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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Peuples de tous les pays européens unissons-nous !

24 Avril 2010, 06:34am

Publié par PCF Villepinte

Tous grecs !

Par Patrick Le Hyaric

grecDans chaque tragédie, il y a un prologue. On peut craindre que la grave situation que connaît la Grèce ne soit l’inquiétant prologue d’une tragédie pour toute l’Union européenne. Celle-ci est organisée depuis le jour où ceux qui se sont érigés comme les seuls détenteurs de l’idée européenne ont forcé la Grèce à adopter l’euro en lui permettant de camoufler l’ampleur de sa dette publique. Et aujourd’hui, des agences de notation privées, liées aux requins de la finance, émettent sur la Grèce des notes d’insolvabilité pour faire monter les enchères des taux d’intérêt des emprunts que ce pays est désormais contraint de contracter. Ces derniers ont dépassé les 8 %, quand l’Allemagne en dispose à 2,5 %. Qui profite de ce climat alarmiste ? Seules les grandes banques et compagnies d’assurances privées. Elles accumulent chaque jour avec de tels taux des profits colossaux qu’elles font payer au peuple grec en abaissement de salaires, en réduction de dépenses publiques utiles, en augmentation de différents impôts, en recul de l’âge de la retraite, en privatisations. Mais aucune décision n’est prise pour abolir les cadeaux fiscaux et sociaux aux grandes entreprises et aux classes les plus fortunées ; pour imposer les revenus du capital et de la rente ou encore pour réduire les dépenses d’armement.

La Banque centrale européenne qui a massivement prêté de l’argent aux banques privées n’est pas autorisée, en vertu de l’article 123 du traité de Lisbonne, à en faire autant pour les pays. C’est le comble ! C’est exactement le contraire des possibilités offertes à la Réserve fédérale américaine. Les mêmes banques, y compris grecques, qui ont reçu des milliards d’euros de fonds publics au titre de leur plan de sauvetage, spéculent aujourd’hui avec gourmandise sur la dette publique en toute impunité. Et pendant ce temps, MM Barroso ou Van Rompuy, Mme Merkel ou M. Sarkozy amusent la galerie, palabrent sans fin, laissant la Grèce et demain l’Espagne, le Portugal, l’Italie, l’Irlande et toute l’Europe, dériver dans le marasme et la faillite pour leurs populations.

Tout être sensé ne peut être que révolté par cette situation. Le débat qui a eu lieu au moment du référendum sur le traité de Maastricht puis sur le projet de constitution européenne, trouve ici une résonance particulière. En effet, quelques mois seulement après la mise en place du traité de Lisbonne, on voit les méfaits d’une stratégie qui a conduit à créer, à marche forcée, une monnaie unique et une Banque centrale européenne indépendante des États, mais très dépendante des marchés financiers. L’accélération du climat de panique créé depuis hier matin ne vise qu’à camoufler cet échec lamentable ; à laisser les mains libres aux spéculateurs et surtout à préparer des mesures de super-austérité, de casse des systèmes sociaux et de retraite dans tous les pays de l’Union européenne. Maintenant ça suffit ! Avant qu’il ne soit trop tard, il faut que des voix s’élèvent contre cette Europe capitaliste et ses dirigeants qui nous mènent dans le mur.

Peuples européens, donnons-nous la main pour que la Communauté européenne porte vraiment et d’urgence secours à la Grèce. Rassemblons-nous pour changer les traités, exiger une autre répartition des richesses, l’augmentation des salaires, un autre crédit public, la sécurisation du travail, de la sécurité sociale et des retraites, pour réduire les dépenses d’armement.

Peuples d’Europe, unissons-nous pour renverser les tables de la loi de l’argent roi et pour construire l’Europe sociale, solidaire et écologique. C’est le sens de l’initiative que prend l’Humanité d’une grande campagne de solidarité avec le peuple grec et pour transformer l’Europe.

Signez notre pétition en ligne


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Corse

23 Avril 2010, 18:06pm

Publié par PCF Villepinte

 

Enquête:

 Les Corses veulent tourner la page

Après-régionales. Dans un paysage marqué par le clanisme et les petits arrangements entre amis, l’opinion publique insulaire a, à sa façon, réhabilité la politique en choisissant une gauche mieux ancrée incarnée par la figure emblématique de Dominique Bucchini, nouveau président de l’Assemblée territoriale.

