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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Salade electro niçoise à la sauce rosbif

13 Mars 2010, 07:52am

Publié par PCF Villepinte

United Kingz

 

 Nice résonne aux sons du dancefloor londonien, mis à l’honneur par le festival United Kingz, qui réunit des artistes français et anglais, tout au long du mois de mars.

La promenade des Anglais n’aura jamais aussi bien porté son nom. Nice et ses 4 millions de touristes chaque année, ses boules à facette et ses retraités est aussi la capitale économique de la Côte d’azur. Elle est en passe de devenir la ville la plus surveillée de l’hexagone depuis que son maire, Christian Estrosi, également ministre de l’industrie a décidé l’installation de plus de 600 caméras. Loin des stéréotypes d’une ville endormie et bling bling, le festival United Kingz réveille les sons underground d’outre manche dans la baie des Anges et dresse les îlots de résistance alternatifs dans le climat sécuritaire et conformiste de la métropole méditerranéenne. Cette année, pour la troisième édition, la programmation ambitieuse s’étale sur un mois entier ouvrant le large panorama des musiques actuelles de la scène britannique. Londres, la capitale cosmopolite et multiculturelle est un carrefour d’influences, la ville du grand écart entre l’Asie et la Jamaïque. Une marmite où se rencontrent et se mélangent les genres :pop, rock, funk, jazz, reggae, dub, electro ou hip hop mijotent dans un bouillon explosif souvent à l’origine des nouvelles tendances.

« Beaucoup d’artistes britanniques se sont installés ou viennent régulièrement sur la côte d’azur » explique Yan Degorce-Dumas, chargé de la communication,« les contacts sont privilégiés ». Ce sont autant de connections que le festival met en valeur en établissant des passerelles entre la scène londonienne et les artistes de la région, qui restent souvent dans l’ombre de la frénésie des soirées électro commerciales de la cité niçoise. Ce soir, place à DJ Fresh, un membre de Bad Company, le célèbre collectif anglais créé en 1999 : il est sans conteste un des plus grands noms associé à la drum n’bass et considéré comme un pionnier du genre. Les rythmiques accélérées du DJ inspiré seront soutenues en force par les Foreign Beggars, cinq mauvais garçons, fleurons du hip hop londonien, dignes héritiers de Dizzee Rascal et capitaines du dancefloor. Côté français, avec Big Red, le MC mythique de Raggasonic, et Spiky The Machinist, aux machines, on est servi. La jeune révélation aixoise impose tout en finesse un dubstep musical très personnel. Cet univers apaisant est rythmé de distorsions jazzy et teinté de voix mystiques aux sonorités trip hop, brillamment mis en scène dans son premier album Phase 1. Ingrédients composites pour une soirée au goût de la Fabric, le célèbre club londonien de toutes les exubérances.


Spiky The Machinist Phase 1
envoyé par optimus-le-camion. - Regardez la dernière sélection musicale.

Lucie Servin

- Festival United Kingz, dj Fresh, Foreign Beggars, Spiky & Big red, Chicky & Incyte, Nikaia700, Nice 21:00

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Enfance

12 Mars 2010, 08:16am

Publié par PCF Villepinte

 

Crèches : les bébés battent le pavé

À l’appel du collectif Pas de bébé à la consigne, les professionnels de la petite enfance ont fait grève jeudi pour dénoncer un décret qui menace la qualité d’accueil.

Faire plus avec moins. Augmenter l’accueil sans concéder les moyens adéquats. Une délicate équation qu’entend résoudre Nadine Morano au sujet des modes de garde. Sous l’injonction présidentielle de créer 200 000 places d’accueil supplémentaires d’ici à 2012, la secrétaire d’État à la Famille planche actuellement sur un décret assouplissant les modalités d’encadrement des tout-petits. Le texte reçu très favorablement, le 2 février dernier, par le conseil d’administration de la Caisse nationale d’allocations familiales, est en cours d’examen. Il devrait être publié « dans les trois mois ». Il prévoit, notamment, l’augmentation du taux d’accueil en surnombre, la création des fameux jardins d’éveil, l’extension des capacités maximales d’accueil des assistantes maternelles et la diminution du nombre de personnes qualifiées dans les structures.

