Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Audiovisuel public

12 Février 2010, 17:08pm

Publié par PCF Villepinte

Le Conseil d’Etat sanctionne les excès du pouvoir

ralitevendredi 12 février 2010



Les sénateurs du groupe CRC-SPG s’opposent totalement à la réforme de l’audiovisuel public et à sa disposition phare, la suppression de la publicité, y voyant une manière habile d’affaiblir les chaînes publiques au profit de TF1 et M6. « La suppression de la publicité sur les chaînes publiques peut, de prime abord, sembler une bonne idée, explique Ivan Renar, sénateur du Nord. Pour mieux l’accréditer, on ne manque pas de nous rappeler qu’il s’agit d’une ancienne proposition de la gauche. Comme de nombreux téléspectateurs, on peut être spontanément tenté de dire : pourquoi pas ? Mais au prétexte d’en finir avec « la pub », ce texte organise une véritable mise sous tutelle économique, politique et éditoriale de France Télévisions. A la dictature de l’audimat va se substituer l’absolutisme du Président de la République, tout à la fois directeur du budget, directeur des programmes et de l’information, et directeur des ressources humaines ! Cette triple tutelle met en danger notre démocratie et l’expression du pluralisme. Cette concentration des pouvoirs dans les mains d’un seul homme crée une situation inédite et dangereuse. »

Le Conseil d’Etat a suivi le 11 février 2010, son rapporteur public en donnant raison aux sénateurs du groupe CRC-SPG, en annulant la suppression de la publicité sur les chaînes publiques décidée avant la loi et après "une instruction ministérielle illégale".

Intervention de Jack Ralite :

"Le 15 décembre 2008, le Président de la République imposait au conseil d’administration de France Télévisions la suppression de la publicité de 20h à 6h dès le 5 janvier 2009, alors que le Sénat n’en avait pas encore délibéré. C’était un déchirement du droit, une incivilité du pouvoir, un mépris du travail législatif et de l’indépendance de l’audiovisuel public. Les 24 sénateurs du groupe CRC-SPG ont alors déposé un recours auprès du Conseil d’Etat.

Le lundi 25 janvier 2010, le Rapporteur public auprès du Conseil d’Etat dénonçait « la piètre gestion d’un dossier sensible mettant en cause l’avenir du service public de l’audiovisuel », analysant les décisions litigieuses comme le reflet d’une « mauvaise gouvernance », il estimait que la demande d’annulation était « imparable ».

Ce jeudi 11 février 2010, le Conseil d’Etat a suivi les conclusions du Rapporteur public et a annulé l’ingérence de l’exécutif du 15 décembre 2008 et la décision de France Télévisions de s’y conformer.

L’arrêt du Conseil d’Etat sanctionne l’incompétence de l’exécutif. Les sénateurs saluent cette décision du Conseil d’Etat dans une affaire aussi grave pour l’avenir de l’audiovisuel public et pour le respect de la séparation des pouvoirs.

Ce fait sans précédent dans l’histoire de la République française prouve que la résistance institutionnelle face aux dérives autoritaires de l’exécutif est possible et nécessaire.

La décision obtenue est une garantie essentielle de l’indépendance du Parlement. Le service public de l’audiovisuel en sort renforcé et France Télévisions peut et doit agir en toute indépendance en se conformant à la loi, et non aux projets illégaux de l’Elysée.

Enfin, la décision du Conseil est un désaveu cinglant de la piètre gestion de l’avenir de l’audiovisuel par la présidence de la République. Grâce à l’action des sénateurs communistes et du parti de gauche, l’audiovisuel public retrouve ainsi les moyens juridiques de garantir effectivement son indépendance. L’amputation pure et simple de ses ressources publicitaires décidée le 15 décembre 2008 ayant été annulée, la réduction de la publicité ne s’impose désormais à France Télévisions que dans les limites où une contrepartie financière est effectivement accordée, conformément à la réserve de constitutionnalité posée par le Conseil Constitutionnel en mars dernier.

A l’heure où le mode de financement de la compensation accordée à France Télévisions est mis en cause devant la Commission européenne, il appartient au conseil d’administration de France Télévisions de tirer les conséquences de la décision du Conseil d’Etat et de réclamer à l’Etat les moyens complémentaires destinés à assurer ses missions dans l’intérêt général en toute indépendance. Dans ce contexte, la privatisation engagée de la régie publicitaire apparaît comme incompatible avec l’avenir d’un service public à la hauteur des attentes des téléspectateurs.

