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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Les propos de Mme Amara sont inacceptables!

13 Janvier 2010, 11:11am

Publié par Daniel JUNKER

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SUR LE BLOG D'ELIANE ASSASSI

Mme Fadela Amara, Secrétaire d'Etat à la Ville, a repris à son compte dans un quotidien régional, la provocation de N.Sarkozy qui se faisait fort de nettoyer "au Karchër" les quartiers en proie à l'insécurité et à la désespérance sociale. Ses propos sont pitoyables. Un jeune garçon est mort pour rien, par le geste fou d'un autre jeune de la même ville. Aujourd’hui, sa famille, ses voisins, ses copains de lycées sont submergés par la douleur. Face à cela, le devoir d'un ministre est de garder son sang froid, son sens de la responsabilité. C'est aussi de respecter le deuil d'une famille. Je ne peux accepter que de tels comportements, venant de Ministre de la République, se banalisent sous le sceau de la polémique. Ce vocabulaire provocateur était hier indigne dans la bouche du ministre de l'Intérieur Sarkozy, il l'est aujourd'hui dans celle de Fadela Amara. Je suis profondément révoltée quant aux intentions de la Secrétaire d'Etat, à quelques semaines d'échéances électorales. Son mépris pour les habitants des quartiers, dont elle se réclame si souvent, est inacceptables. Les habitants des quartiers populaires sont les premières victimes des actes de violences et d'une minorité de trafiquants qui font régner un climat d'insécurité dans des zones de non droits. Ces habitants, Madame Amara, ont besoin d'autres choses que de vos provocations. Pour mémoire, c'est M. Hortefeux, le Ministre de l'Intérieur du gouvernement auquel vous appartenez qui a décidé l'arrêt de la mise en place des Unités territoriales de quartier (UTEQ) qui devaient être déployées dans les quartiers "sensibles". C’est ce même gouvernement qui stigmatise les jeunes, les plus démunis, les étrangers. Votre plan « Espoir banlieues » est une échec patent ! Décidément, votre gouvernement servile avec les puissants a de plus en plus de mal a masquer la violence de sa politique pour les salariés, les jeunes et les couches populaires. Votre mépris Mme Amara n'a d’égal que l'incurie de votre politique.

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Que se passe-t-il au CCE d’Air France ?

13 Janvier 2010, 10:36am

Publié par Daniel JUNKER

Une info reçu de RougesMidi.  
reçu le :
lundi 11 janvier 2010 23h40)


Syndicat CGT Air France
Histoire d'en savoir un peu plus que ce que serinent les ondes pour attaquer les CE et leur gestion:

Que se passe-t-il au CCE d’Air France ?

(Entretien avec Edmond Mauduy délégué CGT à Air France)

Edmond ne cache pas sa colère et sa stupeur à la fois sur ce qui s’est passé au CCE et sur la façon dont les médias se sont emparés de l’affaire.

 

Edmond : La CGT est majoritaire à Air France et à ce titre a géré majoritairement le CCE. Quand elle avait la responsabilité de la gestion les comptes étaient clairs et équilibrés. Personne n’avait à se plaindre mais voilà si on était majoritaires nous n’avions pas plus de 50% des sièges et en 2007, une coalition CFDT, FO, CGC a pu enlever la majorité de gestion…et en 2 ans ils ont tout dilapidé ! Devant cette situation, et avant même de connaître l’étendue des dégâts, la CGT pressentant ce qui était en train de se passer, a demandé un audit et la démission des fautifs. C’est grâce à cette attitude que les responsables de cette situation ont été contraints successivement à la démission laissant en dernier ressort la CFDT seule assumer la débâcle.

 

La CGT a demandé et obtenu, sans attendre les résultats de l’audit, la désignation d’un bureau provisoire de gestion afin de remettre de l’ordre dans les comptes. Les chiffres (20 à 25 millions de déficit) et les raisons avancées (pour 95% une gestion catastrophique et pour 5% une utilisation frauduleuse) par la presse sont exacts on peut simplement se demander comment elle a eu le rapport avant tout le monde puisque les élus au CCE ne l’ont eu que dans l’après midi de ce lundi.

