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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Haïti Cuba Solidarité

18 Janvier 2010, 17:19pm

Publié par Daniel JUNKER

P1020088--640x480-.JPGLe 10 novembre dernier, lors d'une rencontre, dans nos locaux, avec Monsieur l'Ambassadeur de Cuba, nous disions notre admiration pour l'intense solidarité "Sud-Sud" développée par le peuple cubain.
Vous trouverez ci dessous, outre des informations précises, une première analyse publiée samedi par Fidel castro, sur la solidarité nécessaire avec Haïti, en lien avec l'avenir de l'humanité:

"Réflexions du compañero Fidel

 

HAÏTI MET À L’ÉPREUVE L’ESPRIT DE COOPÉRATION

 

Les nouvelles qui parviennent d’Haïti confirment le grand chaos qu’on était en droit d’attendre dans la situation exceptionnelle engendrée par la catastrophe.
Surprise, étonnement, commotion dans les premiers instants, désir dans les recoins les plus éloignés de la planète de prêter de l’aide sans retard… Qu’envoyer et comment le faire vers une petite île des Caraïbes depuis la Chine, l’Inde, le Vietnam et d’autres endroits situés à des dizaines de milliers de kilomètres de distance ? L’ampleur du séisme et la pauvreté du pays génèrent dans les premiers instants des idées de besoins imaginaires qui donnent lieu à toutes sortes de promesses possibles qu’on s’efforce ensuite de concrétiser par tous les moyens.

 

Pour nous, Cubains, nous avons compris que le plus important était de sauver des vies, ce pour quoi nous sommes entraînés face non seulement à des catastrophes de ce genre, mais aussi à d’autres désastres naturels de nature sanitaire.

Des centaines de médecins cubains étaient déjà sur place, ainsi qu’un bon nombre de jeunes Haïtiens aux origines modestes, convertis en de bons professionnels de la santé, car c’est à cela que nous avons consacré notre coopération avec ce pays frère et voisin depuis de longues années. Une partie de nos compatriotes était toutefois en vacances, tandis que des Haïtiens se formaient ou étudiaient à Cuba.
Le tremblement de terre a dépassé tous les calculs : les modestes demeures de pisé et de torchis – dans une ville de presque deux millions d’habitants – ne pouvaient pas résister. De solides bâtiments publics se sont effondrés, des îlots entiers se sont écroulés sur leurs habitants qui se trouvaient chez eux alors que la nuit tombait et qui furent ensevelis sous les ruines, vivants ou morts. Les personnes blessées qui remplissaient les rues réclamaient des secours. La force des Nations Unies (MINUSTAH), le gouvernement et la police se sont retrouvés sans direction ni commandement. Ces institutions employant des milliers de personnes se sont attelées dans les premiers moments à la tâche de savoir quelles sont celles qui étaient en vie et où.
La première chose qu’on faite nos médecins dévoués en Haïti et les jeunes spécialistes de la santé formés à Cuba, c’est de communiquer entre eux afin de connaître leur sort et de savoir sur quoi ils pouvaient compter pour aider le peuple haïtien dans cette tragédie.
Ceux qui étaient en congés à Cuba et les médecins haïtiens qui suivaient une spécialisation dans notre pays se sont aussitôt préparés à partir. D’autres experts cubains en chirurgie qui avaient rempli des missions difficiles se sont offerts à les accompagner. Ainsi, en moins de vingt-quatre heures, nos médecins avaient déjà soigné des centaines de patients. Aujourd’hui, 16 janvier, à peine trois jours et demi après la tragédie, ils avaient traité plusieurs milliers de victimes. Ce samedi midi, la direction de notre brigade a informé entre autres :

« Ce que font les compagnons est vraiment digne d’éloge. Ils sont tous d’avis que ce qui s’est passé au Pakistan pâlit en comparaison [il y a eu là-bas un grave séisme où certains ont travaillé]. Là-bas, ils avaient dû soigner bien des personnes ayant souffert de fractures, parfois mal consolidées, ou l’écrasement de membres, mais ici ça dépasse tout ce qu’ont peut imaginer : de nombreuses amputations ; il faut pratiquement amputer en plein air : c’est l’image de ce qu’ils avaient supposé se passer pendant une guerre.
 
