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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

« Nous voulons transformer la sanction en action »

28 Janvier 2010, 14:36pm

Publié par PCF Villepinte

Entretien avec Marie-George Buffet
 
Pour la secrétaire nationale du PCF, qui sera demain à Montpellier pour un grand meeting, la campagne pour les élections régionales est bien partie. « Le Front de gauche est ouvert à tous ceux qui partagent ses ambitions ».

Comment avez-vous réagi au discours très autosatisfait de Nicolas Sarkozy à la télévision, lundi ?
MARIE-GEORGE BUFFET. Sur tous les problèmes les plus urgents et les plus graves, le président n’avait rien à dire sauf : « Je compatis, mais je continue. » Sur les retraites, il veut, à travers son « travailler plus », faire tomber les Français dans un piège : les contraindre à partir le plus tard possible sous peine de voir leur pension réduite. Quant aux chômeurs en fin de droits, il ment en disant que personne ne sera laissé sur le côté, alors que des centaines de milliers d’entre eux seront écartés du RSA et se retrouveront démunis de toute ressource personnelle. Sur les salaires, il nous ressort la théorie du mérite : les grands patrons auraient le droit à des revenus indécents car ils sont compétents, compétence qui ne serait donc pas reconnue aux chercheurs, aux profs ou à l’ouvrier qualifié… Pas un mot par contre sur le projet industriel d’EDF : quels rapports entre deux entreprises comme EDF et Veolia ? Que se passe-t-il entre GDF, Areva et Suez ? En résumé, quelles sont les conséquences des privatisations dont il a été l’artisan  ? Les Français n’ont pas besoin des conseils moralisateurs du chef de l’État : le chômage a explosé, le pouvoir d’achat est en berne. Ce qu’il faut, c’est changer de politique.

Plus de quinze jours après le meeting au Palais des congrès de Paris, le Front de gauche est-il en campagne ?
MARIE-GEORGE BUFFET. Oui, une multitude d’initiatives sont programmées. J’étais avec Pierre Laurent en Île-de-France, à Toulouse avec Christian Picquet, je serai demain à Montpellier avec Jean-Luc Mélenchon. Cela bouge fort. Mais je le sens dans toutes les rencontres, beaucoup d’hommes et de femmes ne perçoivent pas encore le lien entre leurs difficultés, leurs luttes et l’utilité de voter le 14 mars. L’utilité de voter pour les listes du Front de gauche comme bulletin de vote « anti-sarkozyste » qui transforme la sanction en action. Nous avons donc besoin de faire connaître nos propositions, d’en débattre dans la proximité. Pour cela, il y a besoin d’un effort considérable des militants des forces qui composent ce front. Il est également indispensable que cet effort citoyen devienne le fait d’une multitude, de celles et ceux qui aujourd’hui relèvent la tête, sont dans la lutte. À nous de le permettre.

Le Front de gauche était présent lors de la journée d’action des fonctionnaires, le 21 janvier. Quel message a-t-il porté ?
MARIE-GEORGE BUFFET. Après s’être attaqué aux grands services publics, après avoir réduit les missions de l’État, le gouvernement veut mettre en laisse les collectivités. Aux côtés des fonctionnaires, dans les luttes, nous serons demain des élus qui agiront pour que les régions résistent à la RGPP et soient des espaces de l’action publique déployée pour répondre aux besoins des habitants.

Ne trouvez-vous pas inquiétant le « consensus » qui pourrait se former avec la droite après les propos de Martine Aubry sur le recul de l’âge de la retraite ?
MARIE-GEORGE BUFFET. Quand Sarkozy parle consensus, l’araignée tisse sa toile. En acceptant l’idée de reculer l’âge de départ à la retraite ou en admettant que la gauche ne doive pas revenir sur le changement de statut de La Poste, des dirigeants socialistes ne font preuve ni d’ouverture ni de modernité  : ils laissent au contraire les digues se briser sous l’effet de la tempête libérale. Pour résister à la tempête, il faut donner à voir d’autres choix que ces choix régressifs, oser une autre utilisation de l’argent, d’autres avancées de civilisation. C’est le chemin que doit prendre la gauche, c’est l’utilité des listes du Front de gauche. C’est ainsi que ceux qui ont intérêt au changement retrouveront espoir et dynamique.