Les récentes informations publiées par la presse sur les liaisons dangereuses entre pouvoir politique et pouvoir économique ne font que valoriser encore la décision du Conseil d’Etat."

 

 

Voir les commentaires

COMMUNIQUE DE PRESSE DU PCF

12 Février 2010, 09:40am

Publié par PCF Villepinte

Expulsion à Bagnolet : L'État doit prendre ses responsabilités !

 

Depuis plus de 15 ans, la mairie de Bagnolet réclame l’évacuation d’un immeuble qu’elle a finalement préempté en 2008, un immeuble dangereux où les risques d’incendie sont grands et où les conditions de vie pour ses occupants sont particulièrement difficiles.

En pleine trêve hivernale et dans une période de grand froid, la préfecture a procédé à une expulsion sans qu’une solution de relogement soit trouvée. C’est inacceptable !

Le PCF proteste contre ces méthodes d’un autre âge et demande que l’État prenne ses responsabilités pour que des solutions de relogements pérennes soient trouvées au plus vite.

Le PCF renouvelle son opposition ferme aux expulsions et demande qu’une politique globale du logement pour répondre aux déficits croissants de logements sociaux soit adoptée.

Parti communiste français

Paris, le 11 février 2010.

Voir les commentaires

100 000 voix pour la formation des enseignants

11 Février 2010, 16:53pm

Publié par PCF Villepinte

La formation des enseignants : un investissement pour l’avenir !

ecole

 

Améliorer la formation professionnelle, disciplinaire et pédagogique des enseignants est déterminant pour faire réussir tous les élèves. Or, la réforme imposée par le gouvernement va la sacrifier ! Le service public d’éducation sera durablement affaibli.

Les universités, les associations de parents d’élèves, d’enseignants et d’étudiants sont unanimes pour demander l’abandon de cette réforme-là.

Avec eux, nous souhaitons l’ouverture d’une réelle négociation pour concevoir une formation professionnelle universitaire de qualité, permettant de recruter les enseignants fonctionnaires dont l’Education Nationale a besoin.

Nous, citoyens, parents, étudiants, enseignants, élus... ensemble nous voulons que le gouvernement considère la formation des enseignants non comme un fardeau pour le budget de la nation mais comme un investissement pour l’avenir !

C’est pourquoi, nous lui demandons d’entendre nos voix : abandonnez cette réforme ; ouvrez des négociations !

 

 

Voir les commentaires

Mandela, le long combat contre l'apartheid

10 Février 2010, 22:47pm

Publié par PCF Villepinte


Le 11 février 1990, Nelson Mandela, le leader du Congrès national africain (ANC), symbole de la lutte contre le pouvoir ségrégationniste blanc, était enfin libre au terme de 27 années de prison.
Retour sur l’une des figures les plus marquantes du XXe siècle
.

Le 15 octobre 1989, sept compagnons de Nelson Mandela emprisonnés avec lui dans le sinistre bagne de Robben Islands, au large de la ville du Cap, sont libérés par le pouvoir de l’apartheid. « Je savais que je n’aurai plus longtemps à attendre », écrit Mandela dans son autobiographie, Un long chemin vers la liberté. De fait, le 11 février 2010, il y a vingt ans jour pour jour, le leader du Congrès national africain (ANC), symbole de la lutte contre le pouvoir ségrégationniste blanc, sort de sa prison. Une libération fêtée dans le monde entier par tous ceux qui se sont mobilisés depuis des années parce que c’est la première grande victoire contre ce régime honni, soutenu presque jusqu’au bout par les « démocraties occidentales ».

Lui dont on ne connaissait que quelques photos réalisées dans les années cinquante, alors qu’il n’avait que la quarantaine, stupéfait le monde entier, ému, avec sa chevelure grisonnante. Mais avec le recul, ce qui a sans doute le plus surpris lorsqu’on l’a vu avec, à ses côtés, celle qui était encore son épouse, Winnie, c’est la dignité de cet homme que le pouvoir blanc ne voulait pas seulement faire plier : il voulait le briser. Il n’y parviendra pas. En avril 1964, déjà emprisonné (il a été arrêté le 5 août 1962), devant ses juges qui le condamneront à la perpétuité, Mandela déclare : « J’ai combattu la domination blanche, j’ai combattu la domination noire. J’ai chéri l’idée d’une société libre et démocratique dans laquelle tous vivraient en harmonie et avec des chances égales. C’est un idéal pour lequel j’espère vivre et atteindre. Mais s’il en était besoin, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir. »

« J’ai chéri l’idée d’une société libre et démocratique dans laquelle tous vivraient en harmonie ». Nelson Mandela.

