’est pas Fignon qui veut non plus. L’ami Laurent confessait hier : « Ce fut un beau Tour, malgré quelques légères frustrations de temps en temps… on se refait pas. » Fidèle à lui-même, le suiveur-rêveur n’est jamais inutile. Avec Baudelaire il poétise : « Et votre châtiment naîtra de vos plaisirs. »

Jean-Emmanuel Ducoin

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Voilà le temps des Gitans

26 Juillet 2010, 06:27am

Publié par PCF Villepinte

93C’est la réforme majeure de son quinquennat, mais après le bide retentissant de sa récente émission télévisée, le président de la République ne l’évoque plus guère. Il a même imposé à la commission des Affaires sociales de l’Assemblée de repousser l’examen des mesures concernant la pénibilité, confirmant si nécessaire que son discours sur l’extension des droits du Parlement était un amuse-gogos. Alors que la CGC vient de rallier les sept autres confédérations pour faire du 7 septembre une journée de mobilisations géantes contre son projet, Nicolas Sarkozy juge urgent de changer de sujet. Ni les liens entre grandes fortunes et responsables de droite, ni les conflits d’intérêts autour de son ministre du Travail ne lui paraissant des thèmes très opportuns, il choisit d’entonner la rengaine de l’insécurité. Et pour être certain qu’elle envahira le devant de la scène, il force grossièrement le trait. Affrontements à Grenoble ? Un flic remplace le préfet de l’Isère, comme si le département était une zone d’insécurité. Il avait fructueusement utilisé les révoltes des banlieues lors de l’élection présidentielle ? Il nomme un préfet avec mission de quadriller la Seine-Saint-Denis comme un territoire ennemi. La mort d’un jeune abattu par la police a provoqué de violents incidents à Saint-Aignan ? Il stigmatise tous « les Roms et les gens du voyage » dans un amalgame raciste et réunit 
une réunion au sommet à l’Élysée. Après le « Kärcher », 
« les racailles »... voilà le temps des Gitans.

Rien n’est de trop, pas même la proclamation d’un état de « guerre » dans le pays ! Depuis une décennie qu’il a pris en main la politique de sécurité en France, le leader de la droite – au mépris de l’intérêt général – se fait fauteur de troubles, provocateur, dénonciateur de boucs émissaires. Nicolas Sarkozy, combien de divisions semées dans le pays ? Il ne dérape pas, il choisit le vocabulaire propre à ranimer les haines et à réveiller les vieux 
démons qui sommeillent dans l’électorat de droite. 
Le débat sur l’identité nationale trouve une suite. La recette est éprouvée... mais éprouvante pour le pays. « La guerre est une maladie. Comme le typhus », écrivait Antoine 
de Saint-Exupéry dans Pilote de guerre. Le chef de 
l’État en est gravement atteint.

Cette fuite en avant sécuritaire se mesure à la dégradation même qui est infligée aux missions de l’État. Désormais, les préfets n’ont plus pour tâche de coordonner toutes les missions sociales, économiques, régaliennes de l’État. Il faut un « super » flic en Seine-Saint-Denis, plutôt qu’un préfet ouvert à la diversité. On imagine ce que cela peut donner dans les médiations lors des conflits sociaux. Insidieusement, la République perd la figure généreuse de Marianne pour celle répressive d’une mère Fouettard, d’une fée Carabosse pour gardes à vue et zones de rétention. En manipulant de la sorte la police, l’État UMP l’affaiblit, la déconsidère, l’isole.

Cette sortie présidentielle n’est pas anecdotique, elle révèle une vision de la société. Luc Ferry, qui pose au philosophe réactionnaire officiel, décrivait hier dans le Figaro une France où « la paix est devenue la règle » 
dans des centres-villes riches et civilisés. Tandis que 
« les communautés qui les entourent ont parfois développé une véritable contre-culture de la violence ». Les habitants des banlieues seraient des « communautés »... Pourquoi pas des hordes ? « Il s’agit désormais de démanteler, si besoin avec l’armée, des réseaux enkystés. Qu’attend-on pour s’atteler sérieusement à la tâche ? » interroge le penseur 
en treillis. La droite ne se refait pas !

Patrick Apel-Muller

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