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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

En Seine-Saint-Denis, un centre de dépistage antigénique et l’espoir d’éviter une nouvelle catastrophe

5 Novembre 2020, 14:59pm

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Jeudi 5 Novembre 2020

Le centre de dépistage antigénique de Saint-Denis, inauguré mercredi, devrait permettre de tester un peu plus la population. Saint-Denis est l’une des cinq premières villes d’Île-de-France à accueillir un tel dispositif et la seule de son département pour le moment. 

REPORTAGE.

Aux alentours de 10 heures, Abdallah Belarbi entre, l’air enjoué, dans un bâtiment anonyme de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Sa fille a été atteinte du Covid-19, il y a deux semaines, et n’est plus positive: il souhaite vérifier que lui aussi est sain en se faisant tester dans le nouveau centre de dépistage antigénique. « C’est simple et c’est à côté de chez moi », explique le Dyonisien qui s’apprête à retourner au travail si son test est négatif. En moins de vingt minutes, il va savoir s’il a été contaminé ou non, sur présentation de sa carte Vitale et sans avoir à payer de sa poche.

Voir aussi : Coronavirus : les 4 choses à savoir sur les nouveaux tests antigéniques

Plus rapides que le test PCR pratiqué depuis quelques mois dans des laboratoires surchargés, les nouveaux tests antigéniques permettent de connaître le résultat rapidement, en dix à trente minutes, indique leur notice d’utilisation.

En près d’un quart d’heure, le résultat se dessine

Saint-Denis est l’une des cinq premières villes d’Île-de-France à accueillir un tel dispositif et la seule de son département pour le moment. Moins d’une semaine après sa fermeture pour cause de reconfinement, l’espace jeunesse municipal a rouvert avec un nouvel aménagement. Des barrières organisent la file d’attente, des salariés de la Croix-Rouge accueillent les patients et les orientent vers deux salles: lune pour les prélèvements, lautre pour attendre les résultats.

Lire aussi notre entretien ave le directeur médical du Samu 93 : Covid-19. «Les soignants ne sont pas prêts à affronter cette nouvelle vague», assure le Pr Frédéric Adnet

Ouvert mardi 3 novembre, le centre ne reçoit pour l’instant pas la même foule que dans les laboratoires PCR. « Les gens ne sont pas encore au courant qu’on est ouverts », décrit Mamie Kamwanya. Infirmière libérale, elle est habituée au maniement des écouvillons dans les centres de dépistage habituels. Lors d’un test antigénique, la manipulation est la même: la professionnelle agite la tige au fond du nez de la personne testée. Le prélèvement est aussitôt soumis à un réactif chimique. Un quart dheure après, pour Abdallah Belarbi, le résultat se dessine. «Une barre: il est négatif. Cest comme les tests de grossesse, explique linfirmière. Quand il est positif, il est considéré comme sûr, quand il est négatif, il lest un peu moins. »

86 % des lits de réanimation du département occupés

Les tests antigéniques détectent les traces de protéines du virus dans l’organisme. En cas de positivité, les personnes contaminées peuvent vérifier avec un test sanguin si elles sont encore contagieuses. Pour l’infirmière, ces nouveaux tests pourraient permettre de désengorger les autres centres, de détecter et d’isoler bien plus de malades que les tests PCR, qui nécessitent au moins 48 heures avant de donner un résultat: « Ça leur permet d’éviter de contaminer tout leur entourage pendant deux ou trois jours. » La soignante espère que ces tests massifs éviteront une situation comparable à celle qu’elle a connue pendant la première vague, même si « pour l’instant, dans les hôpitaux, c’est parti pour se passer comme au printemps ». L’infirmière craint que la situation sanitaire se dégrade autant qu’en mars et avril: « Nous aussi, les infirmières libérales, on a souffert. On a perdu des collègues.» Dans le département où est mobilisée linfirmière cet automne, les habitants ont été particulièrement touchés. Entre le 1er mars et le 19 avril 2020, la Seine-Saint-Denis a enregistré un taux de surmortalité de 134 %. Au 3 novembre, 86 % des lits de réanimation du département étaient occupés.

 

 

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