 

L’autre question que l’on peut se poser c’est pourquoi un média comme France Inter a parlé ce matin « des syndicats » sans jamais citer précisément les organisations qui ont trempé dans cette gestion et celle qui a dénoncé cela. Il y a même pire, ce matin France 2 a fait son reportage sur le sujet en filmant le bureau et les drapeaux de la CGT, accréditant ainsi l’idée que les fauteurs sont chez nous alors que c’est justement nous qui dénonçons le scandale !!!

 

La chaine avait promis un démenti qui bien sûr n’est pas venu !

 

Nous allons nous exprimer collectivement sur cette question mais je peux déjà vous dire que la CGT ne lâchera pas sur cette question. Il en va des droits des salariés, de la justice sociale et ce ne sont pas les gesticulations médiatiques qui vont arrêter notre combat.

 

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Report de 
la retraite : les infirmières refusent

13 Janvier 2010, 10:32am

Publié par Daniel JUNKER

infirmièresÀ l’hôpital Ambroise-Paré de Boulogne-Billancourt, les conditions de travail sont stressantes, à l’image de tous les hôpitaux de France. Une pénibilité que refuse de considérer la ministre de la Santé. Roselyne Bachelot veut prolonger le travail des personnels infirmiers jusqu’à soixante ans.

Laurence est débordée. Dans le service de médecine générale de l’hôpital Ambroise-Paré de Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine, l’infirmière jongle entre les prescriptions de médicaments, les prises de sang et les coups de fils. Avec sa collègue, elles s’occupent de 17 patients. Un quotidien insupportable pour cette professionnelle de santé de cinquante-neuf ans. « Je suis harassée, je n’en peux plus », souffle Laurence, en préparant un kit de prise de sang. Elle est à huit jours de la retraite. « Ce sont les moments les plus durs », confie-t-elle. Laurence aurait dû partir à soixante ans pour avoir ses annuités complètes. Mais elle ne tient plus le rythme. « C’est impossible de travailler aussi longtemps, j’ai l’impression qu’on me presse tout le temps, les médecins, les cadres  : on m’a toujours demandé d’en faire plus. » Elle s’occupe de malades en fin de vie, beaucoup ont le sida dans ce service. « Mais on n’a pas le temps de les accompagner », constate-t-elle, amère. Elle confesse aussi qu’elle termine rarement à l’heure prévue.

Comme Laurence, une majorité d’infirmières sont usées avant la retraite. À Ambroise-Paré, il est rare de croiser parmi les 580 soignants infirmiers, des personnes de plus de quarante-cinq ans. Pourtant, la ministre de la Santé persiste à vouloir allonger la durée de travail à soixante ans au lieu de cinquante-cinq ans, sous prétexte que le diplôme d’État est maintenant reconnu à bac+3.

allonger la durée de travail à soixante ans

Jusqu’en décembre 2010, les infirmières auront le choix de rester en catégorie B ou de passer en catégorie A, la plus haute de la fonction publique. Ce qui signifie partir en retraite à soixante ans, avec un bonus estimé à 2 000 euros par la ministre de la Santé, pour les dernières années. Cette réforme nie la pénibilité du métier  : un cinquième des infirmières de la fonction publique partent avant cinquante-cinq ans en invalidité, d’après la CGT.

manque de reconnaissance

« Passer en catégorie A  ? C’est hors de question. Je ne tiendrai pas jusqu’à soixante ans, je suis déjà out  ! » s’énerve Marie-Claire, infirmière de quarante-huit ans. Pendant des années, elle a travaillé de nuit, puis dix ans en orthopédie. Elle a soulevé des malades opérés de la hanche et des personnes âgées dépendantes. Après deux hernies, elle souffre aujourd’hui d’un mal de dos chronique. Depuis 2000, Marie-Claire occupe un poste « aménagé » en dermatologie. Un job pas forcément reposant. « Je fais de l’accueil, du classement des dossiers, et des soins. Je fais un peu de tout vu comme on manque de personnel », constate-elle. Alors quand elle arrive à boucler toutes ses tâches, elle est satisfaite. Ce qui est rare.