Olivier Besancenot s’est finalement décommandé du meeting de la liste Front de gauche-NPA auquel vous participez demain, en Languedoc-Roussillon. Pourquoi s’allier dans cette région si vous n’êtes pas d’accord ?
MARIE-GEORGE BUFFET. Le Front de gauche est ouvert à tous ceux qui partagent l’ambition politique que je viens de rappeler. Ce n’est pas l’orientation choisie par le NPA, j’en prends acte. Mais je me félicite que, dans cette région, des hommes et des femmes se référant à cette organisation se retrouvent sur les objectifs du Front de gauche. En Languedoc- Roussillon, c’est un appel à se rassembler qui est lancé à toute la gauche pour donner à cette région une majorité porteuse de valeurs et de propositions réellement à gauche. Je serai à Montpellier avec le même enthousiasme qu’hier à Toulouse et demain aux quatre coins de la France. Chaque fois, je ressens le bonheur des hommes et des femmes rassemblés avec le Front de gauche, partageant la même colère face à la « bande du Fouquet’s  ». Je ressens les mêmes exigences, la même attention sur les contenus concernant l’emploi, mais aussi les droits, les libertés. J’observe que si, sur l’estrade, nos discours ne sont pas tous identiques, nous sommes tous porteurs d’idées et d’audaces propres à chacun. Je sens une très grande convergence, une très grande détermination, comme je l’ai dit à Toulouse, à former le « pack », à entrer dans la mêlée, à coller un timbre au pouvoir et à donner à Sarkozy un bon caramel électoral. Avec l’équipe du Front de gauche, nous voulons mettre la droite hors jeu et transformer l’essai à gauche.

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR SÉBASTIEN CRÉPEL

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La carte de l’intercommunalité en région parisienne

28 Janvier 2010, 14:32pm

Publié par PCF Villepinte

mercredi 27 janvier 2010


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Pour "Les Echos" du 27 janvier, "l’intercommunalité comble ses zones blanches en Ile-de-France".

Pour le quotidien économique "lentement mais sûrement. La carte de l’intercommunalité en petite couronne parisienne comble peu à peu ses lacunes". et d’expliquer "alors que la région capitale détient le plus faible taux d’intercommunalité des régions métropolitaines, en raison de l’absence de communauté avec Paris, de la présence de puissants syndicats (STIF pour les transports, Sedif pour l’eau), du refus de la solidarité ou encore de fortes rivalités politiques, la donne est malgré tout en train de changer."

" Cette tendance, dans le contexte du Grand Paris, de la réforme territoriale et de l’obligation de compléter la carte de l’intercommunalité, devrait encore s’accélérer" poursuit Les Echos.

Dernière évolution en date, la création, au 1 er janvier, de la plus grande communauté d’agglomération de la région Ile-de-France, Est Ensemble. Elle réunit neuf villes du nord-est de la capitale -Bagnolet, Bobigny, Bondy, le Pré Saint-Gervais, Les Lilas, Montreuil, Noisy-le-Sec, Pantin, Romainville -sur un territoire de près de 4.000 hectares et 400.000 habitants.

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Etats généraux de l’industrie

27 Janvier 2010, 17:42pm

Publié par PCF Villepinte

L’Humanité ouvre à sa façon le dossier de l’industrie, en prélude aux conclusions des travaux des états généraux de l’industrie engagés par le gouvernement.
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Un dossier spécial de huit pages avec des entretiens : Bernard Thibault et Louis Gallois, un face à face entre le ministre de l’Industrie Christian Estrosi et Daniel Paul, député PCF de la Seine-Maritime. Un reportage à Sandouville avec les auteurs d’un projet alternatif pour le site.
Un numéro à découvrir chez votre marchand de journaux.

Les états généraux de l’industrie s’engagent dans leur dernière phase. Lancés il y a trois mois par le gouvernement, ils vont accoucher d’un rapport qui sera remis au gouvernement. Fin février, le président de la République annoncera des mesures.