« … l’hôpital Delmas 33 fonctionne déjà ; il compte trois blocs opératoires dotés de groupes électrogènes, des secteurs de consultation, etc., mais il est absolument bondé.

« …douze médecins chiliens nous ont rejoints, dont un anesthésiste, ainsi que huit médecins vénézuéliens, et neuf religieuses espagnoles ; on attend d’un moment à l’autre dix-huit Espagnols auxquels l’ONU et le ministère haïtien de la Santé publique avaient confié l’hôpital, mais qui n’avaient pas les ressources d’urgence qui n’avaient pas pu arriver, si bien qu’ils ont décidé de se joindre à nous et de commencer à travailler sans retard.

« …trente-deux médecins haïtiens résidents ont été envoyés ici, dont six allaient partir directement à Carrefour, un endroit totalement dévasté. Les trois équipes de chirurgiens cubains qui sont arrivées hier ont aussi fait le voyage.

« …nous opérons dans les installations médicales suivantes à Port-au-Prince : l’hôpital La Renaissance, l’hôpital de la Sécurité sociale et l’hôpital de la Paix.

« …quatre centres de diagnostic intégral fonctionnent aussi. »

 

Cette information donne une petite idée de ce que font en Haïti les personnels médicaux de Cuba et ceux d’autres pays qui travaillent avec eux, parmi les premiers à être arrivés dans ce pays. Notre personnel est disposé à coopérer et à joindre ses forces avec tous les spécialistes de la santé envoyés de partout pour sauver des vies dans ce peuple frère. Haïti pourrait se convertir en un exemple de ce que l’humanité peut faire pour soi. La possibilité et les moyens existent ; c’est la volonté, toutefois, qui fait défaut.
Plus l’on mettra de temps à enterrer ou à incinérer les morts, à distribuer des aliments et d’autres produits vitaux, et plus les risques d’épidémies et de violences sociales s’aggraveront. Haïti permettra de prouver combien de temps l’esprit de coopération durera avant que ne l’emportent l’égoïsme, le chauvinisme, les intérêts mesquins et le mépris d’autres nations. Les changements climatiques menacent toute l’humanité.
Le séisme de Port-au-Prince nous rappelle à tous, à peine trois semaines après, à quel point nous avons été égoïstes et suffisants à Copenhague !
Les pays observent de près tout ce qu’il se passe en Haïti.
L’opinion publique mondiale et les peuples seront de plus sévères et implacables dans leurs critiques.

  Fidel Castro Ruz

Le 16 janvier 2010

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Haïti

16 Janvier 2010, 18:53pm

Publié par Daniel JUNKER

Vous trouverez ci-dessous un courrier envoyé par Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF, à Gaspard Fritzner, chargé d’affaires de la République d’Haïti, à propos du séisme dévastateur qui a frappé le peuple haïtien.


haiti--22.jpg

Monsieur le Chargé d’affaires,

Je tiens, en mon nom personnel et au nom du Parti communiste français, à vous faire part de toute notre solidarité avec le peuple haïtien si dramatiquement frappé par un tremblement de terre dévastateur et meurtrier.

Cette tragédie suscite une grande émotion en France où l’amitié avec Haïti, votre pays, est forte.

Il s’agit d’une catastrophe majeure qui nous rappelle que dans ce monde, ce sont les pays les plus pauvres qui sont les plus vulnérables.

Je veillerai à ce que la réponse immédiate qui sera donnée en terme d’aide d’urgence humanitaire et de reconstruction pour Haïti soit à la hauteur de cette tragédie.

Nous serons aussi exigeants et à l’initiative pour que les Objectifs du Millénaire pour le développement puissent être effectivement atteints en 2015, comme premier pas dans la voie d’une plus grande justice et d’un nouvel ordre international.

