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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Enjeux / Idées :

1 Mars 2010, 07:14am

Publié par PCF Villepinte

Le nouvel étage de la crise, par Patrick Le Hyaric

Durant toutes ces dernières semaines, on a jeté en pâture à nos concitoyens, comme à un spectacle de cirque, un nauséabond débat sur l’identité nationale, les voiles et les burqas, une mise en scène médiatico-politique de l’affaire Clearstream, une pincée de sécuritaire, des petites phrases peu ragoûtantes. Tout ceci a servi à camoufler la réalité des pas d’ogre d’une crise sociale qui écrase les familles populaires et celles qui, jusqu’ici, se croyaient à l’abri. Dans ce théâtre d’ombres, des spécialistes des oscillations de la crise – qui ne prévoient d’ailleurs jamais rien et expliquent tout…après coup -, le nez levé sur les seules cotations de la bourse, ont voulu faire croire que la crise, tel un mauvais nuage poussé par le vent, se terminait. Ils parlaient évidemment des spéculateurs qui se portaient mieux. Car, comme nous n’avons cessé de l’écrire ici, ceux qui n’ont que leur travail, leur retraite ou leurs maigres allocations pour vivre, vont être poussés à l’étage supérieur de la crise sociale.


16 février 2010

Voilà qu’après avoir sauvé le secteur bancaire ainsi que quelques grandes entreprises et abaissé la fiscalité des plus fortunés, les États doivent combler les déficits et les dettes qu’ils ont ainsi créés.

Autrement dit, dans toute l’Union Européenne, on demande aujourd’hui aux peuples de payer les pots cassés. Comment ? En pression sur les salaires, en chômage, en soins plus chers, en démantèlement des services publics, en recul de l’âge ouvrant droit à la retraite, en diminution de la protection sociale, en difficultés d’accès au crédit pour les PME et les collectivités locales, alors que la taxe professionnelle est supprimée.

Les gouvernements semblent s’être défiés dans une sorte de championnat du monde des plans de rigueur et d’austérité, pour une prétendue vertu budgétaire, mais contre les populations.

En remerciement de leur sauvetage par les États, les marchés financiers, ces aigles prédateurs, composés des banques, des institutions financières et des assurances, à qui des responsables politiques ont donné carte blanche, s’attaquent aux finances des États en difficulté, comme c’est le cas de l’Islande, de la Grèce, de l’Espagne ou du Portugal. Ils font de l’argent par la spéculation sur la dette des États.

Ainsi la totalité de l’impôt sur le revenu collecté dans notre pays sert à payer les frais financiers générés par la dette. Au lieu de leur résister, les gouvernements se couchent, et font payer la crise aux peuples.

Cette crise économique, sociale, écologique, fait naître désormais une crise politique qui prend racine dans les mensonges assénés depuis des années sur la nature des Traités de Maastricht et de Lisbonne.

Ni l’Union monétaire, ni l’Euro ne créent un système de solidarité et de coopération entre les pays européens, en faveur de leurs habitants. L’Euro n’est pas une monnaie commune pour le travail, la formation, l’impulsion d’une grande et nouvelle politique industrielle, agricole, de services ou d’infrastructures. Elle est une monnaie gérée par la seule Banque Centrale Européenne indépendante au service des spéculateurs et contre les travailleurs.

Le sacro-saint principe de « concurrence libre » n’est qu’un venin injecté de force dans le corps des États, qui fait mourir les modèles sociaux existants.

Ainsi, la concurrence fiscale conduit à abaisser sans cesse la fiscalité du capital et à le faire payer aux populations, en réduction de services et en impôts supplémentaires sur le travail et les familles.

A l’opposé, il serait maintenant nécessaire d’obtenir une directive pour une fiscalité commune sur les grandes entreprises et les banques de l’Union Européenne. Le corset du pacte de stabilité sauterait pour être remplacé par un pacte coopératif de développement humain durable, favorable au travail, à la formation, et à la construction d’infrastructures communes, en lien avec les défis écologiques.

Un mécanisme contre la fraude fiscale et l’évasion des capitaux devrait être mis en place qui taxerait lourdement les mouvements de capitaux spéculatifs. Les paradis fiscaux fermés. Une première modification des traités européens devrait conduire à changer le rôle et les missions de la Banque Centrale Européenne, pour une monnaie européenne solidaire au service des peuples.

Autant d’alternatives qui appellent partout à développer la résistance sociale et politique, solidarité des travailleurs à l’intérieur de l’Union Européenne ; des travailleurs d’Opel à ceux de Renault, des salariés des services publics de toute l’Union Européenne, des familles populaires de Grèce, d’Espagne, du Portugal, de France et d’ailleurs, qui ont les mêmes intérêts.

Leur unité est indispensable face à l’internationale des spéculateurs protégée par les gouvernements et l’Europe des marchands.

Cette résistance doit se manifester à l’occasion des élections régionales, pour des régions qui deviennent des points d’appui pour de nouveaux choix ancrés à gauche et dans les mouvements sociaux et citoyens. Résistance sociale et propositions neuves pour un post-capitalisme social et écologique sont à l’ordre du jour.

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Grand Paris :

1 Mars 2010, 07:10am

Publié par PCF Villepinte

Main basse sur NOS sols !


18 février 2010

Pendant 40 ans, au nom du retrait de l’État en Ile de France, on a favorisé la régression de l’industrie et du rôle moteur de la région pour la France. Le retour annoncé de l’État ne signifie pas la discussion, le dialogue, une construction commune et partagée mais, au contraire, le dictat de choix ultra-libéraux. Ainsi, le projet contenu dans la loi du Grand Paris, adoptée à l’assemblée nationale, ne se limite pas à la question d’un mode de transport, mais tente d’imposer un tout autre modèle de développement de l’Île-de-France.

