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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Grand Paris

18 Février 2010, 22:38pm

Publié par PCF Villepinte

Main basse sur NOS sols !

 

Dominique Adenot (PCF) revient sur le Grand-Huit de Sarkozy et l’autoritarisme de l’Etat. Il montre que derrière cette opération conduisant à l’aggravation des ségrégations en ile de France, se cache aussi un projet dément visant à livrer la banlieue aux spéculateurs immobiliers.

« Avec la construction du « Grand Huit », un métro de 130 kilomètres reliant la Défense, les grands aéroports et quelques pôles (ce qui ne concerne que 1,7% des transports actuels), les conditions de transport entre domicile et travail, (45% du trafic actuel), ne seront pas forcément améliorées. le « Grand Huit » éloignera encore plus les populations modestes des gares. Le développement inégalitaire et ségrégatif de l ’ a g g l o m é r a t i o n  s e r a  a c c e n t u é (développement en « peau de léopard ») .

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Profits du CAC 40

18 Février 2010, 22:34pm

Publié par PCF Villepinte

Salaires ou profits : la contradiction explose
 Demain dans l’Humanité, analyse des résultats des principaux groupes financiers et industriels du CAC 40, en regard des revendications salariales du monde du travail.
L’Insee annonce un fort redressement du taux de marge des entreprises en 2010, au détriment des salaires.

Dans sa note de conjoncture de décembre dernier, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) note qu’au premier semestre 2010 le taux de marge des entreprises, c’est-à-dire la part des profits dans la valeur ajoutée des entreprises non financières, dans la richesse qu’elles créent, progresserait de nouveau : « au deuxième trimestre, il serait supérieur de 1,4 point à son niveau de la fin 2009 ». Ce redressement s’expliquerait à la fois par les gains de productivité obtenus grâce aux suppressions d’emplois effectuées, et par la suppression de la taxe professionnelle « qui soutiendrait à hauteur de 0,8 point le taux de marge ».

Que s’est-il passé au cœur de la récession, à la fin 2008 et en 2009 ? Les entreprises, confrontées à la baisse d’activité, ont certes engagé rapidement des procédures de réduction de leurs effectifs mais celles-ci n’ont pu aboutir qu’un peu plus tard. De ce fait, en 2008, la part des profits dans la valeur ajoutée s’est effritée avant de se redresser une fois les licenciements réalisés.

Á l’inverse donc, début 2010, selon l’Institut, la part des salaires reculerait, le chômage et la hausse des prix exerçant une pression à la baisse. La part des profits approcherait ainsi l’un des plus-haut historiques, celui de l’année 1998. 412 000 emplois ont été supprimés en 2009 dans le secteur marchand, ceci expliquant cela. Pour 2010, l’Institut estime que l’emploi dans les secteurs marchands devrait diminuer à nouveau de 126 000 postes au premier semestre.

Pierre Ivorra

La suite de notre dossier dans l’Humanité du vendredi 19 février 2010

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Le social attendra

17 Février 2010, 06:25am

Publié par PCF Villepinte

Un sommet qui reporte le social à plus tard
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La réforme des retraites sera examinée en septembre. Le sort des chômeurs en fin de droits, des salariés victimes de la crise et des fonctionnaires est renvoyé après des élections qui s’annoncent délicates pour l’UMP.

Il n’y aura pas de passage en force en juillet. Mais un projet de loi sera présenté en… septembre. C’est sur la foi de ces deux petits mois que le président de la République a juré, la main sur le coeur, qu’il prendra « le temps qu’il faut » pour la réforme des retraites. Ce calendrier était particulièrement attendu, hier, à l’occasion du « sommet social » qui a réuni Nicolas Sarkozy, les cinq confédérations syndicales (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC) et trois organisations patronales (Medef, CGPME, UPA). Mais, comme pour le reste des sujets abordés, il n’a guère réservé de surprise. À part Laurence Parisot, présidente du Medef, qui a parlé d’un « excellent climat », les syndicats n’ont « pas grand-chose à dire de cette réunion », comme l’a précisé François Chérèque, secrétaire général de la CFDT.

