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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Orientation professionnelle :

2 Novembre 2022, 08:40am

Publié par PCF Villepinte

 comment les parents

peuvent aider leurs ados

Voir son enfant quitter le nid familial pour se professionnaliser est un passage obligé pour de nombreux parents. Une étape décisive qui peut parfois tourner au casse-tête ou être source d’inquiétudes. L’important reste de l’aider dans son choix d’avenir.

Samedi 29 Octobre 2022

L'Humanité Noé Blouin

Les centres d’information et d’orientation ainsi que les sites spécialisés comme ceux de l’Onisep ou du CIDJ sont des outils précieux. Getty Images/ Istock

À peine le premier trimestre de l’année entamé, il est déjà temps pour les lycéens de terminale d’aborder leur projet professionnel. Dès le 18 janvier, des centaines de milliers de futurs bacheliers vont avoir à faire part de leurs vœux sur Parcoursup, la plateforme – aux innombrables défaillances dénoncées – d’admission à l’enseignement supérieur.

Ce moment charnière inquiète de nombreux parents, désireux de la réussite de leurs enfants. D’autant que ce choix d’avenir ayant parfois un coût pour le foyer appelle une décision mûrement réfléchie.

Accompagner au mieux son enfant dans ses plans d’avenir est donc un réel défi. C’est un moment important de la vie d’un adolescent, plein de rêves et de projections. La première chose à faire pour aiguiller au mieux son enfant dans ses choix d’orientation est de l’observer et d’écouter ses envies.

Et pas seulement pendant le lycée. Certaines aspirations apparaissent effectivement très tôt et, même si elles ne sont pas formulées concrètement, elles offrent des indices pour conforter ou dissuader de futures décisions. Une appétence pour la créativité? Une bonne chose avant de se lancer dans une carrière artistique. Un don pour le bricolage? Pourquoi ne pas tenter lartisanat? Tout au long de son développement, lenfant passe par différentes phases et passions.

Conseiller plutôt qu’imposer

Être le témoin de cette évolution est une source inestimable d’information pour conseiller au mieux son enfant quant à son avenir professionnel.

«Conseiller» est dailleurs le maître mot de la démarche, plutôt qu’«imposer». «Il arrive que des adolescents ne sachent pas du tout ce qui les intéresse en termes d’orientation, les parents font alors des propositions en restant relativement respectueux, explique la psychologue Leïla Desseaux, mais parfois, certains parents insistent lourdement sur certaines filières, très souvent scientifiques. Si cela plaît à l’enfant, pourquoi pas, mais si, au contraire, il ne veut pas se lancer dans cette voie et qu’il n’a pas la place de l’exprimer dans sa famille, cela engendre énormément de frustration.»

À l’origine de ce clivage, on retrouve souvent des schémas d’adultes n’ayant pas eu la chance d’accéder à des études qu’ils auraient rêvé de faire. Ce sentiment d’injustice sociale les amène parfois à pousser leurs enfants vers des voies non choisies. Il est important d’en prendre conscience pour instaurer un dialogue afin de ne pas faire porter aux enfants le poids de ses propres frustrations. Il s’agit de prendre du recul afin de conseiller au mieux.

De nombreux outils et événements existent

Loin des clichés de carrières assurant une tranquillité économique et une reconnaissance comme la médecine ou le droit, de nouveaux métiers émergent. L’essor de l’intelligence artificielle et de la robotique va demander de nombreux savoir-faire et des spécialisations poussées.

Il est donc important de se renseigner et d’en parler avec son enfant, qui plus est s’il ne parvient pas à formuler ses envies. De nombreux outils et événements existent, comme les traditionnels salons de l’étudiant, les centres d’information et d’orientation ou les sites Internet spécialisés comme celui de l’Onisep (l’Office national d’information sur les enseignements et les professions) ou du CIDJ (le Centre d’information et de documentation jeunesse). C’est aussi l’occasion d’échanger avec des professionnels pour étayer les futurs projets et faire en sorte que le choix final de l’enfant soit celui qui lui corresponde le mieux.

 

«Il est important que le jeune soit confronté à la réalité»

3 QUESTIONS À 

Catherine Boiton, consultante en orientation scolaire et coach professionnel

À partir de quand peut-on commencer à évoquer le sujet de l’orientation professionnelle avec ses enfants?

Il y a deux moments. Si les enfants ne sont pas très scolaires ou qu’ils ont besoin d’un projet pour se motiver, et que l’on doit donc choisir une orientation dès le collège, c’est bien de consulter dès la troisième afin de choisir un bac qui leur correspond. Je vois des jeunes qui vont en bac pro par défaut, sans savoir ce qu’ils veulent faire. Pour ceux qui choisissent des filières générales, il est préférable de se pencher sur l’orientation en seconde, spécialement avec le nouveau bac où ils vont devoir choisir leurs spécialités. Au dernier trimestre de première, il faut se lancer dans un projet professionnel en vue de l’inscription sur Parcoursup l’année suivante. Cela implique de savoir qui on est, ce que l’on a envie de faire, des choses que l’on peut découvrir grâce à des explorations, des enquêtes métiers, en plus de l’accompagnement classique et des bilans d’orientation.

Quels sont les outils qui peuvent aider dans le choix?

Outre les plateformes Internet, qui manquent parfois un peu de matière, je conseille les rencontres avec des professionnels. Lorsqu’il est choisi par l’élève, le stage de troisième permet de conforter ou pas son choix. Beaucoup de jeunes et de parents ne savent pas qu’ils peuvent faire plusieurs stages durant la scolarité. L’établissement a le devoir de leur donner des conventions, s’ils en demandent. À leur échelle, les parents doivent les accompagner dans cette voie. Il y a également un site gratuit, jobirl.com, qui met en relation des jeunes de 14 à 25 ans avec des professionnels pour échanger sur leur métier. On y retrouve des offres de stages, c’est pratique lorsqu’on n’a pas de contacts dans une branche.

Quel est le rôle des parents dans l’accompagnement de l’enfant?

Ils ont surtout un rôle de soutien et d’ouverture. Si on reprend l’exemple des enquêtes métiers, ils peuvent activer leurs réseaux ou aider leur enfant à rencontrer quelqu’un qui peut les aider. Il y a aussi le fait de ne pas avoir d’a priori sur tel ou tel métier et de privilégier une démarche de compréhension: «Pourquoi cette profession lui plaît?» Après, lenfant peut aussi se tromper, mais cest important quil soit lui-même confronté à la réalité. Il y a beaucoup de passerelles entre les métiers, pour peu qu’ils soient plus ou moins dans la même branche. Même si le jeune commence des études et que cela ne lui plaît plus au bout d’un ou deux ans, il y a souvent la possibilité de rebondir.

 

 

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