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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Luttes des cheminots

16 Avril 2010, 19:47pm

Publié par PCF Villepinte

Au 10e jour de grève…

LA MOBILISATION DES CHEMINOTS

OBLIGE LA SNCF A FAIRE DES ANNONCES

 cheAlors que la Direction SNCF, pariait sur 48h de conflit en méprisant, stigmatisant les cheminots qui s’engageaient dans l’action et en adoptant une posture refusant tout dialogue, c’est à l’aube du 10e jour de grève qu’elle est contrainte d’ouvrir des discussions dans la plupart des régions concernées par le conflit.

De ce fait, les usagers, qui supportent au quotidien les dysfonctionnements de la SNCF liés aux orientations de la Direction et du Gouvernement, subissent depuis le début du conflit l’incompréhensible intransigeance du Président de la SNCF et ce, avec l’aval de l’Elysée.

L’avenir du Service Public SNCF, du Fret ferroviaire comme réponse aux enjeux environnementaux, des moyens humains et les questions sociales, sont au coeur des revendications exprimées par les cheminots en grève.

Oui, c’est de plus de Services Publics que les populations ont besoin et la SNCF se doit de réorienter sa stratégie en répondant aux besoins de transport de la Nation, et non aux lois du marché et du business. C’est le sens des exigences des grévistes !

Depuis hier soir, les Directions Régionales SNCF, avec mandat national, organisent des cycles de discussions avec les organisations syndicales en grève et apportent des engagements en termes d’emplois, de conditions de travail, d’organisation de la production…

Encore insuffisantes sur le contenu dans nombre de régions, ces négociations territoriales, qui se poursuivent, sont à mettre à l’actif du rapport de forces qui s’exprime toujours.

Ainsi, la mobilisation reste importante dans certaines régions : 72% d’ASCT et 75% d’ADC en grève à Limoges, 75% d’ASCT et 88% d’ADC à Toulouse, 66% d’ASCT et 52% d’ADC à Bordeaux, 77% d’ASCT et 60% d’ADC à Lyon, 76% d’ASCT et 60% d’ADC à Montpellier, 59% d’ASCT et 53% d’ADC à Dijon, 65% d’ASCT et 61% d’ADC à Rouen, 68% de grévistes à la Direction Fret Atlantique,…

Ces discussions régionales, loin de répondre à l’exigence constante de la CGT pour de véritables négociations nationales sur les dossiers structurant de l’entreprise SNCF, constituent pourtant, au regard du rapport de forces national, des points d’appui non négligeables.

La Fédération CGT des cheminots engage la Direction SNCF à être conséquente et efficace dans les discussions, afin de permettre un déblocage de la situation conflictuelle. Dans le cas contraire, elle assumerait la pleine responsabilité de la poursuite de la grève.

Dans tous les cas, ce sont les cheminots grévistes en Assemblées Générales représentatives qui, après avoir débattu, apprécieront le résultat des discussions/négociations et décideront de la suite du conflit.

 

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EGALITE REPUBLICAINE

16 Avril 2010, 17:49pm

Publié par PCF Villepinte

Madame Amara, la politique de la ville doit cesser de discriminer le grand ensemble de Tremblay-en-France !  François ASENSI

trem.jpgL’appel de Fadela Amara à un « retour de l’ordre républicain » face aux violences survenues à Tremblay-en-France est une réponse dérisoire au processus de ghettoïsation à l’œuvre dans une partie de cette ville.

La secrétaire d’Etat à la Ville oublie que l’ordre républicain est indissociable de l’égalité républicaine.

Or Tremblay-en-France subit une exclusion incompréhensible du dispositif ANRU malgré une demande déposée par la municipalité depuis 2005. Son centre-ville est maintenu en dehors du classement en ZUS en dépit d’une nouvelle intervention auprès du Préfet en juillet 2009.

