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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Enquête. CGT à l'occasion du 49°congrès

4 Décembre 2009, 18:42pm

Publié par Daniel JUNKER

CGT. « On ne naît pas syndicaliste »
La chercheuse Françoise Piolet a étudié pendant trois ans les structures et pratiques au sein de la CGT, en regard des objectifs affichés au précédent congrès.

Françoise Piotet est professeur de sociologie à l’université de Paris-I et auteur de la CGT et la recomposition syndicale (PUF, 2009).

Pourquoi l’objectif d’une syndicalisation massive est-il essentiel pour la CGT  ?

Françoise Piotet. La première raison évoquée régulièrement par Bernard Thibault est que la citoyenneté et l’émancipation des salariés passent par l’adhésion à un syndicat. Deuxièmement, le syndicalisme français a toujours été un syndicalisme de militants plus que d’adhérents. Mais il y a un moment où le nombre de militants ne garantit plus le renouvellement. La transmission de l’expertise n’est plus assurée. Cela touche le syndicalisme dans son ensemble. La troisième raison tient à la transformation du salariat qui est de plus en plus éduqué, travaille dans des établissements de plus en plus petits avec une atomisation des lieux de production. La proposition de la CGT de constituer des bases syndicales interprofessionnelles et des syndicats de site est bonne, mais il y a loin de l’idée à sa réalisation.

Pourquoi la CGT n’y arrive-t-elle pas  ?

Françoise Piotet. Je réponds avec prudence et sur la base de ce que nous avons rencontré dans notre étude et qui n’est pas forcément à généraliser. Il y a l’ostracisme patronal. Mais en plus les militants de la CGT se refusent pour la plupart à faire du prosélytisme. Il y a une sorte de code d’honneur  : le syndicat est au service de tous les salariés, on ne monnaye pas ses services pour faire des adhérents. Par contre, on repère parmi les salariés ceux qui sont capables de s’opposer au patron, de ne pas vivre le rapport de subordination comme une exploitation.

Qui adhère à la CGT  ?

Françoise Piotet. Plus qu’une idéologie, ceux qui adhèrent à la CGT ont une culture en commun, des parcours engagés. L’adhésion est très dépendante de la qualité du militant de l’entreprise. S’il y a un bon militant CGT, les gens adhèrent à la CGT, s’il y a un bon CFDT, les mêmes adhéreront à la CFDT. Enfin dernière raison  : à un moment donné, il y a une injustice qui devient inacceptable et déclenche l’adhésion. On ne naît pas syndicaliste, on le devient. Ce qui semble important, c’est la qualité de la représentation, c’est-à-dire la capacité de défendre les salariés contre les patrons et la capacité d’avoir une vision alternative, des projets.

Comment la CGT peut-elle surmonter les obstacles à la syndicalisation  ?

Françoise Piotet. Ce n’est pas aux chercheurs à dire ce que doivent faire les syndicalistes. Contrairement aux clichés, la CGT n’est pas un instrument, c’est une anarchie plus ou moins organisée. Chacun fait ce qu’il veut. C’est sa force parce que ça donne une très grande proximité et il n’y a pas de scission comme à la CFDT où la ligne descend du haut en bas et est appliquée. Mais c’est une faiblesse quand il s’agit de modifier les structures, par exemple. Problème supplémentaire  : la plupart des structures interprofessionnelles (unions locales et unions départementales) sont dirigées par des syndiqués du public. Or toutes les réformes structurelles et les efforts de syndicalisation engagés par la CGT, ça concerne le privé.

Entretien réalisé par O.M.

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Réforme territoriale

4 Décembre 2009, 18:20pm

Publié par Daniel JUNKER

Halte au massacre

 
Une machine infernale est en marche qui anéantira la fraternité et la laïcité, qui accentuera les inégalités entre territoires et citoyens. Elle a pour nom :

Réforme territoriale

Même l’opposition locale la refuse puisqu’elle a simplement refusé de participer au vote, mais n’a pas voté contre la motion présentée par Madame Dominique Robert, élue PCF, refusant le projet de loi de finances 2010 et la réforme territoriale. L’ensemble des élu-e-s de gauche et écologistes ont voté pour la motion suivante :


Vu l’article L 21-21-29 du Code Général des collectivités territoriales,

CONSIDERANT qu’en vertu de la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales, la commune constitue « le premier niveau de l’administration publique et le premier échelon de proximité » et qu’elle est au carrefour de toutes les préoccupations de nos concitoyens et des services publics dont ils ont besoin ;

