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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

EMPLOIS /SANTE

8 Avril 2010, 15:54pm

Publié par PCF Villepinte

Sanofi-Aventis gave ses actionnaires... en jouant avec nos emplois et notre santé

 

 

Le groupe Sanofi-Aventis vient d’annoncer un nouveau plan de restructuration des ses activités en France, comprenant notamment la fermeture de production de Romainville à la fin 2013.

Championne des profits réalisés parmi les entreprises du CAC 40 en 2009 avec 8,4 milliards d’euros de bénéfices, la société invoque une restructuration de ses activités, pour les réorienter "vers les biotechnologies et la production de vaccins, et anticiper les baisses de production consécutives à la chute des brevets de plusieurs médicaments majeurs issus de la chimie de synthèse".

La réalité, c’est que le groupe Sanofi-Aventis est engagé dans un plan de 2 milliards d’euros d’économies supplémentaires.

PDF - 60.4 ko

Le communiqué de la fédération 93 du PCF

 


 

6 avril 2010

Une stratégie payante pour alimenter les appétits des actionnaires comme le prouve le bilan des dernières années : • De 2003 à 2008, le dividende versé pour chaque action a augmenté de plus de 100% ; • en 2008, plus de 2,8 milliards d’euros ont été reversés sous forme de dividendes aux actionnaires représentant 40% des profits ; • en 2009, les dividendes versés aux actionnaires devraient croitre d’au moins 10% et dépasser les 3 milliards €, selon les prévisions de la direction.

Mais cette stratégie est coûteuse en emplois et mortifère pour les productions utiles à la société, comme en témoignent : • la suppression de plus de 3000 postes sur la période 2009-2010, dont 1300 en recherche et développement, • la fermeture de quatre sites et la vente d’un cinquième, • l’abandon progressif de la recherche interne et son externalisation, au nom de la rentabilité financière vers des laboratoires publics et des petites ou moyennes entreprises de biotechnologie. Avec ses nouvelles annonces, la Direction du groupe confirme le sacrifice du potentiel de recherche chimique et par voie de conséquence du développement et de la production chimique interne au nom d’une diversification dans la santé qui ne vise qu’à accéder aux marchés les plus rentables.

La fermeture annoncée du Centre de Production de Romainville et la suppression de ses 220 emplois confirment cette stratégie suicidaire pour le développement de productions utiles aux populations, pour l’emploi et pour les territoires.

Les décisions des "stratèges de la finance" mettent ainsi en cause le potentiel industriel de notre pays, ses emplois, avec la complicité du gouvernement de droite !

L’urgence est à la mobilisation des salariés, des élus et de la population pour sauver le site de Romainville !

Sanofi-Aventis doit cesser de gaver ses actionnaires et investir dans le développement de la recherche et la création d’emplois. Le gouvernement doit s’opposer à la mise en pièce de notre potentiel productif.

C’est vital pour l’emploi et pour l’avenir de notre industrie !

C’est primordial pour l’activité industrielle en Seine-Saint-Denis et ses retombées en terme d’emplois et de ressources fiscales pour les collectivités !

Les communistes de Seine-Saint-Denis, leurs élus, seront ainsi aux côtés des salariés du site de Romainville dans la lutte qu’ils entendent conduire avec leurs organisations syndicales, pour promouvoir l’ambition, tant pour la Seine-Saint-Denis et que pour l’ensemble de notre société, d’une politique industrielle fondée sur la réponse aux besoins humains et la création d’emplois.


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Grand Paris

8 Avril 2010, 15:47pm

Publié par PCF Villepinte

Non au coup de force du gouvernement et de la droite !

 

Le débat qui s’ouvre au Sénat sur le projet de loi du Grand Paris est un véritable coup de force du gouvernement.

Envers et contre tout, il veut imposer le Grand Paris. Rappelons ici que l’UMP en Île-de-France en avait fait un thème majeur de la campagne des régionales et qu’elle a été battue  ! Ainsi, la droite bafoue le vote des Franciliens des 14 et 21mars derniers et la majorité de gauche qu’ils ont élue au conseil régional d’île-de-France.

Sur le fond, ce projet initié par le président de la République s’inscrit dans un ensemble plus vaste de réformes qui dessinent le projet de la droite pour la France : un projet qui organise le démantèlement des services publics, qui sacralise la compétition entre les Hommes et les territoires et qui met les politiques publiques sous la tutelle du Traité de Lisbonne, largement rejeté par les Français.

Les parlementaires communistes poursuivent depuis plusieurs mois leur bataille contre ces projets et haussent le ton à l’occasion du passage en force du projet de loi sur le "Grand Paris".

