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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Côte d'Ivoire: Ouattara se défend, Sarkozy consulte

3 Avril 2011, 21:44pm

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 3 Avril 2011
 

Dans L'Humanité, ce lundi 4 avril, le point complet sur le chaos en Côte d'Ivoire, entre la bataille d'Abidjan et les présomptions de massacres dans l'ouest du pays. Le décryptage de l'historienne Catherine Coquery-Vidrovitch: "C'est avant tout un conflit foncier". L'attitude de la France qui renforce sa force Licorne et tient l'aéroport d'Abidjan. Notre édito: "Toujours du sang!"

Suivez ici les événements de ce dimanche. La bataille d'Abidjan s'enlise. Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo résiste et mobilise autour de ses bastions, alors que son rival Alassane Ouattara fait face à des accusations de massacres de centaines de civils dans l'Ouest.

18 heures. Les premières évacuations d'étrangers fuyant le chaos ivoirien ont démarré à Abidjan, où l'armée française a pris le contrôle de l'aéroport de la ville livrée aux pillages et aux combats autour des derniers bastions du président sortant Laurent Gbagbo. Redoutant pour leur sécurité, 167 étrangers, dont des Français et des Libanais, ont quitté Abidjan pour Dakar, via Lomé, a indiqué à l'AFP le porte-parole de la force française Licorne, le commandant Frédéric Daguillon.

16 heures 30. La réunion sur la Côte d'Ivoire autour du président Nicolas Sarkozy a débuté, après l'arrivée à l'Elysée de Gérard Longuet, ministre de la Défense, et d'Edouard Guillaud, chef d'état-major des armées. Le Premier ministre François Fillon et le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé sont représentés par leurs directeurs de cabinet.

16 heures. Alassane Ouattara a démenti une nouvelle fois les accusations selon lesquelles ses partisans auraient participé au massacre de vendredi dans la ville de Duékoué, lors d'une conversation téléphonique avec Ban Ki-Moon a rapporté ce porte-parole. Il a déclaré qu'il avait demandé une enquête sur ces faits.

15 heures 20. L'assaut final des combattants pro-Ouattara contre le palais et la résidence présidentielle n'a toujours pas eu lieu. Des tirs sporadiques d'armes lourdes étaient entendus dimanche matin, notamment au Plateau, coeur du pouvoir, abritant le palais. On ne savait toujours pas avec certitude où se trouvait M. Gbagbo.

14 heures 30. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, demande au clan Ouattara de faire faire arrêter les massacres

13 heures. La télévision d'Etat ivoirienne contrôlée par le président sortant Laurent Gbagbo diffusait dimanche de violents messages contre la France. "Le génocide rwandais se prépare en Côte d'Ivoire par les hommes (du président français Nicolas) Sarkozy. Ivoiriennes, Ivoiriens, sortons massivement et occupons les rues", lançait un bandeau défilant. "L'armée française occupe l'aéroport Félix Houphouët-Boigny (d'Abidjan), nous sommes en danger", affirmait un autre bandeau.

Midi. Plus de 1500 étrangers, dont 700 Français, se trouvent sous la protection des forces françaises dans le camp Licorne.

11 heures 20. Nicolas Sarkozy tiendra "dimanche en milieu d'après-midi au Palais de l'Elysée, une réunion pour faire un nouveau point sur la situation en Côte d'Ivoire", a annoncé la présidence dans un communiqué.

9 heures. La France a dépêché 300 soldats supplémentaires en renfort en Côte d'Ivoire tandis que les forces françaises de l'opération Licorne ont pris le contrôle de l'aéroport international d'Abidjan, a annoncé dimanche à l'AFP le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l'état-major des armées à Paris.

8 heures 30. L'ONG Médecins sans frontières s'alarme du nombre de nouveaux blessés affluant dans les structures médicales de l'ouest du pays, signe que les "violences continuent dans la zone" six jours après le début de l'offensive des pro-Ouattara. "La situation reste extrêmement tendue et violente dans et autour de plusieurs villes de l’ouest", poursuit l'ONG, notamment à Danané, Man et Bangolo. "Le nombre de nouveaux blessés est extrêmement inquiétant et indique que des violences continuent dans cette zone. Les tensions intercommunautaires sont extrêmement vives et les violences sont présentes et graves", insiste le responsable des urgences de MSF, Renzo Fricke.

6 heures. Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo doit "se retirer immédiatement", a déclaré dimanche matin la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton. "Gbagbo pousse la Côte d'Ivoire vers l'anarchie", a-telle ajouté, soulignant la "grave préoccupation" de Washington face à la "situation dangereuse et qui se dégrade" dans ce pays ouest-africain, notamment les informations sur des massacres à grande échelle dans l'ouest.

5 heures. Le camp d'Alassane Ouattara, reconnu président ivoirien par la communauté internationale, doit se défendre d'accusations de massacres dans l'ouest du pays, un "Far West" déchiré par les violences depuis des années. Lire la suite ici...

Nuit de samedi à dimanche. A Abidjan, en soirée, la situation était redevenue calme. Les combats de la journée de samedi n'ont, semble-t-il, guère fait bouger les lignes. Le palais est l'un des derniers bastions des forces pro-Gbagbo dans la capitale économique. Quatre Casques bleus de l'Onuci ont été "grièvement blessés" samedi "dans les environs" du Plateau par des militaires de Laurent Gbagbo, selon la mission onusienne.

Le camp Gbagbo avait affirmé vendredi avoir repoussé une première offensive des forces de son rival sur le palais présidentiel et la résidence de M. Gbagbo, précisant avoir également repris le contrôle de la télévision d'Etat RTI. Le signal a été rétabli dès vendredi, et samedi matin des militaires fidèles au président sortant ont appelé à l'antenne à la mobilisation des troupes pour la "protection des institutions de la République". Un appel a aussi été lancé pour que les partisans de M. Gbagbo forment un "bouclier humain" autour de sa résidence. Quant au président sortant, son entourage assure qu'il se trouve avec sa famille dans sa résidence de Cocody (nord) et qu'il n'a nullement l'intention d'"abdiquer".

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