« Notre volonté est de répondre aux besoins des familles », assure le ministère. « Faux », rétorque le collectif Pas de bébé à la consigne. Depuis un an, le collectif, qui réunit une quarantaine d’associations et de syndicats de professionnels de la petite enfance, exige le retrait de ce projet. Selon lui, outre que « les places d’accueil annoncées par le gouvernement ont bien peu de chances de voir le jour », « ces mesures remettent en cause la qualité de l’accueil ». Pour Christophe Harnois, de l’Unsa, « accueillir un enfant, ce n’est pas seulement changer les couches et faire un atelier pâte à modeler, c’est aussi observer ce qui se passe, déceler les enfants qui ont des problèmes ». Aujourd’hui, une journée nationale d’action est organisée pour refuser « la grande braderie des modes d’accueil ». Des préavis de grève ont été déposés par les fédérations CGT, CFDT, Unsa et FSU. Des manifestations auront lieu dans une trentaine de villes. À Paris, le cortège s’élancera à 10 h 30 du métro Glacière, direction Matignon. Une délégation espère être reçue par le premier ministre. Et le collectif de dénoncer également des mesures « ne répondant qu’à une logique d’économie » et à une « mise en concurrence au profit du secteur marchand ».

Lionel Decotignies


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NOTRE RÉGION à gauche vraiment !

12 Mars 2010, 08:14am

Publié par PCF Villepinte

  NOTRE RÉGION à gauche vraiment ! C’est à Sevran, Vendredi 12 mars, à 20H, à la salle des fetes.

L’Île-de-France est la région la plus riche d’Europe. Pourtant, jamais les inégalités n’y ont été aussi fortes.

Je sais votre engagement pour une société juste, ouverte, métissée, progressiste socialement et responsable écologiquement. Ensemble, nous pouvons bâtir une autre région !

Retrouvons-nous vendredi 12 mars à 20 h salle des fêtes de Sevran

avec Clémentine Autain(FASE), Martine Billard(députée écologiste du Parti de Gauche), Pascal Beaudet (candidat PCF du Front de gauche)

et les salariés en lutte de Babou (Halima Babi) et d’Ikéa (François Mrissa)
François Asensi

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Une autre utilisation des FONDS PUBLICS

11 Mars 2010, 22:26pm

Publié par PCF Villepinte

Fonds publics. En faire de véritables pôles de lutte contre la crise et le chômage

19852560 jpeg preview mediumPar Pierre Ivorra

Comment faire des régions de véritables pôles 
de lutte contre la crise et le chômage sans attendre 
des changements politiques plus importants ?
L’engagement d’une véritable reprise se heurte 
à un obstacle de taille : le rationnement du crédit. 
Le système bancaire prête au compte-gouttes 
par peur des défaillances et parce qu’il préfère restaurer ses marges en développant ses activités 
sur les marchés financiers. En janvier 2010, 
les encours de crédits des banques aux PME ont progressé de 1 %, par rapport à janvier 2009. 
Les crédits de trésorerie ont reculé de 8 %. 
Des entreprises sont asphyxiées. 
En septembre dernier, le nombre de défaillances jugées depuis un an était en hausse de 15 % ! 
Le taux de chômage culmine désormais à 10 %. 
Dans certaines régions, en Île-de-France, 
en Rhône-Alpes, il a progressé de plus 
de 19 % en un an, plus que la moyenne nationale.