Mandela va rejoindre sa cellule dans le bagne de Robben Island, une île au large de la ville du Cap. Il devient le prisonnier matricule 466-64. Il ne recouvrira la liberté que vingt-sept ans plus tard. « La prison ne vous vole pas seulement votre liberté, elle essaie aussi de vous déposséder de votre identité », écrit-il. « C’est par définition un État purement autoritaire qui ne tolère ni indépendance ni individualité. » Au combat politique s’ajoutait donc celui pour la dignité du prisonnier. « Toute demande de livre qui contenait le mot “rouge”, même s’il s’agissait du Petit Chaperon rouge, était rejetée par les censeurs », se souvient-il.

Lors de son premier discours, prononcé depuis le balcon de l’hôtel de ville du Cap, il dit : « Je suis là devant vous non pas comme un prophète mais comme un humble serviteur du peuple. Ce sont vos inlassables et héroïques sacrifices qui m’ont permis d’être là aujourd’hui. Je remets entre vos mains les dernières années qui me restent à vivre. » Surtout, au grand dam des dirigeants de l’apartheid et de ceux des pays occidentaux (notamment Margaret Thatcher, alors premier ministre britannique), il exprime sa profonde gratitude à l’ANC, au Parti communiste sud-africain et aux combattants de l’Umkhonto we Sizwe, la branche armée de l’ANC, plus connue sous le nom de MK. Bien que libre, à ce moment-là, Mandela, comme tous les Noirs d’Afrique du Sud, ne possède toujours pas le droit de vote et l’apartheid est toujours en place. « Je suis un membre loyal et discipliné de l’ANC, en accord total avec sa stratégie et sa lutte sur tous les fronts, lance-t-il devant une foule émue. Nous n’avons pas d’autres choix que de continuer la lutte armée. » Il demande également le maintien des sanctions économiques contre l’Afrique du Sud.

« Nos sentiments de respect et de solidarité, de notre engagement à apporter à votre combat et à celui de votre peuple ». Georges Marchais

Politiquement, les années qui suivent sa libération sont éprouvantes. Les négociations, commencées le 2 mai 1990, traînent en longueur. Il apparaît que le président blanc Frederik De Klerk, soutenu par les Occidentaux, cherche avant tout à conserver le pouvoir et à diviser l’ANC et le Parti communiste. Pendant qu’il discute, sa police poursuit d’ailleurs sa répression. Certains tentent, aujourd’hui d’oublier les manœuvres de De Klerk, voyant en lui un visionnaire et un homme de paix. C’est oublier que la lutte de l’ANC et de ses alliés et le soutien des progressistes et des démocrates dans le monde entier ont contraint ce régime à desserrer l’étau.
En France, les grands médias mettront de nombreuses années avant d’évoquer le sort de celui qui était alors le plus vieux prisonnier politique du monde et n’ouvriront guère leurs colonnes ou leurs antennes à ceux qui, ici, soutenaient ce combat : les Rencontres nationales contre l’apartheid, le Mouvement anti-apartheid, et encore moins au Parti communiste français (PCF), seul parti à s’être résolument et totalement engagé dans cette lutte. Notre journal prendra toute sa place dans cet engagement.

Le combat des communistes en faveur de la libération de Nelson Mandela, de ses compagnons et pour la fin de l’apartheid est un combat du premier jour. Dès le procès de Rivonia (1963-1964), qui devait envoyer au bagne le leader de l’ANC, c’est à la tribune de l’Assemblée nationale qu’intervient la député communiste, Marie-Claude Vaillant-Couturier en faveur des inculpés. Les manifestations vont se succéder, que ce soit à l’occasion de la terrible répression du mouvement noir, particulièrement des massacres de Soweto, ou pour dénoncer la complicité des autorités françaises qui arment l’apartheid et lui fournissent des centrales nucléaires. Des actions seront menées pour empêcher l’importation de marchandises en provenance d’Afrique du Sud, tel le charbon.
Le combat n’a jamais cessé de prendre de l’ampleur. La Fête de l’Humanité 1985 en porte la marque. Un immense concert, réunissant Max Roach, Eddy Louis, Salif Keita, Bernard Lubat et Manu Dibango, est donné. Une délégation élue par les centaines de milliers de participants, conduite par le directeur du journal, Roland Leroy, est chargée de se rendre à Matignon pour exiger que la France boycotte à 100 % le régime de l’apartheid.