CONSIDERANT que le projet de loi de finances pour 2010, présenté par le Gouvernement, prévoit la suppression de la taxe professionnelle et que le texte relatif aux collectivités territoriales préparé par le Gouvernement prévoit de limiter la possibilité pour les départements et les régions de participer financièrement à des projets d’intérêt communal et de donner aux préfets le pouvoir de redessiner la carte de l’intercommunalité éventuellement à l’encontre de l’avis de la majorité des communes concernées ;

CONSIDERANT que ces orientations font courir un risque de tarissement des ressources financières, de paralysie de l’action publique locale et de recentralisation du pouvoir, alors même que la décentralisation, fondée sur les principes de proximité et de responsabilité des conseils élus, dans les territoires, au plus près de la population, devrait, au contraire, être consolidée et amplifiée, et alors même que les collectivités locales sont les architectes du cadre de vie de nos concitoyens et les garantes des investissements pour le futur, assurant les trois quarts des efforts publics dans ce domaine ;

Le conseil Municipal de Villepinte:

AFFIRME son attachement indéfectible à la décentralisation, conçue comme la possibilité pour des conseils démocratiquement élus au plus près des besoins des concitoyens de mener les projets d’intérêt public local qu’ils ont librement identifiés ;

FORMULE le vœu que le département et la région puissent continuer à apporter librement, dans le cadre de la solidarité territoriale, une contribution indispensable au financement des équipements et des projets municipaux ;

EXPRIME son inquiétude de voir réduites les dotations versées par l’Etat, cette année, pour la plupart des collectivités locales et la taxe professionnelle remplacée par des impôts moins dynamiques, principalement acquittés par les ménages et sans que soit garantie une compensation intégrale et pérenne pour chaque commune ;

SOUHAITE que la définition des périmètres des intercommunalités et la détermination des compétences qu’elles exercent demeurent fondées sur le livre choix des communes, en cohérence avec les orientations de la Commission départementale de coopération intercommunale en faveur, notamment de la solidarité entre territoires ;

APPELLE le Gouvernement et les parlementaires à engager une véritable réforme des finances locales et à renforcer les acquis de la décentralisation, la solidarité territoriale et le rôle primordial des communes dans la gestion des services publics de proximité comme pilier de notre démocratie.

DEMANDE que ces projets fassent l’objet d’un grand débat national, considérant que l’organisation du territoire, la démocratie de proximité et les grands principes constitutionnels sont en jeu.

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Danger croisade

2 Décembre 2009, 19:32pm

Publié par Daniel JUNKER

MINARETS, CLOCHERS et ANTENNES 

Tout ou presque a été dit sur l'ignominie de la question posée et ses sous-entendus pour cette votation suisse concernant les minarets, sur son résultat.

Deux points, un de forme et un de fond, mis en débats:

Laissons juste un instant (si c'est possible) le coté raciste xénophobe de la consultation pour nous arrêter à un petit détail :

Les gens qui ont peur des minarets sont les mêmes qui souvent se réjouissent à l'érection d'une cathédrale y compris en "terre d'Islam " pour reprendre le vocabulaire en vigueur.

Mais là n'est pas la question que je pose.



 
minaret du veau d'or: la City Londres


Version shintoïste

Les gens qui ont peur des minarets sont les mêmes qui souvent se réjouissent à l'érection d'une cathédrale y compris en "terre d'Islam " pour reprendre le vocabulaire en vigueur.

Mais là n'est pas la question que je pose.

Esthétisme ? Les mêmes ne se mobilisent pas trop pour dénoncer la prolifération des antennes relais qui polluent visuellement et physiquement les clochers, châteaux d'eau et autre proéminence urbaines.

Donc un hérisson de métal vibrillonant 24hsur 24  n'est pas une menace, un minaret Si ? Un Muezzin qui appelle à la prière est une pollution un clocher qui bat messes complies angélus vêpres, baptêmes, noce enterrement 7/7 en 2x8 non ? Plutot un minaret cathodique, catholique qu'une tour hérétique par nature fanatique.

Laïc jusqu'au bout des ongles, tolérant au plus profond de moi-même, je me sens autant menacé par le massif édifice d'Evry que par le minaret de la mosquée de Paris mais surtout beaucoup moins que par les minarets au prosélytisme ionisant  de Bouygues, oranges et autres SFR.

Voila pour le point de forme.

Minaret SFR

 


Minaret catholique d'Abidjan

Ensuite, redescendu du campanile,

le point (de colère) plus calé sur le fond :

 

La consultation Suisse est l'occasion pour tous ceux qui redoutent l'intervention populaire sous quelques formes que ce soient de se draper dans la vertu outragée par ce résultat pour stigmatiser les référendums en général et la démocratie en particulier.