La décennie qui s’ouvre devra être celle d’un développement humain durable dans la sécurité.

Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF

Paris, le 13 janvier 2010.

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régionales 2010

16 Janvier 2010, 18:51pm

Publié par Daniel JUNKER

Adresse de Pierre Laurent aux franciliens :

"L'Ile-de-France est riche : qui profite du trésor ?"

 


"La campagne du Front de gauche et de ses partenaires aux élections régionales est lancée ! Investi tête de liste du grand rassemblement de la gauche combative en Ile de France, je dis clairement l’urgence : remettre les énormes richesses créées au service du développement solidaire et écologique de la région et de ses habitant-es."

Pierre Laurent, tête de liste du Front de Gauche en Ile-de-France (liste "Ensemble pour des régions à gauche, solidaires, écologistes et citoyennes") s’adresse aux franciliens dans un 4 pages qui sera massivement diffusé dès ce week end.

A l’opposé du "Grand Paris des actionnaires", le coordinateur national du PCF et tête de liste du Front de Gauche, propose d’engager la région Ile-de-France sur la voie d’un projet politique enfin destiné à satisfaire les besoins populaires.

Un besoin vital dans une région si riche... qui a laissé se concentrer tant d’inégalités ! Encore faut-il avoir le courage d’orienter ces formidables atouts en levier pour le progrès social, pour un aménagement harmonieux, pour l’épanouissement humain.

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justice

16 Janvier 2010, 17:53pm

Publié par Daniel JUNKER

titre_symbolesjustice.jpg 
« Oui, la justice des mineurs est efficace »

Jean-Pierre Rosenczveig, président du tribunal pour enfants de Bobigny, défend l’ordonnance de 1945.

Jean-Pierre Rosenczveig est aussi responsable du Bureau international des droits des enfants.

Selon le gouvernement, l’ordonnance de 1945, qui régit la justice des mineurs, serait dépassée. Qu’en pensez-vous  ?

Jean-Pierre Rosenczveig. Il est irresponsable de dire que l’ordonnance de 45 est obsolète et inefficace. Les chiffres du ministère de la Justice prouvent que l’immense majorité des personnes délinquantes mineures ne le sont plus devenues majeures. Le taux de réponse pénale apportée aux mineurs (89,9 %) est supérieur à celui des majeurs. Toute l’argumentation contre la justice des mineurs et l’ordonnance de 45 – lenteur, laxisme, inefficacité face à la récidive… – est contredite par les propres chiffres du ministère.

L’ordonnance n’empêche pas la délinquance des mineurs de s’envoler, assure le gouvernement…

Jean-Pierre Rosenczveig. Le ministère de l’Intérieur nous dit au contraire que, depuis 2000 – donc depuis Jospin – la délinquance juvénile baisse (de 20,4 % à un peu moins de 17 %). Reste une préoccupation  : depuis plus de quinze ans, la délinquance des jeunes est plus associée à la violence que par le passé. Mais l’ordonnance de 45 a subi nombre de modifications pour coller aux réalités. Et, entre 2002 et 2007, on y a ajouté les peines planchers, le flagrant délit, ou la possibilité pour le procureur de juger le jeune sous contrôle du juge.

Quel aspect du projet vous semble-t-il le plus dangereux  ?

Jean-Pierre Rosenczveig. Le préprojet de loi propose que l’instruction ne soit plus obligatoire. Le temps dont dispose le juge pour faire la vérité sur les faits et sur la personne, et pour transformer l’enfant délinquant en un enfant non délinquant, disparaît. La justice prononce des peines, sanctionne mais ne prend pas en charge la personne. Je ne vois pas comment cette réponse pourrait être plus performante. Pour le gouvernement, le travail social ne sert à rien. Pourtant, tout le vingtième siècle a démontré que, si dans le temps où on prononce la peine, il n’y a pas un accompagnement social pour transformer les conditions de vie des gens, les mêmes causes vont produire les mêmes effets. Je connais nombre de situations où, aujourd’hui, grâce au juge et aux travailleurs sociaux, les gamins délinquants ne le sont plus six mois ou deux ans plus tard. Demain, la seule manière de lutter contre la récidive sera la sanction. Pas la prison mais le placement en centre éducatif fermé. C’est là toute l’hypocrisie de la bourgeoisie qui nous gouverne.

