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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Le 23 mars, ensemble, imposons d’autres choix !

7 Mars 2010, 19:01pm

Publié par PCF Villepinte

Déclaration de la CGT pour la mobisation sociale du 23 mars

 

Les salaires, l’emploi, les retraites, les services publics sont au cœur d’une série de conflits en France et chez nos voisins européens. Dans l’Hexagone, pas plus qu’ailleurs, les salariés, les populations ne se résignent pas à payer les frais d’une crise dont ils ne sont pas responsables.

En France, les mesures prises par le gouvernement n’ont apporté aucune réponse aux urgences sociales. Allègements de « charges patronales », suppression de la taxe professionnelle, aides massives aux banques n’ont fait que restaurer et conforter les profits des entreprises, sans permettre une reprise de l’activité et une baisse du chômage. Et le patronat en redemande plus !

PDF - 176.3 ko

le tract de la CGT

Quant aux services publics, le gouvernement persiste à supprimer massivement des postes indispensables à des missions utiles comme la santé, l’éducation, la recherche, la justice notamment. Loin de préparer une sortie de la crise, ces mesures alimentent tous les mécanismes qui nous y ont conduits. La gestion des entreprises emprunte les mêmes recettes : la pression sur les conditions de travail, les salaires, la précarité pour augmenter les dividendes aux actionnaires le plus vite possible.

A la sortie du sommet social à l’Elysée, les organisations syndicales ont affirmé : « le gouvernement n’a apporté aucune réponse concrète sur l’emploi, les salaires, le pouvoir d’achat, les conditions de travail et les politiques publiques ». Elles ont donc décidé d’appeler à la mobilisation pour le 23 mars. Elles « affirment leur volonté d’agir pour que le débat sur les retraites prenne en compte l’ensemble des questions tant au niveau du privé que du public, notamment le niveau des pensions, l’emploi, le financement, la pénibilité, le code des pensions et la réduction des inégalités. »

Gouvernement et patronat veulent aujourd’hui faire voler en éclat l’acquis social du droit à partir en retraite dès 60 ans au motif que nous vivons plus longtemps. Pourquoi faudrait-il qu’un tel progrès de société ne bénéficie pas à l’amélioration des conditions de vie ? Faut-il accepter de travailler plus longtemps quand tant de jeunes sont exclus du monde du travail ?

Pour la CGT, la bonne réforme est celle qui assure le droit à un départ à la retraite dès 60 ans avec, pour une carrière complète, un revenu de remplacement équivalent au moins à 75% du salaire net d’activité et au minimum au niveau du smic. Celle qui garantit la solidarité entre les générations, entre les professions dans le cadre du système par répartition.

Pour sortir de la crise, préparer l’avenir, financer la protection sociale et les retraites, relancer la consommation des ménages, il faut augmenter les salaires (notamment porter le SMIC à 1600 euros bruts), garantir, préserver les emplois et le tissu industriel. Les profits réalisés début 2010 atteignent les records historiques de 1998, confortés par la destruction des emplois et les sacrifices imposés sur les salaires. C’est par le travail de millions de salariés que se bâtissent les richesses de notre pays. Sortir de la crise, préparer l’avenir, conforter nos services publics, assurer le financement des besoins sociaux, des retraites demande un autre partage de ces richesses. Il y a urgence !


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Journée du 8 Mars 2010

7 Mars 2010, 18:58pm

Publié par PCF Villepinte

Cent ans et plus de luttes féministes


8 mars 1910, 8 mars 2010. De l’initiative de Clara Zetkin et des femmes socialistes à la conquête du droit de vote, du droit à disposer de son corps à la revendication de l’égalité, le combat féministe continue.
Dans l’Humanité lundi, 20 pages spéciales. Reportages, enquêtes, entretiens, portraits…

Cent ans et plus… Olympe de Gouges, Flora Tristan ou Louise Michel, pour ne citer qu’elles, se battaient il y a plus d’un siècle pour la liberté des femmes et pour l’égalité avec les hommes. Mais c’est en 1910, à l’initiative de Clara Zetkin et des femmes socialistes, qu’a été lancée l’idée d’une journée symbolique proclamant par là même, pour la première fois, la dimension internationale de cette lutte et la nécessaire solidarité des femmes de tous les pays. C’est dans ce début du XXe siècle qui a vu l’expansion d’un capitalisme industriel féroce que, de New York à Saint-Pétersbourg, des femmes prolétaires, aux avant-postes des luttes sociales, ont fait se conjuguer la lutte pour l’égalité entre les sexes avec celle pour une société d’ou serait bannie l’exploitation des unes et des uns par les autres.