Que peut-on attendre de ce cérémonial ? La France a besoin d’une nouvelle politique industrielle. Il y a effectivement le feu. Qu’on en juge. Entre 2000 et 2008, 500 000 emplois industriels ont disparu et la saignée s’est aggravée avec la crise. Fin septembre 2009, l’industrie française a perdu, en un an, près de 180 000 emplois. Selon l’Insee, elle devrait encore en perdre 63 000 au premier semestre 2010. Parallèlement à ce « détricotage » du tissu humain, on assiste à une détérioration de la position de l’industrie française dans le monde.
Pour autant, la France reste une grande puissance industrielle. Dans une série de domaines, elle joue dans la cour des grands. Qu’est-ce donc qui ne va pas, alors ? On peut remarquer que même les secteurs modernes réduisent l’emploi. On recherche de nouveaux gains de productivité contre l’emploi et les salaires, on exporte des capitaux, on délocalise, on licencie et on précarise pour tenir son rang à la bourse, servir de copieux dividendes aux actionnaires.

D’autres choix sont nécessaires, que le rapport au gouvernement se garde bien d’explorer. Il propose ainsi « d’inscrire les évolutions du coût du travail en France dans une perspective de compétitivité », c’est-à-dire de baisser le coût du travail. Il s’agit, au contraire, de conduire une grande politique sociale, d’assurer de bonnes formations débouchant sur des emplois stables avec de bons salaires, de sécuriser l’emploi et la formation. Et, parallèlement, de réduire le coût du capital. Cette réorientation n’est pas qu’une mesure de justice, elle est imposée par les nouvelles technologies. Ce qui fait la force d’une industrie aujourd’hui, ce n’est plus tant l’accumulation de machines, que la capacité des salariés à utiliser ces nouveaux outils. Il faut réindustrialiser sur de nouvelles bases.

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Securité et tranquillité publique

27 Janvier 2010, 10:14am

Publié par PCF Villepinte

Monsieur le Député,François Asensi, demande au Ministre des moyens pour les forces de l’ordre.

timthumbLes citoyens s’en rendent compte. Malgré leur travail et leurs actions , les forces de police ne peuvent être aussi près du terrain que les policiers le souhaiteraient.  Manque de matériel, manque d’effectif,  inégalité des territoires en terme de moyens disponibles, dans ces conditions les policiers ne peuvent effectuer le travail de proximité attendu par  les habitants.

J’ai donc écrit au Ministre de l’intérieur afin de lui faire connaitre les attentes des Sevranais, des Tremblaysiens et des Villepintois, en terme de sécurité et de tranquillité publique.  A noter que depuis ce courrier, et après plusieurs intervention de ma part, un commissaire a enfin été nommé à Villepinte. Voici la lettre adressée au Ministre Brice Hortefeux :

« Monsieur le Ministre,

Le 23 septembre dernier, je vous faisais part de mes préoccupations quant à la recrudescence des actes de délinquance.

J’entends depuis la rentrée des annonces sur la mobilisation du gouvernement pour la sécurité et la tranquillité publique. Je constate pourtant que cette mobilisation n’est pas suivie d’effet. Maire et Député de Seine-Saint-Denis, je connais la réalité des violences urbaines au quotidien. Il m’apparaît nécessaire de vous part de ce quotidien, tel qu’il est vécu dans nos villes populaires.

A Villepinte, cet été, dans les quartiers Marie Laurencin et des Mousseaux, une trentaine de véhicules ont été incendiées. Le 30 août, l’incendie d’une voiture et la destruction des compteurs d’électricité et gaz attenants a entrainé l’évacuation du voisinage et aurait pu avoir de graves répercussions. A Tremblay, lors des événements du 27 juin dernier, des policiers se sont retrouvés menacés par des tirs de mortiers, alors qu’ils organisaient l’évacuation d’un bâtiment dont un des appartements était en flamme. A Sevran, les premiers éléments de l’enquête sur l’incendie qui a causé la mort de 5 personnes, dans le quartier des Beaudottes, évoquent la piste d’une « intervention humaine ».

Tout comme il est nécessaire de connaître la réalité vécue des chiffres de la délinquance, il faut également avoir conscience de leurs conséquences concrètes.

