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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Retraites

14 Avril 2010, 21:40pm

Publié par PCF Villepinte

La fausse urgence du déficit des retraites

retr.jpgSelon Henri Sterdyniak, économiste à l’OFCE, pour garantir le système des retraites, il faut regagner de la croissance et trouver de nouveaux financements.

Le Premier ministre François Fillon annonce que le régime des retraites sera en déficit de 100 milliards en 2050. Info ou intox ?

Henri Sterdyniak. C’est bien difficile à dire. Pour faire des prévisions pour 2050, il faut connaître l’évolution des retraites, des taux de cotisation, de l’emploi. Le Premier ministre a des qualités de prévisionniste bien au-dessus de la moyenne. Ça me paraît prématuré.

Mais y a-t-il urgence à réformer le système, est-il en crise ?

Henri Sterdyniak. A très court terme, le déficit du système de retraites, d’une quinzaine de milliards d’euros, s’explique en quasi-totalité par la crise économique. Elle nous coûte à peu près 6 % du PIB et le déficit global des administrations pèse pour 150 milliards. On pourrait donc décider brutalement de baisser les dépenses militaires, de supprimer des écoles ou de revendre des stades. Il faut ajouter la pression des marchés financiers. Les États ont été incapables au moment de la crise de prendre les mesures pour briser leur toute-puissance. Aujourd’hui, les marchés financiers font pression pour imposer des réformes très brutales visant à réduire le poids des dépenses de santé et de retraites. Cette question de court terme, on ne peut pas la résoudre en réduisant les retraites, il faut retrouver la croissance et les 6 % de PIB qui nous manquent. Il y a ensuite les questions plus structurelles qui n’ont pas changé depuis 2003. Puisque les gens vivent plus longtemps et que les générations nombreuses nées après la guerre vont arriver à la retraite, il faut choisir entre trouver de nouveaux financements ou diminuer les prestations.

Lundi, Éric Woerth a exclu tout financement nouveau.

Henri Sterdyniak. Le ministre du Travail a bloqué le débat avant qu’il ne commence. Sans financement nouveau, la seule solution est de retarder l’âge de départ. Compte tenu de la situation de l’emploi, cela va produire deux choses. La première c’est que les gens vont partir à la retraite sans avoir droit au taux plein. Les pensions vont donc diminuer. La seconde c’est que nombre de salariés âgés vont continuer à végéter dans des dispositifs de chômage. Faire travailler plus longtemps les seniors contribuera à augmenter le chômage des jeunes. Au lieu de payer des retraites, il va falloir verser à des seniors des allocations de solidarité, et les jeunes chômeurs ne seront pas indemnisés. Tout ça pour faire des économies.

Entretien réalisé par Olivier Mayer

Notre dossier Retraites

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Quartiers populaires

14 Avril 2010, 18:31pm

Publié par PCF Villepinte

 

L'esquive des urnes

dans les quartiers populaires

Les habitants des quartiers populaires ont-ils renoncé au vote ? Lors des dernières élections régionales, l’abstention y a atteint des sommets. Dans certaines villes, comme à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), elle a grimpé à 64,1 %. Un mois après, l’Humanité est retournée sur place pour donner la parole à ces citoyens.

Ce jeudi après-midi, la maison de quartier Floréal, située au pied des tours, au nord de Saint-Denis et en bordure du parc de La Courneuve, semble bien calme. Ici, le taux d’abstention a atteint 71,46 % au premier tour des élections régionales, 67,49 % au second. À l’entrée, deux jeunes fument une cigarette. Un peu réticents à parler du vote, Alexis et Jean-Marc finissent par se lâcher sur la situation des jeunes de la cité Floréal. Le premier, âgé de vingt ans, n’a pas voté. « Moi je suis franco-portugais. J’ai la nationalité française, mais c’est surtout que je travaillais dimanche au restaurant… » Jean-Marc, lui, s’est rendu aux urnes mais uniquement au premier tour, car dit-il, « il y avait plus de choix qu’au second. De toute façon, ils font leurs petites alliances et tout est joué d’avance ».

Dans le hall de la maison de quartier, pendant les cours de soutien scolaire dispensés par des étudiants, nous croisons le chemin de Laurence, mère de famille et présidente d’une association de danse. Laurence vit à Floréal depuis 1967. Elle y a donc passé son enfance. « Je ne suis pas allée voter parce que je travaillais. Et puis, de toute façon, ça ne change rien à nos vies. Il faut aussi prendre en compte le fait qu’il y a beaucoup d’étrangers qui ne peuvent pas voter. Pour les autres, ils sont comme moi. Ils ne voient pas l’intérêt de voter. » Pour cette habitante pourtant très investie dans la vie associative, ce désintérêt va de pair avec une dégradation constante des immeubles depuis environ six ans. « Avant dans le quartier, les gens s’engageaient dans le bénévolat. Les retraités faisaient de l’aide aux devoirs. Les enfants allaient dans les bibliothèques. Il y avait un vrai souci de la collectivité. Maintenant, c’est chacun pour soi. Même dans les quartiers, les gens sont devenus individualistes. »

