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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Festival de Cannes 2011 : le palmarès

23 Mai 2011, 06:04am

Publié par PCF Villepinte

THE TREE OF LIFE réalisé par Terrence MALICK

Culture - le 22 Mai 2011

Cannes 2011

 

 

 

« L’Arbre de vie » était un palmier produisant l’or du jardin des Hespérides

 

Le géant Terrence Malick l’emporte mais l’absence de réalisateurs plus talentueux que certains des  primés ternissent le palmarès.

 

La sentence est tombée. Le jury du 64ème Festival de Cannes, présidé par Robert de Niro, a rendu son verdict ce dimanche 22 mai au soir, suscitant en salle des réactions diverses. Normal car on ne saurait plaire qu’à son clone, mais, cette année en particulier, le nombre de films dignes de figurer au palmarès dépassait le nombre de récompenses à disposition. Disons-le d’emblée, nos choix personnels auraient été en grande partie différents. Nous reconnaissons cependant que, si le jury s’est partiellement trompé de films, il ne s’est pas – cela arrive parfois – trompé de prix. Quitte à distinguer Joseph Cedar, le réalisateur israélien de « Hearat Shulayim », ce ne pouvait être que pour le développement de son intrigue et ses dialogues qui « donnent à réfléchir » sur la petitesse de l’homme. Quitte à vouloir voir repartir heureux Nicolas Winding Refn, le metteur en scène de « Drive », cela devait être au titre de la mise en scène. L’auteur de la trilogie des « Pusher » a abondamment prouvé qu’il était maître en la matière. Mais est-il utile de primer la virtuosité quand elle n’est que virtuosité pure ?

 

Nous sommes d’autant plus déçus que des films, il y en avait d’autres. Notre regret d’or va à Aki Kaurismäki et son magnifique « Le Havre », qui pouvait prétendre haut la main à la mise en scène, comme au scénario, certes minimaliste comme toujours chez le Finlandais, mais formidable et tripatouillant bien là où cela fait mal. Même regret en ce qui concerne « Habemus papam », idée magnifique de Nanni Moretti, voire « This Must Be The Place » de Paolo Sorrentino. Certains ajouteront Pedro Almodovar, toujours en lice, jamais au sommet, petitement rattrapé hors scène par le prix Vulcain pour sa photo.

 

Rien à redire en ce qui concerne les prix d’interprétation. Kirsten Dunst était éblouissante dans « Melancholia » et a permis de saluer le film de Lars Von Trier en douce, ce dernier s’étant bien gardé de tenter de rejoindre son actrice. Jean Dujardin dans « The Artist » était un choix moins évident tant on attendait Sean Penn chez Sorrentino, mais tant mieux. C’était récompenser à la fois un film remarquable, un projet financièrement osé (un muet en 2011), le comédien qui porte le film sur ses épaules, tout en aidant à mettre en lumière un Jean Dujardin encore peu connu au niveau mondial.

 

Pour le prix du jury, on aurait préféré là encore un des recalés, mais nous avons assez souligné les qualités de Maïwenn avec « Polisse » pour ne pas crier à l’indignité totale. Restent les trois prix du sommet. Après avoir une fois encore déploré l’absence de « Le Havre », on ne peut que saluer la sensibilité épidermique des Dardenne dans « le Gamin au vélo », le sens de la composition plastique de Nuri Bilge Ceylan dans « Il était une fois en Anatolie » (grand prix ex-aequo) et la vision cosmique comme la mise en scène inventive de Terrence Malik dans « l’Arbre de vie », palme d’or. C’est de toute façon un immense artiste qui l’a emporté.

 

 

 

 

 

  • A lire :

--> Le palmarès de la 64e édition du Festival de Cannes

 

 

--> Les Palmes d'or du Festival de Cannes

  

 

À lire aussi :

 

--> La Conquête, de Xavier Durringer ou le goût du sang des grands fauves. Lire également l'entretien avec le réalisateur

 

--> Retrouver tous nos articles consacrés à la Quinzaine des réalisateurs

 

--> Notre dossier sur le 64ème Festival de Cannes

 

Jean Roy

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