Elle craint aussi que les infirmières fraîchement diplômées se voient dérouler le tapis rouge à l’hôpital. À leur sortie de l’école, en 2012, celles-ci auront un statut supérieur aux anciennes, restées en catégorie B. À l’inverse, Isabelle, infirmière en orthopédie, plaint les futurs diplômés. « Les jeunes sont toujours appelés sur leurs jours de congés pour remplacer et avec le système de grande équipe, ils se retrouvent soit du matin, soit de l’après-midi, c’est incompatible avec toute vie privée », constate-t-elle. Les jeunes infirmières sont aussi baladées de service en service pour combler les manques. Privilège de l’ancienneté, Isabelle, quarante-six ans, travaille du matin. Et refuse de venir au pied levé. Mais n’imagine pas de continuer jusqu’à soixante ans. « Sinon, on viendra soigner les gens avec un déambulateur », ironise-t-elle. Franck, infirmier en radiologie de quarante-six ans, a encore de l’estime pour son métier. « Mais rien que pour le fait de travailler un week-end sur deux, on mérite d’être en retraite plus tôt », estime-t-il. Le stress s’est aussi accru chez les personnels infirmiers. Depuis quelques années, la responsabilité du soignant est directement mise en cause comme dans le cas du petit Iliès, décédé en décembre 2008, à cause d’une erreur de médicament. « Avant, l’hôpital prenait sur lui, maintenant, on est en première ligne. Si on reste jusqu’à soixante ans, on ne saura même plus faire une prise de sang. Il ne faudra pas s’étonner si les patients nous attaquent pour faute professionnelle. Ce projet nie les risques de notre métier. Bientôt, plus personne ne voudra être infirmier », soupire Franck.

Cécile Rousseau

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Quand le capitalisme cherche à transformer les virus en or

12 Janvier 2010, 18:49pm

Publié par Daniel JUNKER

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Par Bernard Doray, Médecin psychiatre

Comment l’esprit de cynisme a-t-il pu infiltrer certaines institutions médicales ?

Àla Fête de l’Humanité, on s’écrasait comme rarement au concert de Manu Chao et ailleurs. Alors que des messages du nouvel hygiénisme commençaient à tester la popularité d’une éventuelle prohibition des baisers, une foule joyeuse arborait le tee-shirt  : « Stoppons la grippe capitAliste », en blanc sur fond rouge, avec un « A » majuscule. Il est des actes politiques qui portent une vérité que l’on ne saisit qu’après coup. Aujourd’hui, alors que l’épilogue semble s’approcher, le bilan de la prise en charge de la nuée de grippes est plutôt lourd. Il montre la médiocrité des dispositifs d’urgence d’un système de santé publique anémié. Il laisse à penser qu’après tout ce tintouin, si se présente dans quelques années une véritable grave pandémie, le public risquera de ne pas y croire. Mais, surtout, il donne la mesure de l’infiltration de certaines institutions médicales par un esprit de frivolité économique et de cynisme. Quelques dates pour prendre la mesure de cette évolution  : 1991 : une journaliste de l’Événement du jeudi révèle que le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) a sciemment distribué, de 1984 à 1985, des produits sanguins dont certains étaient contaminés par le virus du sida. C’est un immense scandale. Quatre médecins, dont l’ancien directeur du CNTS, Michel Garretta, ont été jugés. Laurent Fabius, Georgina Dufoix et Edmond Hervé ont comparu devant la Cour de justice de la République pour « homicide involontaire ». Bien qu’aucun des trois derniers nommés n’ait tiré de bénéfice de ce grave dysfonctionnement, on a considéré qu’il y avait là un acte dont on pouvait discuter le caractère criminel. Autrement dit, un acte extrêmement grave.

2001 : en mars 2001, c’est le procès de Pretoria, qui oppose l’Association sud-africaine des fabricants de médicaments à une ligue de 39 compagnies pharmaceutiques dont les plus grandes  : Merck, Rhône-Poulenc, Lilly, Novartis, ou encore GlaxoSmithKline. Raison du procès de Pretoria  : au sein de l’Organisation mondiale du commerce, une série d’accords dits Adpic interdit aux pays adhérents de produire un médicament ou de l’acheter à l’étranger sans verser des royalties au propriétaire de l’invention, et ce pendant vingt ans après la date de ladite invention. Or, l’Afrique du Sud, qui est alors le pays le plus touché au monde par la pandémie, a voté une loi favorisant la production locale de médicaments génériques accessibles à la population. Le procès est un semi-échec pour les multinationales, et divers compromis sont passés, mais déjà, la société planétaire a avalé le concept d’un monde à l’envers où la légalité peut tuer en masse et où l’acte hippocratique est criminalisé.