Nous publions ici l’intervention générale d’Eliane Assassi au nom des Sénateurs communistes sur ce texte dangereux pour les franciliens et pour l’avenir de la métropole francilienne.

PDF - 87.6 ko

Intervention générale d’Eliane ASSASSI

 


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Médecins

8 Avril 2010, 15:44pm

Publié par PCF Villepinte

 

Les généralistes appelés à fermer leur cabinet

Ils réclament une consultation à 23 euros et la reconnaissance de leur profession, pour dénoncer un système de santé « sans pilote » et « à la dérive ».

Des syndicats de médecins généralistes libéraux "en colère" appelaient de nouveau les praticiens à fermer leur cabinet jeudi pour réclamer davantage de moyens, la consultation à 23 euros, et dénoncer un système de santé « sans pilote » et « à la dérive ». La Cour de cassation est venue pimenter le débat. Dans une décision très attendue, elle a donné raison à l’assurance maladie, en disant que les médecins généralistes ne peuvent facturer leurs consultations 23 euros. La cour d’appel de Grenoble avait permis à neuf généralistes drômois, après avoir été reconnus comme « spécialistes en médecine générale » par une loi de janvier 2002, de facturer 23 euros, tarif plancher des spécialistes. Pour la Cour de cassation, un généraliste n’exerce pas, à titre exclusif une spécialité au sens des textes. Elle a renvoyé les parties devant la cour d’appel de Lyon. Une décision de mauvais augure pour d’autres procédures de ce type engagées devant les tribunaux. « C’est une situation discriminatoire pour les généralistes, et qui risque de décourager les jeunes médecins de s’installer », a réagi Jacques Battistoni, du syndicat MG France. Le syndicat maintient néanmoins son mot d’ordre appelant les généralistes à facturer 23 euros. A partir de lundi, le premier syndicat de médecins libéraux, la CSMF, appellera lui aussi l’ensemble des généralistes à facturer leurs consultations 23 euros.

En 2007, le revenu moyen des médecins libéraux s’est établi à 7 190 euros par mois, celui des généralistes a été de 5 567 euros, selon des chiffres officiels (Drees), une fois déduites charges professionnelles et cotisations sociales. « Pour la première fois, je sens que ma passion du métier s’estompe » déplore Guy Savy, médecin généraliste près de Lyon, qui a fermé hier son cabinet pour exprimer son ras-le-bol face à un système de santé qui, selon lui, néglige depuis trop longtemps le malaise de la profession. « Théoriquement, sur le papier, depuis deux ans, nous sommes reconnus comme spécialistes en médecine générale mais la rémunération ne suit pas », souligne-t-il. « Nous sommes sur le plan d’une demande de reconnaissance effective qui devient urgente et vitale pour notre profession ».

L.B

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Réforme des retraites( article du Journal Le Monde)

8 Avril 2010, 08:30am

Publié par PCF Villepinte

 Des intellectuels et des économistes de gauche dénoncent la réforme des retraites

retraitesss (photo PCF)

Près de 370 personnalités ont signé une pétition lancée par Attac et la Fondation Copernic, qui propose un " accroissement des prélèvements sur la richesse produite " pour financer le système

 

A quelques jours de la remise du rapport du Conseil d'orientation des retraites (COR), l'association Attac et la Fondation Copernic rendent public un appel, mercredi 7 avril, à la Bourse du travail de Paris.

 Quelque 370 personnalités issues de la gauche syndicale, politique, associative mais aussi des milieux des économistes et des sociologues, y dénoncent " le coup fatal au système de retraites par répartition " et appellent à " une vaste mobilisation citoyenne " pour défendre une autre voie.

 Les pétitionnaires s'en prennent sans ambages aux réformes du gouvernement envisageant la suppression de l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans, la remise en cause du calcul des pensions sur les six derniers mois d'activité dans le secteur public et l'allongement de la durée de cotisation.

 Ils mettent également en cause les travaux du COR qui préconiseraient la mise en place d'un système par points. " Il s'agirait , dénonce le texte, de ne plus avoir à assurer un taux de remplacement de salaire défini à l'avance et de faire de la variation du niveau des retraites le moyen d'équilibre financier des régimes. "

 Pour ces contestataires, toutes ces pistes mèneraient à " une régression sociale " , dues non aux contraintes démographiques invoquées mais à la logique de réduction des dépenses publiques à l'oeuvre depuis des mois. Ils suggèrent donc d'inverser le raisonnement économique pour renflouer le système et préconisent, notamment, " l'accroissement des prélèvements sur la richesse produite " .