La plus grande cité populaire de Seine-Saint-Denis, avec 3000 logements d’un seul tenant, 25 tours et des indicateurs sociaux dans le rouge ne peut continuer à subir une telle discrimination institutionnelle et s’enfoncer dans la ségrégation sociale.

Les évènements qui se sont produits la semaine dernière placent l’Etat devant ses responsabilités face à une urgence sociale et urbaine.

Les critères discriminants d’éligibilité au plan de rénovation urbaine doivent être révisés au plus vite. Il est inacceptable que les habitants du centre-ville de Tremblay-en-France vivent la double peine de la paupérisation et de l’abandon de l’Etat.

Le Président du comité d’évaluation de l’ANRU Yazid Sabeg a estimé en conférence de presse que la ville de Tremblay-en-France avait toute légitimité à bénéficier de la politique de rénovation urbaine. C’est une première reconnaissance

Je réclame du gouvernement un engagement clair sur l’intégration de la ville de Tremblay dans la deuxième phase de l’ANRU et un effort financier dans le cadre du contrat urbain de cohésion sociale.

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SECURITE

16 Avril 2010, 17:40pm

Publié par PCF Villepinte

La colère des chauffeurs de Tremblay
securite.jpgLes conducteurs des Courriers d’Île-de-France du dépôt de Tremblay sont en droit de retrait après le caillassage de trois bus. Ils n’attendent rien des propositions de Brice Hortefeux.

« Je ne vais pas au taf pour prendre une balle ! » Dans son uniforme des Courriers d’Île-de- France (CIF), c’est sur le ton de l’évidence et du bon sens que le conducteur de la ligne 15 lâche ce cri du coeur. Avec ses collègues du dépôt du Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis), il fait valoir, depuis mercredi soir, son droit de retrait parce qu’il ne se sent plus, lui-même et les gens qu’il transporte, en sécurité dans son bus. Trois véhicules des CIF, de deux lignes différentes, ont été victimes, mercredi, de caillassages qui ont engendré des dégâts matériels mais pas de blessés. Hier matin, les 250 machinistes étaient tous dans la cour de leur dépôt, bien décidés à obtenir de leur patron et des pouvoirs publics des garanties pour enfin faire leur travail en toute sécurité.

L’INCOMPRÉHENSION EST TOTALE

Signe de la tension et de la peur qui règnent dans ce dépôt, alors qu’ils sont tous prêts à témoigner des difficultés de leur métier, aucun conducteur n’accepte de rendre publics son prénom, et encore moins son nom. Alors que l’enquête de police se poursuit pour connaître la nature des projectiles lancés sur les bus, plusieurs machinistes sont persuadés que l’un des véhicules a été la cible d’un tir d’arme à feu. « On ne va quand même pas conduire avec un casque intégral et un gilet pare-balles », lance une conductrice. L’incompréhension face à ces agressions, et face au jeune âge des personnes arrêtées à la suite de l’incendie d’un bus le 31 mars dernier, ne laisse pas de les interroger : « Nous transportons leurs parents, leurs familles… Pourquoi s’en prennent- ils à nous ? » Une femme, badgée CIF, avance une explication : « Dans ces quartiers, toute personne qui porte l’uniforme est vue comme un ennemi. »

