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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

démocratie de l’abstention

24 Mars 2010, 18:52pm

Publié par PCF Villepinte

Abstention : quand le déclin du travail mène à la démobilisation électorale

Céline Braconnier, chercheuse en sciences politiques, alerte sur l’absence de prise en compte de l’abstention qui se répand au-delà des quartiers populaires
Céline Braconnier, maître de conférences de science politique à l’université de Cergy, était l’auteure, en 2007, avec Jean-Yves Dormagen, professeur de science politique à l’université de Montpellier-I, de la démocratie de l’abstention (disponible chez Gallimard « Folio ») dans lequel ils livraient les résultats détaillés d’une enquête sociologique de plus de quatre ans au sein de la cité des Cosmonautes, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), portant sur les pratiques du vote en milieu populaire. Trois ans après l’avoir rencontrée à cette occasion (voir l’Humanité du 14 mars 2007), retour sur l’abstention massive constatée aux deux tours des régionales, à la lumière de ses travaux.

Dans l’entretien que nous avions publié en 2007, vous expliquiez que le déclin du travail figure parmi l’une des raisons de l’abstention. Les 600 000 emplois qui ont été depuis détruits en France amplifient-ils le phénomène ?

Céline Braconnier. L’extension du chômage et de la précarité ont des effets plus ou moins indirects sur la démobilisation électorale. Le travail est traditionnellement un lieu de socialisation politique. Jusqu’au début des années quatre-vingt, il était un des lieux d’encadrement politique pour les milieux populaires. Plus il y a de salariés qui échappent à ce cadre-là, moins il y a de chance qu’ils s’intéressent à la politique et aillent donc voter. On remarque d’ailleurs que les petits fonctionnaires font partie du noyau dur des votants. C’est bien qu’il y a un lien entre l’instabilité de l’emploi et la constance électorale. Par contraste, plus on est dans la précarité salariale, plus le rapport au vote est distendu.

L’absence d’encadrement politique est-elle la seule origine de l’abstention des salariés ?

Céline Braconnier. L’encadrement politique dont bénéficiait le milieu populaire en France expliquait un taux de mobilisation électorale plus élevé par rapport aux États-Unis, par exemple. Mais il y a évidemment un cumul de facteurs, dont le désenchantement très marqué à l’égard de la politique. Après une succession d’alternances gauche/droite, qui n’a pas abouti à une amélioration de la vie, les citoyens ont arrêté de croire dans la capacité du vote à transformer la situation.

Cette abstention est-elle de l’ordre de la sanction ?

Céline Braconnier. Non, dans la mesure ou il n’existe pas de stratégie politique ni de calcul. Il y a juste une indifférence liée au désenchantement. Dès lors ou il n’y a pas une campagne électorale de très haute intensité, comme en 2007, la politique ne pénètre pas dans les foyers qui ne parlent pas de politique. Ce qui domine dans les quartiers populaires, notamment chez les jeunes, c’est l’indifférence. Puisqu’on ne s’occupe pas d’eux, qu’ils n’ont pas les mêmes droits que le reste de la population, qu’ils ont un fort sentiment d’être discriminés, ils ne voient pas de raison de s’intéresser à la chose politique et de faire un effort au moment du vote.

Vos travaux montrent que l’abstention et la non-inscription sur les listes électorales deviennent la norme dans les cités populaires. Se posera-t-il à terme la question de la légitimité des élus ?

Céline Braconnier. Le faible taux de votants pose en effet un réel problème de légitimité des élus. Il faudra bien prendre conscience de cette situation. Or les politiques ont tendance à y prêter attention uniquement le soir des résultats électoraux. Ils célèbrent des victoires ou regrettent des échecs mais sans en tenir compte dans leurs interprétations. On peut s’en contenter, à l’image des États-Unis. La démocratie américaine fonctionne ainsi depuis plus de cinquante ans. Les taux d’abstention recueillis aux régionales sont dans la moyenne de ceux que l’on enregistre traditionnellement outre-Atlantique.

Cette norme est-elle en train de se répandre dans les villes particulièrement touchées par les restructurations d’entreprises ?