 Les besoins supplémentaires de financement auraient été estimés par le COR, en 2007, de 1 à 2 points du produit intérieur brut (PIB) jusqu'en 2050. Une augmentation " réalisable " au regard de " l'explosion des dividendes " , qui sont passés de 3,2 % à 8,5 % du PIB dans les dernières vingt-cinq années, insistent les signataires.

 " Le financement des retraites est possible à condition d'en finir avec l'actuel partage éhonté de la richesse au bénéfice des revenus financiers " , écrivent-ils encore. Ils appellent la gauche à faire " sauter ce tabou " et faire ainsi un choix politique " de justice et de solidarité " .

 L'appel, signé par les trois syndicats les plus en pointe sur le dossier - CGT, FSU et Solidaires - et la gauche radicale comme le PCF, le NPA et le Parti de gauche, a rallié également les Verts en la personne de Cécile Duflot, leur secrétaire nationale, et quelques figures socialistes, proches de Benoît Hamon, comme Razzy Hammadi, Régis Juanico ou le député européen Liem Hoang-Ngoc.

 Le texte porte aussi les signatures de prestigieux sociologues tels Robert Castel, Luc Boltanski, le philosophe Patrick Viveret ou de personnalités tels l'écrivain Susan George, la présidente du Syndicat de la magistrature, Clarisse Taron, et l'animateur du collectif Sauvons la recherche, Georges Debrégeas.

 Mais ce sont surtout les quelque 90 économistes présents qui donnent un crédit particulier à l'initiative. On y retrouve des noms connus du milieu de la recherche économique, peu habitués à ce type de démarche engagée : André Orléan, Olivier Favereau et François Eymard Duvernay, fondateurs de l'Ecole de la régulation, Henri Sterdyniak, spécialiste des retraites à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), Jean Gadrey, ancien membre de la commission Stiglitz sur les indicateurs de richesse.

 L'appel marque ainsi un retour des intellectuels dans le débat politique qu'on n'avait guère plus vus depuis l'appel de solidarité avec les grèves de 1995 de Pierre Bourdieu.

 Au-delà de la collecte de signatures connues, les initiateurs entendent contribuer à " une vaste mobilisation citoyenne pour stopper cet engrenage " . L'appel devrait servir de support à des réunions publiques et des comités locaux. " Nous cherchons à créer un courant d'opinion sur le fond du sujet capable de montrer qu'il y a d'autres solutions " , explique Pierre Khalfa, de l'union syndicale Solidaires.

 Reste que l'initiative risque de mettre en lumière les divisions de la gauche. Contactée, la direction du PS n'a pas donné suite. Difficile de trouver une position de consensus sur la défense du système existant quand François Hollande ou Manuels Valls se sont ouvertement prononcés pour un allongement de la durée de cotisation.

  Sylvia Zappi

 

 La pétition : exigences-citoyennes-retraites.net Sur le Web

 

 

Tous droits réservés : Le Monde

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Eliane ASSASSI : « En Seine-Saint-Denis la valse des préfets continue ! »

7 Avril 2010, 18:18pm

Publié par PCF Villepinte

Communiqué de presse : «La nomination aujourd’hui de M. Christian Lambert au poste de Préfet de Seine-Saint-Denis intervient 15 mois seulement après l’arrivée de M. Nacer Meddah.
arton11795-79c06.jpgLa valse des changements de préfet de Seine-Saint-Denis continue. Cela illustre la façon dont l’Etat considère ce département dont les populations méritent une attention bien plus soutenue de la puissance publique.
Au-delà, la nomination d’un ancien patron du Raid confirme l’obsession sécuritaire du gouvernement et du chef de l’Etat.

En effet, cette nomination « musclée » intervient alors que les effectifs de police sont revus à la baisse et que les politiques de prévention sont laissées à l’abandon. On veut donc faire du chiffre et du coup d’éclat. Cette stratégie ultra sécuritaire risque d’attiser les tensions, voire d’augmenter le degré des violences.
Or, il y a bien urgence. L’arrivée du Préfet Lambert devrait s’accompagner de moyens humains et matériels nouveaux et massifs pour le service public de police nationale, pour qu’enfin le droit à la sécurité soit garanti à tous et partout.

Oui, le renforcement de la présence de l’Etat est souhaité en Seine-Saint-Denis afin de répondre aux besoins en services publics de la Poste, de santé, d’éducation, de logement et d’accompagnement social…
C’est là que le bât blesse. L’Etat se désengage du combat contre les inégalités et les discriminations, contre la relégation sociale d’une partie importante de la population de ce département où le taux de chômage notamment des jeunes bat tous les records.