Sur le plan matériel, des familles modestes se retrouvent privées de moyen de locomotion pour amener les enfants à l’école ou pour aller au travail. Bien pire encore, sont les conséquences tragiques de gestes inconsidérés et criminels. Enfin, cette délinquance a des conséquences sociales profondes : la peur, le repli sur soi, le délitement du lien social. Le risque à laisser en l’état la situation est de voir se construire des barrières insurmontables entre les personnes et entre les quartiers.

La tranquillité publique et la sécurité sont donc des sujets majeurs qui demandent un engagement total de la part de l’Etat.

Je n’ai aucun doute quant à l’engagement des forces de polices sur le terrain et des officiers qui les encadrent. Chaque jour, 4823 policiers de notre département effectuent un travail remarquable. Mais encore faut-il qu’ils aient les moyens humains et matériels nécessaires pour agir.

Je vous ai donc alerté dans mon courrier du 23 septembre sur l’absence de commissaire à Villepinte depuis plus de 8 mois et depuis plus de un an maintenant à Sevran. Il est inconcevable que les villes de Sevran, Tremblay et Villepinte se retrouvent démunies d’une direction opérationnelle face aux problèmes de sécurité et de tranquillité publique qui parcourent notre territoire. Aussi, je vous demande de bien vouloir intervenir rapidement en faveur de nominations pour ces deux commissariats.

Mais d’autres éléments viennent éclairer ce constat de manque de moyens dont souffrent les policiers sur le terrain.

Au commissariat de Villepinte, par exemple, la brigade de sûreté urbaine, la police technique et scientifique ou encore la prise de plainte sont en manque d’effectifs. S’ajoute également un manque patent de véhicules. En effet, pour pouvoir couvrir dans des conditions normales l’ensemble du territoire qu’ils ont à leur charge, onze véhicules à minima seraient nécessaires. Ils n’en disposent que de huit. Comment les policiers peuvent-ils accomplir leur mission, avec près de 25% de véhicules manquants ?

Pour la ville de Sevran, Monsieur le Ministre, votre prédécesseur, avait pris des engagements. En effet, en réponse à une question que je lui posais en mars 2008 dans l’enceinte de l’Assemblée nationale, la Ministre de l’Intérieur s’était engagée à la création d’une UTEQ. 18 mois plus tard, et malgré mes nombreuses interventions, les Sevranais attendent toujours. Monsieur le Ministre, pouvez-vous me donner un calendrier précis quant à l’installation de cette police de proximité ?

Par ailleurs, je voudrais vous interpeller sur un point qui me tient particulièrement à cœur : l’égalité des territoires. En matière de tranquillité publique, comme sur tant d’autres sujets, les villes de Seine-Saint-Denis sont en effet victimes d’une inégalité flagrante et incompréhensible. Alors que l’on compte plus du double de plaintes pour atteintes volontaires à l’intégrité physique dans notre département par rapport au département des Hauts-de-Seine, celui-ci bénéficie du même nombre de policiers, à une cinquantaine près. Nous sommes là face à un manquement manifeste à l’égalité entre les citoyens. Les principes républicains attendent de la part du gouvernement un rééquilibrage des forces de police, en fonction des besoins concrets.

Enfin, j’entends la voix de nombreux syndicats de police qui s’interrogent quant à la mise en place d’une nouvelle organisation administrative liée au grand Paris. Cette profession, déjà touchée par une crise profonde, craint que la nouvelle organisation détache encore plus la hiérarchie des réalités du terrain.

En souhaitant pouvoir compter sur votre appui et en attendant que vous me fassiez part des décisions prises sur ces différents points, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression mes respectueuses salutations.