Céline Braconnier. Nous n’avons pas de données précises pour mesurer comment la dynamique en cours depuis plusieurs années tend à s’amplifier et à se répandre dans des milieux plus larges que les cités. Mais ce serait logique que ce phénomène s’élargisse. Un fait révélateur me marque : l’abstention se développe dans le milieu associatif des quartiers populaires. Les militants associatifs sont des citoyens plus politisés, ce sont des meneurs qui traditionnellement arrivent à convaincre de la nécessité du vote. Aujourd’hui, leur rapport à la politique institutionnelle commence à se distendre. Eux-mêmes pratiquent l’intermittence électorale. Les mécanismes informels de mobilisation électorale s’enrayent. Du coup, la dynamique abstentionniste s’amplifie.

Entretien réalisé par Mina Kaci


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Manifestation 23 mars 2010 à Paris

24 Mars 2010, 16:00pm

Publié par PCF Villepinte


1952941_jpeg_preview_medium.jpgQuelques images de la manifestation interprofessionnelle du 23 mars à Paris à l'appel des syndicats.
60.000 à Paris- 800.000 en France

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Paix au Proche-Orient

24 Mars 2010, 15:57pm

Publié par PCF Villepinte

"La France et l'Europe doivent agir pour en finir avec l'impunité israélienne et pour imposer une solution négociée"

 

Alors que les provocations du gouvernement israélien ne cessent d’attiser les tensions, Marie-George Buffet s’est adressée par courrier à Nicolas Sarkozy.

Les autorités israéliennes ont ainsi annoncé la construction de 1600 nouvelles unités de logements dans un quartier de colonisation à Jérusalem-Est et affirment leur volonté de continuer ce processus illégal de colonisation, à Jérusalem-Est comme en Cisjordanie, malgré le tollé international ainsi provoqué.

Les villages palestiniens de Bi’lin et Ni’lin ont été décrétés « zone militaire interdite » pour six mois.

Le gouvernement israélien multiplie les actions unilatérales afin de modifier le statu quo des lieux saints à Jérusalem et dans d’autres lieux des territoires occupés.

Que ce soit l’Union européenne ou le "quartet", la communauté internationale s’enferme dans l’inaction, malgré les révélations, dans un rapport adopté par l’ONU, de crimes de guerre perpétrés par l’armée israélienne.

Marie-George Buffet en appelle donc à des initiatives courageuses de la France et de l’Europe pour en finir avec une situation inacceptable et dangereuse.

PDF - 19.1 ko

Lettre de Marie-George Buffet à N. Sarkozy


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Sur le Blog de François ASENSI

24 Mars 2010, 15:43pm

Publié par PCF Villepinte

la CAF est un amortisseur social fondamental. Ne pas prendre la mesure de la crise qu’elle traverse serait inconséquent.
24 mars 2010 

 

 

asensiEn pleine campagne électorale, dans un courrier daté du 26 février, la situation décrite par le président de la CNAF à Monsieur Darcos  est passée quasiment inaperçue.

Pourtant dans ce courrier, était décrite de façon très précise la crise que traverse l’ensemble des CAF de notre pays et la dégradation du service public que subissent agents et usagers. Le président de la CNAF parle même d’un risque « d’implosion » de l’ensemble de l’institution CAF (découvrez son courrier ici)

Alors que face à la crise économique et au chômage, qui touche en particulier les habitants de notre département, la CAF devrait voir ses moyens augmenter en conséquence, l’impréparation du gouvernement ajouté au dogme aveugle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, produisent des situations incompréhensibles (fermeture d’agences,  attente de plusieurs heures pour les usagers, retard de plusieurs mois dans le traitement des dossiers).

Face à cette situation dont souffre au quotidien les habitants du 93 qui veulent tout simplement avoir accès à leurs droits, j’ai soutenu la démarche du président de la CNAF et demandé au ministre qu’il débloque des moyens humains à la hauteurs des enjeux.

Voici la question écrite que je lui ai fait parvenir.

 » Monsieur le député interroge Xavier Darcos, ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville, sur la situation « d’implosion » dans laquelle sont aujourd’hui les CAF, ainsi que vient de l’exprimer le président de la CNAF dans un courrier qu’il vient de vous adresser.

Cette « implosion » se traduit pour les usagers comme pour les salariés par une dégradation jusque là inconnue de la qualité du service rendu au public.