Les syndicats, réunis hier, se méfient

Des retraites, il n’a donc été question, en surface, que du processus de « concertation » qui débutera mi-avril avec la remise du rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR). Puis, promet le président, des discussions auront lieu « jusqu’en août s’il le faut », pour un projet « présenté au Parlement et voté en septembre », a précisé Raymond Soubie, son conseiller social.

« Ça va aller relativement vite », a commenté Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, preuve pour lui « que les salariés doivent prendre la parole sur ce sujet », donc se mobiliser pour « conforter le système par répartition et maintenir le droit au départ à 60 ans ». Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, a aussi considéré le délai « trop court » et réclamé un débat sur les financements qui permettraient de préserver la retraite à 60 ans et de ne pas réduire les droits des fonctionnaires. Jacques Voisin, président de la CFTC, a quant à lui critiqué un débat qui reste enfermé dans les « paramètres du relèvement de l’âge ou de la durée de cotisation ». Les syndicats, qui se sont réunis hier soir pour analyser la situation, se méfient. Avec raison. Car le chef de l’État ne laisse planer aucun doute sur le sens de la réforme qu’il prépare. Appelant les chiffres à la rescousse, comme le fait que « sur 10 retraites que nous versons, il y en a une qui n’est pas financée », il évoque à demi-mot la perspective de nouveaux sacrifices pour les salariés. « Les consensus sont plus difficiles à obtenir dans des situations budgétaires tendues », lâche-t-il, ajoutant : « Que nul ne doute que, le moment venu, je prendrai mes responsabilités. »

Le gouvernement choisit de laisser passer l’orage

Concernant les autres sujets sur la table, le chef de l’État renvoie tout à plus tard. Les sondages montrent une UMP à la peine pour les élections régionales. Le gouvernement choisit donc de laisser passer l’orage. Alors que les syndicats alertent sur une situation de l’emploi qui se dégrade et sur une « sortie de crise » plus qu’hypothétique, le bilan des mesures prises depuis un an (chômage partiel, contrat de transition professionnelle, etc.) fera l’objet d’une réunion en avril. Sur le problème des chômeurs en fin de droits, situation pourtant jugée urgente par les syndicats, il renvoie à l’ouverture d’une concertation entre l’État, l’Unedic et les « partenaires sociaux ». Nicolas Sarkozy a précisé qu’il ne souhaite pas créer une « nouvelle allocation d’assistance » et confirmé la voie « des droits et des devoirs », en clair, soit l’acceptation d’un emploi dans les métiers en tension (bâtiment, etc.) au mépris souvent de la qualification et des souhaits des demandeurs, soit une formation, mais « avec des contreparties ». Seule embellie temporaire : il a accepté de reconduire, pour 2010, l’allocation équivalent retraite, « qui permet de toucher 1 000 euros au lieu de 450 », a précisé Jean-Claude Mailly. Mais pas de réponse à la demande de la CGT d’étudier sa pérennisation. Il enjoint aussi les syndicats et le patronat à reprendre deux négociations qui ont échoué : celle sur le partage de la valeur ajoutée, que Laurence Parisot s’est montrée prête à rouvrir, et celle sur l’extension aux entreprises de moins de 10 salariés d’une mesure d’audience sur la représentativité syndicale.

Quand aux fonctionnaires, Nicolas Sarkozy les flatte et les a assuré de sa « considération », mais il a reconnu mener « une modernisation de la fonction publique sans précédent depuis le début de la Ve République ». Face à ce vaste plan de privatisation de services et d’introduction de critères privés dans le management, incarné par la réforme de l’État (RGPP), la loi sur la mobilité, le salaire au mérite, la loi de financement (Lolf), la réorganisation territoriale de l’État (Reate) ou encore la suppression de la taxe professionnelle, les fonctionnaires ont gagné avec le sommet social la promesse d’une thérapie de groupe avec leur ministre, Éric Woerth, « pour discuter de tous les problèmes qui les préoccupent  ».

PAULE MASSON

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Big brother vous écoute.

17 Février 2010, 06:21am

Publié par PCF Villepinte

Loppsi II : un fliquage toujours plus high-tech

Sous couvert de s’adapter « aux nouvelles formes de délinquance », le texte qui a été voté hier à l’Assemblée, renforce les dispositifs de surveillance et les fichiers.

