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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Le travail de l’image, une série de Gérard Paris-Clavel

22 Décembre 2009, 07:34am

Publié par Daniel JUNKER

Document PDF - 1.1 Mo
En cette fin d’année, l’Humanité invite le graphiste Gérard Paris-Clavel à exposer ses idées et à nous questionner à travers ses images.

Publiées sur une page entière dans nos éditions quotidiennes jusqu’au 31 décembre, ces huit interventions sont des incitations à voir, à penser et à jubiler ensemble. Elles peuvent être discutées sur le forum internet au bas de cette page, mais aussi affichées dans nos intimités et accompagnées dans l’espace public. Ce chantier, prolongé par une table ronde dans l’édition de l’Humanité des débats du 9 janvier, vise à reformuler notre imaginaire politique. Et là, c’est à nous tous de jouer. Amusons- nous, c’est grave !


Le travail de l’image (1/8). C’est la merde, on a compris. Le capitalisme nous ensevelit sous les signes de sa domination. Il désincarne, nous sépare des autres et de nous-mêmes. Il nous place dans une immédiateté sans passé ni futur, sans causes ni conséquences, coupés du monde et de l’histoire. Ses divertissements mercantiles et sa religion publicitaire visent à accumuler les profits, mais aussi à nous écraser dans le mur du fatalisme. Vendu aux marchands du bonheur conforme, l’espace public se restreint chaque jour un peu plus. Cette guerre nous a volé nos langues et nos sens : on parle des « exclus » à la place des « exploités », et les classes ont fini à la casse, serinent les experts télégéniques. Avec le concours de ses domestiques, le capitalisme s’acharne à coloniser nos rêves.

Intime et collectif

Nous sommes ici présents, toujours là, avec nos consciences meurtries par les injustices et nos corps traversés de désirs. Partout, des camarades continuent de se battre sans relâche. Dans les entreprises ou dans les cités, car la ville est aussi un lieu d’affrontement réel des mécanismes de domination. Grâce à eux, à leur générosité infaillible et à leur vitalité chaleureuse, nous sommes encerclés peut-être, mais pas vaincus. Nous voulons mener encore les grands combats pour l’émancipation. Nous affirmons notre volonté de maintenir, d’étendre l’existence et la qualité des services publics. Mais faute de prendre en compte la démission collective face à l’exigence des formes (si criante souvent qu’elle rend le moindre fast-food plus désirable que la Sécurité sociale), nous n’y arriverons pas. Le secteur privé nous promet du confort et des frites, quand le public nous réserve des grilles et des chaises bancales.

À travers les milliers de messages qu’il martèle tous les jours, le capitalisme est parvenu à fracasser notre sens critique : nous n’avons comme perspectives de consolation que celles offertes par la consommation individuelle. L’utopie progressiste ou, à plus forte raison, communiste s’est brisée provisoirement. Et avec elle, notre imaginaire a volé en morceaux. Nous sommes des résistants à tout, mais nous apparaissons le plus souvent partisans de rien.

Nous ne nous y résignons pas. « Rêve générale », a été proclamé dans la liesse du partage, au cœur des cortèges… Et jusque sur les corps, dans les logis et dans les bureaux, au plus près de chacun. Ce serait triste de s’arrêter là. « Je lutte des classes » permet de prolonger et d’amplifier heureusement cette dynamique. « Je » : l’intime, en tension avec « les classes » : le collectif. On n’échange pas que des coups dans les luttes ; on partage aussi des solidarités, de la tendresse entre nos singularités.

Utopistes debout !

Dans ce chantier, les images peuvent nous aider parce qu’elles constituent une forme ouverte du langage. Chacun a le droit de les investir et de les interpréter… L’expression de la politique, c’est déjà de la politique ; passage obligé des idées, elle peut les traduire, ou les trahir. Il ne suffit pas que des dirigeants aient compris pour que le peuple suive. Nous voulons partager du sens, susciter des questions, éveiller du désir. Qu’on arrête de nous sonder et qu’on nous écoute enfin !

Il est vital de repenser les formes de nos luttes, repolitiser nos cultures. Il est urgent de prendre le temps, d’articuler un projet dans la durée, avec sa part d’expérimentations, de critiques solidaires et même d’échecs. 1789, la Commune, le Front populaire, Mai 68, les grandes grèves de 1995… Les lampions de la révolution sont éteints, veut-on nous faire croire. Pourtant, les luttes d’hier ne sont pas terminées, et le dialogue historique permet d’instruire les luttes d’aujourd’hui. Il faut reconquérir la part d’utopie nécessaire aux désirs de la transformation sociale. Reprenons les rues et inventons un nouvel imaginaire politique !

Gérard Paris-Clavel

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Rassembler et agir pour la culture en Seine-Saint-Denis !

21 Décembre 2009, 19:26pm

Publié par Daniel JUNKER


21 décembre 2009

Depuis longtemps nous considérons que l’accès de tous et de chacun aux œuvres de l’esprit, à la culture, est un droit fondamental de chaque être humain, qui doit être garanti par la République et ses élus.

Ce droit est aujourd’hui menacé : la fin de la taxe professionnelle et la réforme des collectivités territoriales signifient la mise en pièces du tissu culturel. En mettant fin à la compétence générale des collectivités territoriales, le gouvernement Sarkozy entend réduire un peu plus le champ démocratique et sous couvert d’économie, supprimer le droit d’intervention des citoyens, de leurs élus, dans les champs de la culture, la santé, l’éducation, le sport, pour mieux les privatiser.

Sous prétexte de RGPP, d’ailleurs pointée par la cour des comptes et son président Philippe Seguin comme « dictée par des considérations budgétaires de court terme » il s’agit de faire passer l’idée que la dépense publique est nuisible à la nation. Or c’est tout le contraire ; le secteur culturel, par exemple, représente, avec moins de 1% du budget de l’Etat, plus d’emplois que le secteur automobile, sous traitants compris. Cette attaque de la commission européenne et du Chef de l’Etat sur la dépense publique et le service public qui font vivre la liberté, l’égalité, la fraternité, est un grave recul de civilisation. C’est inacceptable ! Alors que 360 milliards d’euro ont été trouvés pour les banques, tout ce qui constitue notre humanité coûterait trop cher ? Ils ont sauvé les banques, ils peuvent sauver la culture ! Nous appelons donc à participer, aux cotés des artistes, des directeurs d’équipements et des structures culturelles et plus largement avec tous les acteurs de ces secteurs, à toutes les actions et rassemblements qui peuvent mettre en échec cette politique de régression. Le Parti communiste, ses élus, prendront à tous les niveaux, les initiatives propres à protéger et développer la vie culturelle. C’est une question de démocratie et de justice. »

Hervé Bramy secrétaire fédéral, conseiller général de Seine Saint Denis groupe communiste, adjoint au maire de Blanc-Mesnil, délégué à la culture.


« Samedi 19 décembre plusieurs centaines d’acteurs culturels de la Seine Saint Denis se sont réunis à la MC 93 en réponse à l’invitation du Président du Conseil général.

Le rassemblement fait suite aux hypothèses de « coupes sombres » dans le budget départemental de la culture mentionnées par Claude Bartolone dans le journal « Le Parisien » face à la situation prévisible du budget général, très fragilisé par la suppression de la taxe professionnelle et à la réforme des collectivités territoriales.

