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Coup de frein au CDG Express

11 Novembre 2020, 08:25am

Publié par PCF Villepinte

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Charlotte Blandiot-Faride , maire PCF de Mitry-Mory, a obtenu l’arrêt d’une partie des travaux sur sa commune.

Coup de frein au CDG Express

Le Parisien 11 11 2020  Jila Varoquieret Jean-Gabriel Bontinck

 Le tribunal administratif de Montreuil vient de prononcer l’annulation partielle d’un arrêté autorisant les travaux de cette liaison controversée entre l’aéroport de Roissy et la gare de l’Est. La liaison ferroviaire directe de vingt minutes entre l’aéroport de Roissy et la gare de l’Est, prévue pour fin 2025, a de nouveau du plomb dans l’aile.

Après un long feuilleton, le CDG Express avait fini par être autorisé par le gouvernement début 2019, mais retardé au-delà des JO 2024 face au trop-plein de travaux sur les voies au nord de Paris. Les opposants à ce « train des riches », qui empruntera des voies parallèles au RER B sans desservir les banlieues en souffrance, dénonçaient régulièrement les nuisances de cette ligne pour les transports du quotidien, que ce soit pendant les travaux ou quand le CDG Express roulera.

 L’intérêt du projet remis en cause Les élus communistes et écologistes, en particulier, viennent de remporter une victoire devant le tribunal adminis-tratif de Montreuil (Seine-Saint-Denis). Une élue en particulier : la maire (PCF) de Mitry-Mory, en Seine-et-Marne, Charlotte Blandiot-Faride. Sa commune a attaqué l’autorisation interpréfectorale de créer le CDG Express. En contestant notamment les exceptions au Code de l’environnement.

 Et c’est grâce aux espèces protégées d’oiseaux que Mitry-Mory a gagné. Le tribunal, dans son jugement rendu lundi, a rappelé que la dérogation obtenue pour mener les travaux malgré les menaces aux espèces protégées ne pouvait s’obtenir que si le projet était d’intérêt général. Et c’est cet intérêt que le juge, suivant l’avis du rapporteur, a contesté.

Le CDG Express n’étant pas prêt pour 2024 et le trafic aérien étant en chute libre avec le Covid, le tribunal a estimé que le projet « ne peut être justifié ni par la raison impérative de suivre la croissance des flux de voyageurs ni par celle d’honorer les prévisions du dossier de candidature de Paris à la manifestation sportive de 2024 ». Balayant aussi l’argument de la réduction des bouchons sur l’autoroute A 1. Par ailleurs, « il ne ressort pas […] que le CDG Express apportera une contribution significative au maintien de l’attractivité de la capitale et de sa région », assure le tribunal.

 Conclusion, sans appel : le CDG Express « ne peut être regardé, à la date du présent jugement, comme constituant une infrastructure indispensable, répondant à des raisons impératives d’intérêt public majeur ». L’autorisation environnementale est par conséquent « illégale ».

 « C’est une grande victoire », a salué Charlotte Blandiot-Faride, sans savoir encore si les travaux allaient continuer sur sa commune : « Cela nous donne beaucoup d’espoir, surtout les conclusions du rapporteur public. Cela nous enjoint à continuer. » Les associations de voyageurs opposées au projet, comme Plus de Trains, ont salué cette décision. La Vignette du respect, une autre association, s’est félicitée de cette « victoire pour les transports du quotidien face aux grands projets d’infrastructures ». Une analyse en cours pour identifier les adaptations nécessaires

De son côté, le CDG Express — société commune entre Aéroports de Paris, SNCF Réseau et la Caisse des dépôts —, a « pris acte » de la décision. « Seules les dérogations relatives à la réglementation sur les espèces protégées sont annulées. Aussi, les chantiers non concernés par cette dérogation se poursuivent. Une analyse est en cours afin d’identifier les adaptations nécessaires pour les autres chantiers », a-t-on indiqué. « Le projet est pleinement pertinent malgré la crise que connaît le secteur de l’aérien. La reprise du trafic, prévue en 2025, coïncide avec la mise en service du CDG Express », conclut la société.

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