Une compilation d’articles et d’amendements censés donner un cadre aux acteurs de la sécurité (privé et public confondus, pour la première fois) sans jamais poser la question des raisons de l’augmentation de la délinquance ou d’une définition de ce qu’est ou devrait être la sécurité : la philosophie générale de la loi de programmation sur la performance de la sécurité intérieure (Loppsi) est ailleurs. Le texte, doté d’un budget de 2,5 milliards d’euros, qui a été adopté hier en première lecture à l’Assemblée nationale (par 312 voix pour et 214 contre) après trois jours de débats devant un hémicycle à moitié vide, met à la disposition des policiers un nouvel arsenal technologique — sous la responsabilité, dans la plupart des cas, d’un juge d’instruction, une institution dont les jours semblent pourtant comptés. Le but : répondre « aux nouvelles formes de délinquance », selon les termes du porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre. Et réduire le plus possible les tâches que les policiers considèrent « indues » — par exemple, les transferts de détenus.

Première application de cette débauche technologique : la validation du processus de généralisation de la vidéosurveillance, que le texte couvre du doux nom de « vidéoprotection », avec le triplement annoncé du nombre de caméras dans les rues pour atteindre 60 000 d’ici à 2012. Si, sur cet aspect, cette nouvelle loi n’invente rien et se contente de marquer le trait, elle réserve du nouveau, bien plus grave encore, du point de vue des associations et syndicats attachés aux libertés publiques : la possibilité offerte aux établissements privés de placer des caméras surveillant la voie publique, une disposition jusqu’ici limitée aux bâtiments exposés à des actes de terrorisme. Concrètement, cette disposition permettra donc à n’importe quel débitant de tabac, n’importe quelle banque ou n’importe quel fleuriste, de surveiller les allées et venues sur le trottoir.

L’utilisation de ce système entraîne une « déshumanisation de la justice »

Autre utilisation des caméras : la généralisation de la visioconférence dans les tribunaux. L’objectif : diminuer les déplacements de prévenus (et donc les policiers qui y sont dédiés). Il y a un an, les magistrats recevaient de leur ministre de tutelle l’ordre de limiter de 5 % les extractions judiciaires en recourant de façon plus systématique à la visioconférence pour auditionner les détenus. Une disposition qui peut se comprendre « dans certains cas, quand un prévenu est en Corse et que son juge est à Lille par exemple », détaille Matthieu Bonduelle, secrétaire général du Syndicat de la magistrature. Aujourd’hui pourtant, les visioconférences se généralisent « même quand la maison d’arrêt n’est qu’à une demi-heure du tribunal ». « Énorme problème », soulevé par le syndicaliste qui est également juge d’instruction, l’utilisation de ce système entraîne une « déshumanisation de la justice » : « ce n’est pas la même chose de s’entretenir avec quelqu’un qui est en face de vous, juger à distance peut avoir des effets déresponsabilisants pour le juge, dans la mesure ou l’écran provoque une mise à distance de la souffrance. »

Autre stade franchi par le texte : le recours et l’utilisation des fichiers. L’idée : interconnecter les différents fichiers existants — dont l’existence et le fonctionnement sont de fait validé. « On va vers une généralisation du fichage : les fichiers génétiques par exemple, contiennent déjà, et pour vingt-cinq ans, 800 000 suspects sur un million de données », précise Matthieu Bonduelle. Autre mesure high-tech, et pas des moindres, l’installation de « mouchards » au domicile de particuliers pour surveiller les mouvements sur leurs ordinateurs. Simple transposition des écoutes téléphoniques au domaine informatique, justifie Éric Ciotti, rapporteur du projet de loi.

Anne Roy

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Sommet social : ce que la CGT a dit

16 Février 2010, 17:21pm

Publié par PCF Villepinte

jpg ensemble-cb5dfmardi 16 février 2010

Voici les principaux axes de l’intervention du secrétaire général de la CGT lors du sommet social convoqué par le chef de l’Etat.