Avec la nomination d’un secrétaire d’État, ce n’est pas le retour d’un État pour répondre aux besoins de chacun, pour favoriser des péréquations et faire régresser les déséquilibres et les inégalités, mais celui de l’État autoritaire qui impose, avec l’argent des autres collectivités, ses choix au service des grands groupes capitalistes.

Main basse sur les sols :

Le projet de construction du « Grand huit » est le prétexte pour créer la « société du grand Paris » qui prendra le pas sur le droit des sols des communes (droit attribué aux élus et aux populations dans le cadre des lois de décentralisation de 1975 et de 1983 – 1985) et sur les plans locaux d’urbanisme. Les terrains que cette société pourrait préempter autour du chapelet de gares du grand Paris représentent quatre fois la surface de Paris, Une société dans laquelle les élus sont exclus (un seul maire pour représenter les 180 villes concernées). Ainsi l’État est le seul qui va décider la stratégie. (…)

En effet le financement du grand Paris, et de son « Grand Huit » est envisagé à partir d’une monumentale spéculation sur les terrains autour des gares accaparés par la « société du Grand Paris » ; 35 % des 35 milliards nécessaires pourraient provenir de taxe sur les constructions immobilières réalisées autour des gares.

Ce projet est en fait une promesse incertaine d’investissement à plus ou moins long terme qui dédouanerait l’État de ses responsabilités actuelles en matière de remise à niveau du réseau actuel des transports franciliens. Parallèlement les réformes institutionnelles sur les collectivités locales visant la suppression des départements et le regroupement forcé des communes visent à imposer l’État stratège décidant de tout. Le retour des pouvoirs concentrés de l’État avec confiscation des pouvoirs locaux.

Et cela sans aucune ressource nouvelle puisque la valorisation des sols ne rapportera qu’à la « société du Grand Paris ». Les communes, elles, devront s’endetter pour réaliser les équipements publics. Les conventions d’aménagement par projet entre la « société du Grand Paris » et les communes concédées dans la loi sont un simulacre de concertation : rien n’est prévu en cas de désaccord. Et de toute façon, c’est le préfet qui tranchera en dernier ressort.

Ajoutez à cela la réforme des collectivités prévue au Sénat en avril : tout est fait pour transformer les collectivités en services déconcentrés de l’Etat. Au lieu de cette fuite en avant dans l’ultralibéralisme il faudrait s’attaquer aux vraies questions. »


Dominique Adenot (PCF) revient sur le Grand-Huit de Sarkozy et l’autoritarisme de l’Etat. Il montre que derrière cette opération conduisant à l’aggravation des ségrégations en ile de France, se cache aussi un projet dément visant à livrer la banlieue aux spéculateurs immobiliers.

« Avec la construction du « Grand Huit », un métro de 130 kilomètres reliant la Défense, les grands aéroports et quelques pôles (ce qui ne concerne que 1,7% des transports actuels), les conditions de transport entre domicile et travail, (45% du trafic actuel), ne seront pas forcément améliorées. le « Grand Huit » éloignera encore plus les populations modestes des gares. Le développement inégalitaire et ségrégatif de l ’ a g g l o m é r a t i o n s e r a a c c e n t u é (développement en « peau de léopard ») .

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"24HEURES SANS NOUS"

1 Mars 2010, 07:05am

Publié par PCF Villepinte


Un "collectif de citoyens" appelle à ne pas travailler, ni consommer et à manifester partout en France pour démontrer l’apport économique, social et culturel de l’immigration.

• Le premier mars 2010 sera une journée sans nous

« Le premier mars sera une journée sans immigrés » Ce jour là, tous ceux qui veulent en finir avec les thématiques nauséabondes sur l’identité française et affirmer l’importance de l’immigration pour la nation sont appelés à se réunir. Visée de l’opération : paralyser le pays et démontrer par l’évidence le rôle des immigrés. « L’immigration n’est pas un problème, c’est une réalité avec laquelle on doit traiter. Une dynamique positive et une composante essentielle de la société française » déclare Nadia Lamarkbi, la présidente du collectif "La Journée sans immigrés, 24 heures sans nous". Les membres invitent toutes "les personnes sensibles à l’apport de l’immigration" à participer à cette journée. Les citoyens mobilisés ne consommeront plus, les travailleurs et les salariés concernés sont incités à faire grève. Tous les autres pourront manifester leur soutien, en rejoignant les lieux de rassemblement, ou encore en participant aux débats et aux festivités.

Cette action se prépare depuis quelques mois mais ne sera précisée qu’au cours des prochaines semaines. Une poignée de personnes qui n’appartiennent pas du tout au monde militant mais qui « adhèrent à 100 % aux valeurs républicaines telles quelles sont : liberté, égalité, fraternité » ont décidé de réagir au « climat malsain actuel », institué lors de la création du ministère de l’immigration de l’intégration et de l’identité nationale, en réaction au propos de Brice Hortefeux, le ministre de l’époque. Le débat sur le thème de l’identité nationale lancé par Eric Besson, le nouveau ministre a mis le feu aux poudres et alimenté le « raz le bol » dans la population.

« L’année dernière, le mouvement n’aurait peut être pas pris une telle ampleur, mais avec les tensions et les enjeux des débats ces dernières semaines, notre appel prend tout son sens », confie Nadia. "Le pire, c’est d’être confronté aux préjugés, aux injures des internautes, mais c’est aussi l’objet du combat". Encouragés par le succès de leur blog, et la multiplication des soutiens et des témoignages, le collectif dénonce et réaffirme les bases humanistes de la démocratie française. Une dizaine de comités se sont déjà créés à travers tout le territoire et quelques contacts ont été établis en Europe, en Belgique, en Italie, en Espagne ainsi qu’au Canada.

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