1910, 2010. Les femmes ont, en France, arraché de grandes conquêtes. Mais « arraché » est un mot bien faible. Ce n’est qu’après la guerre contre les nazis, avec la victoire et la mise en œuvre du programme du Conseil national de la Résistance, qu’elles ont obtenu, en 1944, le droit de vote. Ce n’est qu’après le procès historique d’une très jeune fille défendue devant le tribunal de Bobigny par Gisèle Halimi et l’organisation revendiquée d’avortements clandestins à travers toute la France qu’elles ont obtenu en 1975 le droit à la contraception libre et à l’IVG.

1910, 2010. « Il fallait se battre il y a cent ans, il faut se battre aujourd’hui », lance Maya Surduts, présidente de la Cadac (Coordination des associations pour le droit à l’avortement et à la contraception) et animatrice du Collectif national pour les droits des femmes. Á quelques jours du 8 mars, le 25 février dernier, le Collectif pouvait se réjouir de voir l’Assemblée nationale adopter enfin plusieurs mesures issues de sa proposition de loi contre les violences faites aux femmes, [1] ce fléau que notre société patriarcale tolère encore trop facilement et qui fait que, chaque semaine en France, trois femmes meurent sous les coups de leur conjoint. Le vote des députés est une étape dans un combat engagé depuis plusieurs années par les associations féministes en collaboration étroite avec des députées de gauche, notamment Marie-George Buffet (PCF) et Martine Billard (ex-Verts, aujourd’hui PG), et porté par elles à l’Assemblée. Une étape seulement, puisque le texte voté comporte de nombreuses insuffisances, particulièrement concernant les femmes immigrées, directement dues aux amendements des élus de droite. Mais une étape qui donne néanmoins aux femmes de nouveaux moyens de se défendre et de lutter. Une étape qui est aussi un formidable encouragement à ne pas baisser les bras et à agir sur tous les terrains, dans la rue comme dans les assemblées élues.

« Il faut lier au maximum les luttes pour les droits des femmes avec les autres luttes sociales, parce que nous sommes tous dans le même bateau », poursuit Maya Surduts, en dénonçant toutes les attaques contre le service public et en annonçant, alors que les fermetures de maternités et de services pratiquant des IVG se multiplient, une mobilisation nationale pour la défense du droit à l’avortement, car « les femmes sont conscientes que c’est un acquis fondamental et qu’elles ne peuvent pas se permettre de le perdre ». D’ailleurs, ce 8 mars, la manifestation pour les droits des femmes qui, à Paris, ira de la place de la Nation à la à la place de la Bastille fera une halte à la rencontre des personnels et des syndicats de l’hôpital Saint-Antoine, dont la maternité et le service des IVG, déjà regroupés avec ceux de l’hôpital Tenon, sont menacés de fermeture à la fin de 2010.

Et le 18 mars devant l’APHP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris), un rassemblement large et unitaire aura lieu pour défendre une conception de la santé pour tous, respectueuse des patients comme de ceux qui les prennent en charge. Les associations de défense des droits des femmes y seront aux côtés des syndicats et du collectif de défense des services publics.

Mais ce 8 mars sera aussi le jour du lancement de la troisième Marche mondiale des femmes (2) sur les cinq continents. Son objectif : « surmonter l’ordre actuel injuste qui entraine la violence et la pauvreté et construire un monde basé sur la paix, la justice, l’égalité, la liberté et la solidarité. »

Jacqueline Sellem

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Tribune & idées

7 Mars 2010, 09:18am

Publié par PCF Villepinte

Louise Michel. Féministe et révolutionnaire 
:« Révolution, mes amours  ! »
         
           
   
À la veille de 
la Journée internationale 
des femmes, 
portrait de l’une 
des grandes figures 
de la Commune et 
du mouvement ouvrier français. Elle fut une combattante inlassable de l’injustice sociale 
et de l’émancipation féminine (*).