Envoyé spécial.

« Vous avez imaginé un nouveau printemps  ! » Les mots de Léo Micheli, grande figure de la résistance en Corse, sonnaient juste. Ce soir-là, à Borgo (Haute-Corse), les acteurs de la victoire de la gauche aux régionales, plus précisément ceux qui avaient fait le choix de défendre la liste conduite par Dominique Bucchini (PCF) dans un contexte de fortes divisions, à gauche comme à droite, étaient invités à fêter leur campagne. Et tout particulièrement l’élection de leur tête de liste à la présidence de l’Assemblée territoriale.

Les quelque 400 personnes (on refusera du monde) venues partager la paella ne cachaient pas leur joie. Quelque chose d’inédit se passe en ce moment en Corse. Bien au-delà de la seule éviction du pouvoir régional d’une droite toute-puissante depuis un quart de siècle. Une Corse qui veut croire en « une démocratie apaisée », selon les termes de Dominique Bucchini lors de son élection, après des années de magouilles politiciennes rythmées par les bombes et souvent les assassinats, comme si les unes et les autres participaient d’un même couvercle asphyxiant les aspirations d’un peuple. Qui ne demande qu’à vivre. Dans la dignité et le respect. Et l’a dit, en l’exprimant à première vue de façon contradictoire, à l’occasion de ces régionales. Lesquelles, ici, ont un sens politique spécifique dans la mesure où le pouvoir régional, institutionnellement et pragmatiquement, concentre un intérêt d’autant plus vif que Paris semble loin, condescendant, et sourd aux battements des coeurs insulaires. Au point que des extrémistes nationalistes ont cru pouvoir y assassiner un préfet. Au point aussi que l’Élysée y a vu souvent un terrain d’expérimentation politique, le dernier élément en date étant la modification du mode de scrutin, sur demande de l’UMP régionale, anticommuniste à tendance pétainiste, et avec l’appui du PRG corse, à moins d’un an des élections. Le but étant de marginaliser une partie de la gauche au mépris de la pluralité et de favoriser une gouvernance de recomposition consensuelle sous le seul signe « du mieux-disant électoral », comme le souligne Michel Stefani, secrétaire fédéral de Haute-Corse et secrétaire du comité régional PCF.

Le seul pôle inoxydable de gauche

Le tout alors que circulaient des rumeurs, non vraiment démenties par l’intéressé, donnant ministrable par Fillon Paul Giacobbi (PRG). Paul Giacobbi fera in fine le choix de la gauche. Jusqu’à devenir le président de l’exécutif de l’Assemblée : le scénario initial a échoué.

Qu’est-ce qui a bien pu faire capoter cette tentative de perte de repères ? À gauche, les choses semblaient bien mal engagées. Elles se traduiront d’ailleurs par la présence de quatre listes au premier tour. Avant d’en arriver là, en août 2010, une opération « Convergences à gauche » sous la houlette d’Émile Zuccarelli (PRG) avait pour ambition d’additionner des personnalités en faisant fi de leurs engagements partidaires sous couvert d’une union à tout prix sans contenu et s’exonérant de démarche politique claire. Jusqu’à isoler le PCF. Des arrière- pensées législatives mineront le calcul. C’est pourtant l’opinion publique qui forcera le destin en refusant la perpétuation de ces habitudes politiciennes posées comme sport régional par ceux qui s’y complaisent. Peut-être est-ce à ce moment-là que les regards se sont portés sur la liste Bucchini. Figure emblématique d’une gauche précisément sans complaisance envers aussi bien la violence nationaliste que les petits arrangements entre amis, l’homme est un point de repères stables sur l’échiquier politique dans une Corse où la résistance, notamment communiste, reste une valeur constructive.

