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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Les opposants font « le serment » de sauver les terres agricoles.

18 Janvier 2021, 07:52am

Publié par PCF Villepinte

Alors que le préfet a fait des propositions revoyant l’urbanisation du Triangle de Gonesse à la baisse, les militants ne sont pas convaincus. https://par-par-production-api.twipecloud.net/Image/250/0/1285919/3.3.5/41268373/2662226/26243374

Gonesse | 95 Par Marie Persidat

Le Parisien 18.01.2021

« Ces 110 ha doivent être considérés comme un patrimoine commun, en conséquence je m’en déclare copropriétaire avec l’ensemble des habitant.es de l’Ile-de-France. » Ils ont été des centaines à signer cette déclaration à l’occasion de la nouvelle mobilisation organisée par le Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG) hier. «Les militants veulent conserver l’intégralité des terres agricoles du secteur. Par ce « serment du triangle », les pieds dans la boue, ils relancent la mobilisation et tournent le dos aux dernières intentions affichées par la préfecture du Val-d’Oise.

« Je me déclare responsable du vivant qui habite ces hectares, que je m’engage à protéger contre toute tentative d’artificialisation et de destruction, quelle qu’elle soit », conclut le texte.

« Le Triangle de Gonesse doit devenir un enjeu national »

Le message est clair. La solution mixte proposée par le préfet ne les convainc pas. Dans ce rapport, commandé par le Premier ministre, Amaury de Saint-Quentin défend une « urbanisation modérée » : le projet d’urbanisation initial de 280 ha (qui comprenait le gigantesque EuropaCity) est bel et bien abandonné. Mais une autre option de 110 ha aménagés au nord de la Zac est défendue, afin de « donner du sens » à la future gare de ligne 17 prévue précisément à cet endroit.

« Nous sommes au milieu du gué, estime Bernard Loup, président du CPTG. La victoire n’existera que lorsque la zone d’activités sera abandonnée. Le Triangle de Gonesse doit devenir un enjeu national. » Face aux enjeux climatiques, les militants estiment qu’il n’y a désormais qu’une seule option légitime. « Le Val-d’Oise est le département à la production agricole biologique la plus faible», rappelle Bernard Loup. Nous sommes en retard. » Un constat partagé par de nombreuses autres associations présentes, entre autres, le collectif non au terminal 4 de Roissy. Luc Blanchard, coprésident de France nature environnement Ile-de-France condamne « l’espèce de partage bizarre annoncé par la préfecture. L’ensemble de ces 110 ha doit servir à l’alimentation francilienne. Ce genre de zone aura aussi la capacité de rafraîchir la capitale. Car je rappelle que nous n’avons pas de vaccin contre le réchauffement climatique. »

Pour nombre d’élus, l’emploi à défendre

 Les autres projets justement, mentionnés dans le rapport du préfet, ne répondent pas aux besoins des habitants d’après les militants du CPTG. « Il n’y a rien de crédible dans tout cela, balaie Bernard Loup. La philharmonie, le conservatoire national de la presse ce sont des projets prestigieux qui ne servent que les élus, pas la population. S’il y avait un seul projet intéressant dans tout cela nous serions prêts à en discuter. » Un constat qui n’est évidemment pas du tout partagé par les élus du Val-d’Oise, avec en tête la présidente (LR) du conseil départemental, Marie-Christine Cavecchi. « Une centaine de militants politisés représentant une minorité ne peuvent pas continuer de prendre en otage l’avenir et les nombreuses opportunités d’emplois de centaines de milliers de Vald’Oisiens à l’est du département », réagit-elle.

« Le rapport du préfet, dont les premières intentions sont dévoilées, semblent être modérées et reprennent largement les propositions faites par conseil départemental fin novembre 2020 : une Cité internationale, un second Creps, un conservatoire national de la presse et le centre de conservation des collections de la BNF ou encore la réflexion sur l’implantation d’un nouveau site des MIN en Val-d’Oise autour des circuits courts, énumère l’élue. Je suis disposée à avancer sur ces bases. » Marie-Christine Cavecchi rappelle en outre que « la seule gare du Grand Paris express dans le Val-d’Oise, celle de la ligne 17 à Gonesse, est la principale chance pour le Grand Roissy d’accueillir des implantations économiques permettant une diversification. » Les travaux de la gare doivent justement reprendre début février.

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