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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

operation-logement-a-neuilly_news

5 Février 2010, 21:51pm

Publié par PCF Villepinte


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Opération logement à Neuilly

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Conseil général de Seine-Saint-Denis

5 Février 2010, 21:45pm

Publié par PCF Villepinte

La CGT refuse une "RGPP version services départementaux"

 

L’annonce du non remplacement de 250 départs en retraite ainsi que le non renouvellement de 150 contrats en 2010 provoque une vive inquiétude dans les services départementaux.

La CGT dénonce "l’agenda social du Président Bartolone" qui se traduit - phénomène sans précédent au Conseil général de Seine-saint-Denis - par l’annonce de 400 suppressions d’emplois en 2010 dans le service public. Elle appelle au contraire Claude Bartolone à mettre toute son énergie (et sa communication) au service de la lutte pour obtenir de l’Etat qu’il règle sa dette au Département (650 M€).

Une bataille qui a donné lieu, rappelons le, à une nouvelle initiative des élus communistes la semaine passée, qui s’était rendus à Matignon pour exiger que le Premier ministre rembourse à la Seine-Saint-Denis le coût de toutes les compétences transférées au Département.

PDF - 13.9 ko

communiqué de presse de la CGT

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Le congrès de la FSU

5 Février 2010, 21:43pm

Publié par PCF Villepinte

Un syndicalisme plus combatif que jamais

Le congrès de la FSU s’est achevé, hier, à Lille, par l’élection de sa nouvelle secrétaire générale, Bernadette Groison, qui remplace Gérard Aschieri. Selon le syndicat enseignant, des solutions alternatives aux projets gouvernementaux sont possibles et crédibles pour les retraites, l’école et les services publics.

Lille, envoyé spécial. Le marathon du congrès de la FSU s’est terminé, hier matin, par l’adoption du texte revendicatif et l’élection sans surprise de la nouvelle secrétaire générale, Bernadette Groison. Une élection acquise à une très large majorité du « parlement » de la Fédération syndicale unitaire, le Comité délibératif fédéral national (CDFN) : 125 voix contre 5. Á l’issue de cinq longues journées d’une discussion hachée par des procédures démocratiques de vote très contraignantes, la FSU peut se targuer d’avoir progressé dans la définition de ses objectifs, de ses propositions, tout en maintenant son unité. L’ensemble des textes a été adopté par des majorités allant de 80 à 90 % des congressistes.

Très attendue, parce que des points de vue différents s’étaient fait jour sur la question, la discussion sur la formation des enseignants a permis de dégager une position commune et claire approuvée par 80 % des délégués (voir l’Humanité d’hier). Le gouvernement, qui avait misé sur une division du corps enseignant pour faire passer une réforme régressive, pourrait bien se retrouver face à un véritable front. « Sur la formation des maîtres comme sur la retraite, le congrès nous donne la pêche », affirme Denis, des Yvelines, enseignant dans le primaire. Une seule proposition a dû être repoussée, l’adhésion à la Confédération européenne des syndicats, le congrès estimant qu’elle n’avait pas été suffisamment débattue. La décision sera prise d’ici à la fin 2010, après consultation de l’ensemble des syndiqués.

Première organisation dans la fonction publique, la FSU a décidé de prendre sa part dans l’évolution nécessaire du paysage syndical français. Elle affirme « ne pas se satisfaire de la division et de l’émiettement syndicaux » et entend « contribuer activement à construire un nouvel outil syndical » en y associant les syndiqués et les salariés. « Ni fusion ni absorption », la FSU s’attache à ses valeurs d’un syndicalisme « de lutte et de transformation sociale progressiste, à vocation majoritaire », à ses conceptions d’un syndicalisme démocratique. Le congrès a décidé de poursuivre et d’amplifier les initiatives communes menées avec la CGT d’un côté, Solidaires de l’autre, qu’il considère comme « des pistes positives ». Il marque sa volonté de « les ouvrir à toutes les organisations qui le souhaitent ». « La FSU a franchi un cap, estime Dominique, professeur d’éducation physique dans les Alpes-Maritimes. J’en suis à mon 5e congrès, c’est celui de la maturité. »

« Nous avons installé la FSU dans le paysage syndical, nous avons fait la démonstration de notre capacité à mobiliser contre tous les mauvais coups, je crois que, maintenant, nous devons faire de la FSU, une force de propositions incontournable et indispensable pour les personnels », a assuré Bernadette Groison en conclusion du congrès. Pour ses réformes de l’école, de la retraite, ou pour les coups qu’il entend porter à la fonction publique, le président de la République aura à se confronter à un syndicalisme combatif et porteur de propositions alternatives.