Victor Hugo lui a dédié un poème, Viro Major (plus grande qu’un homme  !). Verlaine voyait en elle « l’ange gardien du pauvre ». Séverine (la première femme journaliste) admirait « Louise de la misère et de la miséricorde, vibrante comme la révolte ». Georges Clemenceau saluait « une chrétienne des premiers jours ». Mais si Louise Michel vivait aujourd’hui, nul doute qu’elle nous inciterait à brûler les banques… La bâtarde est venue au monde, le 29 mai 1830, dans le château délabré d’un petit village de Haute-Marne. Où a-t-elle puisé la force extraordinaire de se révolter pour défendre les travailleurs, lutter contre les injustices faites aux femmes, s’élever contre le colonialisme et, sans hésiter, sauver le monde  ? Marianne, sa mère, servante soumise, même pas capable de dire quel châtelain l’a engrossée (le père ou le fils  ?), ne veut pas que sa fille pique une colère quand elle voit les pauvres mourir de faim, car « ça fait pleurer le bon Dieu ». Et lorsqu’à vingt ans, Louise, jeune fille romantique et royaliste, écrit à Victor Hugo, elle lui dit qu’elle « s’est donnée à Dieu pour toujours ». Alors  ? Où a-t-elle été chercher « l’anarchie communiste qui de toutes parts est à l’horizon »  ? Le vieux châtelain lui a fait lire très jeune les philosophes des Lumières. Lui et sa femme (grand-mère Demahis, dite Louise) lui ont donné une éducation de demoiselle libre-penseuse et ont laissé libre cours à son insatiable curiosité. Elle galope comme « un cheval échappé » et prend des rages contre les tortures infligées aux bêtes. Elle fera de cette terrible émotion le cœur de son engagement  : ne jamais se plier à la raison du plus fort. Se marier  ? Au diable les prétendants que lui propose sa famille, elle ne va tout de même pas se laisser mettre en cage. « Comme toutes les femmes, je plaçais mon rêve très haut », écrit-elle.

Louise devient une institutrice passionnée. Féministe dans l’âme, elle veut absolument que les filles aient une aussi bonne éducation que les garçons, elle veut tout leur enseigner  : les mathématiques, le théâtre, les sciences naturelles et même l’éducation sexuelle  ! alors qu’à l’époque on leur apprenait surtout les travaux d’aiguille et le catéchisme. « Si l’égalité entre les deux sexes était reconnue, ce serait une fameuse brèche dans la bêtise humaine », affirme-t-elle. Elle ouvre une école à Montmartre, à Paris. Là, s’agite tout un monde de révoltés  : républicains, anarchistes, socialistes de toutes tendances. Elle se radicalise, prend la parole dans les meetings, enflamme les foules. Lorsqu’au matin du 18 mars 1871 le peuple de Paris se soulève, elle est au premier rang des rebelles, émerveillée par cette « aube splendide de délivrance ». Pendant les jours de la Commune, où le peuple a pris le pouvoir, elle ne touche plus terre  : « C’est dans la Révolution que battent nos ailes  ! », s’écrie-t-elle. Mais, très vite, les Versaillais attaquent Paris  ; elle s’empare d’une carabine Remington et fait le coup de feu, souvent vêtue d’un uniforme de garde national, grimpant à l’assaut des barricades, au mépris du danger – sans oublier de sauver un chaton ou de soigner les blessés. La Commune écrasée, elle est condamnée à la déportation dans une enceinte fortifiée. C’est lors de son procès qu’elle devient vraiment célèbre  : elle réclame la mort et défie ses juges – tous des hommes, impressionnés par le regard de feu de cette indomptable.