Bernard Thibault était accompagné d’Agnès Naton, secrétaire de la CGT et d’Eric Aubin, membre de la commission exécutive de la CGT (en charge du dossier des retraites)

Cette réunion est sensée définir un « agenda social ». Nous ne pouvons pas faire abstraction du contexte dans lequel elle se situe pour déterminer les priorités à inscrire à l’agenda. Manifestement, le contexte n’est pas du tout celui d’un retour progressif à la croissance.

Les syndicats de salariés viennent de le réaffirmer ensemble : la situation économique et sociale reste très dégradée et très préoccupante pour les salariés, les retraités, les chômeurs, les jeunes qui subissent durement les conséquences d’une crise qui s’installe dans la durée alors qu’ils n’en sont pas responsables.

Ils constatent qu’au-delà des discours officiels et des constats qui se sont multipliés sur la nécessité d’un changement des règles qui ont prévalu depuis plus de 20 ans, la recherche de la « compétitivité » se poursuit avec les mêmes critères.

La gestion des entreprises emprunte les mêmes recettes : la pression sur les conditions sociales pour espérer un retour des dividendes aux actionnaires le plus vite possible. La machine est censée repartir sur les mêmes bases que celles qui sont à l’origine de la crise.

La CGT pose 5 exigences pour une nouvelle dynamique de croissance :

1. La réduction des inégalités par des mesures fiscales et sociales appropriées.

2. La lutte contre la précarité et contre les suppressions d’emplois.

3. La relance de l’investissement public et privé en lien avec une politique industrielle nouvelle.

4. La création d’un pôle public de financement.

5. Le renforcement des droits et des pouvoirs des salariés sur les choix de gestion et la stratégie des entreprises et des filières.

Réduction des inégalités

- Partage de la valeur ajoutée Malgré les déclarations d’intention, rien n’a été fait pour réduire les inégalités de revenus et pour augmenter la part des salaires dans la valeur ajoutée des entreprises. Le Medef a pratiquement bloqué tout examen de cette question malgré la demande présidentielle de 2009.

• Salaires :

- Conditionner les aides publiques à l’accord salarial, suppression pour les entreprises n’ayant pas signé d’accord avant juin 2010.
- L’Etat doit prendre ses responsabilités quant à l’extension des accords de branche (par exemple ceux actuellement frappés d’opposition dans le transport routier et celui concernant les Hôtels-cafés-restaurants).
- Engagement d’une négociation dans la fonction publique.
- Revalorisation du SMIC (1600 euros bruts). 50 % des salaires sont inférieurs à 1 500 euros. Répercussion par négociation de branche sur les grilles de rémunération.
- Minimas sociaux : revalorisation substantielle.
- Retraites : indexation sur les salaires.
- Transports : prime transport obligatoire pour véhicule personnel.

• Logement :

- Développement du logement social à la hauteur de l’urgence.
- Encadrement des loyers.
- Accès au crédit excluant des taux usuraires.

• Travail du dimanche

La Loi du 10 août 2009 accentue les inégalités puisque ce sont essentiellement les femmes et les précaires qui sont les premières victimes. De nouvelles inégalités salariales sont créées entre zones touristiques et « périmètres d’usage de consommation exceptionnelle ». Les jeunes sont également victimes de cette déréglementation et sont victimes du chantage à l’emploi. La CGT demande de redéfinir les contours des secteurs d’activités où le travail du dimanche est nécessaire. Ce sont essentiellement la santé, la sécurité, les transports collectifs, l’énergie et la restauration qui sont concernés.

• Eléments variables de rémunération, intéressement, stocks-options

- Soumission aux cotisations sociales (6,5 milliards pour la protection sociale).

• Rémunération des dirigeants : discuter du montant et des critères.

• Fiscalité

- Mise en place d’une fiscalité plus juste et plus redistributive (les mesures d’allègement ponctuelles instituées en 2009 sur les revenus modestes ont de ce point de vue un impact modeste).
- Suppression du bouclier fiscal et révision des niches fiscales.