François ASENSI

Député de Sevran, Tremblay, Villepinte »

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La chronique de Pierre Ivorra

27 Janvier 2010, 09:56am

Publié par PCF Villepinte

Vive les vieux !

marx vieuxUne révolution démographique est en marche. La population mondiale va s’accroître fortement, passant de 6,7milliards de personnes en 2007 à 9,2 milliards en 2050. Le nombre de jeunes va tendre à plafonner, le nombre de personnes en âge de travailler va s’accroître, ainsi que celui de personnes de plus de soixante-cinq ans. Mais les évolutions vont être différentes d’un pays ou d’une région à l’autre. La population, notamment celle en âge de travailler, devrait augmenter dans certains pays émergents et en Afrique subsaharienne. L’Europe devrait subir un vieillissement accéléré, deux pays seulement faisant exception, la France et le Royaume-Uni, qui devraient connaître une légère progression de leur population et une quasi-stabilisation de leur population en âge de travailler.

Deux facteurs contribueront à ces évolutions planétaires  : d’une part, la tendance à la baisse du taux de fécondité  ; d’autre part, l’allongement de l’espérance de vie. En France, par exemple, l’espérance de vie d’un homme de soixante ans est passée de 20 ans en 1998 à 22 ans en 2008  ; celle d’une femme de cet âge a progressé pour ces mêmes années, de 25,3 ans à 26,9 ans. La part des plus de soixante ans dans la population totale passerait de 25 % à 36 % d’ici à 2040.

Cette évolution, conséquence de meilleures conditions de vie et de progrès médicaux, est pourtant présentée par la droite et le patronat comme une sorte de scénario catastrophe et, au mieux, dans une certaine gauche, comme un risque majeur. Nos sociétés ne seraient pas en état de supporter ce choc démographique. La dramatisation s’appuie sur une vision très partiale de la réalité. Ce qu’il faut suivre de près, ce n’est pas seulement le rapport entre actifs et retraités, mais, plus largement, celui entre actifs et non actifs, ces derniers rassemblant à la fois les plus de soixante ans et les moins de quinze ans. Or, en France, ce ratio ne devrait que très légèrement se dégrader d’ici à 2020. En vérité, la révolution démographique en cours doit être prise comme une opportunité. Le vieillissement ne peut être conçu uniquement comme un coût. Il a déjà fait émerger une nouvelle demande et une nouvelle offre, il est un facteur de développement de nouveaux services à la personne dans les domaines des loisirs, du tourisme, de la santé, de l’éducation. Par ailleurs, à rebours de la retraite couperet, il est possible de donner une place originale aux seniors dans nos sociétés. Ils peuvent continuer à jouer un rôle social dans des activités hors travail, de partage de leurs expériences, de leurs connaissances et de leur savoir-faire. Cette conception est à l’opposé de la démarche du pouvoir actuel. Elle suppose, évidemment, de refuser les nouveaux reculs sociaux qu’il va tenter d’imposer. Elle appelle aussi des réformes radicales qui mettent à contribution le capital.

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Régionales 2010

27 Janvier 2010, 07:48am

Publié par PCF Villepinte

La campagne partout en France !
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Etats Généraux de l’Industrie

27 Janvier 2010, 07:41am

Publié par PCF Villepinte

 

Loin du compte !

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La réunion conclusive des états généraux de l’industrie s’est tenue le 25 janvier 2010 sur la base d’un rapport qui sera remis au Président de la République. La CGT qui a participé activement aux travaux des EGI en régions et au niveau national, ne retrouve pas dans ce document l’esprit des très nombreuses propositions innovantes pour une nouvelle politique de développement industriel et de l’emploi qu’elle a formulées.

Il y a bien un certain consensus sur l’état des lieux : le rôle essentiel que doit jouer l’industrie dans l’économie, la désindustrialisation, les pertes d’emplois très importantes, avec 200 000 postes en moins en un an.

Par contre nous divergeons sur l’explication de cette situation. La désindustrialisation a été essentiellement causée par des exigences de rentabilité financière disproportionnées au détriment de la rémunération du travail, de l’investissement dans les capacités de productions, dans la recherche et l’innovation, dans la formation et l’emploi…

Même si en matière de financement, le rapport envisage la création d’une « Banque de l’Industrie » et le recours à l’épargne, cela est bien loin de la proposition de la CGT de création d’un pole public financier. Ce sont les vieilles recettes qui refont surface : les nouveaux cadeaux fiscaux pour les entreprises avec l’extension du crédit impôt recherche vers l’innovation ; l’accroissement des aides publiques y compris pour inciter les entreprises à relocaliser !