Au cours de la dernière mandature, les élus régionaux ont constitué le seul pôle inoxydable de gauche sur tous les dossiers. Ceux des luttes contre la cherté de la vie, les bas salaires, la précarité de l’emploi, la casse du service public, la volonté d’améliorer la couverture sanitaire, l’exigence de construire des logements sociaux pour faire reculer la pression spéculative et les dérives affairistes et mafieuses. Ou aussi, plus globalisant, celui du Padduc (aménagement du territoire et projet de société), nettement inspiré par les canons ultralibéraux européens. Un projet alternatif à celui élaboré par la droite sera largement popularisé dès mars 2009, et utilisé comme un véritable projet pour la gauche à l’occasion de quelque vingt-deux rencontres microrégionales au mois d’octobre, alors que les partenaires à gauche se débattaient dans une mélasse peu ragoûtante. Cela aboutira au retrait du texte, la droite le soumettant de fait à une approbation électorale de ses candidats.

une gauche rassemblée au second tour

Dans la foulée, des états généraux de la gauche ont été tenus, quelque 300 initiatives avec les candidats et Dominique Bucchini ont été assurées en cinq mois, au prix d’innombrables kilomètres à travers les deux départements. « Cette expérience a mis en évidence la possibilité de susciter une dynamique populaire sur des objectifs précis, note Michel Stefani, dès lors qu’à gauche s’engage une action commune conforme aux attentes sociales et démocratiques », puisque le PCF n’avait pas déserté l’initiative « Convergences à gauche », mais en mettant l’accent sur le contenu de l’alternative et en proposant d’organiser une rencontre des partis de gauche afin d’y voir plus clair sur les intentions et les objectifs de chaque formation. Pour Dominique Bucchini, il s’agissait de donner un coup d’arrêt à la politique de la droite en Corse et de faire en sorte que l’Assemblée ne soit plus le relais du gouvernement Fillon-Sarkozy. La question n’étant pas de se différencier pour se différencier. « Ce débat n’était pas un obstacle ni un drame, dans la mesure où, de manière responsable, nous proposions clairement que la gauche se rassemble au second tour », explique Michel Stefani. D’autant que des gens venus d’horizons politiques différents à gauche ont alors été sensibles à cette approche visant à réellement changer dès 2010, et Dominique Bucchini étant le premier à se positionner et à ne rien cacher de son attitude au second tour.

René Amoretti est de ceux-là. Militant PS depuis dix ans, enseignant, il constate que « le PS en Corse est phagocyté par les Radicaux de gauche en perdition ». Il a vu dans l’attitude du PCF avec le Front de gauche « un espace politique, une vision à gauche, des idées antilibérales ». « Avec le libre-échange, on va dans le mur ». Aujourd’hui, il a bien l’intention de faire vivre cet espace et envisage avec quelques autres de se structurer au sein de celui-ci « pour exister collectivement ». Roland Orève a un autre parcours. Fonctionnaire, il s’est jusque-là surtout engagé dans l’humanitaire et le sport de haut niveau. Désormais, il est décidé : « Je vais prendre mon droit de parole. » Depuis trente ans, il a tout observé en Corse. Son constat : « Pas de changement.  » Cette fois, il a participé à la campagne de « la seule liste de gauche anticapitaliste, avec l’image médiatique de Dominique Bucchini qui inspire le respect ». Il avoue : « Il était naturel que je regarde cet espoir à gauche, avec un PCF dans ses plus beaux fondements. » S’il ne cache pas avoir ressenti des craintes au second tour où l’on a transigé avec ceux qu’on a beaucoup critiqués, il remarque : « Nous avons désormais en Corse une gouvernance qui tire vers la gauche. » Mais il observe : « La jeunesse n’est pas ici. » Selon lui, « les nationalistes ont pris la place des communistes dans les quartiers ».