Les communistes de Seine Saint Denis, leurs élus, présents à cette réunion, qui rencontre leur préoccupation sur le devenir du tissu culturel départemental se réjouissent de la tenue de cette initiative au coté de l’appel que j’ai lancé avec d’autres en 2006 « Agir ensemble pour la culture », signé par plus de 3000 personnes. Je ne doute pas que l’enjeu de la culture pour tous transcendenos différences. Ainsi, la présence nombreuse des acteurs culturels, la publication d’un texte combatif porté par plus de quarante structures indique la voie d’un rassemblement nécessaire et salutaire.

Les communistes sont favorables sont favorables au moratoire demandé pour le budget départemental de la culture en 2010.

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régionales 2010 :

21 Décembre 2009, 19:25pm

Publié par Daniel JUNKER

Une majorité bien à gauche pour résister à la politique de la droite et créer de l’espoir


21 décembre 2009

Une majorité de gauche qui porte un projet fondé sur la réduction de toutes les inégalités : sociale, économique, écologique, culturelle, territoriale. Un projet fondé sur la réalisation des droits : droit au logement, droit à la santé, droit aux transports et la mobilité, droit au travail et à la formation, droit au bien être et à la ville, droit à la citoyenneté et à la démocratie, droit de vivre en sécurité et au respect.

Faire gagner et participer à une majorité de gauche qui porte un tel projet, c’est ce qui fonde la démarche du Front de gauche et de la liste qu’il va proposer aux suffrages des électeurs de l’Ile-de-France.

Une liste pluraliste, renouvelée, ouverte à la société civile, au monde du travail, à la jeunesse et à la diversité qui fait la richesse et le métissage de la population de notre région.

La démocratie doit prendre son temps pour constituer cette liste. Et puis, une campagne dynamique, rassembleuse, positive et combative doit s’engager vite.

J’en serais sans compter.

Eliane Assassi


Par Eliane ASSASSI, Sénatrice de Seine-Saint-Denis, Présidente de l’ADECR93

Les résultats des élections régionales des 14 et 21 mars 2010 vont être déterminants pour la vie des franciliennes et des franciliens, pour l’avenir de la région capitale et de l’ensemble des collectivités qui la composent, pour l’aménagement urbain des décennies à venir.

Pour faire face aux projets de la droite et du président de la République : Réforme des collectivités, suppression de la taxe professionnelle, Société du Grand Paris au service des industriels, des financiers et des promoteurs... Le Conseil régional doit conserver une majorité de gauche, bien à gauche, mieux à gauche.

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Vidéo et discours d’Hugo Chavez à Copenhague

21 Décembre 2009, 19:13pm

Publié par Daniel JUNKER

Discours prononcé par Hugo Chávez Frías
Voici la traduction du discours prononcé par Hugo Chávez Frías, président de la République Bolivarienne du Venezuela au Sommet Climatique des Nations Unies à Copenhague, Danemark le 16 décembre 2009.

Monsieur le président, messieurs, mesdames, excellences, amies et amis : Je vous promets que je ne vais pas parler plus que celui qui a le plus parlé ici cet après-midi.

Permettez-moi un commentaire initial qu’il faut prendre comme faisant parti des points préalablement soulevés par les délégations du Brésil, de la Chine, de l’Inde, et de la Bolivie : nous demandions la parole mais il n’a pas été possible de la prendre.

La représentante de la Bolivie — j’en profite pour saluer le président Evo Morales, qui est là-bas, président de la République de la Bolivie — a dit parmi d’autres choses — j’ai pris note — : "Le texte présenté n’est pas démocratique, il n’est pas inclusif".

J’arrivais à peine et nous nous asseyions quand nous entendons la Présidente de la séance précédente, la Ministre, dire qu’il y avait un document là, mais que personne ne connaît. J’ai demandé ce document, nous ne l’avons pas encore ; je crois que personne ne sait rien de ce document, top secret. Maintenant, certainement la camarade bolivienne l’a dit : "Il n’est pas démocratique, il n’est pas inclusif".

Maintenant, mesdames, messieurs : est-ce que n’est pas précisément la réalité de ce monde ? Est-ce que nous sommes dans un monde démocratique ? Est-ce que le système mondial est inclusif ? Pouvons-nous attendre quelque chose de démocratique, inclusif du système mondial actuel ? Ce que nous vivons sur cette planète est une dictature impériale et depuis ici nous continuons de la dénoncer : A bas la dictature impériale et que vivent les peuples, la démocratie et l’égalité sur cette planète !

Ce que nous voyons ici est reflet de cela : une exclusion. Il y a un groupe de pays qui se croient supérieurs à nous ceux du Sud, à nous le Tiers Monde, à nous les sous-développés, ou comme dit mon grand ami Eduardo Galeano, nous les pays écrasés comme écrasés par un train qui nous a roulé dessus durant l’histoire.

Ne nous étonnons donc pas de cela, ne nous étonnons pas : Il n’y a pas de démocratie dans le monde, et ici nous sommes, une fois encore, devant une preuve de la puissante dictature impériale mondiale.

Ici deux jeunes hommes sont montés [NDT : il parle de deux militants de Greenpeace], heureusement, les agents de l’ordre ont été décents, quelques poussées par là, et ils ont collaboré : non ?

Là-dehors il y a beaucoup de gens : vous le savez ? Clairement ils ne tiennent pas dans ce salon. J’ai lu dans la presse qu’il y a eu de multiples détentions, de multiples protestations intenses là dans les rues de Copenhague, et je veux saluer tous ces gens qui sont là-dehors, la plupart d’entre eux sont des jeunes (Applaudissements). Certes, ce sont des jeunes gens préoccupés beaucoup plus que nous je crois, et avec juste raison par l’avenir du monde. La majorité de ceux qui sont ici ont le soleil dans le dos ; ceux qui sont dehors ont le soleil devant eux et ils s’inquiètent beaucoup.

On pouvait me dire, monsieur le président, un fantôme parcourt le Copenhague, en paraphrasant Karl Marx, le grand Karl Marx. Un fantôme parcourt les rues de Copenhague, et je crois que ce fantôme marche en silence dans cette salle, il passe entre nous, il passe par les couloirs, sort par dessous, monte. Ce fantôme est un fantôme épouvantable, presque personne ne veut le nommer. Le capitalisme est le fantôme ! (Applaudissements) Presque personne ne veut le nommer, c’est le capitalisme. Là les peuples rugissent, là dehors ils sont entendus.

J’ai lu plusieurs slogans qui sont peints dans les rues, et je crois que les slogans de ces jeunes gens j’en ai entendu certains quand sont venus le jeune homme et la jeune fille là-bas. Il y en a deux que j’ai notés, deux slogans puissants entendus parmi d’autres : L’un est : "Ne changez pas le climat, changez le système", et je prends cette phrase pour nous : Ne changeons pas le climat, changeons le système et, par conséquent, nous commencerons à sauver la planète. Le capitalisme, le modèle de développement destructif est en train d’en finir avec la vie, et menace certainement d’en finir avec l’espèce humaine.