En juillet 1988, Mandela fête ses soixante-dix ans en prison. Georges Marchais, alors secrétaire général du PCF, lui adresse un message l’assurant, de la part des communistes français, de « nos sentiments de respect et de solidarité, de notre engagement à apporter à votre combat et à celui de votre peuple la contribution croissante qu’ils appellent ». Il ajoute : « Nous combattons et combattrons toutes les complicités, d’où qu’elles viennent, à l’égard d’un pouvoir qui a montré à l’opinion française jusqu’où il pouvait aller en faisant assassiner sur notre sol notre camarade Dulcie September (assassiné à Paris par l’apartheid en 1988 — ndlr). » Le successeur de Dulcie, Solly Smith, se verra remettre, le 20 juillet, dans les locaux de l’Humanité, plus de 3 000 messages de soutien adressés par les lecteurs. « Le Nobel pour Mandela » : la proposition faite par Georges Marchais est approuvée par les participants au meeting de la Fête de l’Humanité 1988. Cette campagne va crescendo. Le 9 décembre, sous un chapiteau dressé au Champ-de-Mars, 20 000 personnes participent à une soirée ou se succèdent musique et témoignages. Joëlle Kauffmann, Valérie Kaprisky, Roger Hanin s’associent à cette campagne. Le 31 janvier, le Comité de défense des libertés et des droits de l’homme en France et dans le monde, que préside Georges Marchais, se rend à Oslo. Il rencontre le directeur du comité Nobel, Jacob Sverdrup. Á La Courneuve, la Fête de l’Humanité se met aux couleurs de l’ANC. Le portrait de Nelson Mandela est partout, popularisant encore plus le combat contre l’apartheid et pour la libération du dirigeant de l’ANC.

Lorsque Nelson Mandela vote pour la première fois de sa vie, il a soixante-quinze ans. C’est en avril 1994.

Le 11 février 1990, Nelson Mandela est libéré. Quelques semaines plus tard il se rend à Paris. Au sortir des rendez-vous officiels, il rencontre, au siège du PCF, place du Colonel-Fabien, Georges Marchais qu’il appelle « mon camarade » dans une interview à l’Humanité. En 1993, il reçoit le prix Nobel de la paix, consécration de son combat et de celui de ces millions de personnes qui ont manifesté pendant des années alors que les gouvernements d’Europe de l’Ouest et des États-Unis soutenaient le régime d’apartheid.
Les artistes se mobilisent également contre l’apartheid et pour la libération de Nelson Mandela. En 1974, humainement et politiquement ému par cette situation, le plasticien d’origine niçoise Ernest Pignon-Ernest recouvre les murs de Nice (que la mairie de droite a jumelé avec celle du Cap malgré la ségrégation) de ces terribles sérigraphies ou l’on voit une famille africaine derrière des grillages. Un engagement qui se poursuivra avec les artistes contre l’apartheid que Pignon-Ernest animera avec le peintre Antonio Saura. Un musée itinérant comprenant des dizaines d’œuvres des plus grands artistes sillonne la planète avec une promesse : l’ensemble sera remis au premier gouvernement démocratique. En 1996, deux ans après l’élection de Nelson Mandela comme président de la République sud-africaine, Ernest Pignon-Ernest lui remettra personnellement les « clés » de ce musée pas comme les autres, dans les locaux du Parlement, au Cap.

Lorsque Nelson Mandela vote pour la première fois de sa vie, il a soixante-quinze ans. C’est en avril 1994, à l’issue d’une campagne électorale si épuisante qu’on se demande comment un homme de son âge a pu la supporter ! Certainement grâce à cet enthousiasme qu’il avait chevillé au corps et qui lui faisait dire pendant les meetings électoraux : «  Je voudrais tous vous mettre dans ma poche. J’ai soixante-quinze ans et avec vous j’ai l’impression d’en avoir seize. Vous êtes ceux qui m’inspirez à chaque jour de ma vie. » Élu président, il se met tout entier au service de cette cause : bâtir une nouvelle nation, une nation débarrassée de l’apartheid ou le mot « race » n’a plus aucune signification. En ce sens, la création de la Commission vérité et réconciliation (TRC) a permis d’ouvrir un chemin original, « entre amnistie et amnésie », parce que, comme le répétait Mandela, « nous pouvons pardonner mais nous ne pouvons pas oublier ».