Cet essoufflement associatif, Brahim Saai, responsable du collectif Fusion à Villiers-le-Bel, l’a également remarqué. « En 2007, les associations avaient mené un travail de terrain énorme pour mobiliser les gens, leur expliquer l’importance et les conséquences du vote. Mais aujourd’hui elles sont à court d’arguments. Les associatifs eux-mêmes ont capitulé. C’est évident, on est moins mobilisés qu’à la présidentielle. »

Situé au sud-est de Saint-Denis, proche du quartier des 4 000 à La Courneuve, le quartier du Franc- Moisin fut à la fin des années 1960 un des bidonvilles les plus importants de France. En quelques années, il passe du statut de cité de transit à celui de grand ensemble. Aujourd’hui, Franc-Moisin/ Bel-Air compte 8 000 personnes, avec près de 3 000 logements sociaux. L’abstention ici tourne autour de 63 %. Au premier étage d’un immeuble de la rue Danielle-Casanova, au-dessus d’une boucherie halal, l’Espace services publics accueille des permanences d’écrivain public, d’assistantes sociales, de la Sécurité sociale ou encore de la CAF… Un groupe de femmes, venues fêter la fin d’une formation pour le code de la route, se lance volontiers dans un échange sur l’intérêt du vote. Sur six habitantes du Franc-Moisin, trois ne sont pas allées voter.

Karima explique simplement : « Ça ne m’intéresse pas. Je ne vois pas tellement à quoi ça sert les régionales. Dans ma famille, personne n’a voté… C’est pour élire qui déjà ? » Pour Diana, trente-huit ans, c’est un peu différent : « Je n’ai jamais voté et je ne voterai jamais. Chez les témoins de Jéhovah, nous sommes pour un autre royaume, où seul Dieu peut établir les règles. » Sihem, la quarantaine, s’emporte : « C’est à cause de gens comme vous qu’on a un taux d’abstention atterrant. Moi, j’ai voté aux deux tours. Depuis que Sarko est au pouvoir, les choses empirent. »

Kadia, jeune maman, a tenu à voter. Pour elle, c’est une question d’habitude  : « Mon père nous a toujours forcés à voter depuis qu’on a dix-huit ans. Quand il est arrivé en France en 1963, il travaillait comme ouvrier chez Opel. Il a obtenu sa nationalité française et il considère que le vote est un droit à exercer. Pour moi, voter, c’est faire partie de la société. Ça représente ce qu’on est. » Mouna, la cinquantaine, fait la moue : « Non, non, moi je n’ai rien à dire… Je suis plutôt de gauche, mais je n’aime pas la politique, ça ne me concerne pas. » Fatiha vit à Saint-Denis depuis 1992. Son mari, lui, est arrivé en France en 1975. Maman de cinq enfants, elle s’est rendue aux urnes avec son mari mais impossible de convaincre leur fils de dix-neuf ans : « On a insisté pour qu’il vienne mais il dit que la politique, c’est des paroles en l’air, du bla-bla, que la droite et la gauche, c’est pareil. Il refuse de voter. » Du vote aux conditions de vie, il n’y a qu’un pas. Et la discussion de se déporter peu à peu sur la vie au Franc- Moisin. Aucune de ces habitantes n’a choisi d’y vivre. Elles décrivent toutes une ambiance difficile. Et affirment que la seule manière d’y rester sans avoir de problèmes, c’est de faire comme les trois singes de la sagesse. Diana mime les gestes : « Ne rien voir, ne rien entendre et ne rien dire. » « Depuis que le quartier a été créé, ils ont entassé les Noirs et les Arabes dans un secteur, tranche Sihem. Les loyers ne sont pas chers et on comprend vite pourquoi. Les choses ne peuvent pas aller mieux. » Au Franc-Moisin, poursuit Diana, « il faut faire gaffe avec qui tu parles. Mon seul but, c’est de protéger mes enfants. Pour le reste, je trace ma route. Vous voyez, à quoi ça sert de voter ? Y’a rien qui change ! »

Un peu plus au sud de la commune dionysienne, à la maison de quartier de la Plaine, Cindy, trente ans, a le même sentiment : « J’ai voté au second tour comme un acte citoyen et parce que des gens se sont battus pour ce droit. Mais franchement, pour moi tous les partis politiques se valent. Les paroles, c’est bien, mais dans les actes, ça ne change pas. »