Pour les usagers, cela ce concrétise par des temps d’attente au guichet de plusieurs heures, quand les agences ne sont pas tout simplement fermées. Ainsi, En Seine-Saint-Denis, les accueils des CAF d’Aulnay-sous-Bois, Clichy-Montfermeil et Aubervilliers ont cessé provisoirement de recevoir le public fin janvier et ce sont les agences de Saint-Denis et de Bobigny qui ont vu leur fréquentation exploser.

Pire encore : dans son courrier, le président de la CNAF indique qu’il en est à établir des priorités entre les prestations sociales versées. Voila aujourd’hui la CAF réduit à choisir entre les versements des minimums sociaux et les allocations logements. Autrement dit, c’est tout simplement l’accès à leurs droits dont sont privées les personnes. Et même sur les priorités données, à savoir le versement des minimums sociaux, la CAF n’est pas en mesure d’assurer à 100 % ce versement, mais affiche difficilement 80% de versement dans les temps.

A l’origine de cette situation inacceptable qui pénalise les personnes les plus fragiles, il y a bien sûr la crise économique qui a fait augmenter le nombre de prestataires. Mais voila maintenant 18 mois que le chômage s’envole mois après mois, avec 3,4 millions de chômeurs aujourd’hui. Il était donc possible d’anticiper le surplus de dossiers par une augmentation conséquente du nombre d’agents. Mais pris au piège d’une politique de réduction systématique et aveugle du nombre de fonctionnaires, dans l’ensemble de la fonction publique, aujourd’hui, ce sont les agents sur le terrain, en sous-effectifs, qui subissent la pression d’usagers légitimement en colère.

Dans notre pays, et en particulier dans un département populaire comme celui de la Seine-Saint-Denis, la CAF est un amortisseur social fondamental contre la crise économique. Ne pas prendre la mesure de la crise que traverse cette institution serait inconséquent.

Alors que s’ajoute cette année de nouvelles charges pour la CAF – à savoir les impayés de loyer, le RSA jeunes ou la CMU complémentaire, le député interroge le ministre sur les mesures qu’il entend prendre pour être à la hauteur de « l’implosion » que vit la Caisse d’Allocations Familiales aujourd’hui. »

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Le Grenelle de l’Environnement aux oubliettes,

24 Mars 2010, 08:46am

Publié par PCF Villepinte

Paris, le 19 mars 2010

Les Fédérations CGT et UNSA des Cheminots,

La FGTE – CFDT et l’UIT - CGT, La F N A U T,

Le Réseau Action Climat, France Nature Environnement, Agir Pour l’Environnement, WWF, Les Amis de la Terre, Le Comité de Liaison Energies Renouvelables…

 

… Communiquent :couv

Fret ferroviaire :

Le Grenelle de l’Environnement aux oubliettes,

Les Gaz à Effet de Serre plébiscités !

 

« Schéma directeur pour un nouveau transport écologique de transport », c’est le titre du nouveau plan Fret SNCF. En quoi ce schéma est-il écologique lorsque, aujourd’hui, l’entreprise publique se fixe un objectif de réduction des trafics, abandonne la desserte de plusieurs territoires, se sépare de moyens humains et matériels (locomotives, wagons, installations…).

Ce n’est pas un objectif de croissance de la part modale ferroviaire qui est mis en œuvre, contrairement aux engagements du Grenelle, mais de pertes de parts de marché. Et cela va s’accentuer avec l’abandon programmé de 60% de l’activité wagons isolés par la SNCF. De plus en plus se font sentir des propos de dirigeants de fret SNCF stigmatisant le Grenelle de l’environnement qu’ils prétendent être une scène de théâtre incompatible avec le business.

Ce nouveau plan se traduit sur le terrain par l'accélération avérée de la casse du réseau de messagerie ferroviaire SNCF qui organise le transport de wagons isolés. Cette activité permet d’assurer par rail le transport de lots de wagons issus de flux diffus. Son abandon, du fait du report modal sur le transport routier et les poids lourds, va provoquer des rejets supplémentaires de gaz à effet de serre de l'ordre de 300 000 tonnes éq CO2/an selon une étude « Carbone 4 »(1) commanditée par la SNCF. C’est un contresens absolu avec les objectifs du Grenelle de l’environnement.