Pierre Barbancey

Voir les commentaires

Etats généraux du logement, de l’habitat et de la ville

10 Février 2010, 22:39pm

Publié par PCF Villepinte

Adresse aux forces sociales et politiques adoptée par les 5èmes Etats généraux du logement, de l’habitat et de la ville

mercredi 10 février 2010



JPG - 15.3 ko

Face à l’extrême gravité de la crise du logement, les participants aux États généraux pour le droit au logement et à la ville réunis à Ivry le 6 février 2009, à l’initiative de l’ANECR , du PCF et du PG, proclament :

Avec 3,5 millions de personnes non ou mal-logées, 1,4 million de demandeurs de logements sociaux, 100 000 sans abri, des milliers de familles menacées d’expulsion, le droit au logement, n’est pas encore devenu une réalité pour tous. Le logement qui devrait être source de confort et de bien-être pour chacun est au contraire devenu un creuset d’inégalités.

Certes, les effets de la crise économique aggravent ceux de la crise du logement. Mais cette dernière est bien antérieure à la crise financière et, ni ses causes, ni ses effets, n’ont jamais été traités au niveau nécessaire.

Pire, les logiques mises en oeuvre dans les politiques publiques du logement sont elles-mêmes facteur d’aggravation.

Elles sont inspirées du dogme idéologique opposant le public au privé, favorisant toujours le privé au détriment du public. Ainsi, avec la loi de Mobilisation pour le Logement et la lutte contre l’Exclusion (MOLLE), l’abaissement des plafonds de ressources, l’augmentation des surloyers, la remise en cause du droit au maintien dans les lieux, l’État remet en cause les principes de solidarité du mouvement HLM, pour mieux conformer la France aux orientations libérales de l’Union européenne et du traité de Lisbonne.

Dans le même temps, le budget en faveur du logement social baisse de 13 % (- 370 millions d’euros en 2 ans). La ponction de la totalité de la collecte du 1 % logement pour financer la rénovation urbaine remet gravement en cause le financement du logement des salariés à l’horizon 2012.

Le soutien à l’investissement spéculatif est privilégié au travers de dispositifs fiscaux qui ponctionnent le budget de l’État à hauteur de 10,7 milliards d’euros.

Le gouvernement conduit une politique spéculative et ségrégative, qui affiche des priorités en faveur du secteur privé et du marché et organise le désengagement total de l’État du logement social.

Nous condamnons fermement la politique gouvernementale qui vise à transformer le logement en marchandise.

Nous affirmons que les politiques publiques du logement doivent répondre à l’intérêt général. Le logement social est un bien public qui doit permettre de garantir le droit à un logement de qualité et abordable aux familles à revenus modestes et aussi en grandes difficultés économiques et sociales. Il doit permettre de loger indifféremment tous les salariés, les précaires, les retraités qui en font le choix.

Nous appelons tous les citoyens, les associations, les syndicats, les forces politiques et élus attachés aux valeurs solidaires du logement social :
- à entrer en résistance contre la politique gouvernementale, à la combattre
- à construire un nouveau projet politique du logement pour la France

Nous exigeons des mesures urgentes visant a garantir le droit au logement pour tous et partout !

- L’abrogation de la loi Boutin, la suppression du surloyer (SLS), l’augmentation de 10 % des plafonds de ressources, la non application des Conventions d’Utilités Sociales, l’abandon de la vente des logements HLM, la suppression des aides fiscales au logement spéculatif privé.

- Le gel des loyers dans tous les secteurs locatifs et la revalorisation de 25 % des aides personnelles au logement.

- L’abrogation de la pratique barbare des expulsions locatives.

- De réelles contraintes pour les communes qui ne respectent pas le seuil de 20 % de logement sociaux (réduction de leur DGF, obligation de 30 % de logements sociaux dans les programmes privés, réquisition des terrains).

- Le refus de laisser regrouper au niveau national et interrégional les organismes HLM en de grands groupes pouvant aller de 100 000 à 200 000 logements, ainsi que la réalisation de PLH régionaux qui dessaisiraient les communes de leurs compétences en matière de politique de logement et d’habitat.