Avec d’autres élus de Seine-Saint-Denis, je vais demander dès les prochains jours à être reçue par le nouveau Préfet Lambert afin de lui exprimer nos exigences et lui faire part de notre disponibilité à participer à un redéploiement durable de l’engagement de l’Etat en Seine-Saint-Denis.

Eliane ASSASSI,
Drancy le 7 avril 2010

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30,7 milliards d'exonérations de cotisations sociales pour les employeurs en 2008...

7 Avril 2010, 15:32pm

Publié par PCF Villepinte

 

30, 7 milliards d’euros ! C’est le montant record d’exonération de cotisations de Sécurité Sociale accordée en 2008 par l’Etat aux employeurs. C’est l’agence Acoss* qui révèle l’ampleur de ces cadeaux fiscaux, qui suivent un rythme annuel dynamique, en progression de +13,1% par rapport à l’année précédente (13,5% en 2007 et 13,6% en 2006). Il paraît que c’est pour sauver des emplois ! Tous ceux qui ont perdu leur emploi depuis un an et demi peuvent témoigner de l’efficacité d’une telle politique.


7 avril 2010

Ainsi faut-il rappeler au moment ou le déficit de la Sécurité Sociale, qui dépassera les 30 milliards d’euros en 2009, est brandi pour justifier de nouvelles restrictions de dépenses que chaque année l’Etat laisse à la charge de l’organisme plus de 2 milliards d’euros d’exonération non compensées ; ce qui porte le montant total pour dix années d’exonérations non compensées par l’ETAT à 25,6 milliards d’euros !

Le PCF propose l’arrêt immédiat de cette politique de cadeaux fiscaux et d’exonérations de cotisations sociales. Autant de moyens financiers qui manquent à la sécurité sociale au moment où elle en aurait tant besoin. Un argument de plus pour montrer que les moyens existent pour sauver le système de retraites par répartition, garantir un droit à la retraite à 60 ans pour tous et une augmentation des pensions de retraite.

Les moyens existent pour consolider et moderniser notre « modèle social » pour peut que l’on prenne l’argent où il est !

* ACOSS : Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale

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Pouvoir d’achat des retraités

7 Avril 2010, 15:17pm

Publié par PCF Villepinte

 

Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites

La Fondation Copernic et l’association Attac lancent une pétition pour une "vaste mobilisation citoyenne" sur les retraites, demandant une taxation des profits pour s’attaquer aux déficits et la fin de "l’idéologie absurde du travailler toujours plus".

"Nous souhaitons contribuer à une vaste mobilisation citoyenne pour stopper cet engrenage", écrivent l’association altermondialiste Attac et la Fondation Copernic, qui rassemble notamment des universitaires et des acteurs du mouvement social.

Soulignant que les réformes des retraites menées depuis 1993 "ont déjà fait baisser le niveau des pensions d’environ 20%", elles jugent que le gouvernement prépare un nouvel allongement de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein et un recul de l’âge légal minimal.

"Ces mesures condamneraient à la pauvreté la plupart des futurs retraités, surtout les femmes et tous ceux et celles qui ont connu et connaîtront des périodes de chômage et de précarité importantes", déplore le texte de la pétition.

"La vraie raison des mesures qui s’annoncent n’est pas liée à la démographie", poursuivent ses auteurs pour qui l’objectif principal serait de rassurer les marchés financiers.

Pour régler le problème des déficits, le texte propose comme alternative "un accroissement des prélèvements sur la richesse produite", visant particulièrement les profits pour "en finir avec l’actuel partage éhonté de la richesse au bénéfice des revenus financiers".

Le texte comptait près de 500 premiers signataires à la mi-journée.

L’appel peut être signé sur www.appel-retraite.eu.org

Le gouvernement français s’apprête à engager une nouvelle réforme qui risque de porter un coup fatal au système de retraite par répartition en jurant une fois de plus que c’est pour le sauver. Le bilan des réformes menées depuis 1993 est déjà catastrophique, car toutes les dispositions prises (calcul sur les vingt-cinq meilleures années, indexation sur les prix et non plus sur les salaires des actifs, allongement de la durée de cotisation sous peine de décote ont déjà fait baisser le niveau des pensions d’environ 20 %. Elles ont aggravé les inégalités déjà fortes entre les pensions des hommes et des femmes. Le Conseil d’orientation des retraites (COR) prévoit que le taux de remplacement moyen œ†niveau de la retraite par rapport au salaire œ†passerait de 72 % en 2007 à 59 % en 2050. Cette dégradation continuera donc de frapper les actuels retraités et touchera également les générations suivantes.