Qu’en pensent les politiques ? Ils ne semblent guère surpris par ce rejet en bloc. Didier Paillard, maire de Saint- Denis, analyse l’abstention comme « le ras-le-bol » d’une forme élective. « Les gens doutent des capacités des politiques à changer les choses, même au niveau local. Notre ville bouge énormément mais nous ne pouvons pas résoudre les problèmes de chômage et de conditions de vie des jeunes, qui vivent moins bien que leurs parents. Par ailleurs, aux régionales, nous n’avons pas eu de candidat issu de Saint-Denis et cela empêche de s’identifier. » De son côté, Pierre Laurent, conseiller régional d’Île-de-France et coordinateur national du PCF, y voit les dégâts de la crise économique et du présidentialisme. « Les gens sont dans une angoisse terrible du lendemain. Du coup, l’absence de résultats des politiques menées pour les aider est ressentie d’autant plus brutalement. La pipolisation de la vie politique n’aide pas à élever le niveau des campagnes. »

Le faible score de participation s’explique, pour Brahim Saai, par la stigmatisation permanente des quartiers. « Les gens ne sont pas dupes. Ils rejettent ces faux problèmes qui vont de la burqa jusqu’à l’affaire Ali Soumaré. Les habitants des quartiers ne voient aucun changement concret pour eux. Du coup, le sentiment qui prédomine c’est le “tous pourris”. » Zouina Meddour, ancienne directrice de la maison des Tilleuls, chargée de mission à la parentalité et à la lutte contre les discriminations à la mairie du Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis), partage le constat sur l’abstention et avance plusieurs facteurs : « D’abord, les régionales, ça ne parle pas aux gens. Ensuite, la campagne n’a pas porté sur les enjeux de fond. Je trouve très grave qu’on ressorte à quelques mois des élections la burqa et l’insécurité, avec toujours les mêmes boucs émissaires. On brouille le message en direction des citoyens. Moi-même, j’ai voté blanc au second tour. Et pourtant ma sensibilité est clairement à gauche. » Pour cette fille d’immigrés algériens, le ras-le-bol dans les milieux populaires est palpable. La dégradation des conditions de vie est bel et bien indissociable d’une image du politique tout aussi dégradée Pour Abdelhak Kachouri, récemment élu vice-président du conseil régional d’Île-de-France (PS), c’est la preuve qu’il est nécessaire « de changer notre façon de faire de la politique, en partant des problèmes concrets des gens. Il faut privilégier la proximité et la rencontre avec les habitants, pour redonner ses lettres de noblesse à l’activité politique ». Mais ajoute Pierre Laurent, « il ne s’agit pas non plus de venir serrer des mains dans les quartiers pour repartir aussitôt. Il s’agit surtout de permettre aux habitants des quartiers de s’engager et de construire leur propre chemin ».

Dans leur ouvrage la Démocratie de l’abstention *, [1] Céline Braconnier et Jean-Yves Dormagen pointent comment le niveau de compétence dans le domaine politique détermine l’intérêt que l’on y porte. L’engouement pour les votations citoyennes portées par les habitants eux-mêmes prouve que la capacité de mobilisation n’est pas figée. À l’instar du référendum en octobre dernier contre la privatisation de La Poste, auquel de nombreux habitants des quartiers populaires ont participé. À la question « Le gouvernement veut changer le statut de La Poste pour la privatiser, êtes-vous d’accord avec ce projet ? », 98 % des votants, soit quelque 2,1 millions de personnes, avaient répondu « non ». Construire son propre chemin, le prendre en main collectivement, c’est peut-être par là que passera le salut de la chose politique.

IXCHEL DELAPORTE

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réforme des retraites

14 Avril 2010, 18:23pm

Publié par PCF Villepinte

 

Communiqué des parlementaires communistes et républicains
Retraites : la question essentielle qui fâche gouvernement et Medef
 
mercredi 14 avril 2010 / ocastex

ROLAND MUZEAU, PORTE-PAROLE , GUY FISCHER, SENATEUR

retraites-avril.jpgLe président Sarkozy avait promis de "ne pas passer en force" sur la réforme des retraites. Mais les postures adoptées par ses ministres et les dirigeants de l’UMP relativisent singulièrement le propos. Le calendrier fixé avec un projet de loi présenté en juillet au Conseil des Ministres témoigne à lui seul de l’intention qu’a la droite d’avancer à marche forcée.

Quant aux pistes préconisées, elles ont tout du plat servi comme frais ... après décongélation. Le Ministre du travail, Eric Woerth, l’a annoncé clairement : toutes les propositions peuvent être faites sauf une, puisque "il y a un sujet sur lequel évidemment le gouvernement n’est pas ouvert, c’est l’augmentation des prélèvements".

La Présidente du Medef, Laurence Parisot, ne dit rien d’autre. Les attentions du Ministre et du patronat ne concernent bien évidemment pas les salariés qui, pour leur part, contribuent déjà à belle hauteur.

Ce que le gouvernement entend écarter à tout prix, c’est la possibilité de nouvelles ressources par une relance de l’emploi et une contribution plus juste des revenus du capital.

C’est pourtant la question qui doit être posée sur la table : la pérennisation d’un système de retraite solidaire maintenant l’âge de départ à 60 ans et un niveau de pensions au moins égal à 75% du salaire de sortie, nécessite de nouveaux financements. Les marges existent : les dividendes versés aux actionnaires sont passés de 5% de la valeur ajoutée en 1985 à 25% aujourd’hui - au prix de destructions massives des emplois - les stocks options et autre parachutes dorés ont atteint des niveaux record.

