Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Automobile. Nouvelle victoire pour les ex-ouvriers de GM&S

28 Septembre 2021, 09:20am

Publié par PCF Villepinte

 

Poitiers, le 4 septembre 2017. Les ex-GM&S et leur avocat, à la sortie du tribunal, lors de la reprise de l'équipementier par le groupe GMD. © Guillaume Souvant/AFP

L'Humanité Lundi 27 Septembre 2021

Clotilde Mathieu

Cinquante-huit anciens salariés toucheront entre 16000 et 85000 euros dindemnités pour licenciement illégal.

«C omme on n’a pas pu sauver l’emploi, nous demandons les réparations.» Vincent Labrousse, ex-délégué CGT, et les licenciés de GM&S, sous-traitant automobile, continuent de se battre, multipliant les victoires. Après l’annulation définitive du plan de licenciement, le 27 janvier 2020, l’annulation des licenciements de quatre élus CGT, en mars, et leur réintégration chez le repreneur LSI (groupe GMD), vendredi 24 septembre, les ex-GM&S, partis avec un plan «minimaliste», ont gagné aux prudhommes.

Cinquante-huit d’entre eux avaient déposé un recours contre leur ancien employeur pour licenciement illégal. Les indemnisations vont de 16000 à 85000 euros. Le montant varie en fonction de l’ancienneté dans l’entreprise. «Une victoire, mais avec un peu de colère, avoue Vincent Labrousse. Les indemnités avec le plafond des AGS (régime de garantie des salaires) ne sont pas à la hauteur de ce qu’elles auraient dû être», explique-t-il.

Deux autres procédures en cours

Mais le combat n’est pas fini. Deux autres procédures sont en cours: une enquête judiciaire sur les méthodes de trois anciens cadres dAltia Industry, un des actionnaires du sous-traitant, pour abus de biens sociaux et escroquerie; une autre procédure contre PSA et Renault, pour abus de position dominante.

«Ce sont nos deux donneurs dordres qui nous ont emmenés dans le trou», affirme Vincent Labrousse. «Ce ne sont pas des choix économiques, puisque certaines pièces sont moins chères qu’ailleurs, mais une décision politique des deux groupes de faire produire ailleurs», résume-t-il.

« Garder les usines en France »

Ceux qui se battent «pour garder les usines en France» devraient rencontrer prochainement les ouvriers de LSI pour des combats communs, poursuit l’ancien syndicaliste. Dans la Creuse, l’histoire de la désindustrialisation semble se répéter. Après le premier plan de licenciement, les 116 emplois restants pourraient être menacés l’an prochain.

«LSI sera dans de grosses difficultés rapidement», prévient l’ex-délégué syndical. Selon lui, «les engagements de commandes nont pas été tenus». Une sous-activité qui peut avoir deux explications. Soit il s’agit d’une stratégie du groupe GMD, repreneur du site, qui consiste à faire travailler ses usines à grand renfort d’intérimaires. Soit les promesses de Renault et PSA n’ont pas été tenues. En juin, le directeur du groupe affirmait à France Info que de «nouvelles commandes arriveraient en fin dannée, deux pièces qui représentent un million de chiffre daffaires chacune», avant de reconnaître que cette activité «ne suffira pas».

 

 

Commenter cet article