LA PRÉSENCE POLICIÈRE N’A SERVI À RIEN

Tous sont d’accord pour dire que l’ampleur des difficultés est telle qu’aujourd’hui les solutions ne peuvent pas être trouvées dans le seul cadre de leur entreprise. Et tous sont d’accord pour dire que les récentes propositions du ministre de l’Intérieur – présence de policiers et vidéosurveillance dans les bus – n’apporteront aucune amélioration. « L’un des bus agressés était précédé d’une voiture de police, Cela n’a servi à rien et je crois même que ça a excité les jeunes », précise Wajid Ben Abdelmalek, délégué du personnel CGT. Autour de lui, les conducteurs assurent qu’ils ne reprendront pas le travail sans un « plan de sécurisation complet ». « La direction de l’entreprise ne prend pas du tout ses responsabilités et préfère se tourner vers l’État mais les pouvoirs publics ne prennent pas non plus toutes leurs responsabilités », avance le délégué du personnel, avant de réclamer la « tenue rapide d’une table ronde à la direction régionale du travail, regroupant les élus des communes desservies (Aulnay, Sevran, Villepinte, Tremblay), l’État, ainsi que la direction nationale des CIF, Keolis (propriétaire des CIF) et la SNCF (actionnaire majoritaire de Keolis) ». « Et les associations de quartiers », ajoute Idriss Talhi, élu CGT, persuadé qu’aucun progrès ne peut se faire sans la population. Un conducteur de la ligne 15, celle qui a subi l’incendie puis le caillassage, s’inquiète pour ses usagers. « Si, le week-end prochain, nous sommes toujours en droit de retrait, comment vont faire les familles qui font leurs courses au centre commercial de Sevran ? »

DANY STIVE

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Jeunesses

16 Avril 2010, 10:54am

Publié par PCF Villepinte

 

Les jeunes communistes veulent s'ancrer "dans le réel"

Jeunes et étudiants communistes tiennent leur congrès 2010 jusqu’à dimanche, à Gennevilliers (Hauts-de-Seine). Ils fêtent les quatre-vingt-dix ans du mouvement en questionnant l’efficacité de son action politique dans un contexte difficile.

Trois jours pour se remettre collectivement "en phase" avec la séquence politique. Depuis le dernier congrès du Mouvement des jeunes communistes de France (MJCF), en 2006, "deux événements politiques majeurs sont apparus : la crise du capitalisme et l’accession de Nicolas Sarkozy au pouvoir", note Pierrick Annoot, secrétaire général sortant, dans le texte de préparation transmis aux adhérents avant l’ouverture du congrès 2010, vendredi à Gennevilliers (Hauts-de-Seine).

« Depuis un an, de nombreux sondages qualitatifs et quantitatifs sur le rapport au capitalisme montrent en France une position critique très forte sur ce système". Dans ces conditions, le MJCF s’interroge sur la stratégie politique à adopter : ne plus rester « défensif » travailler sur « l’intellectuel collectif » redéfinir l’apport des jeunes communistes, et leur capacité à « engager le dialogue avec tous les secteurs de la société » En clair, « comment être utile ? » s’interroge Pierrick Annoot.

Il semble qu’une partie de la réponse tienne dans la façon de militer que les jeunes communistes ont adoptée ces dernières années. Des interventions concrètes sur le terrain, comme la campagne sur l’emploi des jeunes menée fin 2009. « Le défi, c’est d’avoir un débat de fond avec les jeunes, qui ne soit pas "stratosphérique" explique-t-on à la JC, mais ancré dans le réel. "Si on part du quotidien des jeunes, on redonne de la crédibilité à notre action politique".

Ce congrès devrait aussi poser les questions qui fâchent. L’implantation, « qui suit celle du PCF » vacille. Dans le monde du travail, elle est encore plus faible que celle du « grand frère » "On est plutôt implanté dans les lycées des grandes villes, les facs"¨ plaide Pierrick. D’où la nécessité évoquée d’aller "là où se trouvent les jeunes de ce pays" dans leur « diversité » En filigrane revient la question de l’efficacité de son action : « Nous devons poser la question de nos pratiques politiques et clarifier la manière dont militent les jeunes communistes aujourd’hui. Sous peine de se couper du public visé ?