En Nouvelle-Calédonie, son attitude a aussi de quoi surprendre. N’est-elle pas capable de défendre les Canaques, d’étudier leur langue et leurs mythes et de leur donner des cours  ? Elle leur reconnaît ainsi une véritable civilisation alors que presque tous les Occidentaux, à l’époque, considèrent que ces Noirs sont à peine des êtres humains… 
Les Blancs ne sont pas supérieurs, 
ils sont mieux armés, c’est tout. C’est la même idée que dans son enfance  : « Tout se tient, tous les crimes de la force… »

Revenue en France et plus que jamais agitatrice, elle est jetée en prison parmi les prostituées  : elle les défend aussi. Ces femmes ne sont pas des délinquantes méprisables, ce sont les victimes de souteneurs qui abusent d’elles parce qu’elles sont pauvres et sans défense, les battent et les vendent, « car le bétail humain est ce qui rapporte le plus ». Que les « grands négociants des marchés de femmes » soient pendus  ! Bien avant Beauvoir, elle considère que le mariage est une prostitution légalisée. « Est-ce qu’il n’y a pas des marchés où l’on vend, dans la rue, aux étalages des trottoirs, les belles filles du peuple, tandis que les filles des riches sont vendues pour leur dot  ? L’une, la prend qui veut  ; l’autre, on la donne à qui on veut. La prostitution est la même. » Que les ouvriers fassent la grève générale et viennent à bout de leurs patrons qui les pressent comme des citrons  ! Posons des bombes contre les tyrans (elle-même ne le fera pourtant pas), cela fera place nette pour un avenir radieux. « Allons, allons, l’art pour tous, la science pour tous, le pain pour tous  ! Levez-vous, les grands chasseurs d’étoiles  ! » Elle, la généreuse, la consolante, la charitable, « la Sainte laïque », n’hésite pas à appeler à la lutte finale  : 
« À travers des fleuves de sang, voici venir la délivrance  ! »

Son combat flamboyant pour la dignité des malheureux provoque admiration extrême ou horreur indignée. Ardente prophétesse, femme au verbe haut, elle fait la une des journaux. Quand elle meurt d’épuisement, le 9 janvier 1905, son enterrement est suivi par une foule de cent mille personnes.

L’histoire de France l’a reconnue. Plusieurs centaines de rues (et le grand square sous le Sacré-Cœur, à Paris), d’écoles, de lycées, de centres sociaux, partout en France, sont baptisés Louise-Michel. Elle est même la seule femme à avoir une station de métro qui porte son nom.

Xavière Gauthier, écrivaine

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Régionales 2010

7 Mars 2010, 07:09am

Publié par PCF Villepinte

Retour sur le débat Valérie Pécresse / Pierre Laurent


Projet contre projet : Pierre Laurent/Valérie Pecresse (1/2)
envoyé par frontdegauche. - L’actualité du moment en vidéo.


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Emploi/Développement économique

5 Mars 2010, 16:17pm

Publié par PCF Villepinte

La France repasse la barre des 10 % de chômeurs, le même chiffre qu’en 1999

trava+vendredi 5 mars 2010

Le taux de chômage augmente nettement et revient au niveau de 1999 explique l’INSEE dans sa lettre "Informations Rapides" n° 65 du 4 mars 2010.

En moyenne sur le quatrième trimestre 2009, le taux de chômage au sens du BIT s’établit à 10,0 % de la population active en France (incluant les Dom). Les statisticiens ne prévoyaient pas de repasser la barre des 10 % avant juin 2010.

Pour la France métropolitaine, le taux de chômage s’établit à 9,6 %, soit plus de 2,7 millions de personnes. Il augmente de 0,5 point par rapport au troisième trimestre 2009, et retrouve son niveau de 1999.

Plus généralement en France métropolitaine, 3,4 millions de personnes ne travaillent pas mais souhaitent travailler, qu’elles soient ou non disponibles dans les deux semaines pour travailler et qu’elles recherchent ou non un emploi

La hausse du chômage a surtout touché les hommes : + 0,8 % en un trimestre, + 2,2 % en un an. Le chômage des femmes est resté stable au quatrième trimestre et a augmenté de 1,2 % en un an.

L’Insee observe un "phénomène inédit" :

Le chômage des jeunes hommes de 15 à 24 ans dépasse celui des jeunes femmes. Plus de 25 % des jeunes hommes de moins de 25 ans sont au chômage ! Ce taux a augmenté en 2009 de 3,9 %.