Nous avançons des propositions pour une nouvelle politique du logement pour la France :

- faire de la politique sociale du logement une priorité nationale avec un budget au moins égal à 2% du PIB,

- engager un programme annuel de construction de 180 000 logements sociaux à loyers abordables pour tous (PLUS / PLAI en THQE), de logements étudiants et de réhabilitation des cités universitaires,

- revenir à une aide à la pierre à hauteur de 40 % du coût des opérations, avec des prêts publics,

- mettre en place un dispositif renforcé de construction de bâtiments neufs et de réhabilitation du parc locatif existant prenant en compte toutes les exigences environnementales,

- limiter à 20 % des revenus des locataires la somme acquittée pour le loyer et les charges,

- accorder une priorité au droit à la Ville, dense, écologique, ouverte et humaine,

- construire des outils de planification écologique.

Pour atteindre ces ambitions, nous nous prononçons pour la création d’un Service Public du Logement, de l’Habitat et de la Ville, outil indispensable pour mettre en oeuvre le droit au logement. Il se déclinerait en quatre volets :

- un pôle public financier, appuyé sur la Caisse des dépôts et consignations (CDC), pour financer le logement social,

- un pôle public de la construction pour casser le monopole des majors du BTP et permettre l’abaissement des loyers et des charges,

- une agence nationale foncière et décentralisée au niveau des régions dotée de fonds d’intervention conséquents pour lutter contre la spéculation du sol, maîtriser le coût du foncier et de la construction, inciter à la construction de logements sociaux dans toutes les communes,

- des outils publics ou à vocation publique et démocratisés dont la mission serait de mettre en oeuvre localement le droit au logement avec une gestion démocratisée et consolidée par une représentation renforcée et majoritaire des élus locaux, des représentants des salariés, des usagers avec de nouveaux droits de décision et de contrôle dans les conseils d’administration.

Nous appelons toutes celles et tous ceux qui sont attaché-e-s à une grande politique du logement pour tous et partout, à se rassembler pour que la réponse aux besoins des millions de nos concitoyens souffrant du mal-logement devienne la priorité de toutes les politiques publiques. Les collectivités dirigées par la gauche doivent être à la pointe de ce combat. Ensemble, locataires, demandeurs, sans-abri, associations, syndicats, partis, élus, Mouvement HLM , acteurs des politiques du logement, nous constituons une force capable d’imposer ces choix ! Rassemblons-nous et agissons !

Ivry le 6 février 2010

 

Voir les commentaires

Rassemblement devant le ministère.

10 Février 2010, 22:27pm

Publié par PCF Villepinte

À Vitry, les enseignants tiennent bon face au ministre
vitry
Après une nouvelle journée d’exercice du droit de retrait, les professeurs du lycée Aldolphe-Chérioux dénoncent une manipulation des chiffres par Luc Chatel. Et appellent à un rassemblement devant le ministère.

Le bras de fer continue entre les enseignants du lycée Chérioux et Luc Chatel, ministre de l’Éducation nationale. Alors que les professeurs réclament l’embauche de onze assistants d’éducation, le ministre a répondu par l’octroi de six médiateurs et deux assistants d’éducation. Il a opéré hier soir un étonnant calcul  : « On n’arrivera jamais à mettre un surveillant derrière chaque élève, a-t-il déclaré sur France 5. Les professeurs demandaient 22 personnels. Aujourd’hui, il y en a 19. Nous en proposons huit supplémentaires. Nous passons à 28, sans compter l’équipe mobile de sécurité. » « Manipulation des chiffres », pour les enseignants, qui expliquent que « derrière cette étrange comptabilité se cache une logique politicienne à l’encontre de la logique citoyenne dans laquelle s’inscrivent les personnels du lycée ».

Ces derniers réclament des postes d’assistants d’éducation et non de médiation. Pour Jérémie Buttin, professeur d’arts plastiques, « ce n’est pas une question de quantité mais de compétences, de statuts spécifiques et de stabilité des équipes ». En effet, les médiateurs de réussite scolaire sont recrutés sur la base de contrats aidés, pour une période de six mois renouvelables, vingt heures par semaine, payés un demi-smic. À l’inverse, les assistants d’éducation sont engagés avec un contrat de droit public, à temps complet, pour une durée maximale de trois ans.

Hier, l’entretien avec la directrice des ressources humaines du rectorat n’a guère convaincu la délégation d’enseignants. La proposition d’un « protocole » avec la mise en place d’un groupe de parole à partir du 15 février a été perçue comme un « gadget » par les 
enseignants. Hier après-midi, réunis en assemblée générale, les soixante-quinze enseignants ont revoté à l’unanimité la reconduite du droit de retrait. Ils manifestent aujourd’hui avec les élèves devant le ministère de l’Éducation nationale à 11 heures.