• Inégalités Femmes / Hommes

- Lutte contre le temps partiel subi : négociation obligatoire dans les branches professionnelles qui utilisent de façon systématique ce type de contrat (83 % des salariés à temps partiel sont des femmes).
- Mise en place de contrôles (DDTFP) et de sanctions pécuniaires pour les entreprises qui en 2010 ne signent pas un accord de rattrapage de l’inégalité Femmes / Hommes en matière de rémunération et de carrière.

Lutte contre la précarité et contre les suppressions d’emplois

• Instituer un droit suspensif des suppressions d’emplois qui puisse s’appréhender dans une logique de filière. • Le gouvernement doit renoncer aux 35 000 suppressions de postes dans la fonction publique. • Il doit accepter une remise à plat des réformes dans le public mettant en avant l’emploi et l’efficacité sociale des services rendus à la collectivité. • Il doit conditionner les aides publiques (allègements de cotisations, aide à l’emploi, remboursement des aides en cas de suppression d’emploi). • Plusieurs dizaines de milliers de travailleurs sans papiers sont par définition, privés du droit de circulation donc de leur dignité. Ils travaillent, ils cotisent ; la CGT demande donc, comme 11 organisations qui les soutiennent, un réexamen rapide de leur situation sous l’égide du ministère du Travail. • Concernant le chômage

- Les dispositifs actuels concernant le chômage partiel doivent être prolongés mais avec des conditions plus strictes évitant l’alternance du chômage partiel et de forts dépassements d’horaire sur l’année (cf. techniciens et cadres chez Renault).

- La défiscalisation des heures supplémentaires doit être abrogée.

- L’Etat doit poursuivre son engagement financier sur le CTP, conformément à l’engagement pris en 2009 que chaque salarié licencié puisse garder son salaire pendant 1 an et recevoir une formation professionnelle.

- Concernant les chômeurs en fin de droit, la CGT propose d’instituer une cotisation sur les contrats précaires permettant d’apporter plusieurs milliards d’euros à l’UNEDIC afin de prolonger de 3 à 6 mois les droits des demandeurs d’emploi. Le FISO pourrait être le gestionnaire de cette mesure exceptionnelle.

- L’Etat doit assouplir en conséquence les règles d’attribution de l’Allocation de Solidarité Spécifique (ASS).

- La CGT demande que l’Allocation Equivalent Retraite (AER) soit reconduite à minima pour 2010 et que sa pérennisation soit étudiée.

• Concernant les jeunes

- Face à l’échec du RSA Jeunes et au nombre très faible de jeunes attributaires de la prime de 500 euros (30 000 au lieu de 250 000 prévus), la CGT renouvelle sa revendication de la mise en place d’une allocation d’autonomie et d’un revenu d’insertion pour les primo demandeurs d’emploi.

- Les contrats aidés (362 000 contrats « initiative emploi » et « d’accompagnement à l’emploi ») ont permis de sortir du chômage des jeunes sans offrir pour autant une perspective d’emploi durable.

• Les retraites

C’est l’un des sujets sur lequel nous sommes le plus attendu à l’issue de cette rencontre.

Le principe d’une nouvelle reforme a été annoncée pour 2010, il serait impensable de rester dans le flou concernant la procédure et le calendrier de cette réforme.

La CGT récuse les déclarations du gouvernement comme des organisations patronales cherchant à justifier des sacrifices pour les salariés (nous remarquons que ce discours est à la mode dans plusieurs pays européens d’abord pour donner des gages aux institutions financières internationales).

L’avenir des retraites est un choix de société, notre pays à les capacités pour conforter le système de retraite par répartition et de maintenir le droit au départ à 60 ans. Cela appelle une autre répartition de richesses créées par les salariés.

Il faut permettre au pays d’avoir une période de débat nécessaire suffisamment longue avant que les décisions ne soient prises.

Nous n’accepterons pas d’être mis devant le fait accompli. Je rappelle que pour la CGT la reconnaissance de la pénibilité de certain métiers (en attente depuis 2003..) devrait être traitée préalablement au rendez vous retraite.

La relance de l’investissement public et privé en lien avec une politique industrielle nouvelle et création d’un pôle public de financement La question de l’emploi est intimement liée à celle de la stratégie de croissance.

La CGT avait rejeté l’opposition entre relance par la consommation et par l’investissement. Les deux doivent être associés.