2007 : Handicap International et Amnesty International font savoir qu’ils rompent leurs contrats avec le groupe d’assurance Axa, qui a investi dans la production de mines antipersonnel et de bombes à fragmentation. L’affaire reste assez confidentielle et, le 14 avril 2009, 
M. Claude Bébéar, président du directoire d’Axa pendant la période en question, est décoré de la légion d’honneur par un président Sarkozy tout juste revenu du Mexique, où il a parrainé un contrat de 100 millions d’euros pour une usine de production d’un vaccin contre la grippe, usine construite et exploitée par Sanofi Pasteur, division vaccins de Sanofi-Aventis. L’existence d’une pandémie n’est pas encore révélée, et la course de la médecine contre elle ne sera lancée qu’un mois et demi plus tard, le 23 avril au soir, par le ministre mexicain de la Santé, qui avait pourtant démenti le matin même l’existence d’un risque. Mais pendant ce temps d’occultation de l’épidémie, le monde boursier a apparemment bien flairé la bonne affaire et une autre course a démarré, celle secrète, pour les non-initiés, de la course au brevet. Pour les participants à cette course, Sanofi a pris des précautions. Dans un communiqué, cette firme annonçait la bonne nouvelle qui faisait s’envoler ses actions, mais en mettant en garde les investisseurs sur les « facteurs de risques ». Dans le détail de ces risques, le lecteur ne voit que contentieux juridiques. Mais on imagine bien que le risque majeur et non dit, pour ce monde à l’envers, était la possibilité que la pandémie massive ne soit pas au rendez-vous. Ce qui est jusqu’à aujourd’hui le cas. Car les virus appartiennent au réel.

Les citoyens normaux ne se plaindront pas que le pire ne soit pas au rendez-vous. Et ils découvriront un peu plus ce que signifie ce capitalisme sans boussole éthique dont le rêve serait de faire des épidémies pour ses marchandises au lieu de faire des remèdes pour combattre les plus grandes urgences médicales.

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ENSEMBLE, les élections régionales : c'est parti !

12 Janvier 2010, 18:46pm

Publié par Daniel JUNKER

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Régionales 2010 - Ensemble - Film de campagne 1

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Référendums en Martinique et Guyanne

11 Janvier 2010, 17:59pm

Publié par Daniel JUNKER

repu Le non l'emporte largement en Guyane et en Martinique
Les électeurs de Guyane et de Martinique ont dit nettement non dimanche à l’autonomie accrue de leurs départements qui leur était proposée lors de referendums organisés à la demande d’une majorité de leurs élus locaux.

La question du referendum était : "Approuvez-vous la transformation de la Martinique (ou de la Guyane) en une collectivité d’outre-mer régie par l’article 74 de la Constitution, dotée d’une organisation particulière tenant compte de ses intérêts propres au sein de la République ?"

Dans les deux département d’outre-mer, le vote est sans appel. Ils ont dit non à 69,8% en Guyane, avec une participation limitée à 48,16%, et non à 78,9% en Martinique, avec une participation de 55,35%, selon les résultats annoncés lundi par le ministère de l’outre-mer.

Les électeurs étaient invités à dire s’ils souhaitaient un passage de leur département (et région) d’outre-mer, soumis aux mêmes règles juridiques que la métropole, à l’article 74 de la Constitution, qui en aurait fait une collectivité d’outre-mer pouvant bénéficier d’une autonomie accrue.Ces résultats traduisent un sentiment de défiance des populations à l’égard des élus locaux et vis-à-vis du système institutionnel.

Les craintes d’abandon

Les partisans d’une autonomie accrue ne sont manifestement pas parvenus à convaincre les électeurs des vertus d’une plus grande autonomie pour assurer plus efficacement le développement local et satisfaire leurs besoins quotidiens (transports, logement, emploi, coût de la vie…). En Guyane, les quatre parlementaires, dont Christiane Taubira, et les présidents du conseil régional et du conseil général, tous de gauche, avaient appelé à voter oui. Le résultat de dimanche aura des conséquences importantes sur les élections régionales de mars, notamment en Martinique, où le président du conseil régional Alfred Marie-Jeanne (Mouvement indépendantiste) avait aussi appelé à voter oui.