Olivier Mayer


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Hôpital public

4 Février 2010, 23:08pm

Publié par PCF Villepinte

Les hôpitaux parisiens partent à la cassearton2760162-cbe15.jpg
Sous la pression du gouvernement, l’Assistance publique des Hopitaux de Paris projette de démanteler le réseau hospitalier pour faire des économies. Depuis ces annonces, l’inquiétude monte du côté des médecins et des syndicats qui craignent pour leurs emplois et la qualité de l’offre de soins.

La casse de l’hôpital public menace d’atteindre un point de non-retour. Le plan de regroupement et de restructuration voulu par le ministère de la Santé par l’entremise du directeur général de l’Assistance publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP), Benoît Leclercq, détruit le paysage hospitalier parisien. Les 37 structures de l’AP-HP vont être rassemblées en 12 groupes hospitaliers, eux-mêmes organisés en zone Nord, Est, Sud, Ouest. L’objectif de ce démantèlement est, comme toujours, de faire des économies.

3 000 à 4 000 emplois menacés

L’AP-HP enregistre un déficit de 1,9 milliard d’euros en 2009. D’ici à 2012, elle devrait diminuer de 300 millions d’euros ses coûts de fonctionnement. Après avoir lâché quelques informations en novembre, les membres du conseil exécutif de l’AP-HP ont annoncé les mesures pour 2010-2012. De 3 000 à 4 000 emplois sont menacés sur un total de 92 000. La nouvelle a soulevé un tollé général  : la CGT dénonce « une gangrène qui détruit l’offre de soins de proximité », c’est « un grand gâchis » pour FO, la CFE-CGC et le Mouvement de défense de l’hôpital public (MDHP) fustigent les risques accrus d’erreurs médicales dans un contexte de pénurie de soignants. Ambiance.

Les hôpitaux commencent donc à partir en lambeaux. Armand Trousseau devrait perdre 70 % de ses activités. Le conseil exécutif a décidé le regroupement des services de pédiatrie spécialisés à Robert-Debré et à Necker. Trousseau recueillera les activités obstétriques de Saint-Antoine. Et ce dernier verra arriver 15 000 urgences de Tenon. Saint-Vincent-de-Paul serait presque entièrement démantelé. « L’AP-HP veut vendre le bâtiment, justifie Olivier Cammas de la CGT de l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul. Sur les 347 employés à reclasser à l’hôpital Necker (qui fait partie du même groupe que Saint-Vincent-de-Paul), seuls 150 pourraient y aller, mais le bâtiment n’est pas encore fini », poursuit-il. La fusion de Bichat et Beaujon est aussi en marche. D’autres hôpitaux comme Fernand-Widal, Paul-Brousse, Saint-Vincent-de-Paul et l’Hôtel-Dieu sont carrément voués à la disparition, pour faire un maximum d’économies. « La réfection de l’Hôtel-Dieu coûterait 280 millions alors que la création de 450 nouveaux lits à Necker ne coûte que 180 millions », tente de justifier Benoît Leclercq.