Malgré ce bilan désastreux, le gouvernement veut aller encore plus loin en supprimant l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans en le portant à 62, voire 65 ou 67 ans, comme le demande le Medef, et en remettant en cause le calcul sur les six derniers mois d’activité des retraites du secteur public. Jumelées avec un nouvel allongement de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein, ces mesures condamneraient à la pauvreté la plupart des futurs retraités, surtout les femmes et tous ceux et celles qui ont connu et connaîtront des périodes de chômage et de précarité importantes. Ce sont les salarié(e)s les plus jeunes qui subiraient les effets cumulés de ces orientations au moment de partir à la retraite. Le gouvernement et le patronat persistent à vouloir durcir les conditions de départ en retraite alors même que les entreprises continuent de se débarrasser des salariés âgés avant qu’ils aient acquis la totalité de leurs droits. Exiger que les salariés travaillent et cotisent plus longtemps, alors que l’âge moyen de cessation d’activité est de 59 ans, ne vise qu’à baisser le niveau des pensions. De plus, cette logique remet en cause la solidarité intergénérationnelle. Il n’y a aucun sens à augmenter l’âge de la retraite alors que le chômage de masse sévit pour les jeunes. Au lieu de voir dans la retraite par répartition une transmission perpétuelle et solidaire de la prise en charge d’une génération par la suivante, le gouvernement et le patronat, afin d’attiser la division, la stigmatisent comme un fardeau pour la seule génération à venir. Le danger ne s’arrête pas là. Le COR dessine les contours d’une réforme pour remplacer notre système par un autre par points ou par comptes notionnels.

Dans les deux cas, il s’agirait de ne plus avoir à assurer un taux de remplacement du salaire défini à l’avance et de faire de la variation du niveau des pensions le moyen d’équilibre financier des régimes. Cela aggraverait encore la baisse du niveau des pensions et contraindrait les salariés, particulièrement les salarié(e)s pauvres et effectuant les travaux pénibles, à travailler toujours plus longtemps. La vraie raison des mesures qui s’annoncent n’est pas liée à la démographie. La crise financière a provoqué une récession et donc une flambée des déficits publics. Les États continuent benoîtement à financer leurs déficits en empruntant sur ces mêmes marchés financiers qui ont provoqué la crise. Réduire ces déficits pourrait se faire par une taxation du capital. Mais les spéculateurs refusent évidemment cette solution, demandent que les États donnent des gages et exigent une réduction des dépenses publiques. Une alternative à cette régression sociale existe pourtant. A moins de décréter la paupérisation des retraité(e)s, il est normal de couvrir les besoins sociaux liés à l’augmentation de leur part dans la population par un accroissement des prélèvements sur la richesse produite. Les déficits des caisses de retraite sont essentiellement dus au refus obstiné de le faire. Pourtant, le besoin supplémentaire de financement nécessaire aux retraites est réalisable puisqu’il a été chiffré en 2007 par le COR entre 1 et 2 points de PIB jusqu’en 2050, à comparer avec la chute de la part de la masse salariale de 8 points au cours des dernières décennies et avec l’explosion correspondante des dividendes, qui sont passés de 3,2 % du PIB en 1982 à 8,5 % en 2007. Il est donc juste d’augmenter la part des salaires et des pensions dans la richesse produite en s’attaquant aux profits. Le financement des retraites est possible à condition d’en finir avec l’actuel partage éhonté de la richesse au bénéfice des revenus financiers. C’est ce partage qui constitue le tabou à faire sauter, et non l’âge de départ. Il s’agit là d’un choix politique de justice et de solidarité. La question des retraites pose celle de la société dans laquelle nous voulons vivre. Nous ne pouvons accepter la paupérisation programmée des futurs retraité(e)s, l’idéologie absurde du "travailler toujours plus" et la destruction des solidarités sociales. Nous souhaitons contribuer à une vaste mobilisation citoyenne (réunions publiques, appels locaux pour stopper cet engrenage.

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Politique de la ville

7 Avril 2010, 15:11pm

Publié par PCF Villepinte

« La politique urbaine ne peut remplacer la politique sociale »
logementAlors que des menaces pèsent sur l’ANRU, l’architecte-urbaniste Philippe Vignaud jette un regard très critique sur la rénovation urbaine, qui « laisse les ghettos se reconstituer ». Entretien.

Philippe Vignaud est architecte-urbaniste. Auteur de l’ouvrage « La ville ou le chaos » (Editions Non lieu, 2008, 15 euros), il interroge la politique de la ville menée dans notre pays depuis plusieurs dizaines d’années. En 2008, il est devenu rapporteur du Conseil de développement durable de la Seine-Saint-Denis.