Une bonne partie de la campagne s’est faite sur la peur de perte d’acquis sociaux, notamment en Martinique, à la population vieillissante, alors que ce qui relève de la protection sociale devait continuer à demeurer de la compétence de l’Etat. Se sont exprimées aussi des craintes sur les importants fonds européens dont bénéficient aujourd’hui les deux DOM, "régions ultrapériphériques" de l’UE, et une peur de "largage" par la métropole, malgré les assurances données par Nicolas Sarkozy sur ce point.

Nicolas Sarkozy a pris acte d’une "réponse négative claire". "Ce choix traduit l’attachement des Guyanais et des Martiniquais à un statut qui soit proche de celui des collectivités de Métropole, réaffirmant ainsi le lien étroit qui les unit à la République", a-t-il estimé.

Brice Hortefeux (intérieur) et Marie-Luce Penchard (outremer) ont jugé qu’"avec ces résultats, les électeurs ont souhaité clore pour longtemps" le débat sur une autonomie accrue. Ils les ont appelés "à rester mobilisés pour exprimer leur choix définitif".

Le 24 janvier, Guyanais et Martiniquais auront à se prononcer sur la mise en place éventuelle d’une collectivité unique, à la place du conseil général et du conseil régional de leurs régions mono-départementales, demeurant régie par l’article 73 de la Constitution.

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Régionales 2010, c'est parti!!!

11 Janvier 2010, 17:49pm

Publié par Daniel JUNKER

Front de gauche : la campagne est bien lancée !


11 janvier 2010

Pari gagné de l’unité renouvelée pour les partis et les militants qui fondèrent le Front de gauche, fin 2008. Jean-Luc Mélenchon, qui au cours des discussions avait avancé sa candidature en Île-de-France, a félicité et fait applaudir Pierre Laurent, investi tête de liste. Mais le Front de gauche a gagné aussi le pari de l’élargissement. Christian Picquet, de la Gauche unitaire, qui mènera la liste en Midi-Pyrénées, a mesuré le chemin parcouru depuis le premier meeting au Zénith, le 8 mars 2009. De nouveaux visages, de nouvelles voix ont rejoint la gauche qui ne renonce pas, dont, s’en félicite Christian Picquet, «  de nombreux camarades du NPA  », en dépit de l’attitude de sa direction. avec comme maîtres mots Unité, solidarité

Les listes du Front de gauche sont unies autour d’engagements clairs. «  Rien avec le Modem », ont réaffirmé Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent. Le président du PG a critiqué les listes Europe Écologie  : «  Le capitalisme, c’est de la foutaise  !  » Le discours de Marie-George Buffet fut particulièrement mordant à l’égard de «  la bande du Fouquet’s  ». La secrétaire nationale du PCF a exigé que l’on traite les chômeurs en fin de droits comme on a traité les banques, n’hésitant pas à manier l’humour, comparant Nicolas Sarkozy à un «  boxeur dentiste qui voudrait vous vendre un dentier après vous avoir démoli le portrait  ». La dirigeante communiste a lancé un appel aux ouvriers, aux chercheurs, aux professeurs d’université à partager l’espoir d’une gauche qui gagne. La campagne est donc lancée et Pierre Laurent a fustigé la chef de file de l’UMP, Valérie Pécresse, «  qui a déjà mis à feu et à sang l’université et la recherche  ». «  Ce serait une folie de lui laisser les clés de la région, ce n’est pas de plus de concurrence dont a besoin notre région  », a-t-il déclaré à propos du Grand Paris, «  ou plutôt du Paris des actionnaires, mais de plus de solidarité  », avant de détailler les propositions du Front de gauche pour l’Île-de-France. Unité, solidarité, ces maîtres mots de ce lancement d’une campagne que chacun, hier, avait hâte de mener…

Jean-Paul Piérot


Pari réussi pour le Front de gauche qui a réuni 4 000 personnes hier à Paris, au Palais des congrès. Toutes les formations et coalitions en lice pour le scrutin du 14 mars prochain étaient présentes. L’élargissement a été salué par tous les participants.

Le Palais des congrès archicomble, où 4 000 personnes avaient pris place, l’ambiance combative, l’aspiration à l’unité, mot souvent scandé alors que s’agitaient les drapeaux du PCF et du Parti de gauche, le premier meeting du Front de gauche pour les élections régionales avait retrouvé les accents des plus grands rassemblements de la campagne des élections européennes. À cette nuance près qu’il s’agissait, hier à la porte Maillot, de la toute première réunion publique, non seulement du Front de gauche, mais de toutes les formations et coalitions en lice pour le scrutin de mars.