De surcroît, les conséquences sociales, en emplois et en perte de savoir-faire seraient considérables, et l’abandon d’installations et d’infrastructures va rendre la situation irréversible.

Les états généraux du transport routier, auxquels participent les chargeurs, doivent aborder la question de la tarification du transport. Le report modal, l’organisation multimodale sont à ce prix, c’est aussi le sens du Grenelle de l’Environnement.

Le Fret ferroviaire de proximité, cette technique du wagon isolé, est stratégique pour relever le défi de la lutte contre le changement climatique et celui de l’aménagement du territoire. S’en désengager pour un opérateur public, comme la SNCF, est absurde et cela constitue une faute lourde pour la France. L’Europe l’a compris, 7 des grands opérateurs ferroviaires s’unissent pour construire un projet de nouveau modèle économique dans ce domaine, la SNCF s’y refuse. Cette coopération (nommée X Rail) va être influente dans 11 pays. La France, avec la SNCF, aurait-elle raison contre tous en restant à l’écart ? C’est impensable !

L'étude « Carbone 4 », soigneusement dissimulée, propose pourtant un scénario alternatif, sans casse du wagon isolé, qui soit écologiquement viable, socialement acceptable et économiquement efficace. Ce scénario suggère de « maintenir un portefeuille large d’offres de fret prémuni d’évolutions socio-économiques imprévisibles. » et de « Garder la messagerie et bénéficier d’une spécificité française du réseau maillé fin … »

Le gouvernement, engagé par l’objectif du Grenelle de l’Environnement, désormais force de loi, de réduire les émissions de Gaz à Effet de Serre de 20% d’ici 2020 dans le secteur des transports (soit le retour à la situation de 1990), ne peut ignorer cette situation. Pour notre part, cet objectif n’est pas renégociable.

􀂪 Nous réaffirmons que les effets bénéfiques à long terme du plan ferroviaire d’avenir (combiné, autoroute ferroviaire…) ne doivent pas être anéantis par l’abandon du fret de proximité. Il y a deux choses différentes. Seule l’addition plan fret d’avenir et wagon isolé en proximité peut permettre de relever le défi du report modal. L’option, cautionnée par le gouvernement, sur laquelle s’obstine la SNCF, provoquera d’ici à 2020 une émission supplémentaire de 3 millions de tonnes équivalent CO2, et encore sous réserve que le plan d’avenir réussisse. Ce n’est pas acceptable !!

La France, qui sur la scène internationale prétend devenir la meilleure élève en matière d'environnement, ne peut pas continuer sur cette voie.

Il faut donc revoir d'urgence la copie du plan fret SNCF :

􀂪 En réaffirmant l’intérêt de la SNCF, seule à même d’assurer un maillage du réseau, pour le wagon isolé et en organisant une complémentarité avec les opérateurs de fret de proximité

(OFP) à positionner sur les créneaux où la SNCF est absente pour activer concrètement un report modal. Ces OFP ne doivent pas être des low cost contournant les standards sociaux, environnementaux et de sécurité actuels par dumping. En l’absence de cette synergie, ce sera l’échec assuré avec, en plus, 8000 emplois SNCF bradés.

􀃎 NOUS RÉCLAMONS :

􀃂 Le respect des objectifs de réduction de Gaz à Effet de Serre du secteur des transports, inscrits dans la loi Grenelle,

􀃂 Un moratoire immédiat sur la partie « wagon isolé » du plan Fret

SNCF/Gouvernement,

􀃂 La transparence et un débat public objectif, notamment sur les conséquences en terme d’émissions de GES, la mise à disposition et l’approfondissement des études « carbone »,

􀃂 La préservation des installations ferroviaires en situation de réutilisation, afin d’être capable de disposer d’alternative à la route en réponse aux changements de comportement demandés aux chargeurs,

􀃂 L’examen d’organisations nouvelles de la production SNCF en proximité, spécialement adaptées et en coopération avec les opérateurs nouveaux pour, ensemble, donner de la pertinence économique aux convois.

Sur ces bases, nous appelons à un véritable débat public associant élus et citoyens, professionnels et utilisateurs du rail, militants salariés et associatifs. Cette mobilisation est essentielle pour construire un avenir durable.