Vous êtes critique sur le travail de l’ANRU. Pourquoi ?

Philippe Vignaud. L’urbain ne peut pas tout. Ce qui est cassé dans le champ social ne peut pas être réparé dans celui de l’urbain. On ne remplacera pas la formation et l’accès à l’emploi par une forme urbaine, par des HLM repeintes ou restructurées, ou, dans le meilleur des cas, par du développement durable. L’ANRU a laissé le ghetto urbain, social et ethnique, se reconstituer sur lui-même. Dans le meilleur des cas - à savoir quand elle va au bout de ses projets, ce qui est la moindre des choses — l’ANRU n’a fait qu’accompagner ce phénomène. Il y a un pan de la société française qui est complètement en dehors du champ du travail. C’est là qu’est le fond du problème. Ces quartiers, à l’origine, représentaient une valeur : parce qu’ils étaient neufs, parce que leurs populations avaient du travail, parce qu’il y existait une certaine mixité sociale. Ca fonctionnait plutôt bien. Avec la crise, ils se sont enfoncés dans le gouffre ou ils se trouvent maintenant. Laisser accroire l’idée qu’on pourrait remplacer une politique sociale (formation, emploi, santé…) uniquement par une politique urbaine est un leurre profond, absolu.

N’y a-t-il rien à sauver de cette politique urbaine ?

Philippe Vignaud. Elle ne fonctionne que pour les petits quartiers, en province. Une barre est démolie, on fait un peu d’espace public, et s’il y a un élu courageux, il joue sur la carte scolaire, et on y arrive. C’est autre chose quand on est face à des quartiers de plus de 10.000 habitants, parfois 20.000, comme au Val Fourré à Mantes, à Aulnay ou à Sevran. Là, il est impossible de mutualiser avec ce qu’il y a autour. Les quartiers, qui avaient de la valeur à l’origine, n’ont aujourd’hui que des coûts, urbains, sociaux… Une détestation collective s’installe. Et la politique urbaine est en échec.

Quelles sont les solutions pour ces quartiers, selon vous ?

Philippe Vignaud. Il faut penser totalement autre chose. Il va falloir refonder ces territoires urbains en amenant autre chose que du logement social. Et il est impossible d’y parvenir sans renforcer la loi SRU, de manière coercitive et puissante, afin de construire ailleurs. C’est indispensable pour qu’on puisse féconder ces territoires différemment avec des activités, avec des logements d’une autre nature, des équipements de grande dimension, de type hôpital ou de ce genre. Il faut modifier complètement notre regard sur les quartiers.

Avez-vous une expérience personnelle de cette démarche ?

Philippe Vignaud. J’ai travaillé sur une vingtaine de dossiers ANRU. A chaque fois qu’on a proposé de faire baisser la pression de la grande pauvreté dans les quartiers, toutes les raisons sont bonnes pour qu’in fine, on reconstitue le ghetto sur lui-même. La question doit être posée au niveau de la nation. Le problème, c’est que l’Etat, au plus haut niveau, cherche à nous dissuader de le faire. Comment croire, après le discours de Dakar et l’épouvantable débat sur l’identité nationale, qu’on veuille accueillir les populations d’origine immigrée ? A ces discours s’ajoutent l’échec de la politique de la ville et la mise sous tutelle policière de ces quartiers. On ne s’en sortira pas comme ça.

Entretien réalisé par Dany Stive

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Révélation.

7 Avril 2010, 15:07pm

Publié par PCF Villepinte

Quand la SNCF donne un avenir au fret qu'elle condamne…
 cheminots.jpgDans une note interne sur la Deutsche Bahn, l’entreprise publique reconnaît que le fret dit du wagon isolé qu’elle a pourtant décidé d’abandonner est un service d’avenir.

Quels sont les objectifs poursuivis par la SNCF avec son plan fret ? La lecture d’un document interne que l’Humanité s’est procuré laisse en effet perplexe. Ce «  point sur la Deutsche Bahn » vante la politique en matière de transport de marchandises poursuivie par le principal concurrent de la SNCF.

Or, cette note de 7 pages qui analyse la situation récente du leader européen du rail décrit une stratégie rigoureusement contraire à celle de l’entreprise publique. À l’heure où la SNCF décide d’abandonner le wagon isolé, la Deutsche Bahn fait du développement de ce service sa priorité.