Le rapport propose un audit des dispositifs publics alloués aux entreprises, cela reste insuffisant car les fonds publics doivent faire l’objet d’un véritable traçage avec un contrôle de leur destination. Le rôle de la Conférence nationale de l’Industrie, associant Etat, industriels et partenaires sociaux, reste flou alors que la CGT revendique des droits nouveaux pour les salariés : création de Comités inter-entreprises permettant de se saisir à la fois des problèmes des entreprises-mères et des sociétés sous-traitantes ; droit de suspensif aux licenciements pour les comités d’entreprises ; renforcement de la présence des salariés dans les conseils d’administrations.

Ces mesures sont loin de répondre à l’urgence de la situation de l’industrie et de l’emploi industriel en France. Par contre le rapport se propose de pousser plus avant le modèle de « flexi-sécurité » et d’alléger une fois de plus les cotisations sociales des employeurs. C’est la reprise du programme du Medef !

Une fois de plus les salariés sont les oubliés et les sacrifiés. Aucune mesure immédiate et urgente sur l’emploi industriel n’est esquissée. Pourtant un vaste plan d’embauches et de formations est indispensable avec la mise en place de la sécurité sociale professionnelle pour stopper immédiatement l’hécatombe. Si rien n’est fait ce sont 40% des salariés de l’industrie qui partiront en retraite d’ici cinq ans qui ne seront pas remplacés !

Il y a bien nécessité de poursuivre et d’amplifier la mobilisation.

Montreuil le 26 janvier 2010

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Assemblée publique à Villepinte

26 Janvier 2010, 12:22pm

Publié par Daniel JUNKER

Transformer la société.

 

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Le travail de fourmi  avait bien fonctionné. Plus de trente personnes, sympathisants, membres d’associations ont participé à l’assemblée publique organisée par les communistes de Villepinte, dans leur local, ce 23 janvier.

En présence de madame le maire, Nelly Roland, le débat a été fourni, marqué par de fortes attentes concernant le développement unitaire des luttes sociales et la recherche d’alternatives.

La solidarité avec Haïti, les déceptions concernant l’échec de Copenhague, l’écoeurement   suscité par le débat sur l’identité nationale, la colère contre la politique de Nicolas Sarkozy : chômage, perte de pouvoir d’achat, remise en cause de la retraite à 60 ans, délocalisations, toutes ces questions ont été débattues.

Face à cette situation, la pensée communiste, véritable alternative à la financiarisation, à la marchandisation des rapports humains, retrouve une utilité, plus de 20 ans après que les idéologues du capitalisme aient annoncé la fin de l’histoire.

Les évolutions en cours, vers différentes formes de socialisme, en Amérique latine et de sud montrent que des voies nouvelles existent.

Les élections régionales constituent une occasion d’exprimer sa colère et de  montrer sa volonté d’une véritable transformation sociale. Dans ce sens, la liste du Front de Gauche est un outil pour porter ces exigences.

Cette assemblée a permis d’annoncer des initiatives communes proposées par les communistes de Tremblay en France, Sevran et Villepinte, pour cette campagne électorale.

Le 17 février est prévu un meeting à Sevran, les 8, 22 février et 9 mars se tiendront des rencontres /débats à Tremblay, le 28 février un banquet républicain nous réunira aux Espaces V à Villepinte. Des précisions seront apportées. Marie-George Buffet, tête de liste du Front de Gauche en Seine Saint Denis, participera à des initiatives le 28 janvier après midi à Sevran et le 30 janvier de 16H à 18 H,  devant « Simply-Market » à Villepinte.

Les débats se sont, ensuite,  prolongés autour d’un apéritif joyeux et chaleureux.

 

 

 

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Les 90 ans de la JC

26 Janvier 2010, 12:11pm

Publié par Daniel JUNKER

« 90 ans de luttes et de conquêtes »

 

Le 30 janvier à partir de 11h30

Salle pablo neruda – mairie de bobigny

Programme :

11h30 : Remise des archives de G. Valbon a la ville de Bobigny

12h00 : Repas fraternel intergénérationnel

13h30 : Débat « Résistance d’hier et d ‘aujourd’hui »

avec la participation d’anciens responsables du MJCF 93

C’est l’occasion de se retrouver, de croiser nos regards sur les luttes d’hier et d’aujourd’hui, de decouvrir ou redecouvrir l’histoire d’une des plus importante organisation politique de jeunes de notre pays !