Car le score des nationalistes « modérés », conduits par le tandem Simeoni-Angelini, est aussi le deuxième constat à l’issue du scrutin régional. Et une partie de la jeunesse n’y est pas pour rien. Pierre, vingt et un ans, étudiant en droit, est amer. « Autour de moi, tous les jeunes ont voté pour eux. Impossible de discuter.  » Maria, vingt-quatre ans : « Il y a un enthousiasme que je partage pour les nationalistes non violents. Et pourtant, je sais bien qu’ils n’ont aucun discours social. » Pierre : « Ils influencent une jeunesse non politisée. Leur discours est populiste, démagogique. Ils ont promis d’augmenter les bourses des étudiants de 200 %. Ils apparaissent, eux aussi, comme porteurs de nouveauté dans le paysage clanique, y compris pour de moins jeunes qui ont voté communiste ou socialiste dans le passé. Pourtant, ils n’ont pas clairement dit non à la droite. Il prend garde de ne pas les associer aux durs de Corsica Libera, conduit par Talamoni. « Eux, ne condamnent pas la violence. » Sans plus de nuance, il les associe « au vote Front national sur le continent ». Stéphane, la quarantaine, voit dans le score des modérés « plein de choses qui ont fonctionné : la jeunesse, le look, le niveau de crédibilité du discours, le refus de la violence, même si Simeoni est plus ambiguë sur ce sujet ». Ce qui a séduit, analyse-t-il, c’est le ni gauche ni droite : « Ils sont peut-être de gauche, peut-être de droite. Ainsi qu’un côté écolo. » Le tout sur la base d’un constat : la faillite des clans.

Or, estime Stéphane, ici, « rien ne peut se faire sans les nationalistes. Le fait nationaliste a accompagné toute la vie politique de ceux qui, aujourd’hui, sont des quarantenaires, même si les gens ne sont pas dupes et savent qu’ils sont la bourgeoisie de demain. Des gens de droite écoeurés par la droite ont voté pour eux. C’est le 1981 de la Corse ». Dans le même temps, Stéphane fait un parallèle avec le vote Bucchini : « Une aspiration à tout changer, à bousculer, droit dans ses bottes, valeur sûre. »

« C’est dingue ce qui se passe », lance Stéphane. Vote nationalistes modérés, vote Bucchini ? Une même aspiration à des pratiques nouvelles ? Et une condamnation de la droite ? Si l’analyse est juste, la gauche ou les nationalistes sont désormais au pied du mur. Avec une responsabilité toute particulière pour la seconde. Dominique Bucchini : « Que le mouvement populaire irrigue la société corse et remonte jusqu’à la présidence de l’Assemblée et on vivra mieux dans une Corse toujours plus ouverte.

DOMINIQUE BÈGLES

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ECOLE

23 Avril 2010, 06:26am

Publié par PCF Villepinte

 

  •  La suppression des allocations familiales :
  •  un aveu d'échec du gouvernement

 

Après l’annonce du chef de l’État qui s’acharne à vouloir supprimer les allocations familiales aux familles dont les enfants sont trop absents de l’école, Nadine Morano a estimé jeudi que ce projet avait pour but de « rappeler à leurs devoirs » les parents.

Voilà un propos digne du café du commerce ! Soyons sérieux. Existe-t-il vraiment des parents qui encouragent leur enfant à déserter l’école ?

Nadine Morano le sait bien, les parents d’enfants absentéistes sont d’abord et avant tout des familles qui vivent d’autant plus difficilement cette situation, qu’elles savent l’importance de l’éducation et les conséquences d’une scolarité gâchée. Au lieu de maintenir enfoncé la tête sous l’eau des parents, le gouvernement ferait mieux de développer des moyens de suivis et d’aides aux familles afin de les aider à résoudre leurs difficultés. La sanction est d’abord et avant tout un aveu d’échec de la politique gouvernementale.

Le PCF exige du gouvernement qu’il stoppe sa casse du service public de l’éducation. Il est maintenant urgent de multiplier le nombre de personnels d’encadrement qualifiés dans les écoles, les collèges et les lycées pour apporter aux élèves et aux enseignants les moyens nécessaires pour réussir.

Parti communiste français

Paris, jeudi 22 avril 2010.

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EMPLOI

23 Avril 2010, 06:20am

Publié par PCF Villepinte

 

Chômeurs en fin de droits :

 le "plan rebond" fait flop

Le gouvernement et les signataires du « plan rebond » se vantent d’avoir trouvé une solution pour chaque chômeur en fin de droits. Mais les mesures du plan se révèlent floues, soumises à conditions, voire hypothétiques.
Faites-vous votre opinion en lisant en ligne le document de l’accord.