(1) Réalisée en septembre 2009 par le Cabinet «Carbone 4 » (Jean-Marc JANCOVICI) et présenté au Comité stratégique fret SNCF le

15 janvier 2010.

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Grippe A :

24 Mars 2010, 07:40am

Publié par PCF Villepinte

Bachelot auditionnée aujourd’hui au sénat

hinC’est cet après-midi, 23 mars, que la commission d’enquête du Sénat sur le rôle des firmes pharmaceutiques dans la gestion par 
le gouvernement de la grippe A (H1N1) 
doit auditionner la ministre de la Santé. 
Une commission créée à l’initiative du groupe CRC-SPG (24 sénateurs) et présidée 
par François Autain (Parti de gauche). 
Évoquant « une surévaluation des risques » 
et une « dramatisation » du problème, ce dernier entend bien éclaircir « le rôle des experts » 
dans cette affaire, déplorant que ceux 
« qui conseillent les laboratoires sont souvent ceux qui conseillent les gouvernements ».

Les villes présentent la note

L’Association des maires des grandes villes de France, et d’autres communes, réclament à l’État le remboursement des frais de la campagne de vaccination.

L’État commande, prescrit mais ne paierait pas ? L’Association des maires des grandes villes de France (AMGVF) a formulé officiellement, jeudi dernier, une demande de remboursement des frais occasionnés par la campagne de vaccination antigrippe A (H1N1). Une lettre a été envoyée au premier ministre, au ministre de l’Intérieur et à la ministre de la Santé. Le montant des dépenses de ces villes, parmis lesquelles figurent entre autres Paris, Lyon, Marseille, Toulouse et Bordeaux, s’élèverait à près de 4 millions d’euros, selon une enquête de l’association. Or, l’incertitude monte chez les élus quant à la bonne foi de l’État. Un remboursement intégral a été demandé, y compris des frais de personnels, mais « nous craignons un remboursement partiel », a indiqué le porte-parole de l’association.

Afin de contrer la pandémie grippale annoncée pour la fin de l’année 2009, ces villes, sur réquisition de l’État, avaient dû mettre à disposition des locaux pour les vaccinations ainsi que du personnel mais aussi organiser l’installation et l’entretien des centres. Les coûts de vaccination avaient été engagés directement par les collectivités locales. Pourtant, le remboursement, lui, ne concernerait que les dépenses liées aux réquisitions des locaux sans tenir compte des dépenses secondaires  : travaux d’aménagement, location de matériel, frais de déplacement, accueil, mobilisation de personnel administratif et logistique.

« Une arnaque », résume sèchement Jean-Pascal Bonsignore, de la mairie (PCF) de Villejuif (Val-de-Marne), qui a, elle aussi, engagé des sommes importantes. Le responsable dénonce la lenteur des réponses de l’administration et reste insatisfait des sommes remboursées : « Il y a un décalage avec les frais réels, nous sommes remboursés à hauteur de 33,60 euros par jour, soit 1 747 euros en tout, alors que les dépenses s’élèvent à 104 770 euros. » Un avis partagé par Jean-Paul Bret, maire (PS) de Villeurbanne (Rhône) qui estime que les sommes sont « dérisoires », alors que « tout ce qui a été mis en oeuvre dans cette campagne obéit aux consignes de l’État ».

Les revendications s’appuient sur une circulaire du 22 octobre, qui précise que les réquisitions de locaux imposent une indemnisation des dépenses engagées. « Il n’est pas normal que les villes assument des dépenses qui relèvent de la politique de santé publique », s’insurge François Rebsamen, le maire (PS) de Dijon. « Si l’État ne s’acquitte pas de sa facture, nous saisirons la justice administrative », gronde l’élu. Alain Juppé, maire (UMP) de Bordeaux, lui, s’est dit surpris et qualifie la démarche de l’AMGVF d’« inopportune », considérant que le processus de remboursement « est bien engagé ». « C’est un débat qui n’a pas lieu d’être », conclut-il.

THIBAULT DUCLOUX

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Faisons nous entendre plus fort!