L’autre phrase pousse à la réflexion, très en phase avec la crise bancaire qui a parcouru le monde et qui le frappe encore, et la manière dont les pays riches du Nord ont aidé les banquiers et les grandes banques ; les seuls États-Unis pour sauver des banques..., bon, j’ai perdu le chiffre, mais c’est astronomique. Ils disent dans les rues : "Si le climat était une banque, ils l’auraient déjà sauvé", et je crois que c’est vrai. Si le climat était une banque capitaliste, les plus grands, les gouvernements riches l’auraient déjà sauvé.

Je crois qu’Obama n’est pas arrivé, il a reçu le Prix Nobel de la Paix presque le même jour où il envoyait encore 30 000 soldats pour tuer des innocents en Afghanistan, et il vient se présenter maintenant ici avec le Prix Nobel de la Paix, le Président des États-Unis.

Les États-Unis ont la petite machine pour faire des billets, pour faire des dollars et ils ont sauvé..., bon, ils croient avoir sauvé les banques et le système capitaliste.

Bien, je ferme la parenthèse, c’est cela que je voulais faire là-bas, parce que nous levions la main pour accompagner le Brésil, l’Inde, la Bolivie, et la Chine, dans leur position intéressante que le Venezuela et les pays de l’Alliance Bolivarienne [NDT : l’Alba] partagent avec fermeté ; mais, bon, ils ne nous ont pas donné la parole, ne me comptez pas ces minutes, s’il vous plaît, Président, c’était pour dire cela.

Eh bien, soyez fixés, en venant là j’ai eu le goût de connaître cet écrivain français, Hervé Kempf. Je recommande ce livre, je le recommande, il est traduit en espagnol — il est là Hervé — aussi en français, et en anglais sûrement, Comment les riches détruisent la planète, de Hervé Kempf. En cela il dit ce que le Christ a dit : "Il sera plus facile de faire passer un chameau dans le chas d’une aiguille, que de faire entrer un riche dans le royaume des cieux". Le Christ Notre Seigneur a dit cela : Les riches détruisent la planète. Est-ce que cela veut dire qu’ils pensent partir ailleurs quand ils auront détruit ici, ils ont des plans pour partir pour une autre planète ? Jusqu’à présent on n’a rien vu sur l’ensemble de la galaxie.

À peine j’ai reçu ce livre — Ignacio Ramonet me l’a offert, il est aussi ici dans la salle — et en terminant le prologue ou le préambule il y a cette phrase très importante. Kempf dit ceci : "Nous ne pourrons pas réduire la consommation matérielle au niveau mondial si nous ne faisons pas en sorte que les puissants descendent de quelques marches, et si nous ne combattons pas l’inégalité ; il est nécessaire d’avoir en tête le principe de base écologiste, si utile à l’heure de prendre conscience : penser globalement et agir localement, additionnons-y le principe qu’impose la situation : moins consommer et mieux distribuer". Je crois que c’est un bon conseil que nous donne cet écrivain français Hervé Kempf.

Et bien, monsieur le président, le changement climatique est, sans doute, le problème environnemental le plus dévastateur de ce siècle : des inondations, des sécheresses, des orages violents, des ouragans, le dégel, la montée du niveau moyen de la mer, l’acidificacion des océans et des vagues de chaleur, tout cela accentue l’impact des crises globales qui nous frappent.

L’actuelle activité humaine surpasse les seuils de soutenabilité en mettant en danger la vie sur la planète ; mais face à cela aussi nous sommes profondément inégaux, je veux le rappeler. Les 500 millions de personnes les plus riches : cinq cents millions !, c’est 7 %: sept pour cent !, seven percent de la population mondiale. Ceux là, les 7 % sont responsables, ces 500 millions de personnes les plus riches sont responsables de 50 % des émissions polluantes, tandis que les 50 % plus pauvres sont responsable de seulement 7 % des émissions polluantes.

C’est pourquoi j’attire l’attention, il est un peu bizarre de placer ici les États-Unis et la Chine au même niveau. Les États-Unis ont environ 300 millions d’habitants ; la Chine a presque cinq fois plus de population que les États-Unis. Les États-Unis consomment plus de 20 millions de barils de pétrole quotidiens, la Chine arrive à peine à 5 ou 6 millions de barils quotidiens. On ne peut pas demander la même chose aux États-Unis et à la Chine. Je crains que là il faille discuter.

Il faut que nous puissions, les chefs de l’état et de gouvernement, nous asseoir et discuter vraiment, vraiment, de ces sujets.

Ensuite, monsieur le président, 60 % des écosystèmes de la planète sont abîmés, 20 % de l’écorce terrestre est dégradé. Nous avons été les témoins impassibles de la déforestation, de la transformation des terres, de la désertification, des altérations des cours d’eau douce, la surexploitation des ressources de la mer, de la contamination et de la perte de la diversité biologique. L’utilisation exacerbée de la terre dépasse de 30 % sa capacité de régénération. La planète perd sa capacité de s’autoréguler, cela la planète le perd ; chaque jour plus d’ordures qui ne peut en être absorbé sont produites. La survie de notre espèce martèle la conscience de l’humanité.

Malgré l’urgence, deux ans de négociations se sont écoulés pour conclure une deuxième période d’engagements sous le Protocole de Kyoto et nous assistons à ce rendez-vous qui se terminera sans accord réel et significatif.

Et, certes, sur le texte qui vient d’on ne sait où — comme l’a qualifié le représentant chinois — le Venezuela dit et les pays de l’Alba nous disons, que nous n’acceptons pas, comme nous l’avons déjà dit, aucun autre texte que celui qui provient des groupes de travail, du Protocole de Kyoto et de la Convention, ce sont les textes légitimes qui étaient discutés avec tant d’intensité durant ces dernières années et depuis des heures ici. Je crois que vous n’avez pas dormi ; en plus de cela vous n’avez pas déjeuné, vous n’avez pas dormi : hein ? Il ne me semble pas logique que sorte un document "qui vient de nulle part", comme on dit.

L’objectif scientifiquement soutenable pour la réduction des émissions de gaz polluants est d’obtenir un accord de coopération à long terme, et on dirait bien, aujourd’hui, à cette heure, que cela semble avoir échoué, pour l’instant. Quelle est la raison ? Sans aucun doute la raison est l’attitude irresponsable et le manque de volonté politique des nations les plus puissantes de la planète.

Personne ne doit se sentir offensé, je recours au grand José Gervasio Artigas qui a dit : "Avec la vérité pas d’offense pas de peur" ; mais, en vérité c’est une attitude irresponsable, d’avancées, de reculs, d’exclusion, d’une manière élitiste d’un problème qui se pose à tous et que nous pourrons seulement résoudre tous ensemble.

Le conservatisme politique et l’égoïsme des grands consommateurs, des pays les plus riches dénotent une haute insensibilité et un manque de solidarité envers les plus pauvres, les affamés, les plus vulnérables aux maladies, aux catastrophes naturelles.

Monsieur le président, un nouvel accord unique applicable est indispensable. Un accord unique appliqué à des parties absolument inégales, de part l’ampleur de leurs contributions et de leurs capacités économiques, financières et technologiques et qui se fonde sur le respect strict des principes contenus dans la Convention.

Les pays développés devraient établir des engagements inaliénables, clairs et concrets dans la diminution substantielle de leurs émissions et assumer les obligations d’assistance financière et technologique aux pauvres pays, pour faire face aux dangers destructeurs du changement climatique. En ce sens, la singularité des états insulaires et des pays les moins développés devrait être pleinement reconnue.