Comment jugez-vous la proposition de déléguer le traitement des délinquants de moins de treize ans aux maires  ?

Jean-Pierre Rosenczveig. Qu’il n’y ait plus de poursuite pénale pour les moins de treize ans peut paraître progressiste. Mais, dans les faits, l’État transfère la gestion des populations les plus difficiles au maire qui n’est pas armé pour le faire. On parle même d’un pouvoir de coercition à l’encontre de ces mineurs. Demain, le maire fera la loi, disposera de la police et battra justice. Cela nous ramène, non pas en 1944, mais en 1788  ! Selon la ville où vous habiterez, la justice et le rapport à la loi ne seront pas les mêmes. Le gouvernement veut une justice à l’américaine, une justice à l’ouest du Pecos  !

Entretien réalisé par Dany Stive

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Des Services publics se mobilisent

15 Janvier 2010, 18:47pm

Publié par Daniel JUNKER

 

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                APPEL A LA GREVE LE 21 JANVIER 2010
Dans la Fonction publique, les organisations CGT (Union générale des fédérations de fonctionnaires, Fédération de l’ensignements de la recherche et de la culture, Fédération nationale des travailleurs de l’état pour les fonctionnaires, Services publics, Equipement, Finances), FSU et Solidaires appellent les agents à une journée de grève le 21 janvier, jour de l’examen par le Sénat du projet de réforme territoriale.

Les syndicats veulent également s’opposer à la loi dite de mobilité et des parcours professionnels, votée fin juillet 2009 et qui remet en cause, de fait, la garantie de l’emploi pour l’ensemble des fonctionnaires.

Les trois fédérations de la fonction publique CGT, FSU et Sud exigent ainsi dans leur préavis :
- le retrait des projets actuels de réforme territoriale et de suppression de la taxe professionnelle ;
- le maintien et le renforcement des garanties statutaires pour assurer aux citoyens un service public égalitaire, ce qui passe notamment par l’abrogation de la loi dite de mobilité ;
- un vaste débat citoyen, avec les personnels et les usagers, sur l’organisation des missions publiques en préalable à toute réforme ;
- une refonte de la fiscalité locale permettant le financement pérenne des missions et de l’emploi, et la résorption des inégalités de ressources entre collectivités ;
- le rattrapage des pertes de salaire et l’augmentation significative de la valeur du point d’indice ;
- une loi de titularisation pour les près de 30% d’agents non titulaires de la Fonction publique territoriale.

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Séisme ravageur en Haïti

15 Janvier 2010, 18:28pm

Publié par Daniel JUNKER

 
Un violent séisme s’est abattu ce mardi 12 janvier sur Port-au-Prince, en Haïti, laissant présager des milliers de victimes. Aussitôt, le Secours populaire se mobilise pour venir en aide aux victimes.


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Haïti : donnez par SMS
Les opérateurs mobiles français mettent en place une opération de solidarité par SMS en faveur des sinistrés d’Haïti.

A partir d'aujourd'hui, 15 janvier, vous pouvez venir en aide aux sinistrés Haïtiens en envoyant un SMS.
À travers l’Association Française de Opérateurs Mobiles, ce sont tous les opérateurs mobiles qui s’associent à la Croix Rouge, au Secours populaire français et au Secours Catholique pour venir en aide aux victimes du tremblement de terre, survenu en Haïti, le 12 janvier 2010.

Il vous suffit d'envoyer HAITI au 80333.
Un don d'1 € vous sera facturé par votre opérateur (en plus du coût du SMS), et sera intégralement reversé au Secours populaire.

En savoir plus sur les actions du Secours populaire en Haïti.