Des centaines de postes supprimés, des habitudes de travail chamboulées et des soins dégradés  : voilà ce qui attend l’AP-HP d’après les syndicats. Quand on sait que les chiffres, les estimations, les dates annoncées par le conseil exécutif sont plus qu’approximatifs, l’incertitude est totale. Pour le professeur Bernard Granger, secrétaire du Mouvement de défense de l’hôpital public, regrouper n’est pas forcément une mauvaise chose. « Des rénovations sont nécessaires mais pas dans une telle panique  ! » constate-t-il. S’il y a urgence, c’est que les hôpitaux publics sont maintenant sous le joug d’une logique plus économique que de service public. Depuis l’instauration de la T2A (la tarification à l’acte) en 2007, la logique comptable régit le fonctionnement de l’hôpital. Les recettes des hôpitaux sont amoindries, car les actes médicaux ne sont pas facturés à leur juste prix, selon les détracteurs de la T2A. Ce qui contribue encore plus à creuser le déficit des hôpitaux, un cercle sans fin. La réformes HPST (hôpital patient santé territoire) a achevé de mettre en place cette logique. « Le mode de gestion actuel ne prend pas en compte les besoins des patients », estime Bernard Granger. Après le choc de la découverte du plan dans la presse, les syndicats ont rencontré jeudi la direction de l’AP-HP . « Nous n’avons pas de marge de négociations, nous subissons le projet. Les conséquences sur l’offre de soins avec les suppressions d’emplois vont être désastreuses », constate Rose-May Rousseau, secrétaire de la CGT à l’AP-HP.

L’intersyndicale contre le démantèlement

Les syndicats de l’AP-HP (FO, Usap-CGT, SUD et CFTC), organisés en intersyndicale, s’érigent contre le démantèlement de l’Assistance publique. Ils s’opposent à la destruction du plus grand CHU européen et appellent à organiser des assemblées générales. Deux ont déjà eu lieu à Trousseau et à l’Hôtel-Dieu. Ils exigent l’arrêt des suppressions d’emplois et des fermetures de services. De leur côté, les professeurs du Mouvement de défense de l’hôpital public menacent toujours de démissionner de leur fonction administrative de l’AP-HP si les suppressions de postes venaient à se faire « sans justifications médicales ». C’est-à-dire sans impact sur la qualité des soins. Médecins et syndicats sont en contact pour mener une lutte commune contre la mort de l’hôpital public.

Cécile Rousseau

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Retraites

4 Février 2010, 23:06pm

Publié par PCF Villepinte

C’est l’augmentation des pensions qu’il faut obtenir tout de suite !

 

Par Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité, Député Européen (GUE - PCF)

« Il n’est pas vrai qu’on ne pourra pas payer les retraites demain. Il faut donc résister, riposter aux tentatives de reculer l’âge ouvrant droit à la retraite à 60 ans, sans diminution des pensions. Ce débat est aujourd’hui ré-ouvert par le pouvoir sarkozyste, dans un seul objectif : économiser encore de l’argent sur le dos de celles et ceux qui ont travaillé souvent dur, pour transférer une part des richesses produites dans les caisses des puissances d’argent.

S’il y a des déficits aujourd’hui, c’est essentiellement parce que le pouvoir, année après année, a multiplié les cadeaux fiscaux aux plus fortunés, aux grandes sociétés capitalistes ainsi que des exonérations sociales.

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logement

4 Février 2010, 23:04pm

Publié par PCF Villepinte

Pierre Laurent

"La Région peut faire des choix contribuant à combattre le mal-logement !"

 

Le mal logement selon le 15è rapport du mal-logement en France c’est :

* 10 millions de personnes victimes de la crise du logement

* 3,5 millions de mal-logés

* 80% des français qui estiment qu’il est « difficile » de trouver un logement, 37% « très difficile » (+11% par rapport à 2007).

* Un coût du logement en augmentation et qui constitue le premier poste de dépense des ménages : il est passé de 7890 euros en 2002 à 9700 euros en 2007 (+23%) et tient à la progression des charges de remboursement d’emprunt et des loyers.

Ce constat est révoltant et signe l’échec patent de la politique de la droite.

La progression du coût du logement a été d’autant plus forte que l’on dispose de revenus faibles et elle a donc pour conséquence de creuser les inégalités sociales au sein de la société française et de renforcer l’inégale distribution des revenus. Les difficultés d’accès au logement et le mal-logement constituent à la fois une insécurité sociale majeure et une atteinte à la dignité des personnes. Le silence des pouvoirs publics est coupable. La politique actuelle préfigure une aggravation de la crise du logement. Or, l’intervention publique s’est toujours révélée indispensable (pour favoriser le logement ouvrier au début du siècle, pour soutenir la construction après la seconde guerre mondiale, pour lutter contre la ségrégation et favoriser l’accès des plus modestes depuis vingt-ans).