La période suscite des attentes fortes dans la population jeune. Si on ajoute la possibilité d’identifier clairement l’adversaire politique, Nicolas Sarkozy, qui incarne « la politique de droite dont les jeunes ne veulent pas » elle est propice à ce que les mouvements de jeunesse dans leur ensemble se développent. Le MJCF en particulier : tombé à 12 000 adhérents environ, saura-t-il se positionner en alternative au « libéral populisme autoritaire et à « l’écolocapitalisme qu’il dénonce ? Grégory Marin

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Emploi

16 Avril 2010, 10:51am

Publié par PCF Villepinte

 Pôle emploi : le ras-le-bol, même au sommet
Auteur d’un rapport, mesuré, sur les dysfonctionnements liés à la fusion ANPE-Unedic, Benoît Genuini démissionne, avec fracas, de sa fonction de médiateur de Pôle emploi. Un geste symbolique d’un malaise profond, partagé d’un côté comme de l’autre des guichets de l’assurance-chômage.

C’est la pagaille à Pôle emploi, mais chut  ! Dans le contexte de chômage galopant, la fusion à marche forcée entre l’ANPE et les Assedics montre chaque jour ses limites  : condamnés sous peine de sanctions à prendre des emplois en voie de raréfaction ou, tout simplement, de précarisation, les chômeurs, contrôlés, ponctionnés en cas de «  trop-perçu  » ou radiés parfois mécaniquement, subissent de plein fouet les effets des «  dysfonctionnements  » liés à la création de Pôle emploi et de l’allongement des délais pour établir leurs dossiers  ; et, au sein des agences fusionnées, les personnels, placés en concurrence avec les opérateurs privés de placement, sont, eux, incités à faire toujours plus de chiffre, quand le président de la République et le gouvernement avaient claironné leurs promesses fallacieuses de réduire le nombre de demandeurs d’emploi suivis par agent. De part et d’autre des guichets, livres-témoignages, grèves ou tentatives de suicide en témoignent, le malaise est patent face à cette «  machine à broyer  ».

Témoin, ce qui vient d’arriver à Benoît Genuini, médiateur et membre de la direction de l’organisme fusionné  : après avoir publié il y a un mois son rapport 2009, ce très proche de Martin Hirsch, ex-haut commissaire aux Solidarités actives dans le gouvernement Fillon, a claqué la porte hier de Pôle emploi. Et en recourant aux services d’une boîte de communication qui a largement diffusé l’information, il a choisi de le faire savoir largement… avant de se mettre aux abonnés absents  ! «  Je n’ai ni les moyens ni le soutien nécessaires pour continuer à faire mon travail, a-il expliqué au Figaro. La direction générale n’a pas vu l’intérêt de mon rapport parce qu’elle accepte mal toute forme de critique.  » Dans ce document qui, très éloigné du brûlot syndical, se contente de relater une soixantaine d’histoires réelles de chômeurs et de préconiser «  beaucoup plus de bon sens et d’humanité  », l’ex-médiateur de Pôle emploi tentait notamment d’alerter sur «  l’impact des radiations sur ceux qui en font l’objet  » ou encore sur certains «  excès  » liés aux activités de recouvrement d’allocations «  indues  ».

impossible indépendance

Pour Laurent Guilloteau, membre de la coordination des intermittents et des précaires d’Île-de-France qui, ces derniers mois, a mené plusieurs actions collectives sur le terrain pour faire annuler des procédures de radiation ou de récupération de trop-perçu (lire aussi notre témoignage), «  l’assurance-chômage est aujourd’hui une zone de non-droit et le phénomène est si massif qu’on ne voit pas bien ce qu’un médiateur pourrait y changer quand, pour un même chômeur, le système peut aller jusqu’à établir des notifications contradictoires, verser une allocation, puis la retirer sans jamais nous avertir et saisir tout, y compris la quotité insaisissable.  »

