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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

OVERDOSE

12 Décembre 2025, 13:36pm

Publié par PCF Villepinte

Les capitalistes choisissent l’extrême droite!

Tout ce week-end, les médias ont largement commenté le passage du livre de Nicolas Sarkozy remettant en cause le front républicain en appelant à l’alliance des droites. Sa cible, la gauche qu’il faut battre à tout prix.
Cette overdose médiatique, bien orchestré par les médias d’extrême droite de Bolloré, installe le RN dans l’arc républicain et prépare sa prise de pouvoir.
Ce choix du Medef, des milliardaires de Bolloré à Pinault en passant par Sterin de faire gagner le RN, s’explique par leur objectif de supprimer tous les conquis sociaux notamment issus du programme national de la résistance.
Or, les mobilisations sociales, féministes, pour le climat sont des résistances au projet du patronat. Il faut donc casser ces résistances par tous les moyens : en favorisant l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite ; par la criminalisation des syndicalistes comme les actions en justice contre notre camarade Kamel Brahmi ou plus récemment contre des propos tenus par Sophie Binet par Sophie Menthon du Medef.
Cette campagne médiatique télescope le débat budgétaire de la sécurité sociale, cible du Medef, de la droite et de l’extrême droite.
D’exonérations en exonérations pérennes de cotisations devenues des « charges », de la fiscalisation de son financement par l’introduction de la CSG en 1991 sous gouvernement socialiste et de la création du PLFSS en 1996 (projet de loi de finances de la sécurité sociale) sous gouvernement de droite, à la loi sur la retraite sous Macron, les attaques contre la sécurité sociale sont incessantes.
A chaque attaque, ce sont les salariés, les retraités qui en font les frais : jours de carences, déremboursement de médicaments, augmentation du forfait hospitalier, déserts médicaux, gel des pensions et diminutions de celle-ci après les différentes réformes, augmentation de l’âge du départ à la retraite…
Un cap est passé. Le PLFSS s’inscrit dans la réduction des dépenses publiques au nom de la réduction de la dette. Un budget d’austérité avec un seul cap : la réduction drastique des dépenses de santé. Si le débat a permis quelques ajustements sur le volet recettes comme le rejet de la fin des exonérations de cotisations pour les apprentis ou encore l’augmentation du taux de la CSG de 9,2 à 10,6% sur les revenus du capital, il manque des recettes qui vont fortement impacter les dépenses de santé et l’hôpital public déjà exsangue !
La droite et l’extrême droite font de la surenchère : culpabilisation des salariés en arrêt de maladie, diminution du remboursement des médicaments, de la qualité des soins... A la grande majorité de faire des efforts pour conserver un système de santé qui a leurs yeux n’est plus viable : fini la « générosité », les caisses sont vides!
Le patronat, les capitalistes n’ont jamais accepté la mise en place du système de sécurité sociale gérée initialement par les représentants de salariés et du patronat. Depuis avec l’aide des gouvernements successifs, ils ont affaibli notre système de protection sociale.
L’enjeu est le choix entre la protection sociale fondée sur la solidarité ou l’individualisation de la protection sociale par la capitalisation ? C’est une question de choix de société.
Les mobilisations contre la réforme des retraites, le refus de son application 2 ans après, la volonté d’une très grande majorité de taxer les milliardaires, notamment avec la taxe Zucman, montrent que l’intense bataille idéologique ne convainc pas.
L’attachement à notre système de protection sociale reste fort malgré les attaques. Le Medef ne s’y trompe pas. Face aux résistances, il fait le choix de l’extrême droite pour porter son projet de casse de tous les droits conquis par les mobilisations syndicales.
Face à cette attaque d’ampleur, les moyens utilisés, seule l’unité de l’ensemble des salarié·es, retraité·es, étudiant·es, des forces syndicales, associatives, politiques sur un projet de radicalité portant notamment sur des droits nouveaux aux salarié·es peut empêcher ce scénario des forces capitalistes.

L’adoption à l’Assemblée nationale du PLFSS grâce aux voix du PS et des écologistes exige de mener la bataille idéologique et de travailler le rassemblement pour un haut niveau de protection sociale car l’unité ne pourra se construire qu’avec la pleine conscience des enjeux et du niveau des exigences pour porter des coups au projet des forces capitalistes.

Bien fraternellement,
PCF 93

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