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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Le gouvernement syrien a démissionné

30 Mars 2011, 07:36am

Publié par PCF Villepinte

Le Premier ministre Mohammad Naji Otri à la tête du gouvernement depuis 2003.

Monde - le 29 Mars 2011

 

 

 

 

Deux semaines après le début de la contestation, le gouvernement syrien dirigé depuis 2003 par le Premier ministre Mohammad Naji Otri a présenté mardi sa démission au chef de l'Etat Bachar al-Assad, qui l'a acceptée, a annoncé la télévision publique.

"Le président Assad a accepté la démission du gouvernement", a affirmé la télévision. Le nouveau gouvernement, dont la composition devrait être connue d'ici la fin de la semaine, aura pour tâche de mener à bien le programme de réformes que Bachar al-Assad doit annoncer incessamment. Parmi ces réformes doivent figurer l'abrogation de l'état d'urgence, la libéralisation de la presse et l'instauration du pluralisme politique, réclamées par le mouvement de contestation lancé il y a deux semaines. 

Le président Assad, au pouvoir depuis 2000, doit annoncer sous peu une série de mesures censées libéraliser le régime en place depuis près de cinq décennies, notamment l'abolition de l'état d'urgence qui prive les citoyens de la majorité des libertés publiques. Le Premier ministre Naji Otri a formé son gouvernement en 2003. Le dernier remaniement remonte à avril 2009. Le gouvernement syrien a peu d'influence dans l'appareil politique syrien, où le pouvoir est concentré entre les mains d'Assad, de sa famille et des forces de sécurité.

Dans le même temps, le pouvoir a mobilisé des centaines de milliers de personnes pour afficher la popularité du chef de l'Etat, qui doit annoncer incessamment à la nation une série de mesures figurant parmi les revendications des protestataires, notamment l'abrogation de l'état d'urgence, la libéralisation de la presse et l'instauration du pluralisme politique.

La levée de l'état d'urgence n'aura qu'une portée symbolique si elle ne s'acccompagne pas d'autres réformes importantes, estiment des analystes. "Pour que la levée de l'état d'urgence ait un réel impact, le président Assad doit démanteler la Cour de sûreté de l'Etat et d'autres institutions créées ces 30 dernières années pour renforcer le système répressif", explique Nadim Houry, chercheur à l'organisation Human Rights Watch, basée à New York. "Même si cela représente bien sûr un pas en avant, beaucoup d'autres réformes sont nécessaires pour que les Syriens puissent jouir d'une liberté qu'ils méritent", soutient-il. Pour lui, une mesure-clé serait la supervision par un organisme indépendant des services de sécurité, dont la brutalité est dénoncée régulièrement par les organisations de défense des droits civiques, et l'adoption de lois conformes aux normes internationales en matière de droits de l'Homme, souligne M. Houry.

A lire :

--> Un témoignage exclusif : "Tout le monde a peur du chaos"

--> Bachar Al Assad prévoit d'abroger la loi sur l'État d'urgence

--> L'analyse de l'Humanité

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