Tant à la direction de Pôle emploi que dans les syndicats, cette démission spectaculaire a pris tout le monde de court. Pour le SNU Pôle emploi, Philippe Sabater considère que «  le médiateur a été poussé dehors  : il n’y avait aucune indépendance possible parce qu’il était sous la tutelle directe de la direction  ». Délégué syndical central CGT, Stéphane Guillou ne se montre guère étonné par ce départ  : «  Il suffit que le médiateur ait un tout petit peu de conscience personnelle pour choisir la démission. Au fond, le médiateur comptait parmi les 80 % de salariés qui, selon l’enquête sur les risques psychosociaux à Pôle emploi, considèrent que, dans leur travail, on leur demande de faire des choses auxquelles ils n’adhèrent pas.  »

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Après le rapport du Conseil d’Orientation des Retraites

15 Avril 2010, 22:04pm

Publié par PCF Villepinte

Publié le jeudi 15 avril 2010
Bernard Thibault au congrès des retraités CGT
 

Le secrétaire général de la CGT s’est exprimé sur le contenu du rapport du Conseil d’Orientation des Retraites à l’occasion de sa participation aux travaux du neuvième congrès des retraités CGT

 à la Rochelle le 15 avril.

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politique

15 Avril 2010, 13:46pm

Publié par PCF Villepinte

Élargir le Front de gauche
Logo frontdegauche.jpg Des militants de la Fase, des Alternatifs et du NPA lancent un appel à « l’autre gauche ».

Une quinzaine de militants, issus de la Fase (Fédération pour une alternative sociale et écologique), de l’ACU (Association des communistes unitaires), du NPA et des Alternatifs, se prononcent, dans un appel publié par Politis, pour un Front de gauche élargi « à l’ensemble des forces politiques, syndicales, associatives et citoyennes de la gauche de transformation sociale ». Parmi les signataires, figurent le député de Seine-Saint-Denis, Patrick Braouezec, Pierre Zarka et Gilles Alfonsi, démissionnaires du PCF  ; l’ex-adjointe au maire de Paris, Clémentine Autain  ; Jean-Jacques Boislaroussie et Roland Mérieux, des Alternatifs  ; l’universitaire Pierre Cours-Salies ou encore des animateurs du NPA comme Leila Chabi et Yann Cochin.Ils estiment qu’en dépit d’une unité incomplète de « l’autre gauche » aux régionales, ces élections ont fait naître des « points d’appui pour l’avenir », avec l’élargissement du Front de gauche à de nouvelles forces, notamment au NPA dans certaines régions. « Mais, estiment-ils, des logiques partidaires ont freiné le rassemblement », des « forces unitaires » ayant été « laissées sur le chemin », selon eux. Sans les citer, les signataires font référence à l’ACU et à la Fase, nombre de leurs membres étant par ailleurs déjà adhérents du PCF ou d’un autre parti. L’appel ne fixe pas de périmètre à la « gauche de transformation », l’ACU estimant, pour sa part, que celle-ci peut aller jusqu’à certaines composantes d’Europe Écologie, avec lequel elle prône la mise en place d’« espaces de confrontation d’idées et de pratiques » (Cerises, du 9 avril, édité par l’ACU). Proclamant leur volonté de s’associer à « toute démarche allant dans ce sens », les signataires se prononcent pour des « assises nationales d’un front ouvert à toutes (ces) forces » dans les luttes comme dans les élections.

Sébastien Crépel

 

Faire vivre un Front de gauche populaire

Les militants val-de-marnais, dans leur diversité, veulent capitaliser les résultats.

« N ous ne sommes pas au bout de la démarche du Front de gauche. » C’est le message que Christian Favier, président communiste du conseil général du Val-de-Marne et tête de liste du Front de gauche dans le département lors des dernières élections régionales, voulait faire passer, vendredi, lors d’une réception qu’il organisait à Vitry-sur-Seine avec ses colistiers. Étaient présents les membres de la liste, communistes, du Parti de gauche, de la Gauche unitaire, syndicalistes, associatifs et près de 300 militants qui avaient mené la campagne électorale.

