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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Non au désengagement de l’Etat pour le département de la Seine-Saint-Denis !

3 Décembre 2018, 08:40am

Publié par PCF Villepinte

RDV le 12 décembre à Paris

Non au désengagement de l’Etat pour le département de la Seine-Saint-Denis !

vendredi 30 novembre 2018[]

Dans un communiqué du 29 novembre, le groupe Communiste, citoyen FDG de la Seine-Saint-Denis réclame, pour le département, des moyens nécessaires à l’égalité et à la dignité.

Le communiqué :

2,5 milliards d’euros, c’est la dette de l’Etat envers la Seine-Saint-Denis depuis la départementalisation des aides individuelles de solidarités (RSA, APA, PCH). Loin de la rembourser, le gouvernement Philippe poursuit les politiques d’austérité qui menacent la survie même des services publics départementaux.

Elu-e-s, aux côtés des militant-e-s d’associations et de syndicats, des familles populaires, des salarié-e-s, étudiant-e-s, sportifs/ves et des acteurs et actrices de la Culture, nous tirons une fois de plus le signal d’alarme.

La baisse du pouvoir d’achat qui conduit dans tout le pays à des mouvements de colère est en partie assumée par les départements qui sont les pilotes et les principaux financeurs des politiques sociales. L’arrivée importante depuis 3 ans de mineurs non accompagnés (MNA) sur le territoire national et particulièrement en Seine-Saint-Denis, qu’il est légitime d’accueillir dans les meilleurs conditions, vient également gonfler une facture devenue insupportable. La solidarité nationale doit jouer son rôle. La logique de privatisation des profits et de socialisation des coûts qui conduit à multiplier les cadeaux aux plus riches en piochant dans la dépense publique est dangereuse et inefficace.

Depuis des années, nous alertons sur le manque de moyens. L’État ne répond que par autorité jusqu’à imposer aux collectivités une contractualisation qui nous contraint à limiter nos dépenses de fonctionnement sous peine de sanctions financières. Les conséquences sont une mise en péril de l’emploi public et l’abandon de champs d’actions pourtant déterminants : petite enfance, prévention spécialisée, santé et prévention des conduites à risques, soutiens aux associations…
Ce manque de moyens a d’ailleurs été révélé dans un rapport parlementaire, rédigé par les députés François Cornut-Gentille (LR) et Rodrigue Kokouendo (LREM), dénonçant un Etat "inégalitaire et inadapté" en Seine-Saint-Denis et une « République en échec ».

Le Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis envoie à l’Etat un premier ordre de paiement de 347 millions d’euros, somme qu’il n’a pas versée au Département, cette année, pour compenser les dépenses liées au RSA, à l’ADPA, à la PCH et à la prise en charge des MNA. En acteurs responsables, nous exigeons des mesures fortes pour retrouver les moyens d’agir dans l’intérêt des populations de nos territoires. Il y a urgence. C’est ce qu’exprime la majorité des actrices et acteurs de Seine-Saint-Denis de toutes tendances politiques et de tous horizons.

Nous exigeons une table ronde, la renationalisation des aides individuelles de solidarité et un plan de rattrapage d’urgence pour donner à notre département, le plus jeune de France continentale, les moyens de construire son avenir.

Aux côtés des élu-e-s, des associations, des syndicats et des Séquano-dionysien-ne-s, nous réclamons les moyens nécessaires à l’égalité et à la dignité ; l’Etat doit nous répondre.

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