 

Palme d'or à B. Guetta éditorialiste officiel, prix spécial du jury à H. Morin ministre de la guerre en notre pays, comme le fait remarquer J Levy sur son blog. Notons au passage que ce Morin ministre d'un gouvernement de la France s'assoie ainsi sur la constitution qu'il a mandat de protéger:

 

"D’abord, Bernard Guetta, dans sa chronique, s’étouffe de colère à l’idée qu’il « suffit de 100 000 signatures dans la Confédération helvétique pour qu’y soit organisée une consultation populaire dont le résultat, s’il est positif, prend force de loi ».

. Et de poser la question :

«Que se passerait-il dans d’autres pays d’Europe si l’on pouvait y organiser aussi facilement un référendum sur les minarets »

Et sur le traité de Lisbonne, pourrait-il ajouter.

 

Dans la même émission, c’est cette fois un ministre, celui de la Défense (?), Hervé Morin qui, toujours sur ce problème, déclare :

« Le référendum, c’est bien. Mais quand le référendum devient un facteur de populisme, ça devient gênant »."

(canempechepasnicolas)

Apprend petit que le référendum n'est bon que si on peut faire voter jusqu'à ce que le résultat soit conforme aux attente de la City Wall Streets et Francfort réunis, sinon c'est de la dictature.

 

 

Que le pays du secret bancaire ait garanti il y a 65 ans son pseudo particularisme par la livraison institutionnels des juifs au nazi, l'expulsion des résistants, que ses dirigeants aient pu derrière une fausse neutralité continuer à surfer sur l'argent de multiples spoliations historiques et crée un isolationnisme populiste ne choque ni Guetta ni Morin.

Mais que la consultation du peuple puisse conduire à cela, oui.

Aucun des deux ne s'interroge sur les causes et donc la responsabilité historique des droites racistes, croisées de la foi contre l'Autre à stigmatiser, divisant les esprits pour mieux diviser les refus de son système, cherchant à combattre la libre pensée et la laïcité (y compris en, appelant alors à la rescousse les plus intégristes de toutes les confessions).

Ils stigmatisent le doigt qui montre la lune et  cache du même coup la lune avec le doigt pour ne pas s'adresser à la tête qui elle, si elle se met à penser,  pourra y voir clair... et alors danger.




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Zones Urbaines Sensibles : pauvreté + chômage

2 Décembre 2009, 10:04am

Publié par Daniel JUNKER




mardi 1er décembre 2009



 

Dans un rapport publié le 30 novembre, l’Observatoire national des Zones urbaines sensibles met en avant les inégalités toujours croissantes entre les quartiers dits "sensibles" et le reste de la France. La pauvreté, le chômage et l’échec scolaire restent les principaux problèmes des banlieues.

Le rapport de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles est sans appel : la loi d’orientation et de programmation pour la ville de 2003, qui visait à réduire les inégalités en banlieue sur cinq ans, n’a pas franchement porté ses fruits.

Ce constat met, entre autres, en avant l’échec de la loi d’orientation et de programmation pour la ville votée le 1er août 2003, dont l’objectif principal était de réduire en cinq ans l’ensemble des inégalités dont souffrent les Zones urbaines sensibles (ZUS). Ces dernières regroupent 751 quartiers français – soit 4,4 millions d’habitants – retenus par les pouvoirs publics comme cible prioritaire de la politique de la ville.

En 2007, après une augmentation de 2,6 points en une année, plus d’un tiers des habitants (33,1%) de ces zones vivaient en dessous du seuil de pauvreté, avec moins de 908 euros par mois. Au niveau national, ce taux restait stable à 12%. Loin d’être épargnés, les mineurs apparaissent d’ailleurs comme la tranche de la population la plus touchée par ces inégalités : 44,3% d’entre eux sont considérés comme "pauvres", soit près d’un jeune de moins de 18 ans sur deux, souligne l’Onzus.

La légère baisse du chomage enregistrée entre 2003 et 2008 (de 17,2% à 16,9%) masque en réalité une hausse significative dans les quartiers environnants, où le chômage est passé de 8,5 à 9,2 points.

Le rapport fait également état de difficultés majeures en termes de scolarité. Entre 2007 et 2008, 3,7% des élèves de banlieues accusent un retard de deux ans ou plus, contre 1,7% en dehors de ces quartiers. Mais, même s’il reste inférieur à la moyenne nationale, le taux de réussite au brevet et aux baccalauréats généraux, technologiques et professionnels, a augmenté dans les établissements scolaires.

Le rapport par chapitre :

L’emploi

Les entreprises

Les revenus des habitants

L’habitat

Les équipements

La santé

Les établissement et la réussite éducative

La sécurité et la tranquillité publiques

La mise en oeuvre de la politique de la ville

Le rapport complet

La synthèse du rapport

Discours de Darcos lors de la remise du rapport

 

 

 

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