23 Mars 2010, 17:42pm

Publié par PCF Villepinte

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taxe carbone

23 Mars 2010, 17:34pm

Publié par PCF Villepinte

Le gouvernement enterre la taxe carbone

Retoquée par le Conseil constitutionnel, promise pour entrer en vigueur en juillet, le projet est aujourd’hui envoyé aux oubliettes (européennes) par le Premier ministre François Fillon.

François Fillon a annoncé, mardi 23 mars, lors d’une réunion de députés UMP l’abandon de la taxe carbone en soulignant qu’elle devait se faire au niveau européen pour "ne pas plomber la compétitivité" des entreprises françaises, selon plusieurs participants à la réunion. L’entourage du Premier ministre a assuré que cela ne signifiait pas l’abandon pur et simple de la taxe carbone.
"Il ne faut pas arrêter les réformes, car les Français ne nous le demandent pas", a ajouté François Fillon, selon les députés UMP.

La taxe carbone "sera européenne ou ne sera pas", a rapporté le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale Jean-François Copé. C’est une "demande qui a été formulée par un grand nombre de députés au sein de notre groupe", a-t-il précisé.

La taxe carbone n’entrera donc pas en vigueur au 1er juillet, comme prévu initialement. "S’il n’y a pas d’accord européen avant le 1er juillet, ça se fera plus tard", a ajouté Jean-François Copé, disant en avoir discuté la veille avec le président Nicolas Sarkozy.

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Grand Paris :

23 Mars 2010, 17:30pm

Publié par PCF Villepinte

Le projet de loi sur le Grand Paris doit être retiré !

Nicole Borvo Cohen-Seat, Présidente du groupe Communiste, Républicain et Citoyen et des sénateurs du Parti de Gauche a adressé un courrier au premier Ministre, François Fillon, pour lui demander le retrait du projet de loi relatif au Grand Paris.


23 mars 2010

« Monsieur le Premier Ministre,

Les élections régionales ont été marquées par une forte progression de la gauche et par un repli significatif de la droite parlementaire.

Si les avis divergent, bien entendu, sur les raisons profondes de ce vote, chacun s’accordera sur le fait, dans des proportions à préciser, qu’enjeu régional et enjeu national se sont mêlés lors de cette élection.

Un projet de loi en débat au Parlement mêle ces deux enjeux, c’est le projet de loi sur le Grand Paris. Et, sur ce point, il ne vous est pas possible, me semble-t-il de vous retrancher derrière le caractère local de l’élection. Ce projet de loi a été l’un des thèmes principaux de la campagne en Ile de France.

La victoire de la gauche résonne alors comme un véritable référendum sur ce sujet. Les franciliens ne veulent pas de ce projet de Grand Paris tel que conçu dans ce texte, et l’ont signifié par un score sans appel au premier et au deuxième tour de l’élection régionale.

Il faut entendre les préoccupations des électrices et des électeurs affirmiez-vous dimanche soir. Un premier résultat de cette nouvelle écoute serait de retirer de l’ordre du jour ce projet de loi contesté de toute part, y compris au sein de votre majorité. Il faut dire, que celui-ci porte gravement atteinte à la libre administration des collectivités locales en organisant une reprise en main de l’aménagement francilien par l’Etat et surtout n’apporte aucune réponse aux graves préoccupations quotidiennes des habitants de la région Ile de France que ce soit en termes de logement ou de déplacement entre le travail et le domicile.

Un autre projet de loi doit être mis en chantier en collaboration étroite avec élus et citoyens.

Je vous demande donc, qu’à l’occasion de la conférence des présidents du 24 mars, l’annonce du retrait de ce projet de loi relatif au Grand Paris soit rendue publique.

En vous remerciant, Monsieur le Premier Ministre, de l’intérêt que vous porterez à cette demande, je vous prie d’agréer l’expression de ma considération distinguée.

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Logement

23 Mars 2010, 09:53am

Publié par PCF Villepinte

 L'aberrant couple DALO et expulsion
A Valenton, la mairie a pris son 7ème arrêté anti expulsion. Les "Interdit aux huissiers" refleurissent dans la ville. Françoise Baud, maire de la ville, défend la mesure.