Monsieur le président, le changement climatique n’est pas le seul problème qui affecte aujourd’hui l’humanité ; d’autres fouets et injustices nous guettent, le fossé qui sépare les pays riches et pauvres n’a pas arrêté de s’agrandir, malgré tous les Objectifs du Millénaire, le Sommet de Monterrey sur le financement, tous ces sommets — comme le disait ici le Président du Sénégal, en dénonçant une grande vérité, des promesses et des promesses et des promesses inaccomplies, et le monde continue sa marche destructive.

Le total des revenus des 500 individus les plus riches du monde est supérieur au total des revenus des 416 millions des personnes les plus pauvres. 2 800 millions de personnes vivent dans la pauvreté, avec moins de deux dollars par jour, cela représente 40 % de la population globale : 40% de la population globale ! Qui obtiennent seulement 5 % des revenus mondiaux.

Aujourd’hui environ 9,2 millions d’enfants par an meurent avant d’atteindre la cinquième année de vie, et 99,9 % de ces morts ont lieu dans les pays pauvres. Dans ces pays le taux de mortalité infantile est de 47 morts pour 1 000 naissances ; mais il est de seulement 5 pour 1 000 dans les pays riches. L’espérance de vie de la planète est de 67 ans, dans les pays riches elle est de 79, tandis que dans plusieurs nations pauvres cet âge est de seulement 40 ans.

S’ajoutent les 1 100 millions d’habitants qui n’ont pas accès à l’eau potable ; 2 600 millions sans service d’assainissement ; plus de 800 millions d’analphabètes et 1020 millions de personnes affamées. C’est là la scène du monde.

Maintenant, la cause : quelle est la cause ? Parlons de la cause, ne fuyons pas les responsabilités, ne fuyons pas la profondeur de ce problème. La cause, sans doute — je reviens au sujet — de tout ce panorama désastreux est le système métabolique, destructif du capital et de son modèle incarné : le capitalisme.

Ici il y a une citation que je veux vous lire, brièvement, de ce grand théologien de la Libération, Leonardo Boff, comme nous savons, un brésilien, nuestroamericano.

Leonardo Boff dit, sur ce sujet, ce qui suit : "Quelle est la cause ? Ah !, la cause est le rêve de chercher le bonheur à travers de l’accumulation matérielle et le progrès sans fin, en utilisant pour cela la science et la technique, avec lesquelles toutes les ressources de la Terre peuvent être exploités sans bornes", et il cite ici Charles Darwin et sa sélection naturelle, la survie des plus forts ; mais nous savons que les plus forts survivent sur les cendres des plus faibles.

Jean Jacques Rousseau — faut-il toujours le rappeler — disait cela : "Entre le fort et le faible, la liberté oppresse". C’est pourquoi l’empire parle de liberté, c’est la liberté pour oppresser, pour envahir, pour assassiner, pour anéantir, pour exploser, c’est sa liberté. Et Rousseau ajoute la phrase salvatrice : "Seule la loi libère".

Il y a plusieurs pays qui jouent à "ici il n’y a pas de document [secret]", parce que précisément ils ne veulent pas de loi, ils ne veulent pas de norme, parce que l’inexistence de cette norme leur permet de jouer leur liberté exploitante, leur liberté irrésistible. [immuable ?] Faisons un effort et pressons-nous, ici et dans les rues, pour que sorte d’ici un compromis, que l’on sorte un document qui engage les pays les plus puissants de la Terre ! (Applaudissements).

Je vous demande, Président, Leonardo Boff : l’avez-vous connu, Boff ? Je ne sais pas s’il a pu venir Leonardo, je l’ai connu il y a peu au Paraguay ; je l’ai toujours lu — : "Une Terre finie peut-elle supporter un projet infini ?" La thèse du capitalisme : le développementisme infini, c’est un modèle destructif, acceptons-le.

Ensuite Boff nous demande : "Qu’est-ce que nous pourrions attendre de Copenhague ?". À peine cette confession simple : ainsi que nous sommes nous ne pouvons pas continuer, et une intention simple : Allons-nous changer d’une direction ? Faisons-le, mais sans cynisme, sans mensonges, sans doubles calendriers, sans documents "venus de nulle part", avec la vérité en avant.

Jusqu’à quand, nous demandons-nous depuis le Venezuela, monsieur le président, mesdames, messieurs, jusqu’à quand allons-nous permettre de telles injustices et inégalité ? Jusqu’à quand allons-nous tolérer l’actuel ordre économique international et les mécanismes de marché en vigueur ? Jusqu’à quand allons-nous permettre que de grandes épidémies comme le Sida frappe des populations entières ?

Jusqu’à quand allons-nous permettre que les affamés ne puissent pas se nourrir ni nourrir leurs propres enfants ? Jusqu’à quand allons-nous permettre que des millions d’enfants continuent de mourir de maladies guérissables ?

Jusqu’à quand allons-nous permettre des conflits armés qui massacrent des millions d’êtres humains innocents, pour s’approprier le pouvoir sur les ressources d’autres peuples ?

Arrêtez les agressions et les guerres, nous demandons nous les villages du monde aux empires, à ceux qui cherchent à continuer de dominer le monde et nous exploitent ! Plus de bases militaires impériales ni de coups d’État !

Construisons un ordre économique et social plus juste et équitable. Éradiquons la pauvreté. Arrêtons tout de suite les hauts niveaux d’émission, freinons la dégradation de l’environnement et évitons la grande catastrophe du changement climatique. Intégrons-nous dans le noble objectif d’être tous plus libres et solidaires !

Monsieur le président, il y a deux siècles presque un vénézuélien universel, un libérateur de nations et un précurseur de consciences, a laissé pour la postérité un apophtegme empli de volonté : "Si la nature s’oppose, nous lutterons contre elle et nous ferons qu’elle nous obéit". C’était Simón Bolívar, Le Libérateur.

Depuis le Venezuela bolivarien, où un jour comme aujourd’hui, certes, il y a 10 ans exactement nous avons vécu la plus grande tragédie climatique de notre histoire, la tragédie de Vargas, comme on l’appelle ; depuis ce Venezuela dont la révolution essaie de conquérir une justice pour tout son peuple, ce qui est seulement possible par le chemin du socialisme...

Le socialisme, l’autre fantôme dont parlait Karl Marx, celui-là marche aussi par là ; ou plutôt c’est comme un contre-fantôme. Le socialisme, c’est le chemin pour le salut de la planète, je n’en ai pas de moindre doute. Et le capitalisme est le chemin vers l’enfer, vers la destruction du monde.

Le socialisme, depuis ce Venezuela qui affronte les menaces de l’empire nord-américain, depuis ces pays nous façonnons l’ALBA, l’Alliance Bolivarienne, nous exhortons, avec respect, mais de tout mon âme j’exhorte, au nom de nombreux sur cette planète, les gouvernements et les peuples de la Terre, en paraphrasant Simón Bolívar, le Libérateur : si la nature destructive du capitalisme s’oppose, nous lutterons contre lui et nous ferons en sorte qu’il nous obéisse, nous n’attendrons pas des bras croisés la mort de l’humanité.