Le rassemblement, animé conjointement par Patrick Apel-Muller, directeur de la rédaction de l’Humanité, et Raquel Garrido, membre de la direction du Parti de gauche, a vibré à nouveau dans un élan solidaire en accueillant les salariés immigrés en lutte pour leur régularisation, ou avec la population de Gaza. Il a exprimé une volonté d’articuler la campagne avec les mouvements sociaux les plus larges, comme en a témoigné l’accueil chaleureux réservé à Didier Dreyfuss, de l’Appel des appels.

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Philippe Séguin : la fin d'un gaullisme de conviction

9 Janvier 2010, 13:42pm

Publié par Daniel JUNKER

seguin.jpgL’actuel premier président de la Cour des comptes, grande figure de la vie politique française fidèle à une certaine idée de la France, représentait un courant de pensée d’une droite pas totalement convertie au capitalisme sauvage.

« J’ai choisi le gaullisme parce que c’était autre chose que la droite. Dès lors que le mouvement gaulliste dérivait inéluctablement vers la droite, je n’avais plus rien à y faire. » Philippe Séguin expliquait ainsi, il y a quelques mois, son engagement politique. Il est mort d’une crise cardiaque, jeudi matin, à son domicile parisien. Il avait soixante-six ans. Son livre mémoire* publié en 2003 se terminait par ses mots : « Á suivre. » Avec lui disparaît l’une des dernières incarnations d’un gaullisme social, profondément républicain, douloureusement contradictoire. Une page de l’histoire de la France contemporaine en général et de la droite en particulier se tourne. Dernier porteur d’un petit bout de la croix de Lorraine, il s’efface après s’être progressivement estompé de la vie politique partisane. Ne reste pour l’heure qu’une droite plus ou moins uniformément libérale et autoritaire.

En dépit d’un charisme controversé, Philippe Séguin, dont la personnalité profonde, avouait ce pupille de la nation né en Tunisie, s’est échafaudée autour du chevalier Lagardère, de Churchill et De Gaulle, n’avait rien d’un tendre naïf, ni d’un homme de gauche égaré. Du moins avait-il une qualité : la fidélité à des convictions qui conduiront pourtant ses exigences intellectuelles et politiques à se teinter parfois d’un pragmatisme louvoyant vers un libéralisme tempéré, les rares fois ou son destin personnel s’est trouvé mêlé à l’espoir fugitivement aperçu de pouvoir servir la nation. Á défaut, il restera comme un grand serviteur de l’État : amer, déçu, trompé, lui qui n’était sans doute pas fait pour la jungle des coups bas aura trouvé en qualité de président de la Cour des comptes le refuge d’ou il exercera une vigilance active au service « d’un pouvoir propre » : celui que l’on surnomme alors le Matou, el Niño, ou le Grizzli selon qu’il joue tour à tour de ses coups de gueule légendaires, de son sourire enjôleur ou carnassier, de son rire sonore en cascade étouffée, ou de ses coups de griffe furtifs mais efficaces. La dette, l’utilisation de l’argent public seront ses guerres pacifiques mais essentielles, comme la stigmatisation des exonérations des charges sociales patronales ou ses propositions de soumettre à cotisation les stock-options. De quoi faire oublier qu’une de ses décisions emblématiques, alors ministre des Affaires sociales, avait été la suppression de l’autorisation administrative des licenciements.

Une voix jupitérienne, une pensée originale dans un contexte droitier de consensus mou, une plume bardée d’adjectifs, un physique gargantuesque, un fumeur, un bâfreur, un bosseur insomniaque, la vie de cet affectif aura été marquée par une quête manquée d’un père politique de substitution à De Gaulle, nourrissant des liens de rejet/passion avec un Jacques Chirac calculateur qui donnera in fine la préférence à son autre fils, Alain Juppé. La traduction politique en étant la transformation du RPR en UMP, brûlant ce qui pouvait rester de l’organisation gaulliste au profit d’une machine de guerre électorale destinée à rassembler dans la confusion les sensibilités historiques de la droite française : « Comme si la démocratie chrétienne ou le libéralisme n’existaient pas », ruminait Philippe Séguin. Un Philippe Séguin qui préférera faire le choix de son sabordage en prenant partie pour le « non » lors du référendum sur le traité de Maastricht de 1992 instituant la monnaie unique, quand les grandes manœuvres à droite, après un nouveau revirement chiraquien, poussaient la barque de la droite vers l’abandon d’une partie de la souveraineté de la France, puis, plus tard, vers la concurrence libre et non faussée et le capitalisme financier. Un page d’histoire se tourne : le malheur est que les hommes sont soit historiens, soit politiciens, rarement les deux à la fois.