Ces prochains mois, la déception risque d’être énorme parmi les chômeurs qui arriveront au bout de leurs allocations Assedic. Depuis jeudi, les signataires de l’accord intitulé « plan rebond pour l’emploi » gouvernement, patronat, syndicats sauf la CGT se relaient pour marteler qu’enfin leur travail acharné de négociateurs a débouché sur un compromis miracle. A les en croire, ils ont trouvé une « solution » pour chaque chômeur qui arrivera en fin de droits courant 2010. Pour un coût total de 705 millions d’euros pris en charge par l’État et l’Unedic, voire 838 millions si les régions non consultées mettent la main à la poche, chacune de ces personnes se verra proposer un contrat aidé, une formation rémunérée, ou à défaut, jusqu’à six mois d’une allocation exceptionnelle présentée comme un « filet de sécurité ». De sorte que le vœu exprimé par le président Sarkozy lors de son intervention télévisée fin janvier, de ne « laisser personne sur le bord de la route » semble exaucé. « L’aide exceptionnelle qui sera versée sur plusieurs mois « est une mesure de solidarité exemplaire » a salué l’UMP, tandis que le secrétaire d’État à l’emploi, Laurent Wauquiez, se félicitait d’un plan « très généreux pour ceux qui cherchent vraiment un emploi » et le Medef de « mesures exceptionnelles et temporaires sans précédent ». Côté syndical, la CFDT, en pointe dans la négociation, se vante d’avoir « obtenu une solution pour tous » et affirme qu’« aucun chômeur en fin de droits ne sera laissé pour compte ». « Quand 705 millions d’euros sont débloqués, il ne faut pas cracher dans la soupe », lance son secrétaire national, Laurent Berger.

Mais à regarder de plus près ce « plan rebond », derrière l’écran de fumée de l’effet d’annonce, nombre de mesures sont floues, soumises à conditions, dépendant de critères encore à déterminer, écrites au conditionnel, ou reprises de dispositifs déjà actés !

 

Fanny Doumayrou

Faites-vous votre opinion en lisant en ligne le document de l’accord.

Document PDF - 194.5 ko

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Retraites

23 Avril 2010, 06:17am

Publié par PCF Villepinte

 La retraite à soixante ans,

un enjeu pour l'espérance de vie

A partir de cinquante-cinq ans, deux maladies sur cinq sont liées au travail ; à soixante ans, il s’agit de trois maladies sur cinq.
En 2007, l’Insee rappelait que l’espérance de vie en bonne santé répondait à "un enjeu de bien-être". Ainsi, l’Institut déterminait que cette espérance de vie était de soixante-trois ans pour les hommes, soixante-quatre ans pour les femmes et cinquante-neuf ans pour les ouvriers. A partir de cinquante-cinq ans, deux maladies sur cinq sont liées au travail ; à soixante ans, il s’agit de trois maladies sur cinq. Gérard Filoche, inspecteur du travail, estimait ainsi que la tranche 60-65 ans constituait "les plus dures années au travail. Certes, l’espérance de vie s’allonge, mais si elle s’allonge, c’est bien parce qu’on a la retraite à 60 ans ! Si vous faites travailler les gens au-delà, vous réduisez leur espérance de vie". Et de conclure : "Les assurances ont des tables de mortalité qui indiquent que, si vous travaillez jusqu’à soixante et un ans, vous avez six mois d’espérance de vie en moins. Et si vous travaillez jusqu’à soixante-deux ans, on vous retire encore un an".

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SUBVERSION

22 Avril 2010, 15:19pm

Publié par PCF Villepinte

Intrusion sur le plateau de l'émission "objet du scandale" pour dénoncer la politique capitaliste, raciste et totalitaire dans laquelle nous vivons. Les politiciens agitent les 367 emmes en Burqa alors que 5 000 000 de chômeurs attendent des réponses... sans compter les centaines de milliers de RMIstes, etc... Halte à la désinformation médiatico-politique.

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SNCF, premiers gains pour les grévistes

22 Avril 2010, 06:32am

Publié par PCF Villepinte

En attendant les négociations régionales et une table ronde nationale, la CGT enregistre des avancées significatives sur l’emploi, les restructurations et les primes de travail.