L’histoire nous appelle à l’union et à la lutte. Si le capitalisme résiste, nous sommes obligés d’engager la bataille contre le capitalisme et d’ouvrir les chemins du salut de l’espèce humaine. Cela nous échoit, en levant les drapeaux du Christ, de Mahomet, de l’égalité, de l’amour, de la justice, de l’humanisme, du vrai humanisme le plus profond. Si nous ne le faisions pas, la création la plus merveilleuse de l’univers, l’être humain, disparaîtra : il disparaîtra !

Cette planète a des milliers de millions d’années, et cette planète a vécu des milliers de millions d’années sans nous, l’espèce humaine ; c’est-à-dire qu’elle n’a pas besoin de nous pour exister. Maintenant, nous sans la Terre nous ne pouvons pas vivre, et nous détruisons la Pachamama, comme dit Evo, comme disent nos frères aborigènes de l’Amérique du Sud.

Finalement, monsieur le président, déjà pour finir, écoutons Fidel Castro quand il dit : "Une espèce est en danger d’extinction : l’homme". Ecoutons Rosa Luxemburg quand elle dit : "Le socialisme ou la barbarie". Ecoutons le Christ Rédempteur, quand il dit : "Bienheureux les pauvres, parce que le royaume des cieux sera pour eux".

Monsieur le président, mesdames et messieurs, soyons capables de faire en sorte que cette Terre ne soit pas la tombe de l’humanité, faisons de cette Terre un ciel, un ciel de vie, de paix et de fraternité pour toute l’humanité, pour l’espèce humaine.

Monsieur le président, mesdames et messieurs, très grand merci et bon appétit.

Source : Portal Cuba Copenhague : discurso pronunciado por Hugo Chávez Frías via BellaCiao Es

Traduction : Primitivi http://www.cuba.cu/noticia.php ?actualidad&id=3788

http://bellaciao.org/es/spip.php ?article6734

http://bellaciao.org/fr/spip.php ?article95858

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si le climat avait été une banque, les crédits auraient été immédiatement engagés pour le sauver.

20 Décembre 2009, 08:15am

Publié par Daniel JUNKER

Combien les gouvernements occidentaux ont-ils mis sur la table il y a un an pour sauver les banques ?  Combien les mêmes mettent  sur la table pour tenter de sauver la planète? Deux questions qui résument le débat.
images.jpgLa presse titre "échec de Copenhague". Fallait-il en attendre quelque chose?

Dès lors que les pays capitalistes développés avaient décidé faire front pour garder un mode de fonctionnement exclusivement basée sur la création de la valeur et son accumulation comme passage obligé avant la réponse aux besoin sociaux, le sort des peuples et la planète qui les porte passait au second plan.

 

Hors l'intervention des peuples, sans passer par une délégation de pouvoir à des intégristes de la décroissance face à d'autres intégriste du tout libéral, le combat ne pourra pas être bien engagé et ne pourra pas être gagné.

 

Le non accord de Copenhague ouvre les vannes à des rancœurs aux causes légitimes: continuer au nom d'égoïsme intolérable à imposer à toute la planète des choix contraire à l'intérêt l'immense majorité des peuples peut avoir des conséquences terribles.

 

Le dérèglement climatique n'est pas dans le logiciel du monde de la finance et de l'accumulation. A une échéance que l'incurie du système économique fait se rapprocher tragiquement cela peut conduire à la disparition de l'humanité.

 

Il serait d'ailleurs plus que temps qu'un appel ayant l'ambition de ce que su faire l'appel de Stockholm contre l'arme atomique recale le débat et permette aux peuples de la planète de s'en emparer : un autre développement, une croissance maitrisée et tournée vers les besoins des femmes et des hommes, à l'avenir des enfants.

 

En culpabilisant à égalité de responsabilité l'exploiteur et l'exploité, celui qui est contrait de défricher pour survivre et les majors de la déforestation de la planète, celui qui, faute d'infrastructures, rejette ses eaux usée n'importe comment et celui qui pour augmenter ses profits se sert de la mer comme d'une poubelle, les détenteurs de la puissance économique militaire et politique, ceux qui pillent le potentiel naturel pour des activités contraire au besoin de l'humanité se défaussent sur les peuples de leur responsabilité propre.

 

Dans ce cadre avoir transformé le CO2 en un marché avec ses bulles spéculatives, ses dividendes, avoir modélisé les droits à polluer ne peut qu'aggraver  le processus. Là, d'accord avec les mouvements écologistes, on va dans le mur.

 

Mais parler de décroissance comme le fond certains idéologues sans regarder quelle forme de croissance est responsable, qui en récupère les fruits, sur le dos de qui elle s'opère est une escroquerie intellectuelle. Faire passer la ligne de partage entre pays riches et pays pauvres sans tenir compte de l'immense majorité des pauvres des pays dit riches et les fortunes  obscènes des  dirigeants des pays rendus pauvres par la surexploitation de leurs ressources en est une deuxième. Elles escamotent la nature capitaliste du dérèglement climatique.

 

Aller proposer de consommer moins là où on ne peut pas consommer, c'est de la provocation. Cela vaut bien sûr pour les pays écrasés dans la misère, mais pas qu'eux. Ce n'est pas dans les citées populaire qu'on gaspille l'énergie. Ce ne sont pas les barres des HLM qui sont éclairées à giorno à trois heures du matin mais les tours de La Défense. Ce n'est pas sur le marché de Vitry qu'on achète des haricots verts en décembre mais celui de la rue du Rocher.
Avec ces cultures de négoce, qui tue l'autosuffisance alimentaire de l'Afrique de l'ouest ?

 

L'échec des expériences socialiste est aussi celle-là: Copier le modèle de croissance par l'accumulation au nom des moyens à dégager pour progresser sans faire de la consommation massives des richesses créées et donc leur nature intégrée aux besoins de l'humanité les a conduits à la faillite économique sociale et politique. La politique des blocs et les tensions militaires ont une grande part mais, par exemple, elles n'expliquent ni ne peuvent justifier les désastres écologiques du Caucase et ses conséquences géopolitiques.

 

Quand c'est le complexe militaro industriel qui pilote la recherche, peu de chance de voir s'épanouir les sociétés humaines. Cela crée des oligarchies à l'est comme à l'ouest, au nord comme au sud. Elles se rémunèrent sur l'exploitation la plus forte possible des salariés toujours sous payé et précarisé, allant parfois jusqu'au travail forcé,

 

Total et la Birmanie, Bolloré et l'Afrique, les compagnies minières ou forestières en l'Amazonie ou en Afrique sont les pendants aussi brutaux avec la force de travail que les oligarques russes,

 

Surexploitation des ressources naturelles rime avec surexploitation des hommes et des femmes,  pouvoir autoritaire et dictatoriaux pour pérenniser cette exploitation.

 

La façon dont trente chefs d'état autoproclamés différents des autres ont humilié ces autres présents à Copenhague et les organisations qui sont pour une grande part à l'origine de la prise de conscience et de la réunion de la conférence en dit long sur la volonté du capital de ne rien lâcher qui pourrait attenter à la loi d'airain de la suraccumulation du capital.