Vous pouvez aussi effectuer un don financier :

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Renault-Sandouville :

14 Janvier 2010, 19:27pm

Publié par Daniel JUNKER

                                                           reno.jpgLeur lutte perpétuelle pour sortir la tête de l’eau est une des plus honorables. Merci à tous ceux qui ont participé de près comme de loin a ce clip, à cette chanson. Allez voir le projet industriel CGT pour sauver l’usine Sandouville :

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Fonction publique

14 Janvier 2010, 19:10pm

Publié par Daniel JUNKER

 La grève du 21 janvier n’est qu’un point de départ
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« Le 21 janvier doit être un moment de convergence des luttes ! ».

C’est ainsi que les trois organisations syndicales, CGT, FSU, Solidaires, à l’initiative du mouvement national lancé dans la fonction publique, ont présenté l’objectif de leur action.

Réunis le 13 janvier en conférence de presse, au siège national de la CGT, les syndicats l’affirment : cette journée n’est qu’un point de départ.

Alors que depuis le mois de novembre les grèves sectorielles se multiplient dans les services publics, les organisations ont décidé d’unifier les conflits dans une première journée de mobilisation. Hôpitaux, services culturels, ONF, services des finances, Météo France, services d’Etat, territoriaux et bien d’autres…, tous les secteurs sont touchés par le rouleau compresseur des réformes sarkozystes.

Face à cette situation, une revendication commune émerge : faire cesser la saignée des emplois publics.

Mais cette bataille qui s’engage « n’est pas qu’un mouvement des personnels », a affirmé Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU. « C’est aussi un mouvement de défense des services publics ».

" Vouloir réduire drastiquement le nombre de fonctionnaires, c’est porter une grave atteinte aux services publics", ont largement souligné les organisations.

Alors que la construction de leur mouvement s’inscrit dans la durée, les syndicats entendent, pour faire monter leur bataille dans l’opinion, s’appuyer sur les Etats Généraux pour les services publics, officiellement lancés le 17 décembre à la Mutualité.

Animé par un comité national regroupant de nombreuses organisations et partis politiques de gauche, ce processus vise à faire gagner un nouveau projet de société pour les services publics.

La journée de grève du 21 janvier pourrait ainsi être une transcription sociale forte des exigences portées sur ce sujet.

« Aujourd’hui, plus que jamais, notre bataille porte sur le projet de société que nous voulons voir grandir » a insisté la représentante de l’UGFF-CGT.

La réforme des collectivités territoriales est aussi au nombre des raisons qui mobiliseront les fonctionnaires dans les rues la semaine prochaine.

Elus et citoyens sont largement appelés à rejoindre les rangs des manifestations.

Pour l’heure, les comptes des syndicats recensaient 38 manifestations départementales dont trois d’une ampleur régionale à Paris, Lilles et Toulouse.

 

 

Fonction publique

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Séisme Haïti

14 Janvier 2010, 19:04pm

Publié par Daniel JUNKER

Haïti, la course contre la mort
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L’aide internationale et les équipes de secours convergeaient hier vers Port-au-Prince, ou d’importants moyens ont été déployés pour assister ce pays ravagé par un séisme qui a fait des milliers de morts.
Témoignages, analyses, rencontre avec des Haïtiens de France … Un dossier spécial dans l’Humanité de vendredi.

Au fil des heures, le monde découvre l’ampleur de la catastrophe qui s’est abattue sur Haïti. Réalité dure et crue : des bâtiments effondrés, des cadavres jonchant le sol, Port-au-Prince ressemble à une ville complètement dévastée, notamment dans sa partie basse. Le séisme et ses répliques ont détruit des milliers, voire des centaines de milliers de vies, ainsi que tous les hôpitaux, écoles, habitations, immeubles et infrastructures. Aucune information n’est parvenue pour le moment concernant l’état des autres villes et villages du pays. La capitale abrite 2 millions d’habitants, dont un immense bidonville, Cité Soleil. Partout la même désolation, des amas de ferraille, de poussière et de béton.