Ixchel Delaporte

Voir les commentaires

Régionales: Les transports

9 Février 2010, 23:02pm

Publié par PCF Villepinte

journée de mobilisation du 10 février

Le Front de Gauche mobilisé pour des transports publics moins coûteux, mieux maillés et plus efficaces !

 

Le mercredi 10 février, les candidats de la liste « Ensemble pour des régions à gauche, solidaires, écologiques et citoyennes », conduite par Pierre LAURENT et Marie-George BUFFET iront à la rencontre des salariés et des usagers des transports en commun de la région Ile de France.

Avec les militants du Front de gauche dans les gares SNCF, les stations de métro et les arrêts de bus, ils distribueront leurs propositions pour un service public de transports dignes et de qualité au prix de la zone 1 et2 pour tous les habitants et salariés de notre région.

PDF - 166.2 ko

communiqué - transports

Lire la suite

Voir les commentaires

Education

9 Février 2010, 22:59pm

Publié par PCF Villepinte

 

À Vitry, le droit de retrait reconduit

Les enseignants du lycée Adolphe-Chérioux, où un élève a été agressé, revendiquent de meilleures conditions de sécurité.

Pour l’équipe pédagogique du lycée polyvalent Adolphe-Chérioux à Vitry-sur-Seine (Valde- Marne), c’est l’agression de trop. La semaine dernière, un élève de quatorze ans a été blessé d’un coup de couteau à la cuisse par sept individus extérieurs à l’établissement. Le lendemain, les enseignants réunis en assemblée générale votaient à une large majorité le droit de retrait. Situé au milieu d’un parc, le lycée accueille près de 1 500 élèves, encadrés par 11 surveillants. Pour les professeurs, la situation de violence endémique que connaît leur établissement pourrait s’atténuer à la condition d’un « doublement du nombre d’assistants d’éducation  », passant ainsi de 11 à 22. Après des rassemblements devant le rectorat de Créteil et la reconduction du droit de retrait jusqu’à aujourd’hui, les enseignants maintiennent la pression.

Dans un communiqué daté de vendredi, ils appellent Luc Chatel à débloquer « rapidement  » la situation. Le recteur de l’académie leur a proposé trois surveillants supplémentaires et six médiateurs scolaires, mais les profs refusent des statuts précaires et à court terme. « Les situations difficiles de nos élèves nécessitent une stabilité des équipes. Par ailleurs, le faible nombre de surveillants empêche l’ouverture d’un foyer ou d’une salle de permanence où nos élèves pourraient se retrouver au lieu de rester dans le parc », explique Jérémie Buttin, professeur d’arts plastiques. De son côté, le ministère de l’Éducation nationale a fait savoir que ces arrêts de travail seraient considérés comme des journées de grève (non payées). Les enseignants considèrent ces déclarations comme des « provocations  » et ont réaffirmé la légitimité de l’application d’un « droit de retrait ». Un nouveau rendez-vous est pris aujourd’hui avec le recteur.

I. D.

Voir les commentaires

La chronique de Pierre Ivorra

9 Février 2010, 22:52pm

Publié par PCF Villepinte

Dettes publiques : qui sont ces marchés financiers qui défient les États ?

krach
On nous dit, à propos des difficultés de l’euro, de la Grèce, de l’Espagne, des problèmes de financement des dettes publiques que les « marchés défient les États ». Mais qui donc se cache derrière cet intitulé  ? Les marchés financiers sont des marchés sur lesquels se vendent et s’achètent des titres financiers. Ces actifs peuvent être de court ou de plus long terme. Les quatre principales catégories de titres sont représentées par les titres du marché monétaire, les actions, les obligations et les produits dérivés.

Ces derniers sont les moins connus alors même qu’ils sont devenus les plus importants. Ils se sont développés particulièrement pour se prémunir des risques  : risques sur les parités entre monnaies, risque d’évolution des taux d’intérêt, risques sur les crédits effectués ou contractés, etc. En principe, les obligations d’État, qui sont des titres de dette publique, sont particulièrement recherchées, car elles offrent une certaine garantie. Il est plus rare qu’un État fasse faillite.