Ce sont ces revenus qu’il faut mettre à contribution tout en réduisant leur volume au profit d’une meilleure rémunération des salariés, de l’investissement productif et de l’emploi.

Une nouvelle répartition des richesses créées par le travail serait non seulement mesure de justice mais aussi mesure d’efficacité garante d’une protection sociale et d’un régime de retraite pérenne.

Voilà la piste que le gouvernement tente aujourd’hui de réfuter et que le Conseil d’Orientation des Retraites s’apprête, de toute évidence, à ignorer. Mais une omission même réitérée ne devient pas pour autant une vérité indiscutable.

Paris, le 13 Avril 2010


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André Tosel

14 Avril 2010, 11:38am

Publié par PCF Villepinte

 André Tosel : "L'inhumaine humanité de la guerre"
A la Maison de la poésie avec les Amis de l’Humanité, André Tosel a offert à une assistance emportée par le rythme haletant de l’exposé une cérémonie de haut vol. En débat, Jaurès, le capitalisme transnational et la guerre mondialisée. Retrouvez ici l’intégralité de ses propos.

Il ne lit pas, il ne dit pas, il ne raconte pas, il professe. Et l’on comprend mieux ce que ce mot peut avoir d’admirable quand on a eu la chance, trop rare, d’entendre une leçon d’André Tosel. Le philosophe, ancien professeur à la Sorbonne et à Nice, a choisi, encouragé par Charles Silvestre et Claude Guerre, les maîtres de céans, d’interroger de plein fouet l’énigmatique phrase de Jaurès qui sert de prétexte à ces rencontres. Il l’affronte pendant une heure trente de combat sans pause, dans ce qu’elle a de plus désarmant, de plus terrifiant peut-être  : ce qu’il appelle «  l’inhumaine humanité de la guerre  ». Le scandale d’une humanité qui n’a pas renoncé à la guerre. Une humanité qui, plus exactement, est retournée en barbarie, dans l’affrontement inexpiable des empires coloniaux à la fin du XIXe siècle, au moment où les nations européennes libérées de leurs conflits d’unité nationale semblaient aborder les rivages civilisés. C’est ce scandale qui a bouleversé Jaurès au beau milieu de sa vie d’intellectuel et de militant, c’est aussi ce scandale pressenti, analysé et dénoncé, qui l’a tué, en entraînant le monde dans l’abîme de la Première Guerre mondiale – et bientôt de la Seconde. Mais c’est encore ce scandale qui nous ronge, nous autres «  prolétaires de tous les pays  », qui, aujourd’hui comme hier, voulions changer de monde et n’y sommes pas parvenus. Dans ce parcours lucide qui côtoie sans cesse le désespoir sans y verser, Tosel convoque un florilège de figures tutélaires. Avec les mots les moins arides qu’on puisse aligner, il montre comment et pourquoi Jaurès emprunte à Marx, aux métaphysiciens allemands et au mouvement révolutionnaire et ouvrier français, comment il s’écarte à la fois de Bergson, d’Auguste Comte ou de Kant, comment il anticipe Lénine, Rosa Luxemburg ou Gramsci. Comment, en fin de compte, sa vision d’une «  évolution révolutionnaire  », d’une «  interpénétration des contraires  » qui contraigne le capital à entendre la classe ouvrière sur les conditions d’une transformation inédite des rapports sociaux, fut noyée à contre-courant d’une histoire vomissant une violence aussi radicale qu’imprévue. Jaurès a échoué, mais nous restons les héritiers de sa persévérance  : celle qui relève le défi de ce combat infini contre la violence. Tosel distingue et clarifie quatre versants du «  carré  » où agir face à la guerre mondialisée de notre époque. Dans les rôles principaux, la politique impériale du supergrand militaire, une multiplicité de conflits nationalitaires à tonalité raciste et potentiellement génocidaires, une culture de la vie quotidienne hantée par la concurrence et tentée par la violence contre «  l’autre  », et un capitalisme transnational obsédé par l’exploitation sans fin du travail et des hommes. Le pire est-il certain, se demande Tosel  L’optimisme, en tout cas, est affaire de volonté.

 

 

 

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Printemps de Bourges

14 Avril 2010, 06:25am

Publié par PCF Villepinte

Le labo musical du Printemps de Bourges

La 34e édition du festival, c’est cinq jours de live où l’on pourra vivre l’essentiel des musiques actuelles de la chanson au rap, électro ou pop rock.

Véritable laboratoire musical, le Printemps de Bourges n’a jamais cessé de se réinventer. La 34e édition du festival, c’est cinq jours de live où l’on pourra vivre l’essentiel des musiques actuelles de la chanson au rap, électro ou pop rock. En ouverture, ce soir, le concert haut de gamme de M et ses invités au Phénix.