La question est maintenant posée de savoir quelles suites seront données aux états généraux de l’industrie.

L’approche en termes de filières industrielles reprend ce qu’avance de longue date la CGT.

Le besoin d’une banque de l’industrie pourrait emprunter à la proposition de la CGT de pôle financier public sans toutefois reprendre l’idée d’un livret d’épargne de développement de l’industrie et de l’emploi.

Mais les propositions au stade actuel sont fortement marquées par 3 aides fiscales aux entreprises dont le crédit d’impôt innovation. Il faudrait plutôt commencer par s’interroger sur les 80 milliards d’euros que reçoivent chaque année les entreprises.

Quant aux propositions relatives à la réduction de la contribution des entreprises au financement de la protection sociale, elles doivent être résolument rejetées.

La stratégie qui prétendrait défendre l’industrie française par le moins disant social face aux pays à bas coup de main d’œuvre est perdue d’avance.

Alors que 40 % des effectifs de l’industrie partiront en retraite dans les 5 ans il n’est pas normal qu’aucun plan ambitieux n’anticipe sur la disparition de ces compétences qui sont à renouveler

Renforcement des droits et des pouvoirs des salariés sur les choix de gestion et la stratégie des entreprises

• Le patronat réduit les enjeux de la gouvernance des entreprises vers une réforme des IRP (relèvement des seuils, allègements des procédures obligatoires, sécurisation juridique des entreprises).

• Il faut, à l’inverse, faire avancer par la négociation et si nécessaire par la loi les questions qui ont émergé en 2009, à la faveur de la crise : La répartition des richesses produites dans les entreprises.

- Les droits d’intervention économique des salariés dans la « gouvernance des entreprises » :

* Droit suspensif aux suppressions d’emploi.

* Représentants élus des salariés dans les conseils d’administration des entreprises.

* Représentativité dans les TPE qui doit permettre la mise en place de commissions paritaires régionales par type d’activité : artisanat, économie sociale, professions libérales, agriculture.

L’agenda social doit aussi s’articuler avec le niveau européen. Nombre de décisions nationales sont aujourd’hui déterminées par des normes européennes.

Le gouvernement français consulte insuffisamment les organisations syndicales avant les échéances européennes portant sur les questions sociales.

Il n’est pas normal que Le gouvernement français ne consulte pas les organisations syndicales sur les positions que la France défend à Bruxelles sur des dossiers portant sur le travail, l’emploi, la formation professionnelle ou les affaires sociales, pas plus que sur les politiques sectorielles, les options économiques et monétaires.

Le Comité du Dialogue Social Européen et International, créé en 1998 devient purement formel. Or, des dossiers majeurs font l’objet de débat au niveau communautaire.

A titre d’exemples :

- Quelle sera la position française lors de la révision de la directive « temps de travail » sur l’opt out, le temps de garde et la prise du repos compensateur, sachant que La France est passible d’une procédure d’infraction concernant le droit communautaire et européen sur le temps de travail ?

- La transposition de la directive « services » à minima et dans une procédure opaque pour les services sociaux ne nous convient pas.

 

 

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MG Buffet sur France Info

16 Février 2010, 17:14pm

Publié par PCF Villepinte

 

3 propositions pour garder la retraite à 60 ans

mgbmardi 16 février 2010



 

Sur France Info, le 16 février, Marie-George Buffet a rappeler qu’il y a des solutions pour garder la retraite à 60 et avoir de bonnes retraites. Elle formule 3 propositions simples.

- revenir sur les exonérations de cotisations sociales d’entreprises = 30 milliards d’euros qui rentrent dans les caisses de retraites

- faire cotiser les revenus financiers = 22 milliards d’euros qui rentrent dans les caisses de retraites

- avec une vraie politique industrielle en France, il y aurait 100 000 chômeurs en moins = 2 milliards d’euros qui rentrent dans les caisses de retraites

 

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L'Ile-de-France en bonne santé ?

16 Février 2010, 09:20am

Publié par PCF Villepinte

Initiative santé du Font de gauche en Ile de France du vendredi 12 février 2010

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Elections régionales 2010 :
http://ensembleagauche.fr/regions

Cliquez pour ouvrir la video


L'Ile-de-France en bonne santé ?