UNE VOIE À CONTRE-SENS

La note évoque d’abord « les performances » de DB Schenker, la filiale de la Deutsche Bahn, en charge du fret. Elle constate que l’activité est « fortement contributrice aux résultats du groupe » même si en 2009 en raison de la crise économique son chiffre d’affaires a fortement reculé. Cette précision a d’autant de sens qu’à l’inverse, les résultats de fret SNCF ne cessent de se dégrader depuis 2002 et sont responsables à eux seuls de près de la moitié du milliard d’euros de perte enregistré par l’entreprise publique en 2009. Coté « performance » en volume de marchandises transportées, l’écart est le même. En 2009, DB Schenker a convoyé 93,07 milliards de tonnes / kilomètre contre seulement 30,22 milliards de tonnes / kilomètre pour son rival français. Selon la note, les meilleurs résultats enregistrés par l’entreprise allemande s’expliquent par sa capacité à mieux remplir ces trains.

LA SNCF NE RÉPOND PAS !

Le document interne explique enfin que DB Schenker a décidé de « remanier totalement sa structure de production pour diminuer la part des trains massifs (un seul expéditeur et un seul destinataire pour un train de 20 à 22 wagons – NDLR) et de basculer près de 60 % de ses flux dans une production multi-lots (équivalent du wagon isolé c’est-à-dire plusieurs expéditeurs et plusieurs destinataires pour un train de 20 à 22 wagons – NDLR)  ». En clair, cela veut dire que l’entreprise allemande change radicalement de stratégie.

Jusqu’à présent, elle attendait que chacun de ses clients ait réuni suffisamment de wagons pour composer un train massif, avant d’effectuer le transport. Dorénavant, elle enlèvera plus régulièrement les wagons même s’ils ne sont pas en nombre suffisant pour composer un train massif. « Cette méthode de production, qui a fait ses preuves, est susceptible de donner un avantage décisif à DB Schenker », reconnait la note interne de la SNCF. En effet, l’industrie ferroviaire génère d’importants coûts fixes. Plus on fait circuler de trains, plus ces coûts fixes sont marginalisés et plus le coût de circulation de chaque train est abaissé. Donc, plus compétitif dans un marché concurrentiel.

Dans ce document interne, la SNCF reconnaît donc que le wagon isolé est une méthode de production d’avenir. Alors pourquoi a-t-elle décidé de l’abandonner ? Sollicité par l’Humanité, la SNCF n’a pas donné suite.

PIERRE-HENRI LAB

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Combativité, unité, audace !

6 Avril 2010, 18:09pm

Publié par PCF Villepinte

 

Après le cycle des élections régionales, les forces politiques entament depuis la semaine dernière une nouvelle étape, les yeux fixés sur l’horizon de la présidentielle de 2012. Le Président de la République et le premier ministre aggravent encore le déni de démocratie. « Pas question de changer de cap » ont-ils martelé en réaffirmant qu’ils feront voter contre vents et marées la dislocation de l’agencement des collectivités locales et régionales, le maintien de l’injuste bouclier fiscal, l’amplification de la suppression des emplois publics, le blocage des salaires et surtout la contre-réforme réactionnaire des retraites. Pour faire bonne mesure, le prix du gaz augmente une nouvelle fois alors que tant de familles populaires ne parviennent déjà pas à régler leur facture d’énergie.


Cette surdité aggravée du pouvoir n’est pas un problème médical, c’est une grande question politique. Ceux qui gouvernent ont décidé de passer en force parce que cela correspond aux intérêts de l’infime minorité des rentiers, des spéculateurs, de l’internationale des requins de la finance.

Ainsi, ils ont choisi d’engager un bras de fer contre le peuple, dans le prolongement de leur pratique de ces dernières années : refus d’entendre la protestation des jeunes des quartiers populaires, le non au référendum sur le traité européen, et aujourd’hui, refus d’écouter le message de ces élections régionales. Difficile de faire pire en matière de mépris à l’égard de celles et ceux qui contribuent à créer les richesses de notre pays ! Ceci peut avoir de redoutables conséquences, au moment où une crise générale atteint chaque individu, chaque famille, dans sa vie, dans son être, son utilité, dans ses repères, son regard sur la politique et les partis, son désir de progrès individuel et collectif.

Mais la situation n’est pas figée. Cette offensive de la droite contre les classes travailleuses, les retraités, les privés d’emploi, les précaires, les jeunes jusqu’aux cadres, professions intellectuelles, de la culture, de l’enseignement, de la recherche, de la justice, peut contribuer à les fédérer dans un immense mouvement pour renverser les tables de la loi de l’argent qui écrase tout. Tel devrait être l’objectif fondamental des forces de gauche, écologistes et de progrès qui se sont toutes réunies le week-end dernier.