Si le crédit bancaire soutient faiblement la croissance et l’emploi, ce n’est pas uniquement parce qu’il est insuffisant. C’est d’abord parce qu’il est mal orienté. 
Il est soumis à des critères de rentabilité 
et non à des obligations de création d’emplois, 
de mise en formation. On peut pourtant commencer à retourner cette arme de l’argent. Avec leurs moyens, les régions peuvent jouer ce rôle et favoriser l’action des travailleurs, des populations. Cela suppose 
de changer la politique d’aide aux entreprises. 
En prenant une partie du coût du crédit à sa charge et en apportant sa garantie, à condition que l’argent prêté serve à financer des investissements permettant de consolider ou de créer des emplois, la région 
peut à la fois inciter les banques à ouvrir le robinet et infléchir les gestions d’entreprise.

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Capital et travail

11 Mars 2010, 22:15pm

Publié par PCF Villepinte

 Grèce, Portugal, Islande… Un choc frontal entre la finance et les peuples
Grève générale en Grèce, référendum islandais : les peuples refusent de payer la note de la crise. La dictature financière est désormais un talon de fer pour les nations elles-mêmes.
- C’est le dossier de l’Humanité, vendredi.

La précipitation vers des superplans d’austérité provoquée par le surendettement des États — la Grèce, le Portugal, l’Espagne, l’Italie ou l’Irlande ne figurant en fait qu’aux avant-postes européens — exprime l’entrée de l’Europe dans une nouvelle phase de la crise entamée avec le krach de 2007-2008, celle d’un choc frontal entre les marchés financiers et les peuples.

Ce sont les grands acteurs de la finance, les Kommerzbank, BNP Paribas ou autres Goldman Sachs, créanciers des États, qui exigent des citoyens des différents pays qu’ils règlent l’addition de la crise. Des exemples très concrets permettent de comprendre comment on en est arrivé à cette situation explosive, l’impasse étant si totale pour tous ceux qui entendent rester dans les rails du système — entendez dans le respect des normes du pacte de stabilité — qu’ils ne conçoivent plus d’autre issue que celle d’une épreuve de force comme aujourd’hui avec le peuple grec. Les banques françaises sont particulièrement bien placées parmi les acteurs qui ont parié sur les difficultés des États. Elles figurent ainsi parmi les plus grosses détentrices de titres de dette grecque — plus de 55 milliards d’euros à la fin de l’an dernier, selon la Banque des règlements internationaux (BRI).

Un placement très lucratif puisque le taux de l’ardoise hellène (bien supérieur dès le départ à celui de la France) a explosé avec la spéculation, passant aujourd’hui à plus de 6 % (sur les marchés, la rémunération du placement grimpe avec le risque présumé pris par les « investisseurs »). Et comme les traders de Natixis, BNP Paribas et autres ont pu réaliser leurs opérations en empruntant eux-mêmes à un taux dérisoire (1 %) auprès de la Banque centrale européenne (BCE), on mesure les gains qu’ils ont pu réaliser sur ce seul écart de taux. Sur le dos des contribuables grecs.

Comme un bonheur n’arrive jamais seul au royaume des agioteurs, la valeur des fameux CDS (credit defaut swaps) — ces titres qui jouent théoriquement le rôle d’une police d’assurance pour les États emprunteurs — a elle aussi explosé quand se sont intensifiées les rumeurs de faillite de la Grèce.

On comprend ainsi comment les affaires de ces grands acteurs des marchés sont redevenues si rapidement florissantes en 2009. Leur préoccupation, c’est désormais d’éviter que la bulle obligataire n’éclate à son tour — provoquée par une ou plusieurs faillite d’États — et ne leur revienne à la figure comme le fit, en son temps, celle des subprimes. D’ou leur chantage sur les gouvernements pour que les peuples absorbent, eux, le choc du dégonflement d’une enflure financière qui, loin de disparaître en 2008, a été transférée vers la dette des États. Dans la zone euro, la tâche leur est facilitée par les règles mêmes de fonctionnement de la monnaie unique, entièrement dévouées à protéger les rentes financières. Parmi les géants de la finance impliqués dans ce drôle de jeu, une mention particulière est à attribuer à Goldman Sachs. La star des stars de Wall Street a en effet « conseillé » en 2001 le gouvernement grec pour qu’il puisse « toiletter » ses comptes et satisfaire aux critères de Maastricht (3 % maximum de déficit public), indispensables à l’entrée dans la zone euro. Aujourd’hui, plusieurs révélations retentissantes font apparaître que Goldman Sachs était aussi à l’origine des rumeurs qui ont déchaîné la spéculation…

Bruno Odent

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régionales 2010

11 Mars 2010, 22:14pm

Publié par PCF Villepinte

Le bulletin de vote "Front de Gauche", seul vote efficace pour l'amélioration de nos conditions de transports : la preuve par la ligne 13 du métro et la ligne B du RER !