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Régionales

16 Février 2010, 09:11am

Publié par PCF Villepinte


L’Île-de-France « est une région-monde »
fdg-93-3.jpgMackendie Toupuissant, ou l’itinéraire d’un gamin de Pantin né à Port-au-Prince, des tours de la Défense au conseil régional. Il est second sur la liste du Front de gauche dans le 93.

Habituellement, Mackendie Toupuissant, né en Haïti et arrivé en France à l’âge de cinq ans, se sent plus français qu’originaire d’Haïti. Enfant de Pantin, en Seine-Saint-Denis, où il rejoignit son père en 1982, et où il est aujourd’hui conseiller municipal, la souffrance du peuple haïtien le ramène dans la Caraïbe, par la solidarité. Et il a fort à faire comme président de la plate-forme des soixante-dix associations franco-haïtiennes de l’Hexagone. Officiellement, environ 70 000 Haïtiens sont recensés en France. « En réalité, ils sont au moins 100 000 », corrige-t-il.

en première ligne de la campagne électorale

Le Front de gauche en Île-de-France et les communistes de Seine-Saint Denis lui ont demandé de figurer sur la liste des candidats. Figurer, en l’occurrence, ne signifie pas faire de la figuration, puisque le jeune homme est deuxième sur la liste du 93, juste derrière Marie-George Buffet. Le voilà donc en première ligne de la campagne électorale et il s’apprête, lui, l’enfant de Port-au-Prince, à siéger à l’assemblée de la région-capitale. Quoi d’extraordinaire  ?

« L’Île-de-France est une région-monde On y parle toutes les langues de la terre. Haïti est le seul État francophone outre-Atlantique. On y parle aussi le créole, comme en Martinique et en Guadeloupe. » « La solidarité des Antillais a été formidable après le séisme. Les autorités locales se sont engagées à fond. Pour l’accueil des blessés. Des étudiants vont pouvoir poursuivre leurs cours en Guadeloupe le temps que la situation se stabilise. »

agir pour une coopération décentralisée

En France, les associations antillaises organisent des rencontres avec les originaires d’Haïti, se réjouit Mackendie. Il a même rencontré une représentante de la communauté dominicaine, alors que les rapports entre les deux pays sont loin d’être au beau fixe.

Le drame haïtien va-t-il renforcer la solidarité entre les peuples de la Caraïbe  ? « Je sais que les Haïtiens ont été enthousiasmés par les nouvelles qui leur sont parvenues de Guadeloupe l’an dernier lors des mouvements sociaux impulsés par le LKP. Nous avons le même passé, nous avons eu les mêmes maîtres esclavagistes. Après la victoire du peuple haïtien contre les troupes napoléoniennes, de nombreux colons sont allés en Guadeloupe où l’esclavage avait été rétabli. Aujourd’hui, Haïti subit les mêmes agissements des grands groupes de distribution qui organisent la vie chère. »

Nul ne sera surpris que Mackendie Toupuissant souhaite agir au conseil régional dans le domaine de la coopération décentralisée. « L’une des régions les plus riches du monde pourrait apporter tant à l’Afrique ou et à la Caraïbe. » Il rêve d’un monde du partage, de la mise en commun, c’est pour cela que le jeune ingénieur informaticien, qui a fait ses premières expériences professionnelles dans les tours de la Défense, est devenu communiste en 2005 et fut présenté par le PCF candidat aux cantonales de 2008 à Pantin. « Alors que le candidat socialiste n’était autre que Claude Bartolone, actuel président du conseil général, j’ai tout de même réalisé plus de 21 %   ! »

Jean-Paul Piérot

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Le billet de Maurice Ulrich

16 Février 2010, 09:04am

Publié par PCF Villepinte

Ange bête

vieux
- Laurence Parisot, la présidente du Medef, vit dans un monde enchanté dont elle parlait hier dans le Journal du dimanche, les yeux tout brillants, en évoquant les retraites et les rapports du Medef avec les syndicats. Ainsi, dans le monde de Laurence, « nous avons une qualité de dialogue social jamais atteinte en dépit d’une crise inouïe ». Dans le monde commun, l’espérance de vie est de 77 ans pour les hommes, 84 ans pour les femmes, mais six ans de moins pour les professions pénibles. Dans le monde enchanté de Laurence, on peut repousser sans problème l’âge du départ en retraite car « l’espérance de vie approche les 100 ans ».