 

 

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Logement

5 Mars 2010, 16:09pm

Publié par PCF Villepinte

Une première brèche dans la mise en oeuvre de la loi Boutin

logementvendredi 5 mars 2010



 

Le Comité Syndical du Syndicat d’Agglomération Nouvelle de Marne-la-Vallée - Val Maubuée a adopté le17 décembre 2009 son Plan Local de l’Habitat modifié afin de soustraire les logements locatifs sociaux de l’application du supplément de loyer de solidarité (SLS).

Le Préfet de Seine-et-Marne a répondu le 9 février 2010 au Président de cet EPCI, donnant un avis favorable à la dérogation qui « peut être admise pour les quartiers en contrats urbains de cohésion sociale (CUCS) ; elle est prévue par la loi pour les quartiers classés en ZUS ».

Cet avis rend donc exécutoire la délibération pour environ 60 % des logements sociaux du territoire concerné nous apprend Michel Bouglouan, Vice-Président de l’EPCI, en charge de l’habitat.

D’après le Préfet, la délibération ne permet pas telle qu’elle est rédigé de soustraire l’ensemble des quartiers de logements locatifs sociaux du territoire du SLS mais la porte reste entre-ouverte pour aller dans ce sens.

Il s’agit incontestablement d’une première victoire ouvrant une brèche dans la mise en œuvre de la loi Boutin.

Comme en témoigne les courriers du Préfet, le Syndicat d’Agglomération Nouvelle de Marne-la-Vallée - Val Maubuée est le premier territoire ayant obtenu un tel résultat dans le département de la Seine-et-Marne.

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Tribune & idées

5 Mars 2010, 16:03pm

Publié par PCF Villepinte

Le travail vivant au cœur du débat communiste.

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Par Ivan Lavallée, professeur des universités, directeur de programme au cnrs.

un dépassement irréversible du capitalisme est-il possible ?

Le dépassement du capitalisme doit consister en une démarche irréversible. Ce dépassement doit créer une société qui rende impossible le retour en arrière, contrairement aux expériences socialistes du XXe siècle, à l’est de l’Europe. Elles ont échoué, et les tentatives en cours actuellement dans le reste du monde sont fragiles parce qu’à aucun moment elles n’ont dépassé le capitalisme – au sens du développement des forces productives. Les révolutions bourgeoises avaient permis, en revanche, ce dépassement  : même si des formes monarchiques peuvent subsister ou réapparaître çà ou là, la façon dont les marchandises sont produites et échangées (ce qui fonde la société) ne permettrait pas un retour à l’Ancien Régime, au-delà de la question des formes du pouvoir.

Les sociétés humaines sont caractérisées par la façon dont les produits de l’activité humaine sont élaborés, partagés ou échangés. C’est du travail des hommes qu’il faut partir pour comprendre les logiques internes des sociétés. Le capitalisme a dépassé l’ancien système féodal grâce à la révolution industrielle qui a cassé le mode de production, et donc d’organisation de la société, basé sur la terre. Ce nouveau mode a nécessité la libération de la force de travail permettant de créer un marché sur lequel le prolétaire puisse aller vendre cette force. Aujourd’hui, le travail change de nature, la révolution industrielle est, dans nos pays, terminée, les forces productives matérielles passent du travail de la matière palpable au travail de conception, d’organisation et de service. Le prolétariat se diversifie, il s’identifie au salariat. C’est dans la composition organique du capital que se trouve la contradiction fondamentale, dans la dynamique de l’exploitation elle-même. En effet, la logique du mode de production capitaliste consiste à réduire sans cesse le rôle du travail vivant dans la composition capitalistique en accumulant tant et plus de capital constant. Dans la mesure où toute valeur est déterminée par le temps de travail vivant, le principe même qui régit le système est mis en cause. Dans la composition du capital, le temps de travail tend à jouer un rôle de plus en plus négligeable par rapport à l’ensemble du capital matériel (ou capital fixe), c’est ce qui s’exprime sous une autre forme dans la baisse tendancielle du taux de profit. Mesurer alors la valeur en temps de travail social revient à mesurer l’éternité en secondes  !