 

Seul le programme de la liste Front de Gauche conduite par Pierre Laurent retient le débranchement de la ligne 13 (et son financement) afin de supprimer le goulot d’étranglement que constitue La Fourche.

Seule la liste conduite par Pierre Laurent et Marie-George Buffet propose des solutions immédiates et durables pour en finir avec le scandale des dysfonctionnements la ligne B du RER, avec 4 mesures concrètes :

• Imposer à titre conservatoire jusqu’à la mise en place du RER B+, l’arrêt obligatoire aux gares du Blanc-Mesnil et de Drancy des actuels directs Roissy-Gare du Nord et Gare du Nord-Roissy.

• Faire du RER B+ (c’est-à-dire l’arrêt de tous les RER au Blanc-Mesnil et à Drancy) la priorité de RFF3 en Ile-de-France. Permettant ainsi de revenir au calendrier initial qui prévoyait son entrée en service courant 2011.

• Remplacer les vieilles rames MI79 (31 ans d’âge !) par des trains neufs.

• Doubler le tunnel de gare du Nord à Châtelet. le coût représenterait moins de 5% des dépenses d’investissement de transport du « Grand Paris ».

Le 14 mars, envoyons un message clair à la majorité de gauche qui dirigera la Région !

Avec le vote "Front de Gauche - Pierre Laurent - Marie-George Buffet", utilisons notre bulletin pour que la gauche à la région prenne enfin des décisions en faveur des usagers des transports collectifs en Seine-Saint-Denis 

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Emploi

10 Mars 2010, 23:33pm

Publié par PCF Villepinte

 Quand la région bataille pour l’emploi
Appui à l’intervention des salariés dans les choix de gestion, facilitation de l’accès au crédit bancaire… les régions ne sont pas condamnées à la distribution sans conditions d’aides publiques aux entreprises. En Rhône-Alpes, sous l’impulsion d’une élue PCF, le dialogue social a pris corps.Lyon, envoyée spéciale.

lors du basculement, à la surprise générale en 2004, de la région à gauche, Christiane Puthod (PCF) se retrouve déléguée à l’emploi. « Une responsabilité compliquée, puisqu’il s’agissait avant tout d’une compétence de l’État », explique-t-elle. D’entrée, le conseil régional convoque une conférence sociale avec le patronat et les syndicats. Il en ressort deux constats alarmants sur la politique régionale à l’œuvre avant 2004. Seules les grandes organisations patronales étaient alors consultées pour dresser les grandes orientations  ; les syndicats, eux, jugés trop revendicatifs, étaient tenus à l’écart. Pis, les entreprises, en particulier les plus grosses, pouvaient disposer, sans aucune condition, d’aides multiples sans aucune efficacité avérée en termes d’emploi. « La région était une sorte de guichet ouvert qui avait développé beaucoup de subventions. Il a fallu faire en sorte qu’elle devienne un lieu où les salariés puissent savoir que leurs intérêts seraient pris en compte  ! martèle l’ex-secrétaire générale CGT du Rhône. Ce qui n’a pas été une mince affaire, parce que la tendance était de faire mieux, mais en continuant ce qui s’était fait précédemment. » Très vite, le conseil régional met en place un appui financier de 700 000 euros afin que les représentants des syndicats puissent participer aux réunions « stratégiques » organisées par la région, dans les territoires, sur les problèmes économiques et sociaux, la législation du travail ne le permettant pas. « Il ne s’agissait pas de fonds pour faire fonctionner notre organisation, mais de l’argent public permettant aux syndicats d’élaborer de véritables projets pour les salariés », précise Élisabeth Le Gac, secrétaire générale de l’union régionale CFDT. Constat identique pour Bruno Bouvier, secrétaire général de la CGT en Rhône-Alpes  : « Nous avons été considérés comme une force de proposition, c’était une petite révolution. » « J’ai remis du social dans l’économie », affirme sans prétention Christiane Puthod.