 

Ce n'est pas la Chine et les USA qui ont fait échouer Copenhague. Trop facile. Bien sûr qu'ils ont leur part, et elle est grande, celle de la Chine persistant à rattacher son modèle de développement à un faux communisme, faisant, après la faillite de l'URSS, d'une utopie généreuse un repoussoir.
Mais derrière parfois des effacements ou des positionnements de matamore donneur de leçon, l'UE n'a pas fait rupture avec le camp du capital quand l'heure de faire bloc a sonné: pour obtenir l'accord des pays les plus immédiatement menacés, le cynisme colonialiste a parfois été utilisé en conditionnant les aides à la signature.

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Chavez a donc bien raison quand il affirme que" si le climat avait été une banque, les crédits auraient été immédiatement engagés pour le sauver".

 

  Par canaille le rouge -

 

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La longue bataille des salariés de Moulinex s'achève

19 Décembre 2009, 12:40pm

Publié par Daniel JUNKER

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La cour d’appel de Caen a jugé vendredi "sans cause réelle" les licenciements en 2001 de 568 salariés de Moulinex, contrairement à ce qui avait été jugé en première instance et elle a revu les montants des dommages et intérêts qui leur avaient alors été accordés.

Dans l’Humanité samedi, retour sur huit ans de bataille. Comment, dès 2003, la brigade financière accablait banques et dirigeants du groupe.

Les "licenciements doivent être considérés comme dénués de cause réelle et sérieuse", écrit dans son arrêt Bernard Deroyer, le président de la cour d’appel.

Les dommages accordés par la cour vont de 1.700 euros à 49.700 euros selon les salariés, alors qu’en première instance la fourchette allait de 1.000 à 57.000 euros. Les demandes des salariés allaient de 10.000 à 139.000 euros.

Le 11 septembre 2007, les Prud’hommes de Caen avaient "considéré chaque licenciement comme étant basé sur une cause réelle et sérieuse" mais ils avaient mis en cause leur "technique" de mise en oeuvre.

Mais la Cour de cassation a depuis reconnu sans cause réelle ni sérieuse d’autres cas de licenciements Moulinex.

Vendredi, l’arrêt de la cour d’appel de Caen a été salué par les anciens représentants syndicaux. "Après huit ans de lutte, c’est à la fois enfin de la monnaie sonnante et trébuchante et une reconnaissance", a déclaré Marie-Gisèle Chevalier ex-déléguée CFDT.

L’appel était suspensif mais un éventuel pourvoi en cassation ne le serait pas, a précisé Me Coralie Loygue, l’une des avocates des salariés.

Les administrateurs judiciaires n’ont pas encore décidé s’ils faisaient appel, a indiqué par téléphone leur avocat Jean-Pierre Laire. Ils ont deux mois pour le faire.

Plusieurs séries de licenciements de salariés de Moulinex sont en cours d’examen par la justice mais celle sur laquelle a statué la cour vendredi est la plus importante en nombre.

Le dépôt de bilan de Moulinex, société partiellement reprise par le groupe Seb en octobre 2001, avait conduit à la fermeture de quatre usines employant un total de 3.240 salariés en Basse-Normandie.


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Des propositions singulières pour que Paris soit réellement grand

19 Décembre 2009, 12:23pm

Publié par Daniel JUNKER

Montage-Courneuve-Manhattan-20Gwen.jpgIls imaginent le Grand Paris d'abord comme une cité étendue à sa banlieue, et au sein de laquelle on redistribue les moyens pour parvenir à l'équité sociale. L'équipe montre un Grand Paris patchwork architectural basé sur la « poésie urbaine », qui donne du « symbolique extraordinaire » ailleurs que dans le Paris intra-périphérique, avec des « édifices marquant son rang » au territoire étendu

Par Paul Chémétov, architecte et urbaniste
Comment mettre fin à la profonde inégalité des territoires en région capitale ?

Toute métropole ne se définit pas par sa limite, son contour, mais par l’intensité des relations qui la nourrissent et la construisent. On pourrait faire de ce résumé la parabole de ce que devrait être la métropole parisienne pour continuer à être l’une des quelques villes monde, rivalisant avec Tokyo ou New York, bien que notre pays ne regroupe plus aujourd’hui que le centième des habitants de la planète. Si dans les métropoles régionales, la vie quotidienne se déroule dans un espace que l’on parcourt en une demi-heure de transport  : l’habitat comme le travail, l’école comme les commerces et les loisirs, la région parisienne a suivi un chemin inverse. Le centre s’est dépeuplé alors qu’il bénéficie d’un réseau de transport ancien et complet, entouré d’une périphérie mal desservie, mal équipée mais qui est aujourd’hui la partie la plus vivace et la plus peuplée de la métropole.

Les mêmes questions s’étaient posées à l’époque du plan Delouvrier au début des Trente Glorieuses. Les villes nouvelles, le pôle de la Défense, les RER convergeant vers la capitale, un nouvel aéroport à Roissy, ces choix ignoraient par-dessus la banlieue, en démembrant le département de la Seine, qui administrativement était le territoire le plus évident de la métropole. Mais ce choix, même s’il a permis la naissance de l’agglomération, était pré-métropolitain, ses aspects positifs sont aujourd’hui épuisés et il y a tout lieu de craindre que le grand huit du secrétaire d’État à la région capitale soit lui post-métropolitain, post-moderne d’une certaine façon. Parce qu’il saute à pieds joints par-dessus et au-delà des pôles actuels de la métropole, même s’il en dessert quelques-unes (il faudrait une grande maladresse pour les éviter tous) pour desservir de nouveaux pôles de développement, pour l’essentiel tertiaires, dans l’espoir de faire de Paris une place financière, singeant Londres, aujourd’hui en déclin.

Dans la compétition mondiale, c’est la singularité des métropoles qui assure leur succès. C’est la singularité de Paris qui fait son identité  : un mot quelquefois dévoyé et qui là prend tout son sens. Quelle est-elle  ? Une grande densité d’habitants, des fonctions centrales, une concentration de pôles universitaires et de formation, le maintien, déclinant et c’est préoccupant, d’une production matérielle, un patrimoine paysager et bâti, une offre culturelle, des plaisirs de vie qui expliquent son attraction touristique. Sauf que ces caractéristiques de la zone centrale ne se sont pas reproduites dans la ville distendue que nous héritons de l’âge automobile. Il nous faut les affirmer dans les pôles qui structurent l’actuelle périphérie. Certes, on pourrait se contenter de statistiques flatteuses. Les 20 % de la population française regroupés dans l’Île-de-France produisent 30 % de la richesse nationale. Mais à quel prix (la fatigue et les neuroleptiques) et pour combien de temps  ?
On mesure mal la raison profonde des émeutes qui éclatèrent à Clichy-sous-Bois en 2005. Ce n’est pas à coup de caméras de vidéosurveillance, mais avec des transports en commun rapides qui replacent Clichy et tant d’autres communes, aujourd’hui à plus d’une heure du centre de Paris, à égalité d’accès avec les bassins d’emploi et de vie de la métropole que nous mettrons fin à la profonde inégalité des territoires, qui est aujourd’hui le handicap principal et croissant de la métropole, au point de mettre à mal son image héritée.

Pour y parvenir, il faut un effort considérable et rapide  :

1. Construire des logements au plus près des dessertes actuelles, des logements capables de lier les proximités de l’habitat collectif et la variété et les espaces de l’habitat individuel, car sans cela on ne mettra pas fin à l’étalement urbain.