Pour Christian Favier, « face à la politique du pouvoir, il faut rester unis et rassemblés ». Revenant sur la campagne et sur le taux important d’abstentions, il a poursuivi  : « Les gens sont en attente d’une autre façon de faire de la politique et la dynamique que nous avons développée avec le Front de gauche est une manière de répondre à ces attentes. »

Le cocktail qui a suivi a permis un débat entre les militants sur l’avenir du Front de gauche, le besoin de développer des luttes sur les retraites, l’hôpital, les transports… et d’ouvrir une alternative de changement. Cette soirée, placée sous le thème « Ensemble pour un nouvel espoir à gauche », témoigne d’une volonté, chez les initiateurs, de pérenniser et d’élargir cette dynamique de rassemblement.

Max Staat

 

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Besoin d’idées neuves pour relancer l’économie

15 Avril 2010, 13:42pm

Publié par PCF Villepinte

 Dans cette situation pleine d’incertitudes où, en dépit d’une intervention sans précédent des États et des banques centrales, la croissance marque le pas en Europe et particulièrement en France, on voit bien qu’il faut chercher des idées neuves pour relancer nos économies.

Pour sauver les banques et leurs enfants naturels, les marchés financiers, les États de la zone euro se sont lourdement endet­tés et maintenant ce sont ces mêmes ban­ques et 
ces marchés financiers qui spécu­lent et réalisent d’énormes profits sur des dettes publiques dont ils sont en grande partie responsables.

Cela souligne qu’il faut à la fois déconnecter le financement des dépenses et des services publics des marchés financiers et réformer 
le système bancaire afin que la Banque centrale euro­péenne et les banques commerciales jouent un tout autre rôle.

Cela suppose d’appliquer autre chose que les vieilles recettes mises en œuvre par les libéraux et les sociaux-libéraux depuis un quart de siècle. La crise impose de faire preuve de novation. C’est dire que tous ceux qui veulent agir pour dépasser le capitalisme ont une véritable opportunité historique. L’opinion et certains cercles dirigeants de gauche peuvent être plus facilement sensibles à des idées nouvelles.

Ainsi, l’un des responsables des questions économiques du Parti socialiste, Liem Hoang Ngoc, vient de reprendre à son compte la proposition des économistes communistes d’engager une réforme déci­sive de la BCE lui permettant de financer à taux réduit la dette 
des États membres de la zone euro. Certes, il faut évaluer cette démarche à 
sa juste mesure. Pour Liem Hoang Ngoc, cette proposition ne s’imposerait que dans les situations où « les primes de risque sur les emprunts d’État, exigées par les marchés, devien­nent excessives ».

Il est vrai que le taux des emprunts grecs est aujourd’hui supé­rieur à 6 %, alors que la BCE prête aux banques à 1 %. Par ailleurs, il ne s’agit que d’une position personnelle. Le Parti socialiste ne remet pas 
en cause l’action et le rôle de la BCE, pas plus que le traité de Lisbonne.

Le dialogue doit donc se poursuivre et le mouvement social, les citoyens, ont tout intérêt à s’en mêler. La transformation du rôle de la BCE serait en effet un atout décisif pour mettre enfin la construction européenne au service des peuples.

La mobilisation permanente de sa capacité de création monétaire en faveur du finance­ment des dépenses et des services publics permettrait de donner un essor considéra­ble au développement des hommes et, dans les conditions de la révolution infor­mationnelle actuelle, à la croissance et 
à l’efficacité économique et sociale

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Peugeot :

15 Avril 2010, 13:37pm

Publié par PCF Villepinte

 

 "ces gens-là se fichent du monde"

Début 2009, quand l’État lui a apporté 3 milliards d’euros d’aides publiques, le groupe PSA s’est engagé à ne fermer aucune usine, à ne pas licencier. Il vient d’annoncer la fermeture du site de Melun-Sénart, employant 390 salariés.
Pour Daniel Paul, député (PCF) de Seine-Maritime, l’État devrait exercer un réel contrôle sur les constructeurs.