Le Printemps, qui connaît ses classiques, a également programmé l’indestructible iguane alias Iggy Pop et les Stooges. De quoi booster l’ambiance en donnant à voir et à entendre aux jeunes générations une véritable légende punk rock. D’autres seront là. Izia, Émilie Simon, Archive, Jeanne Cherhal, BB Brunes, Eiffel, Les Cow-Boys Fringants, Carmen Maria Vega, Hindi Zahra, Tété, Diams… ainsi que de nombreux autres artistes à découvrir au 22 Est-Ouest tels Féfé, Roce, Casey, Feloche (auditorium), Arnaud Fleurent-Didier (Théâtre Jacques-Coeur) ou le band de Kinshasa Staff Benda Bilili (rock’n’beat party). L’église Saint-Pierre, un nouveau lieu, verra se produire notamment Ballaké Sissoko et Vincent Segal, Trio Tzane ou Alina Orlova.

Après le Japon, l’Afrique du Sud et ses artistes sera le pays invité d’honneur. Un autre moment fort sera la création Les Françoises, qui réunira pour l’occasion au palais d’Auron, Olivia Ruiz, Camille, Émilie Loizeau, La Grande Sophie et Rosemary des Moriarty. Enfin, le réseau Printemps fêtera ses 25 ans en présentant une trentaine de découvertes.
De quoi faire le plein de musique !

Victor Hache


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Retraites

14 Avril 2010, 06:23am

Publié par PCF Villepinte

La fausse urgence du déficit des retraites
Selon Henri Sterdyniak, économiste à l’OFCE, pour garantir le système des retraites, il faut regagner de la croissance et trouver de nouveaux financements.

Dans l’Humanité mercredi, les 3 scénarios qui tombent à pic pour la droite.

Le Premier ministre François Fillon annonce que le régime des retraites sera en déficit de 100 milliards en 2050. Info ou intox ?

Henri Sterdyniak. C’est bien difficile à dire. Pour faire des prévisions pour 2050, il faut connaître l’évolution des retraites, des taux de cotisation, de l’emploi. Le Premier ministre a des qualités de prévisionniste bien au-dessus de la moyenne. Ça me paraît prématuré.

Mais y a-t-il urgence à réformer le système, est-il en crise ?

Henri Sterdyniak. A très court terme, le déficit du système de retraites, d’une quinzaine de milliards d’euros, s’explique en quasi-totalité par la crise économique. Elle nous coûte à peu près 6 % du PIB et le déficit global des administrations pèse pour 150 milliards. On pourrait donc décider brutalement de baisser les dépenses militaires, de supprimer des écoles ou de revendre des stades. Il faut ajouter la pression des marchés financiers. Les États ont été incapables au moment de la crise de prendre les mesures pour briser leur toute-puissance. Aujourd’hui, les marchés financiers font pression pour imposer des réformes très brutales visant à réduire le poids des dépenses de santé et de retraites. Cette question de court terme, on ne peut pas la résoudre en réduisant les retraites, il faut retrouver la croissance et les 6 % de PIB qui nous manquent. Il y a ensuite les questions plus structurelles qui n’ont pas changé depuis 2003. Puisque les gens vivent plus longtemps et que les générations nombreuses nées après la guerre vont arriver à la retraite, il faut choisir entre trouver de nouveaux financements ou diminuer les prestations.

Lundi, Éric Woerth a exclu tout financement nouveau.

Henri Sterdyniak. Le ministre du Travail a bloqué le débat avant qu’il ne commence. Sans financement nouveau, la seule solution est de retarder l’âge de départ. Compte tenu de la situation de l’emploi, cela va produire deux choses. La première c’est que les gens vont partir à la retraite sans avoir droit au taux plein. Les pensions vont donc diminuer. La seconde c’est que nombre de salariés âgés vont continuer à végéter dans des dispositifs de chômage. Faire travailler plus longtemps les seniors contribuera à augmenter le chômage des jeunes. Au lieu de payer des retraites, il va falloir verser à des seniors des allocations de solidarité, et les jeunes chômeurs ne seront pas indemnisés. Tout ça pour faire des économies.

Entretien réalisé par Olivier Mayer

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Communiqué du Groupe communiste et citoyen pour une alternative à gauche au Conseil général 93 sur le budget 2010 :

13 Avril 2010, 12:41pm

Publié par PCF Villepinte

Le vote du budget en déséquilibre est un premier acte. Amplifions la mobilisation pour obtenir ce que l’Etat nous doit !

 

 

Depuis 2004 les transferts de charges non compensées par l’Etat, cumulés, ont couté 640 millions €. Cette situation est devenue intenable pour notre Conseil général. C’est pourquoi depuis le début de la discussion budgétaire nous portons l’exigence d’un budget de combat, d’un budget en déséquilibre. Nous nous félicitons d’avoir convaincu Claude Bartolone, qui se déclarait encore défavorable à cette attitude lors du dernier débat d’orientation budgétaire. Nous avons ainsi véritablement pesé sur le débat et créé les conditions de la poursuite de notre lutte afin de réclamer justice pour la Seine Saint-Denis. En effet puisque le budget est "insincère", il sera "retoqué". Nous serons amenés dans les prochaines semaines à revoter un budget en équilibre comme la loi l’exige.