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Régionales: logement

4 Février 2010, 10:42am

Publié par PCF Villepinte

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Logement : Pierre Laurent répond à François Bayrou

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Régionales:Paroles de candidats

4 Février 2010, 10:39am

Publié par PCF Villepinte

Mylène CALA, benjamine de la liste "Ensemble pour des régions à Gauche..." conduite par Pierre Laurent et Marie-George Buffet

 

Ca y est !!! Tous les médias le disent, nous sommes la première génération à vivre plus mal que nos parents : crise, précarités, logement, santé….

Pour permettre à chaque jeune de vivre dignement il nous faut des propositions concrètes qui transforment notre quotidien afin de demain rendre possible le changement de société !

Faire de la culture un point central dans l’émancipation de chacun ; faire de la région un territoire anti-expulsion ; en finir avec les 6 zones des transports en commun : c’est ce que porte le Front de Gauche. Et ce sont toutes ces choses qui transformeront la vie des jeunes au quotidien.

Nous avons tous besoin d’élus bien ancrés à gauche pour enfin mettre une bonne dérouillée à Sarkozy et au capitalisme en général !!!

Mettre une bonne gauche à la droite, le 14 mars votons pour la liste conduite par Pierre LAURENT et Marie-George BUFFET, soutenue par le FRONT DE GAUCHE !!!


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CARTON JAUNE POUR LA DIRECTION SNCF !

3 Février 2010, 22:50pm

Publié par PCF Villepinte

 

Grève nationale du 3 février à la SNCF

COMMUNIQUE

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Le mercredi 3 février 2010, 35,65% de cheminots (à 11H) tous services ont cessé le travail à l’appel des fédérations syndicales CGT – UNSA – SUD Rail et CFDT pour obtenir des moyens supplémentaires (emplois, matériels, financiers…) nécessaires à l’amélioration au quotidien du Service Public ainsi que la satisfaction des revendications sociales.

Cette mobilisation de haut niveau illustre le climat social de plus en plus dégradé à la SNCF, qui avait déjà mobilisé les cheminots lors de la grève le 20 octobre 2009, de la manifestation nationale du 8 décembre 2009 et des différentes initiatives revendicatives dans les métiers.

Les cheminots ne se sont pas laissé abuser par l’enfumage médiatique orchestré par la direction SNCF qui a entouré cette journée d’action.

Des régions SNCF comme Marseille, Reims, Rouen, Clermont, Lyon, Toulouse, Amiens, Metz-Nancy, Lille, Strasbourg… annoncent déjà des chiffres de grévistes supérieurs de 6 à 13% par rapport au 20 octobre 2009. De nombreuses initiatives locales et régionales ont rassemblé près de 2 500 personnes (avec la population) à Miramas, 300 à Villeneuve Saint Georges, 500 à Marseille, 100 à Saint Brieuc, 250 à Bordeaux, 150 à Périgueux, 150 à Saintes, 250 à Nantes, 300 au Mans, 70 à Saint-Nazaire, 500 à Paris Montparnasse, 150 à Paris Saint-Lazare..

Entre autres, la mobilisation se renforce dans l’encadrement. Cela confirme les fortes craintes exprimées par ces catégories quant aux perspectives de voir la SNCF découpée en filiales et éclatée. Ainsi, 62% des cadres ne croient plus  au plan « destination 2012 » de M. PEPY. Certains d’entre eux, de plus en plus nombreux, l’expriment dans les mobilisations et la direction doit en tirer les enseignements.

La balle est désormais dans le camp du gouvernement et de la direction de la SNCF. Ils doivent assurément adopter une autre attitude que celle de l’autruche et répondre aux revendications portées ce jour par l’ensemble des cheminots.

La politique de «dégraissage des effectifs» conjuguée à celle dogmatique des restructurations incohérentes menées au pas de charge, entraînent des conséquences fâcheuses au quotidien pour les usagers de la SNCF et plus généralement pour les conditions de vie et de travail des cheminots.