Des milliers de personnes étaient hier encore prisonnières sous les décombres. Dans les rues, les corps extraits sont souvent alignés à même le sol, recouverts d’un drap. Faute de moyens, les survivants tentent de dégager des blessés à mains nues. Signe de la peur qui règne : des milliers d’Haïtiens paniqués ont tenté, la nuit dernière, de rejoindre les hauteurs de Pétion-ville, après une rumeur annonçant un tsunami. Pour la deuxième fois consécutive, les Haïtiens ont passé la nuit dehors, dans les rues ou les parcs, ne sachant plus ou aller. Ils ont sans doute perdu un ou plusieurs proches, n’ont plus d’eau potable, de provisions, d’électricité, de moyens de communication. Et plus de toit. Plus rien. Depuis mercredi, les chiffres les plus fous circulent sur le nombre des victimes. Le premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive, a craint un bilan « bien au-dessus de 100 000 morts ». Le président, René Préval, a évoqué « des milliers de victimes ». « Le Parlement s’est effondré […] des hôpitaux se sont effondrés. Certaines écoles sont remplies de cadavres », a-t-il dit sur la chaîne de télévision CNN. Hier, le chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, a fait état de « dizaines de milliers de morts » ; ils seraient 45 000 à 50 000, selon la Croix-Rouge haïtienne. Il faudra sans doute plusieurs jours avant de prendre toute la mesure de cette horreur.

Car la course contre la mort est engagée

L’envoyé spécial de l’ONU en Haïti, Hédi Annabi, a péri dans l’effondrement du quartier général de l’organisation (Minustah). Plus de 100 personnes expatriées de l’ONU étaient toujours portées disparues. Plusieurs parlementaires haïtiens sont ensevelis sous l’Assemblée effondrée, notamment le président du Parlement, Kelly Bastien. Incertitude aussi sur les 1 500 Français vivant sur place : si 91 blessés ont été transférés en Martinique, nombreux sont ceux dont on est sans nouvelles, et deux d’entre eux ont trouvé la mort.
La seule lueur d’espoir, à travers le chaos, est venue de la réouverture de l’aéroport de Port-au-Prince, bien que la tour de contrôle soit détruite. Il est la ligne de vie par ou transitera une bonne partie de l’aide internationale. Des sauveteurs de plusieurs pays, accompagnés de chiens et de matériel d’urgence, y sont attendus par tout un peuple. _ Car la course contre la mort est engagée. Les chances de retrouver des survivants vont s’amenuiser après trois, voire quatre ou cinq jours. Les secours dans l’immédiat se concentrent sur les besoins de base : vivres, eau, abris et matériel médical. Événement significatif, Hillary Clinton a écourté une tournée dans le Pacifique et est rentrée aux États-Unis pour coordonner l’action américaine. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a souligné que le séisme exigeait un effort majeur des secours, dont pourraient avoir besoin 3 millions de sinistrés. Il se rendra sur place « dès que possible ». D’importants moyens militaires ont commencé à être mis en œuvre, pour tenter de trouver des survivants sous les gravats.
La France, les États-Unis (3 500 soldats américains seront déployés), le Canada, le Venezuela et Cuba, notamment, ont débuté les envois de militaires ou de sauveteurs spécialisés. Dix équipes de la Fédération internationale de la Croix-Rouge, qui coordonne l’aide du Mouvement de la Croix-Rouge, étaient en route hier matin pour Haïti ou 1 700 volontaires sont déjà mobilisés pour aider les sinistrés du séisme qui a ravagé ce pays, l’un des plus pauvres de la planète et dont les manques criants et les déficiences, particulièrement en matière de construction, représentaient depuis longtemps un danger potentiel.

Bernard Duraud

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Avenir du service public SNCF

13 Janvier 2010, 11:49am

Publié par Daniel JUNKER

  couv_mois-copie-1.jpgDébat sur l'avenir des services publics à
 St Pierre des Corps le 12 janvier 2010.Avec Didier Le Reste, Marie-France Beaufils, Jean-Michel Bodin, Bernard Defaix



D Le Reste 12 Janvier 2010

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