face à la frilosité des banques
Dans le même temps, une commission de suivi et d’évaluation des aides publiques régionales aux entreprises, composée d’élus et élargie aux organisations syndicales de salariés et d’employeurs, est créée. « J’aurais pu m’en tenir au simple état des lieux, confie la conseillère régionale communiste. Ce n’est pas ma culture. » En pleine crise de la chaussure, en 2005, elle se rend à Romans (Isère). Un chef d’entreprise en difficulté lui explique qu’il n’a pas besoin de subventions publiques, mais de crédits bancaires, et que, pour cela, il se heurte à la frilosité des banques. À ses yeux, la région ne peut rien pour lui. La réflexion chemine parmi les membres de la commission et débouche sur la mise en place du « fonds régional pour l’emploi en Rhône-Alpes » – un dispositif de garantie bancaire qui permet aux entreprises d’obtenir un crédit à condition qu’elles maintiennent ou développent l’emploi. « Avec 2 millions d’euros de fonds de garantie de la région, les entreprises lèvent environ 90 millions d’euros de crédits auprès des banques », indique Christiane Puthod.

Au troisième trimestre 2008, la crise frappe très fort en Rhône-Alpes. Première région sous-traitante de France, elle subit de plein fouet la chute de la production industrielle. À l’instar de la vallée savoyarde de l’Arve, où près de 30 000 personnes se retrouvent sans travail. « Nous avons très vite réuni les partenaires sociaux. Et nous avons alors développé un outil déjà mis en place pour les salariés, le “fonds régional d’action d’urgence”. » Un fonds visant à aider les salariés des sociétés de moins de 50 personnes, démunies de comité d’entreprise, lorsque celles-ci société sont en difficulté ou qu’il y a un risque potentiel pour l’emploi. La région met à leur disposition une expertise afin de rechercher une alternative aux licenciements. Du côté des dirigeants, il s’agit, dans les soixante-douze heures, d’obtenir l’aide d’un expert. « Une sorte de petit samu », confie Christine Puthod. En utilisant cette expertise, les salariés peuvent contester, sur le fond, une décision qui leur serait fatale. « L’équivalent régional du droit suspensif des CE sur les licenciements, revendiqué par la CGT », note l’élue. Pour aller vite, les dossiers sont directement confiés aux organisations patronales (quand la demande émane d’un chef d’entreprise) et syndicales (lorsque la demande émane des salariés). Une façon de faire peu orthodoxe mais qui s’avère plus efficace car « les salariés préfèrent téléphoner aux syndicats qu’à la région », explique l’élue communiste. Mis en application rapidement, ce dispositif, pour un coût limité de 2 millions d’euros, obtient un franc succès  : les dossiers sont nombreux. Les habitudes sont bousculées. « Certains salariés, lorsque nous leur avons parlé du fonds d’urgence, ne comprenaient pas qu’ils avaient la possibilité de faire appel à un expert pour émettre un projet alternatif. C’est un choc culturel », explique Jean-Pierre Petit, de la CFDT. « Un dispositif exceptionnel bien adapté », salue même le Medef régional. Pour la CGT, « l’avantage est de montrer la cohérence d’une alternative, mais cela implique un réel suivi et ne dispense pas d’instaurer un véritable rapport de forces avec l’employeur. Car, au bout du compte, c’est lui qui a le dernier mot ».

des aides sous conditions

En six ans, Christiane Puthod a le sentiment d’avoir été utile aux citoyens. Mais elle ne se cache pas les limites de son action. Alors que la région gère 200 millions d’euros pour l’action économique, sa délégation ne dispose que d’un budget de 8 millions d’euros. « Ils m’ont laissé m’occuper de ce qui allait mal, mais il reste encore beaucoup à faire », estime-t-elle.