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MEDIAS

26 Janvier 2010, 12:07pm

Publié par Daniel JUNKER

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Les jeunes écrivent
 l’Humanité  : suivez le guide  !
Nous nous sommes infiltrés dans la rédaction de ce numéro spécial dans l’idée de vous faire vivre nos émois de jeunes devenus le temps d’un week-end rédacteurs.

L e 23 janvier 2010 au matin, nous passons les portes de l’Humanité avec appréhension. Une grande salle de réunion nous accueille, emplie des membres souriants du journal. Après une brève présentation de la journée, nous avons défini dans quel domaine nous voulions écrire. Puis c’est la réunion de rubrique  : une simple formalité pour certains tandis que, pour d’autres, la répartition se fait un peu plus difficilement  : le « qui veut faire quoi  ? » des chefs de rubrique s’engendre dans un profond silence. 11 h 30  : alors que tout le monde se prépare pour la conf de rédac (eh oui  !, comme les pros on utilise le jargon journalistique), les choix et la répartition des sujets sont enfin définis… On prend alors le temps de poser des questions aux journalistes avec qui l’on travaille sur des questions diverses. Dans la rubrique Sports à 11 h 28, une proposition intéressante, faisant preuve d’enthousiasme et de bonne volonté de la part d’une journaliste novice, est lancée… Un sondage représentatif en deux jours  ? Impossible à réaliser. Avec quelques minutes de retard sur le planning initial, nous découvrons à la conférence les sujets abordés dans l’ensemble du numéro. Mais les estomacs ronchonnent et quelques-uns s’esquivent discrètement vers le buffet du petit déjeuner (comment je le sais  ? Parce que j’étais la première sur les lieux du crime… Un bon journaliste doit toujours connaître le bon filon, n’est-ce pas  ?). De retour à la conférence, où certains cerveaux sont mis à rude épreuve, la pause-repas est annoncée et c’est plein d’entrain que jeunes et journalistes se dirigent vers la cafétéria…

14 heures  : la reprise du travail est bien difficile, on oublie la sieste et on se concentre  ! Au programme de l’après-midi  : entretiens, recherche de documentation (aux archives ou sur Internet), reportages sur le terrain, et puis, bien sûr, source de grande appréhension pour les novices que nous sommes, la rédaction.

Durant l’après-midi, les locaux restent calmes, grande concentration de rigueur. Alors que certains tentent d’obtenir une interview, d’autres font face au syndrome de la page blanche  : le métier de journaliste n’est pas de tout repos pour les nerfs. Les rédacteurs nous encadrant ont su être rassurants et de bon conseil.

À 16 h 30, l’heure fatidique approche et c’est avec un grand sourire aux lèvres que Sara, de la rubrique culture, m’explique sa « grande satisfaction d’avoir trouvé le numéro de téléphone d’un réalisateur ». Quelques minutes plus tard, dans le bureau d’en face, Caroline, de la rubrique média, accompagnée de son mentor, vérifie le calibrage de son article – calibrage  : correspondance du nombre de signes d’un l’article avec les obligations rédactionnelles. Margot, de la rubrique internationale, exprime la tendance générale  : « Il est difficile d’écrire librement tout en respectant le nombre de signes imposés. » Les articles prennent forme, c’est la réalisation de plusieurs heures d’acharnement  ! Une grande satisfaction traverse les bureaux de l’Huma. En perfectionnistes, certains, de retour dès dimanche 9 heures, mettent à jour leurs articles au fil de l’actualité qui se fait et se défait. L’heure de bouclage approche. La nostalgie s’installe. Certains s’accrochent. D’autres détalent.

Tous les jeunes présents s’accordent à dire que l’expérience est enrichissante et que les moments de démotivation valent la satisfaction d’enfin inscrire son nom en bas de page.

Sarah Moulaï, dix-neuf ans

et Maëva Riou, vingt ans

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