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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

« Ils fuient et n’en peuvent plus d’être déconsidérés »

8 Avril 2021, 06:11am

Publié par PCF Villepinte

93|Aulnay-sous-Bois Olivia Villamy Le Parisien.

 Une centaine de soignants des hôpitaux publics du département se sont réunis à l’appel de la CGT devant l’hôpital Robert-Ballanger pour dénoncer leurs conditions de travail, à Aulnay comme ailleurs.

« Annoncer la création de lits de réa, ça ne sert à rien si derrière on n’embauche pas des gens pour s’occuper des malades », lâche excédé Patrice Vétéran, secrétaire CGT du comité technique de l’hôpital Robert-Ballanger, à Aulnay-sous-Bois. Devant lui, une petite centaine de personnes dont des politiques, des infirmiers et des aides-soignants.

Tous réunis devant les portes de l’établissement, pour dénoncer une « politique salariale délétère ». Manque de moyens, manque de personnel… Un an après le début de la crise épidémique, rien ne semble avoir vraiment changé à l’hôpital public. Rien qu’à l’hôpital Ballanger, il manque une quarantaine d’infirmières selon la CGT.

« Les soignants fuient, ils n’en peuvent plus d’être déconsidérés », explique Patrice Vétéran. Le Ségur de la santé et sa prime de 183 € net par mois n’a pas suffi à juguler l’hémorragie. La prime d’attractivité, réservée aux agents publics de Seine-Saint-Denis non plus.

« Le jeu des primes est insupportable parce que tous les personnels n’y ont pas droit, ça divise. Avec l’augmentation des salaires de 183 €, beaucoup sont au-dessus du salaire médian de 1 800 € et ne peuvent pas bénéficier de la prime d’attractivité. D’autres n’ont pas le bon statut », détaille Patrice Vétéran. Parmi les 2 060 agents que compte l’établissement, 600 ne bénéficient pas du statut de la fonction publique hospitalière. « Sans le statut, pas de prime », déplore Peggy, agent du service hospitalier.

Après sept ans de service, elle n’a toujours pas été titularisée. « Le système est gelé donc on n’a aucune perspective d’évolution », déplore-t-elle. « Il ne faut pas s’étonner que les gens soient découragés » « J’ai dû menacer de quitter l’hôpital pour l’obtenir », appuie de son côté Frédérique Charles Nicolas, brancardier, titularisé après huit ans de service.

« On nous dit qu’il manque des aides-soignantes et des infirmières mais on ne propose jamais à ceux qui travaillent déjà à l’hôpital comme les brancardiers ou ceux qui font le ménage au bloc de les former »

Contactée en fin d’après-midi, la direction de l’hôpital ne nous a pas encore répondu

Clémentine AUTAIN

Vraiment Le Parisien 93 au top !

Capable de gommer ma présence, celle du maire de Sevran, Stéphane Blanchet, et de son adjoint Ludovic Jacquart, celle du médecin urgentiste Christophe Prudhomme qui emmène notre liste aux élections régionales pour la Seine-Saint-Denis, celle du conseiller régional et ancien maire du Blanc-Mesnil Didier Mignot, celle encore du conseiller départemental et élu de Tremblay-en-France, Pierre Laporte, pourtant tous bien présents au rassemblement devant l'hôpital Robert Ballanger en soutien à la mobilisation des personnels hospitaliers. Plusieurs d'entre nous y avons pris la parole... Curieuse amnésie journalistique...

 

 

 

 

 

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