2. Mailler les systèmes de transport actuels par des moyens (train, métro, tram, bus) adaptés aux densités et aux trafics qu’il faut assurer.

3. Offrir des emplois qui ne soient pas uniquement réservés aux professions intellectuelles, aux seuls diplômés de l’enseignement supérieur.

4. Construire des écoles et former des professeurs  : croit-on que le système scolaire et universitaire soit à la mesure de notre temps  ?

5. Proposer une offre commerciale et culturelle de proximité.

6. Cesser enfin de consommer les terres agricoles qui sont parmi les plus fertiles du monde. Pour la seule Seine-et-Marne, mille hectares par an sont stérilisés. N’oublions pas que le sixième de l’humanité a faim.

7. Favoriser une agriculture vivrière de proximité et reboiser les zones inconstructibles. Dans la ville distendue, la nature doit être proche pour des raisons climatiques aussi.

8. Magnifier les vallées, la Seine, la Marne, l’Oise et ses affluents, cesser de mêler dans les égouts l’eau de pluie et les eaux polluées de la grande ville.

9. Enfin, et c’est nécessaire, penser qu’une ville monde a besoin de symboles, de repères qui donnent un sens commun à notre vie, à nos destins. Ce que firent en leur temps Notre-Dame, la tour Eiffel, Beaubourg, le Stade de France. Il faut en prolonger l’élan, pour offrir à cette métropole une vision partagée et urbaine de son avenir.

Pour y parvenir, pour réussir, il est difficile de penser qu’une société anonyme du Grand Paris saura provoquer l’adhésion populaire comme l’engagement de tous les territoires et de tous les dévouements qui charpentent la métropole.

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Pour sortir de la crise  : une expansion 
inédite des services publics

18 Décembre 2009, 13:58pm

Publié par Daniel JUNKER

arton12565-f44bcyves.jpgvendredi 18 décembre 2009 Yves Dimicoli

 

Innover en proposant une nouvelle conception de l’intervention publique du local au mondial. Un entretien avec , Yves Dimicoli
économiste et responsable de la commission économique du PCF publié dans l’Humanité du 17 décembre 2009.

Que faire face aux blocages actuels 
de la croissance  ?

Yves Dimicoli. Des interventions publiques colossales ont été conduites face aux risques d’effondrement, en promettant que rien ne sera plus comme avant. Pourtant l’extraordinaire inertie des règles capitalistes fait que tout cet argent public continue de servir à faire toujours plus d’argent, contre la vie et l’avenir de l’humanité et l’intégrité de notre planète. Il faut commencer à rompre pour d’autres règles sinon, ira vers des catastrophes. L’heure est à la contre-offensive pour une expansion extraordinaire des services publics. Les «  privatiseurs  » veulent réduire la part des prélèvements publics et sociaux dans la richesse nationale pour accroître celle des prélèvements financiers du capital. C’est au cœur de tous les blocages.

Mais n’accuse-t-on pas les services publics d’être source de gâchis  ?

Yves Dimicoli. L’exigence d’efficacité dans la gestion des services publics requiert, comme le montre Paul Boccara, des critères d’efficience sociétale, opposés à la rentabilité financière. Et il y a besoin de nouveaux financements émancipés du marché financier, avec une mobilisation de la création monétaire des banques centrales à l’appui de financements publics. Cela appelle une révolution des pouvoirs avec une concertation intime entre usagers-acteurs (et non clients) et personnels pour s’extraire des tutelles bureaucratiques et placer l’ensemble des services publics sous la seule pression des besoins et de la délibération populaires. Il faut de nouveaux services publics. Par exemple, un service public de sécurisation de l’emploi et de la formation. Il s’agit, à partir des avancées immédiates des luttes contre les licenciements, le traitement des chômeurs et tous les dispositifs de précarisation, de sécuriser les parcours professionnels. C’est en progressant dans ce sens, avec une formidable expansion de la formation tout au long de la vie de chacun, financée de façon mutualisée à partir des entreprises, qu’on édifiera un système de sécurité d’emploi ou de formation pour chacun avec une mobilité choisie d’activités professionnelles assortie d’une garantie de droits et de revenus relevés. De quoi éradiquer le chômage et financer les retraites. On mesure aussi l’exigence d’une responsabilisation sociale et territoriale des entreprises avec des critères de gestion d’efficacité sociale et des pouvoirs décisionnels des salariés, y compris un pouvoir de veto suspensif des choix patronaux pour faire valoir des alternatives, avec la baisse des coûts en capital plutôt que du «  coût du travail  », partie prenante d’une planification stratégique de promotion des filières industrielles et de services.

La promotion des services publics est-elle compatible avec la croissance des marchés financiers  ?

Yves Dimicoli. Le crédit aux entreprises est au cœur de l’exacerbation de la crise. Il faut en changer les critères. Il s’agirait de baisser d’autant plus fortement son taux d’intérêt pour les investissements matériels et de recherche (jusqu’à zéro et en dessous) qu’ils programmeraient plus de bons emplois et de bonnes formations. On développerait cela à quatre niveaux. National  : en exigeant la création d’un pôle public financier, à partir de la Caisse des dépôts et des banques semi-publiques et mutualistes, incluant aussi des banques nationalisées et tous les fonds publics créés par Sarkozy. Régional  : avec les prochaines élections, on peut exiger la création de fonds publics régionaux pour l’emploi et la formation dotés d’une partie des aides publiques aux entreprises. Chaque fonds, saisi par les salariés et les citoyens, pourrait prendre en charge tout ou partie du taux d’intérêt des crédits pour l’investissement, des PME notamment, en fonction des emplois et formations programmés. Ainsi, on commencerait à conquérir par le crédit une prise populaire sur les profits. Troisième niveau, l’européen  : il faut une réorientation profonde de la politique monétaire de la BCE, sous le contrôle des parlements européen et nationaux et des populations, favorable à l’essor de l’emploi, de la formation, des services publics. Puis le niveau mondial. On voit grandir la nécessité et la possibilité de vastes rassemblements non alignés pour un codéveloppement, contre l’hégémonie américaine. Il s’agirait, comme le demandent Chinois, Russes, Latino-Américains, de promouvoir, à partir des droits de tirage spéciaux du FMI, une véritable monnaie commune mondiale de coopération alternative au dollar. Il s’agit, en effet, d’instaurer des services et biens publics communs de l’humanité à partir de la mise en réseau des services et entreprises publics de l’eau, de l’énergie et de l’alimentation à la monnaie, de la santé, de l’éducation, de la recherche, des transports et de l’environnement à la culture, la communication et la paix.

Propos recuiellis par P. I.

Le Journal l’Humanité

 

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Pour des États généraux du Service Public

18 Décembre 2009, 13:53pm

Publié par Daniel JUNKER

anicet.jpgPar Anicet Le Pors

vendredi 18 décembre 2009

Le philosophe Marcel Gauchet a écrit : « Le programme initial de Sarkozy c’est la banalisation de la France ». Je partage ce point de vue. Pour Sarkozy, la France est une somme d’anomalies.