Peut-on parler de non respect de ses engagements par PSA, après l’annonce de la fermeture du site de Melun-Sénart ?

Daniel Paul. A l’évidence, PSA se cache derrière les mots, puisqu’il prétend que ce site n’est pas un site de production, en raison de quoi il ne saurait être compris parmi ceux qui sont exclus des mesures de fermetures ou de licenciements, selon les termes de l’accord passé avec le gouvernement. Mais quand un groupe comme PSA a perçu trois milliards d’euros d’argent public de la part de l’Etat, on peut s’attendre à ce qu’il ne ferme pas d’usine, quelle qu’elle soit, sur le territoire national. Cette décision du groupe montre bien que nous avions raison de mettre en cause la pertinence même de ce type d’aides.

La crise de l’automobile est-elle un effet de la crise globale, ou bien le fait de logiques privilégiant les actionnaires contre l’emploi ?

Daniel Paul. Il y a les deux. Il est clair que le secteur automobile est victime, comme d’autres industries, de la crise actuelle, avec son impact sur le pouvoir d’achat des ménages, et l’assèchement du crédit. Dans l’automobile, la crise est entrée dans une phase nouvelle. Les effets de la prime à la casse se réduisent, et la période qui s’ouvre risque d’être d’autant plus difficile que le pouvoir d’achat en berne n’incite pas à l’acquisition de véhicules neufs. Mais il y a aussi la course à la concentration engagée chez les constructeurs, qui prend la forme de fusions, de mariages. On sent qu’un mouvement de fond est en cours dans lequel les entreprises recherchent le maximum de rentabilité. La question de la restauration du taux de rentabilité à deux chiffres est au cœur de cette financiarisation.

Peut-on parler d’un jeu de dupes de la part des constructeurs ?

Daniel Paul. Clairement, il y a tromperie. Ces gens-là se fichent du monde. Ils profitent de la crise pour justifier des opérations qui ne visent en réalité qu’à améliorer la rentabilité et à gagner en productivité. L’emploi, les hommes, les salariés, ils n’en ont rien à faire. On a vu, chez Sodimatex, les travailleurs devoir taper du poing sur la table et menacer pour obtenir ce qu’ils demandent… Chez Renault Sandouville, on demande aux salariés de travailler plus vite alors qu’ils sont touchés par des mesures de chômage partiel ! Quant au gouvernement, au-delà des mots, il se soucie davantage de la rentabilité des groupes que de la pérennité de l’activité sur le territoire national, avec ce que cela voudrait dire de maintien et de développement de l’emploi, et de sauvegarde de tissu industriel dans les bassins d’emplois. Le déménagement de PSA de Melun-Sénart vers Vesoul, cela signifie d’abord une perte

d’activités et d’emplois pour la région de Melun

Que faudrait-il faire pour que l’Etat exerce un réel contrôle sur ces entreprises ?

Daniel Paul. Il serait préférable d’investir dans le capital des entreprises de façon à pouvoir peser sur leur stratégie même plutôt que de leur donner des aides financières, même conditionnées en bonne et due forme. Ce qui se passe à PSA montre bien qu’il est facile de contourner ces engagements. Par le passé, l’Etat est monté en puissance dans le capital d’entreprises d’autres secteurs, comme les chantiers navals de Saint-Nazaire. Pourquoi ne le ferait-on pas dans un domaine aussi stratégique que l’automobile pour protéger cette industrie et ses emplois  ? Pour Renault, nous avons proposé que l’Etat acquière plus de 33 % du capital. Cela permettrait de disposer d’un réel droit de regard.

Entretien réalisé par Sébastien Crépel

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reforme des retraites

15 Avril 2010, 06:14am

Publié par PCF Villepinte

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Retraites : réforme au pas de charge sur un sujet crucial
Bernard Thibault réagit sur LCI au lendemain de la rencontre au ministère du Travai
PUBLIÉ LE 13 avril 2010 l

 

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