 

cheFinalement pas de table ronde hier à la SNCF. Mais des rencontres bilatérales entre la direction et les quatre fédérations représentatives des cheminots. La direction, qui souhaitait d’abord recevoir les deux organisations syndicales non grévistes (Unsa et CFDT), a dû finalement se résoudre à rencontrer en premier la CGT cheminots. « Aujourd’hui nous ne donnons pas de prime à la grève », s’est défendu le directeur des ressources humaines, François Nogué. Reste que la SNCF a bel et bien été contrainte de céder en partie aux revendications des grévistes. « Des avancées non négligeables ont été obtenues grâce à la mobilisation des cheminots », a déclaré à l’Humanité, Alain Prouvenq, de la délégation CGT. Et le syndicaliste de citer particulièrement l’emploi.

« D’un budget 2010 prévoyant 1 800 créations d’emplois, la période du préavis et de concertation immédiate a permis de passer à 2 300. Grâce à la grève, nous irons au-delà », explique-t-il.

Le nombre total de créations d’emplois supplémentaires sera connu à l’issue des négociations régionales. En matière de restructuration, la SNCF semble sur le point d’abandonner ses projets de création d’établissement regroupant des personnels dédiés au seul TER. Projets qui signifient l’abandon des activités fret et grandes lignes dans les régions concernées. « Sur six projets, les cheminots de Paca avec la CGT ont obtenu le retrait d’un avant la grève. Deux n’ont d’ores et déjà pas survécu au conflit. Et nous devrions obtenir l’abandon des trois autres », se félicite Alain Prouvenq. Concernant le fret, la CGT a obtenu qu’il figure à l’ordre du jour de la prochaine table ronde. « Mais sur le fond, ce n’est pas gagné. Les cheminots doivent continuer à se mobiliser. » Sur les salaires, « si la direction refuse toujours d’aller au-delà des 0,9 % d’augmentation générale, elle a été cependant contrainte d’accepter d’ouvrir une négociation sur la revalorisation des primes de travail ». Dans la perspective des négociations régionales et de la prochaine table ronde qui se déroulera début mai et portera sur l’emploi, l’organisation du travail et le fret, la CGT appelle les cheminots à la vigilance. Ainsi, alors qu’hier se profilait la fin du conflit, le syndicat n’écartait pas la possibilité de déposer un nouveau préavis en Auvergne pour peser sur la négociation locale.

PIERRE-HENRI LAB

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SEINE ST DENIS. Le rapport qui accuse le gouvernement.

22 Avril 2010, 06:17am

Publié par PCF Villepinte

Le département de la Seine-Saint-Denis souffre de services publics asphyxiés par les réductions d’effectifs. François Fillon a en main les preuves d’une discrimination organisée.

 

93.jpgPolice, Pôle emploi, caisses d’allocations familiales, aucun de ces services publics ne fonctionne en Seine-Saint-Denis, selon un rapport sur les finances des départements « fragilisés » par la crise, que le Canard enchaîné (21 avril 2010) s’est procuré. Ce document a été remis au premier ministre François Fillon le 20 avril 2010, le jour même où le président de la République se rendait dans le 93 pour installer le nouveau préfet.

Mais comment peut-on à cette occasion prononcer un discours sur « l’autorité de l’État » en omettant de faire référence à ce rapport qui, indirectement, accuse l’inégalité ? Comment peut-on venir en Seine-Saint-Denis affirmer « l’ordre républicain », en oubliant de signaler qu’en 2009 les policiers n’étaient que 4 800, selon le document, à sillonner le département, alors que le taux de vols et les dégradations est de 63 ‰ habitants ? Ce taux descend à 40 dans les Hauts-de-Seine, un territoire cher à Nicolas Sarkozy. Autre chiffre révélateur : le pôle emploi du 93 ne recense que 1 fonctionnaire pour accompagner plus de 200 chômeurs. Or, en Île-de-France, un employé suit les dossiers de 150 personnes.