Pour ce qui nous concerne, nous voulons continuer de rassembler les acteurs et les forces vives du département pour, qu’ensemble, nous exigions de l’Etat le remboursement de tout ou partie de ce qu’il doit à la Seine Saint-Denis.

Nous exigeons des moyens suffisants pour le maintien de politiques départementales qui allègent la charge des familles ou qui contribuent à donner à chaque jeune les moyens de réussir. Le financement à 50% de la carte IMAGIN’R et l’aide à l’achat d’un ordinateur pour les élèves de sixième, mesures mises en place en 2007, sont des exemples de cette ambition que nous voulons continuer de porter. 


13 avril 2010

D’ores et déjà, nos interventions ainsi que les mobilisations citoyennes qui se sont succédées, nous ont permis de faire inscrire au budget 2010 la garantie de l’existence des CIO, le maintien du Salon du livre de Jeunesse, l’abondement suffisant du Fond de Solidarité Logement.

Pour notre part, nous sommes décidés, avec toutes celles et tous ceux qui dans ce département, ne se satisfont pas de la situation faite à la Seine Saint-Denis, à amplifier cette mobilisation. Pour que ce budget soit véritablement un budget de combat, il faut qu’il soit l’affaire de toutes et tous. Ces luttes, il nous faut les mener ensemble,

Dans ce contexte, comme nous l’avions déjà proposé il y a quelques mois (Azzédine), nous exigeons du Président du Conseil général d’être dorénavant associés à toutes les démarches auprès des Ministères et du parlement.

Toutefois, compte tenu du manque de transparence qu’il subsiste encore sur certains points et malgré les amendements que nous avons déposé en séance, nous constatons que nous avons encore des points de vue différents sur les priorités qu’il reste à inscrire à ce budget. Nos avis divergent également sur la hausse de la fiscalité locale de 6%, conséquence directe du désengagement de l’Etat. Nous restons farouchement opposés à cette fiscalité injuste. C’est la droite au pouvoir qui impose cette augmentation. Le maintien des services publics ne doit plus se faire uniquement sur le dos des ménages. Une réforme complète de la fiscalité locale devient indispensable. C’est pourquoi, notre vote s’est, aujourd’hui, unanimement orienté vers l’abstention, plus une voix contre. En effet, nous voulons rester vigilants et obtenir l’assurance de nouvelles discussions qui visent à répondre à l’urgence sociale.

Suite à nos initiatives auprès de Matignon et de la Halde, nous restons plus que jamais déterminés à obtenir l’égalité républicaine pour la Seine Saint-Denis. Comme le disait Jack Ralite « quand la Seine Saint Denis parle, elle ne se plaint pas, elle porte plainte ».

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Environnement

13 Avril 2010, 12:39pm

Publié par PCF Villepinte

Pour une organisation mondiale de l'environnement dégagée du libéralisme

 

Le mouvement de mobilisation (ONG, collectivités territoriales, forces sociales et politiques progressistes) lors du sommet de Copenhague a largement contribué à l’émergence d’une conscience citoyenne mondiale sur les enjeux du réchauffement climatique.

Ainsi deux idées ont cheminé jusqu’à perturber le bal des négociations étatiques. L’une est que l’urgence climatique ne peut se concevoir sans justice sociale si on ne veut pas accroître les inégalités individuelles, collectives et territoriales. L’autre est relative à l’absence de volonté politique pour accorder à cet enjeu déterminant pour la survie de la planète les moyens financiers nécessaires. Puisque qu’en temps de crise on a sauvé les banques alors rien ne s’oppose à ce que l’on sauve le climat. 


13 avril 2010

L’échec relatif du sommet de Copenhague réside dans l’incapacité des états à construire un accord juridiquement contraignant qui fasse que chaque pays s’engage de façon utile et équitable. Cette exigence reste pleinement d’actualité. La création d’un corpus de droit environnemental à l’échelle du monde ne peut s’envisager que dans un cadre concerté permanent mondial. Les communistes sont favorables à la création d’une Organisation Mondiale de l’Environnement (OME) sous l’égide de l’ONU.

Plusieurs raisons militent en sa faveur.

Les enjeux globaux et multiples du réchauffement climatique montrent à quel niveau d’interdépendance nous sommes parvenus dans le monde actuel. Il n’y a donc pas de salut possible sans ce cadre de dialogue international en lien avec l’action des peuples.

On l’a vu avec Kyoto la bonne volonté de quelques états ne peut suffire à résorber l’ampleur de la crise écologique surtout lorsque celle-ci s’inscrit dans la création d’un marché des droits à polluer. Si le processus engagé depuis Rio a produit de premiers résultats ils sont bien en deçà des nécessités. Toutes les régions du monde sont concernées c’est à cette échelle que la solution est envisageable.