De leur message on entend souvent : tactique, positionnement et stratégie. Ce n’est pas à négliger. Mais franchement, qu’est ce que cela peut bien faire à celle ou à celui qui est au chômage ou à ceux dont le travail est menacé, ceux qui s’inquiètent pour l’avenir de leurs enfants, ou aux quinze millions de personnes qui désormais dans notre pays ne savent pas s’ils auront les cinquante euros nécessaires pour finir le mois, sinon les détourner d’une conception de la politique qui n’en fait pas les principaux acteurs et voudrait les cantonner au rôle de simples consommateurs ou spectateurs. Toutes celles et ceux là, c’est-à-dire la majorité de nos concitoyens, attendent de la gauche, ni des cris de victoire, ni des tactiques incompréhensibles sur d’improbables primaires ou autres postures présidentiables. Ils attendent qu’on les défende, tout de suite. Et ils attendent des propositions pour vivre mieux, pour redevenir maîtres de leur vie, pour pouvoir se projeter dans un avenir commun de progrès social et écologique. Ils veulent disposer de moyens, d’arguments clairs pour se défendre et maîtriser la construction inédite d’une perspective commune victorieuse, une perspective de la réussite pour le plus grand nombre.

Les salaires ? Mais si on répartissait les 48 milliards de profits réalisés par les entreprises cotées en Bourse, on pourrait donner immédiatement 237 euros de plus chaque mois à tous les salariés. La sécurité sociale, les retraites ? Si les grandes entreprises payaient leur dette à la sécurité sociale et si les revenus financiers étaient prélevés au même niveau que les salaires, il n’y aurait plus de déficit et on pourrait améliorer la couverture sociale et les retraites. Les services publics ? Ils ne sont pas une charge mais un atout. Ils sont facteurs d’égalité. Et sans les entreprises publiques, on n’aurait jamais eu l’autonomie en matière d’électricité, le TGV ou l’Airbus. L’emploi ? Bloquons immédiatement tous les plans de licenciements. Aidons les PME et les entreprises en difficulté avec un nouveau système de crédit. Expérimentons un projet de sécurité sociale professionnelle.

La crise ? Elle est le résultat de l’accaparement des richesses par quelques uns. Elle met en cause le capitalisme lui-même. Elle risque de s’approfondir encore. Il y a danger car le Conseil européen vient de décider d’accentuer encore le pacte dit de « stabilité » qui devient un outil pour la super austérité et le chômage. Pour la première fois dans l’histoire européenne, les chefs d’Etats et de gouvernements ont décidé de faire entrer le Fonds monétaire international dans les finances de l’Europe, avec comme condition la mise sous tutelle des budgets des Etats et des sécurités sociales, de nouvelles pressions sur les salaires, l’emploi, la privatisation des secteurs publics, l’allongement du temps de travail et le recul de l’âge de la retraite.

Face à cela il faut faire front. Construire un front large, progressiste, citoyen, de gauche pour empêcher le pire à venir si, on laisse faire les tenants du pouvoir et du capital international. Un front large contre les marchés financiers. Un front pour un nouveau projet humaniste et authentiquement de gauche. Le Front de gauche a esquissé une telle voie. Il faut maintenant qu’il devienne une propriété populaire des électrices et des électeurs de gauche, des forces politiques, associatives, syndicales, culturelles, citoyennes, de personnalités, qui, sans être adhérents des partis fondateurs du Front de gauche et qui ne souhaitent pas le devenir, sont engagés dans des mouvements sociaux, syndicaux, intellectuels, tiers-mondistes, antiracistes, féministes ou écologistes. Tout ceux là peuvent maintenant constituer ce Front de gauche d’une force et d’une qualité nouvelle. Un espace commun où chacun compte pour un et apporte à l’édifice la richesse de sa diversité. Toutes celles et ceux là, avec les citoyens, peuvent travailler à un programme de résistance au pouvoir et au système et à un projet de sortie de crise, de changement, social, solidaire, démocratique, écologique.

Un tel Front de gauche se mettrait au service de tous les citoyens, progressistes, écologistes et de gauche. Il se placerait au cœur de la gauche et non à sa périphérie, pour animer un mouvement populaire à vocation majoritaire, au bénéfice de toute la gauche qui, dès lors, incarnerait plus et mieux ses valeurs et des engagements au service du peuple. Un nouvel élan pour le Front de gauche, débarrassé de tout ce qui écarte de la politique ces citoyens dont il a absolument besoin pour défricher les chemins inédits d’un post-capitalisme porteur d’espoir.


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