Plus grave : alors que la suppression des allocations familiales est présentée comme la mesure phare pour mater les parents « indignes », le rapport insiste sur le peu de fonctionnaires pour traiter les dossiers des ayants droit. En mars 2010, 160 000 d’entre eux sont restés dans les tiroirs. Les syndicats estiment à 50 le nombre de postes manquants. Le rapport évoque les interminables queues devant les bureaux de la caisse d’allocations familiales. Du « côté de la tour Pleyel, à Saint-Denis, les allocataires doivent serpenter trois heures durant dans une file d’attente de 200 mètres avant de franchir la porte d’entrée ». C’est à se demander si la décision de stopper ces allocations à certaines familles n’est pas la solution toute trouvée pour régler ces longues queues… Des files que l’on retrouve aussi devant la préfecture. Soixante-cinq jours en moyenne sont nécessaires pour gagner son passeport, contre quinze à Paris.

MINA KACI

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L’Espagne face à ses vieux démons

22 Avril 2010, 05:59am

Publié par PCF Villepinte

 

 Amnésie espagnole

 

garzon.jpgIl est devenu l’un des magistrats les plus célèbres de la planète pour avoir considéré que l’humanité ne pourrait pas se regarder en face et se réclamer d’elle-même sans avoir jugé tous ceux qui ont commis des crimes contre elle. Il a osé jadis tenter de traduire un certain Augusto Pinochet en justice. Il s’appelle Balthazar Garzon. Il avait décidé d’enquêter sur les crimes du franquisme. Ceux commis par le caudillo et les phalangistes durant leur accession au pouvoir par la guerre qui a ravagé l’Espagne à la fin des années trente et ceux perpétrés plus tard sous le régime de répression qu’ils ont instauré jusqu’à la mort du dictateur en 1975. Il qualifiait de crimes contre l’humanité, donc imprescriptibles, les disparitions de quelque 114 000 républicains espagnols. « Intolérable », ont hurlé trois associations d’extrême droite. Et les plus hautes instances judiciaires du pays n’ont rien trouvé de mieux que de recevoir la plainte de ces nostalgiques de la Phalange.

D’ici quelques jours le juge Garzon devrait être suspendu du poste qu’il occupe depuis vingt-deux ans à l’Audience nationale, la plus haute instance pénale du pays, par décision de ses pairs. Pour cause de « prévarication », traduisez : abus de pouvoir, parce que la « requalification » des crimes franquistes en crime contre l’humanité constituerait un « artifice juridique » (sic) afin de violer la « loi d’amnistie des crimes politiques » adoptée en 1977.

L’émotion est énorme dans le pays. Elle va bien au-delà des familles des victimes qui souffrent de la conspiration du silence. Car l’attaque visant à empêcher l’action du juge Garzon touche tout le refoulé qui a préludé à la mise en place de l’Espagne moderne, à une amnésie à l’égard des décennies noires érigée en principe. Comme si l’oubli pouvait être une part de l’identité nationale. Intenable.

C’est ce débat institutionnellement tabou qui fait irruption aujourd’hui. La démocratie est atrophiée quand elle se limite au rétablissement d’une monarchie constitutionnelle formatée (avec l’appui des futurs partenaires de l’UE) sur un bipartisme de bon aloi prenant bien soin d’étouffer l’héritage révolutionnaire de la seconde république.

Rappelant ce que fut jadis l’attitude des gouvernants français à l’égard de la république espagnole attaquée, l’affaire Garzon est traitée d’évidence à Paris avec un mélange de gêne et de discrétion.

Et comme jadis, il n’est guère étonnant de retrouver, ici et en Europe, au cœur de la solidarité avec le mouvement espagnol pour la « justice universelle », les héritiers politiques de ceux qui s’étaient mobilisés avec les brigades internationales.

