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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Les méfaits d’une société sans contact

14 Février 2021, 11:22am

Publié par PCF Villepinte

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L’Humanité Samedi 13 Février 2021

Julia Hamlaoui

Travail, cours, services publics, culture, relations, consommation... nos vies tout entières semblent être passées au régime sec du «sans contact». Un basculement vers le virtuel qui altère nos liens sociaux, accroît les inégalités et qui, sous la poussée des Gafam, pourrait bien s’inscrire dans la durée. Retour d’expérience, près d’un an après le premier confinement.

DOSSIER
Les méfaits d'une sociéte sans contact
«Lobjectif des Gafam est que nous passions notre existence entière connectés»
Services publics en ligne. Cet outil, censé rapprocher, isole et exclut

La menace d’un nouveau confinement «serré» ou «hybride» selon les énigmatiques formules du gouvernement plane au-dessus de nos têtes. Mais les conséquences de la pandémie sont, elles, bien concrètes sur nos relations sociales, dans toutes leurs dimensions. À l’instar de nos cartes bleues, c’est l’ensemble de la société qui depuis mars 2020 s’est mise à l’heure du «sans contact». Ce concept de «société sans contact», développé par François Saltiel, puise son origine dans les nouvelles technologies et l’immixtion toujours accrue des Gafam dans nos vies. Mais le Covid-19 a joué le rôle de catalyseur. Distanciation physique, masque, couvre-feu, confinement, télétravail… En un an, tout a radicalement changé dans une société où le numérique avait largement préparé le terrain.

Lire aussi : «Lobjectif des Gafam est que nous passions notre existence entière connectés»

Le «distanciel» a son lot de conséquences. Un groupe de chercheurs sy est penché, en étudiant de près le premier confinement, via une enquête, «La vie en confinement» (Vico), auprès de 16000 personnes. «On sest beaucoup focalisé sur les inégalités sociales, mais ce dont on s’aperçoit seulement maintenant – alors qu’on le voyait déjà très bien avec notre étude réalisée au printemps –, c’est que ce sont les jeunes et les étudiants qui ont le plus souffert», explique le sociologue Pierre Mercklé. «Ils ont perdu leur petit boulot et leurs études, mais aussi, ce qui fait leur identité sociale: leurs sociabilités intenses», complète le chercheur grenoblois. Une situation partagée par dautres tranches d’âge mais qui pour eux perdure avec d’autant plus de force qu’il leur est impossible de retourner à l’université....

 

 

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