Par Françoise BAUD, maire de Valenton (Val-de-Marne)

Entre Valenton et les expulsions, c’est une longue, longue histoire… Depuis que notre bourgade a poussé comme un champignon dans les années soixante, élus et militants communistes ne se sont pas économisés pour défendre les locataires (et il y a 65 % de logements sociaux chez nous  !) qui risquent d’être jetés dehors pour retard de loyer. Quand certains, jusque dans nos rangs, triaient avec des pincettes les locataires «  de bonne foi  » et les autres, nous avons fait le choix de la dignité humaine  : dès 1989, premier arrêté du maire interdisant les expulsions, et premiers calicots «  Ville interdite aux huissiers  ». Le maire fut aussitôt désavoué par le préfet, et le secrétaire du PCF local condamné à 10 000 francs d’amende (intégralement payée en pièces de 1 F, grâce à une collecte populaire  !). Depuis, les maires successifs ont pris 
6 arrêtés identiques, tous annulés par le préfet. En 2007, mon prédécesseur, 
Daniel Toussaint, fut poursuivi pour s’être opposé vertement à un huissier. Et en mai dernier, encore, non seulement l’arrêté anti-expulsions a été cassé, mais la ville a écopé d’une amende. Un comble  ! Nous avions eu le tort d’exiger «  abusivement  » qu'avant toute expulsion, soit saisie, la très officielle commission de prévention des expulsions… Notre détermination n’est pas entamée, au contraire. Cette semaine, j’ai signé le 7e arrêté anti-expulsions, les panneaux « Interdit aux huissiers  » fleurissent à nouveau, un rassemblement initié par les communistes s’est tenu dans une cité populaire où plusieurs familles sont menacées, et la résistance doit devenir l’affaire du plus grand nombre. Car malgré le travail entrepris avec les bailleurs pour suivre de près les impayés et déclencher à temps toutes les sauvegardes, jamais les jugements d’expulsion n’ont été aussi nombreux. À coups de chômage, de salaires de misère, de hausses de loyers, d’accidents de la vie, etc., la précarité a fait un bon historique, dont témoigne également l’affluence record aux Restos du cœur. Quand il n’y a pas de quoi faire bouillir la marmite, s’occuper des gosses, faire face aux pépins de santé, qui osera encore soutenir que des locataires «  choisissent  » de ne pas payer le loyer  ? Puisque le diagnostic du problème est clairement posé, et à cet égard le dernier rapport annuel de la Fondation Abbé-Pierre est incontestable, les remèdes s’imposent donc d’eux-mêmes. Lutter contre les expulsions, en bref et entre autres mesures vitales et urgentissimes, c’est d’abord garantir à chacun les moyens de vivre dignement  ; c’est bloquer les loyers  ; c’est enrayer la spéculation foncière et immobilière  ; c’est construire à tour de bras du logement social, véritablement social (au passage, comment accepter que des villes, 13 dans le Val-de-Marne et toutes de droite, refusent de se plier aux 20 % de logements sociaux  ? À Saint-Maur, par exemple, le déficit est de 5 000 logements sociaux  ! Pour ces villes égoïstes, je dis  : dans les départements comme dans les régions, plus un euro de crédits publics  !)  ; c’est accorder au logement social des financements d’État à hauteur des besoins criants, et des emprunts à taux minoré ou à taux zéro  ; c’est permettre la sortie des logements neufs à des loyers accessibles  ; et pour mettre durablement bon ordre à tout cela, c’est créer un service public du logement, reposant sur quatre piliers  : un pôle financier, un pôle de la construction, une agence foncière et des outils démocratiques locaux. Le couple expulsions-Dalo a conduit au comble de l’aberration  ! Primo, d’une main, l’État (ses lois, sa justice, ses préfets…) expulse les familles en grande difficulté, et de l’autre le même État leur tend un dossier Dalo pour qu’elles fassent valoir leur droit à un relogement prioritaire  ! Secundo, les expulsions font faire proliférer l’exclusion, pendant que le Parlement vote des lois… censées combattre cette même exclusion  ! Tertio, le droit au logement est «  opposable  », mais faute de logements, le délai de six mois dont l’État dispose pour répondre à ses propres obligations explose partout  ! Au milieu de cette folie, dont les familles font les frais, et les promoteurs et banquiers font leurs choux gras, qui est hors la loi et hors la morale  ? Les militants et les élus qui résistent  ? Ou les pouvoirs publics  ? Poser la question, c’est y répondre.

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