La CGT exige un changement radical des politiques menées depuis plusieurs années avec une pause sur les restructurations dictées par « destination 2012 ». Cela passe par une autre organisation de la production, des moyens humains, matériels, financiers.

Afin d’améliorer substantiellement la qualité de service, la CGT revendique la révision du budget emploi pour 2010 par l’augmentation des recrutements au statut de l’ordre de 1 500 à 2 000 embauches supplémentaires. Elle exige également l’ouverture d’une véritable négociation salariale dès maintenant.

La CGT attend, avec les autres fédérations de cheminots, de recevoir dès aujourd’hui des réponses de la direction de la SNCF aux revendications posées dans le mouvement social. Si tel n’est pas le cas, la direction SNCF prendra la responsabilité d’une nouvelle phase de conflictualité sociale.

 

Conformément à l’avertissement unitaire envoyé par les cheminots à la direction, les fédérations CGT – UNSA – Sud rail et CFDT se réuniront en interfédérale dès demain et déposeront si nécessaire une nouvelle Demande de Concertation Immédiate en vue d’une action dont les modalités pourraient être différentes.

La CGT appelle d’ores et déjà les cheminots à rester mobilisés et à se préparer à d’autres perspectives revendicatives.

Montreuil, le 3 février 2010

 

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Fonction publique et fin de la garantie d'emploi

3 Février 2010, 22:45pm

Publié par PCF Villepinte

Une brèche dans la garantie d’emploi.
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La sécurité d’emploi est-elle un privilège ou la garantie de neutralité, à l’heure des restructurations dans la fonction publique ?

Á l’heure de la mise en œuvre des restructurations dans la fonction publique, notamment avec la RGPP, des milliers d’agents vont être confrontés au risque de perdre leur emploi.

François Fillon a tenté hier de désamorcer la fronde. Le premier ministre s’est plaint d’une « polémique grotesque » entourant le décret rendu public lundi sur la possibilité de licencier les fonctionnaires qui refusent trois postes de travail. La fonction publique est clairement dans la cible des réformes libérales de 2010. Au point que « tous les tirs sont orientés vis-à-vis de la fonction publique », a dénoncé hier François Chérèque, sur France Inter. Pourtant, le secrétaire général de la CFDT s’est souvent laissé aller ces dernières années à emboîter le pas de ceux qui considéraient les fonctionnaires comme des « privilégiés » par rapport aux salariés du secteur privé. C’est dire combien le cumul des attaques inquiète.

Depuis que les syndicats ont pris connaissance, lundi, du projet de décret traduisant l’article 7 de la loi relative à la mobilité dans la fonction publique, ils ne décolèrent pas. Non qu’ils soient surpris car les principaux d’entre eux (CGT, FSU) s’étaient déjà alarmés de la loi en elle-même, promulguée le 3 août 2009. Le décret stipule qu’en cas de restructuration d’une administration, le fonctionnaire peut être placé en état de « réorientation professionnelle ». Jusque-là, rien de nouveau : tout au long de son histoire la fonction publique s’est adaptée à l’évolution de ses missions. Mais, avant, le reclassement laissait libre choix à l’agent d’accepter ou non un poste proposé et l’offre se situait automatiquement dans son corps de métier. « Aujourd’hui, ce qui nous pose problème, c’est le nombre butoir des trois postes pouvant donner lieu à un licenciement en cas de refus. De plus, un agent peut être appelé dans un métier autre que celui pour lequel il est formé », explique Jean-Marc Canon, secrétaire général de l’UGFF CGT. Dans une période ou la mise en place de la révision générale des politiques publiques (RGPP) fusionne nombre de services et en externalise d’autres, des milliers de fonctionnaires vont se retrouver en situation de mobilité, donc confrontés au risque de perdre leur emploi. Or la sécurité d’emploi des fonctionnaires, loin d’être un « privilège », permet surtout de garantir la neutralité et l’impartialité de l’agent quelle que soit la couleur politique de son employeur.

Paule Masson

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