Pour y parvenir l’intérêt général doit être supérieur à toute autre considération et doit trouver à s’exprimer dans un droit international environnemental qui tienne compte de considérations diverses dont celle qui allie l’efficacité écologique au principe du droit au développement de chaque nation. Tant que la dette écologique des pays industriels à l’égard des pays en développement sera niée alors toute avancée semble hypothétique.

Par ailleurs, on connaît les limites réelles de l’intervention des institutions internationales face à la domination de l’idéologie libérale. L’ONU, elle-même, en a fait les frais récemment alors qu’elle cherchait à se réformer. La pente inquiétante qu’elle a empruntée depuis lors en contractualisant des relations avec les multinationales est sans issue.

Soyons clairs, sans remise en cause du capitalisme financier, de la domination du dollar -et son remplacement à terme par une monnaie commune-, des objectifs de l’OMC, des règles actuelles du FMI qui démantèlent partout les services publics gages d’accès aux biens publics, le chemin reste très difficile.

En France, N. Sarkozy abandonne l’injuste et inefficace taxe carbone dans l’attente d’une taxe carbone aux frontières de l’Europe : c’est l’illusion du protectionnisme vert qui vise essentiellement les pays émergents comme la Chine et non les multinationales responsables des émissions. Pour amortir ce nouvel impôt les pays visés pèseront sur l’emploi, les salaires et les acquis sociaux. Ce serait une accentuation du dumping social sans garantie aucune de la moindre baisse de création de carbone par l’absence de réelles mesures d’adaptation des modes de production. Nous proposons de prélever chaque année 2% sur les dépenses militaires afin d’alimenter un Fonds mondial auprès de l’ONU géré par l’OME pour contribuer à un nouveau développement social humain. Le crédit, bien public, doit être délivré aux entreprises sur critères sociaux et environnementaux et des droits nouveaux doivent être reconnus aux salariés pour promouvoir des technologies non polluantes.

Face à ces enjeux l’opinion publique doit agir afin que demain l’OME puisse jouer son rôle de dépassement des intérêts particuliers et stratégies des puissances qui dominent les relations internationales.

Hervé BRAMY

Responsable national à l’écologie du PCF

Conseiller général de Seine-Saint-Denis

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Conflit social à la SNCF

13 Avril 2010, 12:35pm

Publié par PCF Villepinte

Au septième jour, la SNCF manœuvre sans négocier

Après une semaine de conflit, la direction campe sur ses positions. Les vice-présidents PCF de onze régions dénoncent la politique de libéralisation ferroviaire du gouvernement.

Alors que débute aujourd’hui le septième jour de grève, la situation est toujours bloquée à la SNCF. La direction a fait mine, hier, de vouloir rétablir le dialogue avec la CGT cheminots et SUD rail, en proposant la réunion d’une table ronde. Mais cette annonce s’apparente plus à une manœuvre dont l’objectif est de faire porter devant l’opinion publique aux deux syndicats la responsabilité de la poursuite du conflit. En effet, outre que cette table ronde n’aurait lieu que le 21 avril, elle réunirait l’ensemble des fédérations représentatives et pas seulement celles qui sont à l’origine de la grève. La tenue de cette réunion est enfin conditionnée à la reprise immédiate du travail, sans que la direction n’apporte aucune garantie sur le fait que les revendications des cheminots aboutissent favorablement. Inacceptable, donc, pour la CGT, qui revendique « l’ouverture immédiate de négociations avec les seuls syndicats grévistes ».

Le gouvernement reste silencieux

La direction de la SNCF n’entend pas céder sur son objectif de poursuivre ses restructurations. Preuve en est que la table ronde qu’elle a proposée hier porterait, entre autres, sur la mise en œuvre de la concurrence dans le TER. Il s’agit aussi, pour elle, de favoriser l’émergence d’« un pôle syndical réformiste » cantonné au seul accompagnement social de ses choix. « Nous (…) ne voulons pas valoriser la grève. Si on le faisait, cela affaiblirait les autres syndicats (non grévistes) », a ainsi expliqué, hier à l’AFP, une source proche de la direction.

Des revendications non corporatistes

Dans son obstination à refuser d’ouvrir des négociations, la direction de la SNCF se prévaut du soutien de l’État, l’actionnaire unique de l’entreprise publique. Après avoir qualifié la grève d’« inutile », au premier jour du conflit, mercredi dernier, par la voix du secrétaire d’État aux Transports, Dominique Bussereau, le gouvernement reste depuis silencieux. Intervenir pour contraindre la direction à infléchir sa gestion du conflit reviendrait à désavouer une gestion de l’entreprise qui n’est que la déclinaison de ses choix politiques.

