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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Les évolutions du monde arabe au fil du jour

7 Mars 2011, 19:51pm

Publié par PCF Villepinte

Manifestation à Sanaa (Yémen), ce lundi.

Monde - le 7 Mars 2011

 

 

Guerre civile en Libye, manifestations au Yémen et à Bahreïn, aspirations à plus de liberté en Arabie Saoudite... Le point sur l'actualité dans le monde arabe. 

  • Algérie. Des milliers de gardes bravent l'interdiction de marcher dans Alger

Des milliers de gardes chargés de suppléer la gendarmerie algérienne dans les villages ont bravé lundi l'interdiction de manifester à Alger en forçant plusieurs cordons de police pour marcher jusqu'à l'Assemblée nationale en faveur d'une hausse de salaire. Environ 20.000 gardes communaux, selon les organisateurs, 10.000 selon des des journalistes sur place, venus de 35 départements sur 48, s'étaient d'abord rassemblés sans incidents place des Martyrs, au centre d'Alger, où les forces de police étaient faiblement déployées.

  • Maroc. Sit-in à Rabat

Portés par les révoltes qui secouent le monde arabe, soutenus par des hommes d'affaires et des défenseurs des droits de l'homme, les jeunes Marocains à l'origine des manifestations de février espèrent mobiliser à nouveau le 20 mars pour réclamer plus de démocratie. Né sur Facebook, le mouvement a réuni des milliers de manifestants le 20 février à travers le Maroc. Après un sit-in prévu ce dimanche à Rabat, le prochain rendez-vous national est fixé au 20 mars par la coordination qui revendique plus de 30.000 sympathisants sur le réseau social.

Le message vise en premier lieu le Makhzen, le puissant appareil d'Etat, et réclame une limitation des pouvoirs très étendus du roi, mais sans remettre en cause la légitimité de la monarchie qui reste très populaire. Les revendications, multiformes, portent aussi sur l'indépendance de la justice, la corruption, les droits de l'homme, l'emploi, le social. Elles font écho aux inégalités toujours profondes en dépit des réformes promises par le roi Mohammed VI après son accession au trône en 1999.

  • Tunisie. Nouveau gouvernement et suppression de la police politique

Le Premier ministre tunisien par intérim, Béji Caïd Essebsi, a annoncé lundi la liste de son gouvernement provisoire composé de 22 ministres dont cinq nouveaux, a-t-on annoncé officiellement. Cette nouvelle équipe ne compte plus aucun ministre ayant servi dans le dernier gouvernement du président Zine El Abidine Ben Ali, jusqu'à sa fuite le 14 janvier dernier.

Le ministère de l'Intérieur tunisien a annoncé lundi la suppression de la direction de la sûreté de l'Etat et de "toute forme d'organisation s'apparentant à la police politique". Dans un communiqué, le ministère a annoncé un ensemble de mesures dont "la rupture définitive avec toute forme d'organisation s'apparentant à la police politique aussi bien au niveau de la structure, des missions ou des pratiques". Il a également décidé de supprimer la direction de la sûreté de l'Etat" affirmant "l'engagement du ministère à appliquer la loi et à respecter les libertés et des droits civiques".

  • Oman. Neuvième jour consécutif de sit-in à Soha

Les Omanais continuent de manifester ce lundi en dépit du limogeage de deux ministres et de promesses de créations d'emplois. C'est le neuvième jour consécutif de sit-in à Soha, ville industrielle à 200 km au nord de Mascate où un manifestant avait été tué par la police le 28 février. «Le peuple omanais manifeste pacifiquement pour des réformes et non pour renverser le régime», a affirmé un militant. Par ailleurs d'autres Omanais continuent de camper devant le siège du Conseil consultatif à Mascate pour demander de contenir la corruption.

  • Yémen. Le bras de fer se poursuit

Des milliers d'éboueurs ont entamé ce lundi une grève ouverte à Sanaa, réclamant l'amélioration de leur paye, et trois d'entre eux ont été blessés lors de la dispersion de leur sit-in par la police. Leur mouvement de grève intervient alors que des manifestations populaires se déroulent depuis fin janvier à travers le pays pour réclamer le départ du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans au Yémen, l'un des pays arabes les plus pauvres.

  • Bahreïn. Manifestation monstre à Manama

Des dizaines de Bahreïnis ont manifesté aujourd'hui devant l'ambassade américaine à Manama pour demander à Washington de faire pression sur leur gouvernement en vue de réformes politiques. Les manifestants se sont rassemblés près d'une barrière installée devant la chancellerie, scandant des slogans hostiles à la monarchie et affirmant que «le peuple veut la démocratie».

Des manifestants campent en permanence sur la place de la Perle, devenue l'épicentre de la contestation du gouvernement dirigé depuis 1971 par l'oncle de l'émir, cheikh Khalifa ben Salman Al-Khalifa.

  • Egypte. Deux nouveaux ministres

Un nouveau ministre des Affaires étrangères, Nabil al-Arabi, a été nommé dimanche, dans le cadre de nominations destinées à remplacer au sein du gouvernement des proches du régime de Hosni Moubarak, chassé du pouvoir. Il succède à Ahmad Aboul Gheit, personnalité importante de l'époque Moubarak. Par ailleurs, le général Mansour al-Issaoui a été nommé ministre de l'Intérieur dans la nuit de samedi à dimanche, après que des militants eurent pris d'assaut des bâtiments de la sécurité d'Etat à travers le pays pour récupérer ses dossiers. Son prédécesseur, Mahmoud Wagdi, avait été nommé par Osny Moubarak une dizaine de jours avant sa démission sous la pression populaire, en remplacement du très impopulaire Habib el-Adli dont le procès pour malversations financières a commencé samedi, le premier d'un ex-responsable de l'ancien régime.

Le nouveau Premier ministre Essam Charaf, nommé jeudi en remplacement d'Ahmad Chafic, doit annoncer dans les jours à venir la composition de son gouvernement, qui devrait être purgé des figures de l'ancien régime.

A lire: "Le mur de la peur s'est effondré", entretien par Farouk Mardam-Bey

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