 

 

LES SOUTIENS EN FRANCE

La pétition de solidarité avec le « combat du juge Garzon et des familles (des victimes du franquisme) » initiée par Jean Ortiz, maître

de conférences à l’université de Pau et des pays de l’Adour, fait boule de neige. En une semaine, plus de 1 000 professeurs, chercheurs, personnalités du monde de la culture et autres associations se sont joints à l’appel. Une délégation à l’image de la diversité des  signataires était présente hier, à Madrid, pour remettre le fruit de cette campagne de soutien au Rassemblement permanent pour la justice universelle. La pétition compte pour parrains Lise London, coprésidente de l’Acer, ancienne volontaire dans les brigades internationales, et Cécile Rol-Tanguy, coprésidente de l’Acer, médaille de la Résistance, ainsi que José Alonso, guérillero en France, libérateur de Foix. Pour signer la pétition : jean.ortiz@univ-pau.fr

 

 

 

 

 

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COMMUNIQUE DES ADMINISTRATEURS CGT DE LA SNCF

21 Avril 2010, 16:26pm

Publié par PCF Villepinte

Les administrateurs CGT ont quitté la séance du Conseil d’administration de la SNCF du 21 avril 2010. Par cet acte fort, ils manifestent ainsi leur condamnation envers l’attitude de la Direction SNCF et de son Président depuis le début du conflit à la SNCF, le 6 avril dernier.

 

cheeeAvant de quitter la séance, les administrateurs CGT, en toute responsabilité, ont tenu à interpeller le Président de la SNCF sur la posture délibérée soutenue par la SNCF et le gouvernement dans ce conflit. Celleci va marquer durablement les relations sociales dans l’entreprise avec l’organisation syndicale la plus représentative. Ils ont affirmé la responsabilité entière de la direction de l’entreprise publique sur les motifs, le déclenchement et la durée de la grève. Les administrateurs CGT ont, dans leur rôle d’administrateur de la SNCF, tout particulièrement dénoncé la position personnelle de son Président et son impact sur la situation conflictuelle.

Ainsi, de discussions stériles, en passant par les manœuvres pour diviser les syndicats, démobiliser les cheminots, pour finir par une conception du dialogue social qui se résume par « on ne négocie pas pendant la grève », le Président de la SNCF a suscité et nourri un conflit long et coûteux pour les cheminots, pénalisant pour les usagers et les comptes de l’entreprise.

Les administrateurs ont, entre autres, condamné:

• La désinformation, la manipulation médiatique de la direction concernant les résultats de concertations menées avec certaines organisations syndicales qui allaient jusqu’à affirmer de façon péremptoire que l’ensemble des agents de la SNCF avait obtenu 3,6% d’augmentation de salaire en 2010,

• les déclarations qui laissaient entendre que les organisations syndicales en grève et notamment la plus représentative, avaient refusé de négocier. La CGT avait accepté une proposition de négociations transverses faite le 31 mars par la direction. Une proposition de négociation que la Direction a retirée le lendemain sans motif réel. Les usagers, les cheminots, la Nation attendent autre chose d’un Président d’une grande entreprise publique.

Les administrateurs CGT ont protesté contre la conception singulière et inédite du dialogue social du Président de la SNCF ayant pour seul objectif de garder le cap des décisions unilatérales de la direction et donc de ne jamais négocier les exigences des cheminot(e)s. Sa volonté de remplacer la négociation au profit de rencontres, concertations, accords, ententes, échanges…va à l’encontre de l’intérêt général. Par cette attitude, le Président de la SNCF a fait le choix de transformer les « partenaires sociaux » en « adversaires sociaux »…Il avoue de fait que seul le rapport de forces peut faire aujourd’hui modifier la stratégie de l’entreprise et sortir la direction de l’impasse que constitue sa pensée unique. L’avenir du service public SNCF et les conditions sociales des cheminots méritent plus de respect.

Les administrateurs CGT pensent que pour sortir de cette situation, il faudra que le Président de la SNCF et sa direction donnent des signes forts et clairs sans délai ; qu’ils cessent d’opposer les cheminots aux usagers, abandonnent les termes de « grève réflexe » qui rappellent ceux de « gréviculteurs » avant le mouvement social de l’automne 95, reviennent avec un état d’esprit responsable et constructif autour de la table des négociations et donc acceptent de négocier sur les orientations stratégiques de l’entreprise et les revendications légitimes des cheminot(e)s, dès aujourd’hui lors de la réunion bilatérale organisée avec la fédération CGT des cheminots.

Les administrateurs CGT de la SNCF :

Thierry ROY ‐ Henri BASCUNANA – Grégory ROUX

Paris, le 21 Avril 2010 – 10h00

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