Si l’histoire de l’humanité est celle de ses forces productives, alors l’objectivation forte du communisme tient au développement desdites forces. La puissance des hommes sur la nature (le développement des forces productives) est devenue telle qu’un petit groupe d’êtres humains, voire des individus peuvent mettre en cause la vie de millions d’autres, voire de l’humanité tout entière. C’est ce qui rend nécessaire la propriété collective de ces moyens d’action et rend obsolète le capitalisme, comme mode de production et comme rapport social. Le rapport de l’humanité à la nature est en train de changer, une vision globale est en train de s’imposer. La mondialisation capitaliste et des forces productives fait que les actions humaines concernent maintenant l’ensemble de la planète. Le sort des uns dépend de celui des autres. C’est pourquoi on ne peut poser le problème de la gestion rationnelle des ressources de la planète dans le cadre du capitalisme. On est ainsi passé du socialisme possible au communisme nécessaire. Le problème majeur qui reste posé est celui de savoir ce qu’il convient de faire et comment, pour qui et pourquoi  ? Le poids du passé pèse toujours sur les consciences, les reculs momentanés et les incompréhensions brouillent les pistes, comme les remises en cause qu’ils induisent, sous l’effet, surtout, de l’idéologie de la classe qui domine, la bourgeoisie, qui fait passer ses intérêts immédiats avant ceux, immédiats et à plus long terme, de l’ensemble de la collectivité humaine. Mais il reste que cette classe, en dépit de son égoïsme et de sa capacité de nuisance, parce qu’elle est aussi constituée d’individus, est confrontée aujourd’hui aux problèmes qui se posent à tous en termes de survie de l’humanité. Il y a là sans aucun doute un réservoir d’alliés potentiels pour le mouvement révolutionnaire. Engels puis Marx nous donnent deux « définitions » du communisme  : « Le communisme, c’est lorsque les usines tourneront toutes seules » et « Le communisme, c’est lorsque le travail sera devenu le premier besoin social de l’homme. » C’est dans la tension entre ces deux formulations qu’il nous faut chercher une voie.

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XYNTHIA et loi littoral

5 Mars 2010, 07:36am

Publié par PCF Villepinte

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Le 29 avril 2009, lors d'un discours sur le Grand Paris prononcé à la Cité de l'architecture et du patrimoines, le président de la République se prononçait pour un assouplissement des règles de construction en zones inondables. Mardi 2 mars, en pleine polémique sur la tempête Xynthia, la secrétaire nationale des Verts a accusé Nicolas Sarkozy d'avoir lui-même "mis en cause la loi Littoral".
sarkoZ

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Développement durable

4 Mars 2010, 16:38pm

Publié par PCF Villepinte

Plan digue : Réaction de FNE
jeudi 4 mars 2010
digue.jpgPlan digues : doit-on aveuglément entretenir et pérenniser l’une des causes de la catastrophe ?

Le plan "digues" annoncé le 1er mars par Nicolas Sarkozy, au lendemain de la tempête Xynthia, se traduira par "des travaux et un plan de financement sur cinq ans", a affirmé mercredi Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’Ecologie. Réaction de FNE.

Combiner repli stratégique et consolidation des défenses

L’enveloppe financière des travaux n’a pas encore été déterminée. Mais le coût de réfection des digues s’élèverait, selon Madame Jouanno, à « 1 million d’euros par kilomètre ». Sur 1350 km de digues, « un tiers pose problème » selon le Ministère. D’après Christian Garnier, vice-président de FNE « Si utile qu’il soit, ce plan ne masquera pas l’indispensable élaboration d’une stratégie d’adaptation du littoral au changement climatique. Forte de l’expérience des Pays Bas et de la Grande-Bretagne, il n’est pas normal que la France ne se soit pas déjà engagée dans une politique qui combine intelligemment repli stratégique et consolidation des défenses pour un coût acceptable. »

Les digues entretiennent un faux sentiment de sécurité.

En protégeant des crues « ordinaires », les digues entretiennent un faux sentiment de sécurité. Elles participent à l’oubli qui nous frappe concernant les catastrophes s’étant produites il y a plus d’une génération.