Dominique Bègles

* Itinéraire de la France d’en bas, d’en haut et d’ailleurs, de Philippe Séguin. Éditions du Seuil.

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Martinique et Guyane face à leur avenir

9 Janvier 2010, 13:32pm

Publié par Daniel JUNKER

martinique.jpgLes électeurs martiniquais et guyanais doivent se prononcer dimanche sur le passage de ces départements d’outre-mer au régime 74 de la Constitution. Si le « oui » l’emporte, un pas serait franchi sur la voie de l’autonomie.

Le 19 mars 1946, les quatre « vieilles colonies », la Guyane, la Martinique, la Guadeloupe et la Réunion devenaient des départements français. Soixante-quatre ans après ce basculement qui ouvrit un espace pour la conquête de nouveaux droits sans tenir toutes ses promesses d’émancipation, le débat reste vif sur la nature des liens qui unissent la France à ces départements d’outre-mer. C’est sur ce débat que les électeurs martiniquais et guyanais sont appelés à se prononcer demain, au terme d’une consultation voulue par les élus de ces deux territoires. Ils devront répondre à la question suivante : « Approuvez-vous la transformation de la Martinique (ou de la Guyane) en une collectivité d’outre-mer régie par l’article 74 de la Constitution, dotée d’une organisation particulière tenant compte de ses intérêts propres au sein de la République ? »

Un « oui » à cette question ouvrirait la voie, dans ces régions monodépartementales, à la création d’une collectivité unique dotée de pouvoirs d’adaptation des lois aux réalités martiniquaises et guyanaises dans les domaines définis par une future loi organique. En cas de réponse négative, les électeurs devront répondre, dimanche 24 janvier, à une seconde question : « Approuvez-vous la création en Martinique (ou en Guyane) d’une collectivité unique exerçant les compétences dévolues au département et à la région tout en demeurant régie par l’article 73 de la Constitution ? »

La situation est trop grave pour rester dans
 le statu quo, tranche Christiane Taubira

Un « oui » à cette seconde question entérinerait la fusion du département et de la région, tout en maintenant ces territoires dans le droit commun. En clair, l’enjeu porte sur la conquête d’une autonomie accrue pour la Martinique et la Guyane. Dans le camp des partisans de l’article 74, on juge indispensable la conquête de pouvoirs nouveaux pour bâtir des réponses pertinentes à la crise sociale qui frappe ces ex-colonies et ouvrir le chemin d’un « développement endogène ». « La situation est trop grave pour rester dans le statu quo, tranche Christiane Taubira, députée de la Guyane. Nous avons, avec le 74, la possibilité d’entrer dans un processus de négociation avec l’État pour définir un schéma de développement vertueux. Pour combattre le chômage, qui atteint 55 % chez les jeunes, pour sortir de l’économie d’importation et promouvoir la production locale, pour préserver l’environnement. Il faut saisir cette chance pour l’avenir. » Même argumentation du côté des défenseurs d’un changement statutaire en Martinique. « La crise sociétale de février mars est le signe patent d’un mal-être chez nous, qui ne saurait se réduire à une simple mesure compensatoire de quelques euros.

Á l’évidence, c’est le système tel qu’il fonctionne qui est en cause », plaide Alfred Marie-Jeanne, député et président (MIM) du Conseil régional de la Martinique. Dans cette île, pourtant, ce débat a suscité de violentes controverses. Avec la droite, opposée à toute perspective d’autonomie, mais aussi au sein de la gauche. Le Parti progressiste martiniquais, fondé par Césaire, refuse en effet le passage au régime de l’article 74. « Celui-ci n’offre aucune garantie pour assurer l’égalité des droits tout en prenant en compte la différence », expose Serge Letchimy, maire (PPM) de Fort-de-France. Lequel défend l’idée d’une réforme de la Constitution pour y définir, à l’image de ce qui fut fait pour la Nouvelle-Calédonie, le processus qui devrait conduire la Martinique à un statut d’autonomie au terme d’une « phase d’expérimentation ». Proposition « irréaliste », qui conduirait à renvoyer tout changement aux calendes grecques, rétorquent les partisans du 74. « L’égalité est déjà inscrite dans la Constitution. L’article 74 ne menace nullement les acquis sociaux, comme le prétendent les semeurs de peur », insiste Claude Lise, sénateur et président (RDM) du conseil général de Martinique. Une peur dont le spectre a pourtant hanté une campagne confuse, contribuant à la désorientation des électeurs.