Anomalie, le modèle français d’intégration fondé sur le droit du sol et le principe d’égalité des citoyens ;

Anomalie, une laïcité qui se définit par la raison et non par la religion ;

Anomalie, un service public qui réunit un quart de la population active du pays dans une situation statutaire et non contractuelle ;

Anomalie un pays qui n’en finit pas de réfléchir à son modèle politique : quinze constitutions en deux siècles ;

Anomalie, l’existence de 500 000 élus territoriaux et de 36 000 communes.

C’est pourquoi il a entrepris de mettre ce pays aux normes du libéralisme et de l’assujettir en tous domaines aux règles du marché. Les moyens utilisés ne correspondent à aucun dessein national, au sens où l’on a pu parler autrefois d’ « ardente obligation » de la planification « à la française », mais par le mayen d’un « pragmatisme destructeur » de tout ce qui confère à la France une « identité nationale » démocratique et progressiste.

La réforme des collectivités territoriales en est un exemple frappant.

Il invoque le « mille feuilles » administratif. Mais cette présentation est inexacte et trompeuse. Il existe en réalité six niveaux déterminants : les communes, les regroupements de communes, les départements, les régions, la nation et l’Europe.

Le triptyque : communes-départements-nation est historique, il structure politiquement le pays.

Le triptyque : regroupement de communes-régions-Europe est à dominante économique.

Le choix est clair : le politique doit prévaloir sur l’économique, qui, aussi utile qu’il soit, ne doit être que supplétif du politique.

C’est le choix inverse qu’a fait Nicolas Sarkozy :

- avec la création des conseillers territoriaux réduisant de moitié les effectifs actuels de conseillers généraux et régionaux, élus sur la base d’un mode de scrutin inique à la constitutionnalité plus que douteuse, réduction qui affaiblira le lien avec les citoyens et privilégiera le niveau le plus globalisant : la région – malgré des compétences également réduites – au détriment du département.

- choix négatif encore avec, la création des métropoles, justifiées par des raisons extraterritoriales : la compétition capitaliste européenne et mondiale ; création entraînant une profonde déstabilisation des communes, des départements et des régions.

- choix préjudiciable enfin avec, la suppression de la taxe professionnelle qui conduira à l’asphyxie des collectivités territoriales et qui met en cause gravement le principe constitutionnel de libre administration des collectivités territoriales.

Cet affaiblissement des compétences et de la démocratie locales ne profite pas pour autant aux administrations déconcentrées, affaiblies elles aussi par l’effet combiné d’une part de la LOLF et sa « fongibilité asymétrique », d’autre par de la RGPP entraînant une réduction des effectifs et des moyens de fonctionnement et d’investissement.

On peut identifier trois conséquences de la combinaison de ce double affaiblissement :

Premièrement, une dégradation des conditions matérielles et morales des fonctionnaires des trois fonctions publiques, de l’État, territoriale et hospitalière, avec : des réductions d’emplois, conséquences des contractions administratives ; le recours accru à la contractualisation, justifié par la mise en place des nouvelles structures, notamment des métropoles ; le développement du clientélisme, par le moyen de rémunérations et d’indemnités destinées à s’attacher les services d’exécutants serviles.

Deuxièmement, la réduction des services publics, relevant aussi bien des collectivités territoriales que de l’État, dont les directions seront réduites à huit au niveau régional et à trois au niveau départemental (voire deux pour les départements les moins peuplés). C’est, en même temps, le champ largement ouvert au secteur privé pour occuper les espaces abandonnés par la responsabilité publique.

Troisièmement, la mainmise renforcée du pouvoir présidentiel par le moyen des nouvelles compétences conférées au préfet de région, relais majeur du pouvoir central, écran imposé entre les services publics territoriaux et les ministères de tutelle, dénaturant le statut actuel des régions dans le but et l’espoir de les soustraire à l’opposition. Ces préfets de région, véritables proconsuls, maîtres d’œuvre de la réforme des collectivités territoriales puisque chargés de mener à son terme le schéma national de l’intercommunalité en 2014, de définir le périmètre des métropoles, de présider aux regroupements concernant les départements et les régions. Ils accentueront, au niveau des collectivités territoriales, la présidentialisation du régime, sa « dérive bonapartiste ».

Mais il n’y a en la matière aucune fatalité.

Le président de la République a été mis en échec sur la « Révolution culturelle » qu’il voulait provoquer dans la fonction publique. La crise a spectaculairement démontré le rôle d’ « amortisseur social » du service public en France.. Les attaques se poursuivront sans nul doute, mais elles ne peuvent plus prendre la forme provocatrice de la contre-révolution qu’il avait envisagée.

Le président de la République voulait supprimer les classements de sortie des écoles de la fonction publique, classements relevant du principe du concours posé par l’article 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 et repris par le statut général des fonctionnaires. Le projet vient d’être reporté sine die par le ministre Éric Woerth.

Le président de la République s’était fixé l’objectif absurde et réactionnaire de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Philippe Séguin, premier président de la Cour des comptes, vient de lui répondre aujourd’hui même en considérant que cette réforme était seulement – je le cite – « dictée par des considérations budgétaires de court terme ».

Il peut et il doit donc en être de même pour la réforme des collectivités territoriales qui provoque de toute part tant d’opposition. Le grand chambardement des services publics territoriaux peut et doit être mis en échec.

Sur le blog d’Anicet Le Pors - Mutualité 17 décembre 2009

 

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« des crédits pour l’école, pas pour les monopoles ».

18 Décembre 2009, 11:12am

Publié par Daniel JUNKER

déclaration de Gilles Garnier, Président du "Groupe communiste et citoyen pour une alternative à Gauche" au Conseil général :

"Que dira le Conseil général quand la fondation Mac Donald proposera de payer les livres des collégiens ou la Fondation ELF, des cartables électroniques ? "


16 décembre 2009

Ah, qu’il est loin le temps où nous demandions des crédits pour l’école, « des crédits pour l’école, pas pour les monopoles ». Si les banques, qui ont retrouvé le chemin du profit, étaient correctement taxées, on n’aurait pas besoin de ces artifices financiers pour envoyer les collégiens en séjour à l’étranger. De plus, ces 3 millions € peuvent être en partie défalqués de l’impôt sur les sociétés. Nous aurions préférer le maintien de la taxe professionnelle, BNP PARIBAS aurait certainement payé une somme aussi importante, qui aurait abondé le budget du Conseil général.

L’impôt ou le mécénat, deux choix politiques en débat.

Gilles GARNIER Président du groupe Communiste et citoyen Pour une alternative à gauche Conseil général de la Seine Saint Denis

Après l’accord signé lundi 14 décembre par C. Bartolone et le Président de BNP Paribas, prétendûment destiné à "lutter contre les inégalités", Gilles Garnier offre un tout autre regard sur cet acte politique.

Bobigny, le 14 décembre 2009

La boite de pandore

L’accord signé ce jour entre le Conseil général de la Seine Saint Denis et le groupe BNP PARIBAS est une fausse bonne nouvelle.

Devant l’indigence des crédits de l’Education Nationale et l’asphysie financière du département, qui a en charge les collèges, on pourrait se dire que tout aide est bonne à prendre. Mais cet accord pourrait être lourd de conséquences. Que dira le Conseil général quand la fondation Mac Donald proposera de payer les livres des collégiens ou la Fondation ELF, des cartables électroniques ? La marchandisation d’une part de l’Education est en marche même si nous espérons que l’Exécutif départemental le fait à contre cœur.

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