Aucune digue ne sera assez haute pour assurer un risque zéro

Aucune digue ne sera assez haute pour garantir un risque zéro. « A l’image d‘une assurance, les digues doivent nous préserver des risques ordinaires, explique Benoit Hartmann, coordinateur du pôle aménagement durable du territoire à FNE, mais ne sauraient être dimensionnées de telle façon à nous protéger de tous les événements. Irait-on surélever à 15 m toutes les digues existantes et endiguer tout le littoral restant pour pouvoir faire face à un tsunami ? »

On ne pourra pas endiguer la France entière

Face à la remontée du niveau marin et à l’augmentation de l’exposition au risque de submersion deux attitudes devront être conduites conjointement : à la fois organiser la défense de certains espaces et activités qui seront jugés stratégiques (sans pour autant s’en remettre aux seules digues) et mettre en œuvre l’évacuation de certaines zones, engager le repli stratégique. On ne pourra ni ne voudra endiguer la France entière.

Un plan stratégique « adaptation du littoral aux changement climatique »

Une fois la stratégie élaborée de façon participative, il faudra sans doute détruire certaines digues et ouvrages de défense contre la mer. « Nous ne pourrons faire l’économie de l’anticipation de la remontée inéluctable de la mer en ayant conscience que nous ne domestiquerons jamais les événements extrêmes », conclut Sébastien Genest, président de FNE.

 

 

 

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Dettes publiques :

4 Mars 2010, 11:57am

Publié par PCF Villepinte

Mais qui sont ces marchés financiers défiant les États ? par P. Ivorra


3 mars 2010

Ces derniers sont les moins connus alors même qu’ils sont devenus les plus importants. Ils se sont développés particulièrement pour se prémunir des risques  : risques sur les parités entre monnaies, risque d’évolution des taux d’intérêt, risques sur les crédits effectués ou contractés, etc. En principe, les obligations d’État, qui sont des titres de dette publique, sont particulièrement recherchées, car elles offrent une certaine garantie. Il est plus rare qu’un État fasse faillite.

Qui en sont les acteurs  ? Il y a les banques, y compris les banques centrales, les assurances, les institutions financières comme la Caisse des dépôts, les fonds de pension et d’investissement, les entreprises et les particuliers.

En quoi ces intervenants défient-ils les États  ? Pour éviter l’écroulement du système financier mondial, la puissance publique a volé à son secours, pris en charge la dette privée au prix d’une très forte hausse de la dette publique, baissé les taux d’intérêt, inondé de liquidités les banques commerciales, et celles-ci, aujourd’hui, spéculent sur les dettes publiques avec l’argent bon marché qui leur a été prêté.

C’est particulièrement vrai en Europe. Les détenteurs de capitaux mettent le couteau sous la gorge aux pays les plus en difficulté  : « Si vous voulez que l’on vous prête de l’argent, il vous faut augmenter vos taux d’intérêt », leur disent-ils en quelque sorte. Ils spéculent sur le malheur des peuples, ils poussent à l’austérité en alourdissant la charge de la dette. Ces maîtres chanteurs n’appartiennent pourtant pas au clan des Siciliens, ce sont des établissements bancaires très respectables qui ont pignon sur rue.

La dette extérieure grecque est détenue à 85 % par des investisseurs européens, particulièrement allemands et français. Celle du Portugal l’est à 82 %. La proportion est de 76 % pour l’Espagne et de 56 % pour l’Irlande. Cela montre qu’il s’agit en grande partie d’une affaire domestique et que l’Europe a les moyens de régler les problèmes de l’Europe autrement que sur le dos des peuples européens.

On nous dit, à propos des difficultés de l’euro, de la Grèce, de l’Espagne, des problèmes de financement des dettes publiques que les « marchés défient les États ». Mais qui donc se cache derrière cet intitulé  ?

Les marchés financiers sont des marchés sur lesquels se vendent et s’achètent des titres financiers. Ces actifs peuvent être de court ou de plus long terme. Les quatre principales catégories de titres sont représentées par les titres du marché monétaire, les actions, les obligations et les produits dérivés.

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