Sa commission régionale de suivi et d’évaluation a travaillé sur une charte de contractualisation des aides. L’objet  : « Faire en sorte qu’elles comportent des obligations sociales et environnementales pour faire changer les comportements. » Un projet bloqué par l’exécutif dans les couloirs du conseil régional. Les raisons  : trop contraignant en temps de crise, trop peu de moyens en personnel pour le mettre en application. « Une véritable bataille de chiens  ! explique le syndicaliste Benoît Bouvier. C’est là qu’on voit que nous touchons à quelque chose de sensible. » À nouveau candidate sur la liste du Front de gauche, Chritiane Puthod n’a pas l’intention de lâcher l’affaire  : « J’ai joué un peu les trublions en m’appuyant fortement sur les organisations syndicales de salariés, de la CGPME et de l’UPA. Je compte bien faire appliquer cette charte et même l’étendre à l’ensemble des aides accordées par la région. »

Clotilde Mathieu

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Communiqué de Pierre Laurent, tête de liste du Front de Gauche en Ile-de-France

10 Mars 2010, 23:32pm

Publié par PCF Villepinte

Zone unique : les Franciliens donnent raison au Front de Gauche !

 

Un sondage paru ce matin dans le journal Métro indique qu’une écrasante majorité de Franciliens (79%) souhaite « que l’on réduise le nombre de zones » dans les transports franciliens.

Les habitants de notre région donnent ainsi raison au Front de Gauche qui propose la mise en place d’une zone unique en Ile-de-France.

La liste que je conduis préconise la création d’un Pass Unisgo à 56 euros, en lieu et place de l’actuel Pass Navigo. Seule une telle mesure permettra d’abolir concrètement la triple peine qui pèse sur la vie quotidienne de millions de salariés de notre région : plus on habite loin du centre, plus on s’épuise dans les temps de transports, plus on paie cher.

J’invite les Franciliens à rendre cette proposition incontournable en votant massivement pour le Front de Gauche dimanche prochain.

Pierre Laurent, tête de liste Front de Gauche en Île-de-France.

LE 14 MARS, AU PREMIER TOUR, POUR QUE CETTE EXIGENCE SOIT ENTENDUE PAR LA GAUCHE ET PAR JEAN-PAUL HUCHON QUI L’ESTIME TROP CHERE A METTRE EN OEUVRE, ON VOTE MASSIVEMENT POUR LE FRONT DE GAUCHE !


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Liberté pour Salah

10 Mars 2010, 23:29pm

Publié par PCF Villepinte

Samedi 13 mars : notre concitoyen Salah Hamouri aura passé 5 ans dans les geôles israéliennes

 

Le samedi 13 mars, Salah Hamouri aura passé 5 ans en prison.

Le jeune franco-palestinien a été condamné par un tribunal militaire israélien pour, selon ses accusateurs, avoir envisagé un attentat contre la personne d’un extrémiste de droite.

Aucune preuve. « Un plaidé coupable », sous la menace de 14 ans de prison au lieu des 7 auxquels il sera condamné.

Le président de la République doit exiger sa libération immédiate, comme il le fait pour la plupart des autres prisonniers français à l’étranger.

Dans le même esprit, il doit recevoir la maman de Salah, Denise Hamouri, citoyenne française, donnant ainsi un signal fort en direction de l’Etat d’Israël.

Le 13 mars, en ce triste jour anniversaire, rassemblons-nous silencieusement, place de l’Hôtel de Ville à Paris, de 15 à 16 heures, pour adresser, dans sa prison, un message de solidarité à Salah Hamouri.