Qui en sont les acteurs  ? Il y a les banques, y compris les banques centrales, les assurances, les institutions financières comme la Caisse des dépôts, les fonds de pension et d’investissement, les entreprises et les particuliers. En quoi ces intervenants défient-ils les États  ? Pour éviter l’écroulement du système financier mondial, la puissance publique a volé à son secours, pris en charge la dette privée au prix d’une très forte hausse de la dette publique, baissé les taux d’intérêt, inondé de liquidités les banques commerciales, et celles-ci, aujourd’hui, spéculent sur les dettes publiques avec l’argent bon marché qui leur a été prêté. C’est particulièrement vrai en Europe. Les détenteurs de capitaux mettent le couteau sous la gorge aux pays les plus en difficulté  : « Si vous voulez que l’on vous prête de l’argent, il vous faut augmenter vos taux d’intérêt », leur disent-ils en quelque sorte. Ils spéculent sur le malheur des peuples, ils poussent à l’austérité en alourdissant la charge de la dette. Ces maîtres chanteurs n’appartiennent pourtant pas au clan des Siciliens, ce sont des établissements bancaires très respectables qui ont pignon sur rue. La dette extérieure grecque est détenue à 85 % par des investisseurs européens, particulièrement allemands et français. Celle du Portugal l’est à 82 %. La proportion est de 76 % pour l’Espagne et de 56 % pour l’Irlande. Cela montre qu’il s’agit en grande partie d’une affaire domestique et que l’Europe a les moyens de régler les problèmes de l’Europe autrement que sur le dos des peuples européens.

Voir les commentaires

Communiqué de l'Intersyndicale

9 Février 2010, 17:13pm

Publié par PCF Villepinte

Les organisations syndicales CFDT, CFE-CGC, CGT, FSU, Solidaires, UNSA se sont réunies, le lundi 8 février 2010.

Les organisations syndicales conviennent de se revoir le 15 février pour analyser le contenu du sommet social et envisager les perspectives d’action et de mobilisation dès le mois de mars 2010.

jpg salaire-2-27186
Elles constatent que la situation économique et sociale reste très dégradée et très préoccupante pour les salariés, les retraités, les chômeurs et les jeunes qui subissent encore durement les conséquences d’une crise qui s’installe dans la durée.

La situation de l’emploi s’aggrave : plus de 4 millions d’inscrits à Pôle Emploi, 1 million de chômeurs en fins de droit sont annoncés pour 2010.

Le secteur privé continue de subir des plans de suppressions d’emplois. Le gouvernement, au nom de la révision générale des politiques publiques, supprime des emplois au détriment des missions des services publics. La vie au travail se détériore pour les salariés du privé comme du public. Les travailleurs sans-papiers sont dans une situation de non-droit intolérable.

La protection sociale accuse un manque crucial de moyens. Cette situation sociale tendue, faite parfois de violence aux salariés, exige une réorientation des politiques publiques pour réduire les inégalités et renforcer les dispositifs solidaires. Elle nécessite que le patronat assume ses responsabilités sociales et change d’attitude.

Lors du sommet social le 15 février, les organisations syndicales exprimeront leurs exigences d’ouverture de vraies négociations sur ces sujets et d’un véritable dialogue social.

Elles réaffirment, comme elles l’ont déjà fait en 2009, que la sortie de crise passe par des mesures en faveur de l’emploi, des salaires et pensions, une fiscalité plus juste, des politiques publiques en faveur d’une relance économique respectueuse des impératifs écologiques.

Concernant les retraites, elles exprimeront leur volonté que toutes les conditions soient créées pour un vrai débat. Nous sommes bien face à un choix de société. C’est notamment la question des solidarités intergénérationnelles qui est posée. Les organisations syndicales n’accepteront pas une mascarade de concertation. Elles ne se laisseront enfermer ni dans un calendrier ni dans un débat qui ne prendraient pas en compte l’ensemble des questions, notamment le niveau des pensions, l’emploi, le financement, la pénibilité.

Cette situation économique et sociale nécessite l’intervention convergente des salariés du public comme du privé, des retraités, des privés d’emplois, pour porter avec force leurs attentes et défendre leurs intérêts communs.

Les organisations syndicales conviennent de se revoir le 15 février pour analyser le contenu du sommet social et envisager les perspectives d’action et de mobilisation dès le mois de mars 2010.

Elles souhaitent parvenir à des constructions unitaires les plus larges possibles pour obtenir des résultats redonnant confiance et espoir au monde du travail.

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>