Les revendications des agents de conduite, des contrôleurs et des agents du fret sont tout sauf corporatistes. Les vice-présidents PCF de onze régions

 [1], qui ont signé, vendredi dernier, une déclaration de soutien aux « cheminots en lutte pour le maintien et le développement du service public », ne s’y sont pas trompés. Dans ce texte, ils rappellent qu’ils constatent quotidiennement « la dégradation des conditions de transport (trains annulés, retards fréquents…) » et que les causes de celle-ci sont « le manque de moyens humains et matériels » de la SNCF. Les élus communistes soulignent que cette dernière a supprimé 20 000 emplois depuis 2002 et envisage d’en supprimer à nouveau plus de 7 000 d’ici à 2012. « Ces réductions drastiques d’emplois, les réorganisations sans fin au sein de la SNCF se font au nom de la libéralisation du secteur des transports voulue et conduite à marche forcée par le président de la République et son gouvernement », accusent-ils.

Les vice-présidents PCF demandent à Dominique Bussereau « de prendre ses responsabilités afin que le président de la SNCF sorte de son entêtement et ouvre sans tarder de véritables négociations ». Ils appellent enfin les « usagers » et les « citoyens » à se mobiliser « pour exiger du gouvernement qu’il cesse sa politique de casse du fret et de dégradation du service public ».

Pierre-Henri Lab

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Réforme des retraites

12 Avril 2010, 14:44pm

Publié par PCF Villepinte

Le secret de Polichinelle
Avant même d’avoir « consulté » le gouvernement sait déjà où il veut aller sur les retraites.

Par Maurice Ulrich

images-copie-2.jpgLa grande séquence de concertation sur les retraites serait donc engagée. Mais le mot semble déjà galvaudé. Le Figaro annonçait hier avec un petit titre en une le « Coup d’envoi des consultations » mais ouvrait ses pages économiques avec « Première passe d’armes sur les retraites » ; les Échos annonçaient « Le plan de bataille du gouvernement ». On peut douter par ailleurs de la volonté de concertation qui prévaut à l’Élysée et à Matignon, au regard de la situation à la SNCF. Il est avéré que la direction en dresse un tableau mensonger en minimisant les conséquences de la grève. Cela, au détriment des usagers abusés et dans l’espoir de voir le mouvement s’épuiser. Que signifie, sinon, son refus de négocier avant la reprise du travail, si ce n’est qu’elle spécule sur la démobilisation des cheminots. Au stade d’un conflit national, la direction de la SNCF ne peut agir sans le feu vert du gouvernement. Les usagers, les citoyens, doivent être informés de cette duplicité.

Les retraites ne sont pas d’abord un problème comptable. Il s’agit d’une question majeure de civilisation qui ne peut se satisfaire de manipulations et de calculs politiciens. La manipulation est patente : il n’y aurait d’autres solutions que l’augmentation des cotisations et le recul de l’âge du départ. C’est dire qu’avant même d’avoir « consulté » le gouvernement sait déjà où il veut aller, ce qui au demeurant est un secret de Polichinelle. Et d’arguer, faute de mieux, de la démographie. D’emblée, donc, des pistes majeures sont écartées. En premier lieu, la réforme de l’assiette des cotisations, faisant contribuer les revenus financiers sous leurs différentes formes. Comme s’il voulait en conjurer le spectre, l’éditorialiste des Échos feint de balayer d’un revers de plume cette hypothèse qui ne représenterait, selon lui, que ≈†quelques dizaines de millions d’euros de prélèvements sur le capital ∆Æ Les chiffres sont tout autre. Un scénario minimaliste de la Cour des comptes avance déjà celui de trois milliards. L’autre piste, plus exactement l’autre donnée, fondamentale, c’est la situation de l’économie elle-même. C’est curieux tout de même, cette propension largement partagée à déconnecter la question des retraites de la logique du capitalisme et des réponses qu’il entend apporter à sa propre crise. Délocalisations, fermetures d’entreprises, chômage, pression sur le pouvoir d’achat, précarité, suppressions d’emplois dans la fonction publique… Nicolas Sarkozy et son gouvernement poussent les feux de la machine libérale. En faisant le choix de la croissance financière contre la croissance réelle, ils sapent les bases de la solidarité nationale. On comprend qu’ils ne rencontrent que l’approbation du Medef.

Selon un sondage Louis Harris, 80 % des Français jugent nécessaire la réforme des retraites mais rejettent les pistes du gouvernement. 56 % ne veulent pas cotiser plus longtemps, 60 % rejettent l’idée d’un recul de l’âge du départ. On croit déjà entendre les couplets qui ne sauraient tarder sur la pédagogie nécessaire, les rigidités des Français, comparés à leurs voisins européens si coopératifs« †Mais peut-être que les Français commencent à avoir leurs idées sur la question et il ne fait aucun doute qu’ils seront très attentifs à la ≈†concertation ∆¨ ou à la confrontation qui s’engage. Le pouvoir n’a pas toutes les cartes en main et il biaise. Il appartient aux forces syndicales, aux associations, à la gauche de porter le débat sur les retraites dans l’opinion, pour une construction collective d’une très haute ambition ?

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