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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Le travail dans tous états

16 Avril 2011, 22:13pm

Publié par PCF Villepinte

 Un succès en justice qui en appelle d'autres

justice.jpgMe Monique Guédon, avocate à Bordeaux, ferraille contre les entreprises qui profitent de la rupture conventionnelle.

 

Monique Guédon, avocate au barreau de Bordeaux, ne décolère pas depuis l'apparition de la rupture conventionnelle. « C'est un piège pour le législateur. Nous avions demandé à ce que cette cassure à l'amiable du CDI soit réalisée sous le contrôle d'un avocat. Cela n'a jamais été validé. » En janvier, elle a gagné un premier round contre ce mode d'éviction du salarié. Me Guédon a fait condamner aux prud'hommes de Bordeaux le sous-traitant aéronautique AAA à verser plus de 132 000 euros à sept ex-employés. La rupture conventionnelle a été redéfinie en licenciement sans cause réelle et sérieuse. « Á ma connaissance, c'est la première fois en France qu'un employeur est condamné pour avoir utilisé la rupture conventionnelle alors qu'il est dans le le cadre d'un licenciement économique », explique-t-elle.

Avec la CGT, elle a défendu à de nombreuses reprises les droits des travailleurs. L'avocate engagée a ferraillé contre les inégalités de salaires dans le groupe Carrefour, contre le retour aux 39 heures à la Sogerma. Cette rupture à l'amiable est son nouveau cheval de bataille. « Le mot licenciement fait peur aux salariés, alors quand on leur dit, c'est soit ça, soit la rupture conventionnelle, le choix est vite vu. Au final, ils partent sans préavis et avec moins d'indemnités. » Monique Guédon regrette qu'il n'y ait pas plus de décisions de justice. Mais elle est déjà sur autre affaire. « Une personne qui a été licenciée via la rupture conventionnelle pour manque de résultats. On a voulu se débarrasser d'elle ! » Infatigable, elle ne baisse pas la garde : « Les salariés doivent relever la tête. Il faut continuer à informer sur cette mesure. »

C. R.

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