Alain Losthis, Président du Comité de soutien parisien à Salah Hamouri

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France télécom

10 Mars 2010, 08:23am

Publié par PCF Villepinte

 

L’organisation du travail en cause chez France telecom

Le cabinet Technologia a remis hier un rapport sur la prévention des risques psychosociaux à France Télécom. Le management à l’oeuvre dans les groupes capitalistes et aujourd’hui dans les entreprises publiques est mis en accusation.

La crise est profonde et elle ne pourra « se résoudre sans un travail ambitieux, précis, récurrent et qui mettra l’homme et la qualité de son travail au centre des process  ». C’est ce qu’a voulu signifier le cabinet Technologia, hier, à la direction de France Télécom. Chargé par l’opérateur de remettre en mai un plan de prévention en matière de santé et de sécurité au travail après la vague de plus de 40 suicides en deux ans chez les salariés du groupe, le cabinet d’expertise a souhaité présenter une « note d’étape intermédiaire » dès maintenant en mettant en avant deux raisons. D’une part, entre 7 et 9 suicides, selon les sources, ont eu lieu chez France Télécom depuis le début de l’année 2010. D’autre part, le nouveau directeur général Stéphane Richard n’a, selon le cabinet, « ni passé ni passif France Télécom. Il dispose de quelques semaines pour impulser un changement radical ».

PRESSION SUR LES SALARIÉS

La note de Technologia pointe un certain nombre d’éléments de diagnostic de la crise qui dessinent un bilan accablant pour l’entreprise et ses méthodes d’organisation : « Complexité, voire opacité de l’organisation matricielle », « réorganisations sans raison d’être pour les salariés », « destruction des collectifs de travail et parfois des outils de travail », « mise en concurrence des salariés »… Les « clivages permanents entre les objectifs affichés et les objectifs réels perçus » conduisent au sentiment de « perte d’efficacité », à la « perte de sens du travail ».

Sont dans le même ordre d’idées clairement mis en accusation les « objectifs trop élevés et qui vont en augmentant dans une perspective de dépassement à tout prix qui peut au contraire être contre-productive et démotivante », les objectifs quantitatifs « trop souvent rappelés », « se traduisant par une mise sous pression des salariés » et les « dimensions qualitatives du travail très mobilisées par les salariés et peu, mal ou pas reconnues ». Sont enfin montrés du doigt l’opacité dans le système de promotion ou de la mobilité, l’absence de « dialogue », « d’esprit critique », de « réflexion collective ». Ce sont en fait les méthodes managériales du toyotisme, celles que les grands groupes à la recherche de la seule rentabilité mettent en oeuvre, celles que le gouvernement veut aujourd’hui appliquer à la fonction et aux entreprises publiques, qui sont ici clairement mises en cause.

QUESTION DE L’EMPLOI ABSENTE

Face à un tel diagnostic, on pouvait attendre des préconisations plus musclées. C’est en tout cas l’avis des syndicats.

Patrick Ackermann, délégué central de SUD France Télécom, regrette l’absence totale de la question de l’emploi dans les préconisations du cabinet d’expertise. Le syndicat revendique la création immédiate de 5 000 postes et un plan de recrutement sur cinq ans. Mêmes regrets pour la CGT. Christian Matorel, représentant de la CGT au comité central d’entreprise, précise que « les préconisations de Technologia sont, sur certaines questions, en dessous de ce qui a été obtenu lors des premières négociations avec la direction ». Un premier accord partiel a été signé par la CGT, la CFDT et la CFTC, qui garantit une stabilité de trois ans sur leur poste de travail pour les mobilités à l’initiative de l’employeur.

Selon l’accord, les organisations syndicales seront consultées avant toute réorganisation de service. Pour la CGT, ce sont les négociations qui décideront des réponses à apporter à la crise de France Télécom, et non les préconisations de Technologia. « Il faut mettre en cause l’organisation du travail, précise Christian Matorel. On empêche les salariés de faire correctement leur travail. Il faut de bonnes conditions de travail pour que les salariés puissent répondre aux besoins de la population en matière de télécommunication. C’est loin d’être le cas aujourd’hui. »

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