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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

La gauche en première ligne pour l’égalité

8 Mars 2022, 08:44am

Publié par PCF Villepinte

Du PCF au PS en passant par FI et EELV, les candidats à la présidentielle multiplient les propositions pour changer le quotidien des femmes dont les métiers sont essentiels, mais si dépréciés.

L'Humanité Publié le Mardi 8 Mars 2022 Julia Hamlaoui

REUTERS

Aides à domicile, femmes de ménage, caissières, aides-soignantes… elles exercent des métiers essentiels et sont sous-payées, précarisées, dévalorisées. Souvent les trois à la fois. Quand certains, à l’instar d’Emmanuel Macron, ont fait mine de tomber de leur chaise lorsque leur sort a été mis en lumière par la pandémie, d’autres mettent des propositions concrètes sur la table.

«Ce sont elles, les prolétaires du XXIe siècle», estime le prétendant communiste à l’Élysée, Fabien Roussel, jugeant que «révolutions sociale et féministe se mènent ensemble». Parmi les priorités: la création dune «fonction publique du lien, de lhumain» dédiée à ces missions, «protégées par un statut et avec un salaire qui ne sera pas inférieur à 1700 euros net et 2100 brut», a-t-il annoncé, à Bordeaux la semaine dernière.

Le candidat qui veut également mettre un terme au temps partiel imposé. «On était plus de 2000, place de la République, pour dire que des millions de femmes en dessous du seuil de pauvreté, essentielles au pays, ne seront pas les oubliées de la présidentielle», sest également réjoui, samedi, François Ruffin, dans la foulée dun rassemblement autour de son film Debout les femmes! Jean-Luc Mélenchon, propose ainsi «des discussions secteur dactivité par secteur dactivité pour réévaluer leur salaire et changer leur statut», explique Sabrina Nouri, chargée du dossier chez FI, où lon veut aussi plafonner le recours aux CDD à 10% dans les grandes entreprises.

Le comparatif avec les métiers davantage occupés par des hommes révèle l’ampleur de la tâche, selon l’écologiste Mélanie Vogel. «L’égalité des salaires doit être assurée non seulement à poste égal, mais aussi à travail de valeur égale – avec le même type de qualification, de responsabilité….

C’est le sens de l’éga-conditionnalité des aides publiques que nous proposons», assure la sénatrice EELV. Pas plus que cette égalité professionnelle, l’égalité salariale n’est cependant une réalité, malgré 14 lois visant à l’imposer. En la matière, la socialiste Anne Hidalgo veut «inverser la charge de la preuve» et contraindre «les grandes entreprises à obtenir un certificat qui démontre quelles mettent tout en œuvre», explique Gabrielle Siry-Houari, responsable de ces questions au PS.

Quant à Jean-Luc Mélenchon, il souhaite «la mise en place de contrôles systématiques par des commissions de salariés et lamplification des sanctions», détaille Sabrina Nouri. De son côté, Fabien Roussel entend voir les écarts de salaires disparaître en six mois dans le public et en un an dans le privé, quitte à «nommer un administrateur judiciaire» dans les entreprises récalcitrantes.

Mais le niveau même des rémunérations est aussi en cause. «La hausse du Smic de 15% bénéficiera majoritairement à des femmes puisqu’elles sont les plus nombreuses parmi les salariés concernés», pointe Gabrielle Siry-Houari. Les insoumis visent, eux, 1400 euros net, les communistes comme les écologistes plaident pour 1500 euros net (immédiatement chez les premiers, «dici cinq ans» pour les seconds). Une première étape qui en appellerait d’autres pour la hausse de l’ensemble des salaires.

 

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