Dans le monde réel, des millions de retraités américains ont perdu leurs retraites avec la faillite de leurs fonds de pension, mais dans le monde merveilleux de Laurence, « les régimes par capitalisation s’avèrent toujours gagnants à terme »… Dans le monde de Laurence et toujours à propos des retraites, « à faire l’autruche nous jouons avec la réputation de la France ». Et à faire l’ange, on fait la bête ou on prend les Français pour des imbéciles ?

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Dreux : salariés contre Patron voyou

15 Février 2010, 18:50pm

Publié par PCF Villepinte

 Les salariés de l’entreprise Philips EGP de Dreux (Eure-et-Loir), réunis en assemblée générale lundi matin, ont voté en faveur d’une action judiciaire contre la direction de Philips qui empêche les salariés de rentrer dans l’entreprise
.

"Nous allons assigner l’entreprise en référé parce qu’elle empêche les salariés de se rendre sur leur poste de travail",, a annoncé lundi Manuel Georget, délégué CGT.

"Un huissier est actuellement sur place pour constater l’obstruction de l’entrée de l’usine par des vigiles", a précisé M. Georget. "La totalité des salariés menacés de licenciements étaient présents lundi matin pour prendre leur travail normalement", a-t-il ajouté.

Les salariés ont pu accéder au restaurant d’entreprise pour tenir l’assemblée générale, a-t-il dit.

La direction de Philips EGP a annoncé samedi soir la suppression de 212 emplois avec la fermeture définitive de son usine. Depuis janvier, les salariés avaient tenté d’assurer la gestion sous forme de coopérative ouvrière.

La fermeture programmée du site de Dreux avait été annoncée pour la première fois le 8 octobre dernier. L’entreprise spécialisée dans la fabrication de téléviseurs à écran plasma avait déjà supprimé 350 emplois en 2005 et 279 l’an passé.

En janvier, les salariés avaient décidé de prendre le contrôle de leur usine, sous forme de SCOP (Société Coopérative de Production), placée sous le contrôle des ouvriers.

"Pour justifier la fermeture, Philips s’appuie sur une division +télévision+ censée perdre de l’argent. Mais cette division n’existe pas puisque l’usine de Dreux fait partie de l’ensemble Électronique Grand Public, qui produit d’autres produits. Cette division a dégagé l’an passé des bénéfices records", selon les syndicats.

Ces observations avaient d’ailleurs été reprises par la direction départementale du travail et de l’emploi d’Eure-et-Loir dans un courrier datant du 24 décembre 2009, envoyé à la direction du groupe Philips.

Le ministre de l’Industrie, Christian Estrosi, a indiqué dimanche que l’usine de Dreux serait notamment remplacée par un centre d’appels qui créerait 300 emplois. Dans un communiqué publié lundi, le ministre annonce qu’il recevra "cette semaine les syndicats puis la direction de Philips".

Pour le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, l’important est de donner des perspectives aux salariés.

"La façon dont les choses ont été annnoncées est sans doute brutale", a-t-il reconnu sur France Info. "Ce qui est important maintenant c’est que Philips assume ses responsabilités et que le gouvernement aide les partenaires sociaux à trouver des perspectives pour les salariés de Philips à Dreux".

450 € par mois… en Hongrie

Selon la CGT, un autre courrier adressé aux salariés proposait un reclassement en Hongrie, payé 450 euros par mois, à la condition de pratiquer la langue hongroise.

La présidente du Medef, Laurence Parisot, a regretté que le droit du travail oblige les entreprises à faire des propositions parfois incongrues telles qu’un emploi à l’étranger.

"Bien sûr que ça ressemble à une provocation, mais c’est surtout, me semble-t-il, la conséquence de l’absurdité de notre droit du travail qui oblige l’employeur à formuler ce type de proposition", a-t-elle dit sur France 2.

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