Rosa Moussaoui

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Régionales 2010

9 Janvier 2010, 13:27pm

Publié par Daniel JUNKER

front de GVotons dès le 14 mars pour les listes du Front de Gauche en Île-de-France.

Appel de Syndicalistes

 

Pour s’opposer à la politique de la droite Sarkozyste, à ses projets en Île-de-France, et ensemble, ouvrir une alternative politique et sociale à gauche !

 Les élections régionales de mars 2010 se situeront dans un contexte particulier.

Tout d’abord une crise du capitalisme qui accroît les licenciements, la précarité, les pressions sur le pouvoir d’achat, la remise en cause de la protection sociale …

 

Le gouvernement de Sarkozy ne cesse de s’attaquer violemment aux services publics, aux collectivités locales avec la réforme des collectivités territoriales ou encore la suppression de la taxe professionnelle …

 

Le projet de Grand Paris est conçu exclusivement pour satisfaire le grand patronat, la finance, le MEDEF. L’État veut imposer un projet de transport « grand huit » qui relierait les centres d’affaires pour un coût de 35 milliards d’euros ! Cela ne répond pas aux besoins de la population ; l’argent existe, il faut l’utiliser autrement !

 

Avec les listes du Front de Gauche, nous disons que nous pouvons donner de la force à nos luttes, nos exigences de progrès social en région Île-de-France : nous pouvons redonner espoir aux salariés, à tous ceux qui vivent de leur travail.

 

Le dimanche 14 mars nous allons porter nos revendications dans les urnes pour :

-          Des droits nouveaux pour intervenir dans les choix de gestion des entreprises, l’amélioration des conditions de travail, l’augmentation des salaires ;

-          La création d’un fond régional pour l’emploi, la formation professionnelle et son contrôle démocratique ;

-          Obtenir en urgence des assises régionales des transports et la création d’un pôle public de transport pour un service public de transports rénové, renforcé ;

-          Développer, moderniser les services publics et garantir l’accès à la santé, notre système de retraite, l’école, le logement, l’énergie ;

-          Donner une nouvelle dimension démocratique à l’institution régionale.

 

Les listes du Front de Gauche rassemblent de nombreux adhérents de différents syndicats et acteurs du mouvement social. Ensemble de l’entreprise, de la rue, aux urnes pour une vraie politique de Gauche dans notre région.

 

Le 7 janvier 2010

 

Pour tout contact : Kamel : tel portable 06 22 33 04 56

Appel de Syndicalistes

 

 

Votons dès le 14 mars pour les listes du Front de Gauche en Île-de-France.

 

Pour s’opposer à la politique de la droite Sarkozyste, à ses projets en Île-de-France, et ensemble, ouvrir une alternative politique et sociale à gauche !

 

Arnaud Françoise (Seine St Denis) – Biard Joel,(Seine St Denis) -  Bruley Jean Michel (Seine St Denis) - Chanson Patrice (Seine St Denis) – Chevalier Thierry (Seine St Denis) - Chomet Jean Louis (Seine et Marne) – Diakhate Fodé Moussa (Seine St Denis) – Dumez Thierry (Seine St Denis) – Féron Magali (Seine St Denis) – Frassin Didier (Seine St Denis) – Gibelin Jean Luc (Seine St Denis) –– Joly Pascal (Val de Marne) - Kébé Amadou (Seine St Denis) – Loyer Christelle (Seine St Denis) – Montovani Gérard (Seine St Denis) – Morais Alain (Seine St Denis) – Nybelen Serge (Seine St Denis) – Ossant Hervé (Seine St Denis) – Plaza Christian (Seine St Denis) Quintin Cédric (Val de Marne) – Renard Denis (Hauts de Seine) -  Roumejon Marc  (Essonne) - Séveon Hortensia (Seine St Denis)- Sanson Marc (Seine St Denis) -

 

 

 

 

 

 

 

 

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