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Cote d'Ivoire : Laurent Gbagbo arrêté à Abidjan

11 Avril 2011, 21:28pm

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 11 Avril 2011

Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo a été arrêté lundi à l'issue d'une offensive généralisée des forces de son rival Alassane Ouattara, appuyées par les moyens aériens et blindés des forces françaises et de la mission des Nations Unies (Onuci).

Selon l'ambassadeur de France, Jean-Marc Simon, le président ivoirien sortant a été arrêté dans sa résidence d'Abidjan par les forces de son rival Alassane Ouattara et non par les forces spéciales françaises, comme l'annonçaient précédemment les partisans de Laurent Gbagbo."M. Gbagbo a été arrêté par les troupes de M. Ouattara, c'est vrai, mais pas par les forces spéciales françaises, qui ne sont pas rentrées dans l'enceinte de la résidence" du chef de l'Etat ivoirien sortant, a affirmé à l'AFP l'ambassadeur, démentant des informations faisant état de son arrestation par des troupes de la force Licorne. "M. Gbagbo se trouve actuellement entre les mains des troupes fidèles à M. Ouattara", a-t-il ajouté. Un porte-parole du président Alassane Ouattara a pour sa part indiqué à Abidjan que Laurent Gbagbo et son épouse se trouvaient à l'hôtel du Golf, le quartier général de d'Alassane Ouattara.

"Le cauchemar est terminé" pour les Ivoiriens, a déclaré à la télé pro-Ouattara Guillaume Soro, Premier ministre d'Alassane Ouattara, assurant que le président sortant et son épouse étaient "aux arrêts", il a appelé également au ralliement les forces armées fidèles à l'ex-chef d'Etat. L'ambassadeur de Côte d'Ivoire auprès de l'ONU, Youssoufou Bamba, assure que Laurent Gbagbo est "en bonne santé" et sera présenté devant la justice pour être jugé.

Dans la matinée, la résidence de Laurent Gbagbo à Abidjan a été "partiellement détruite" par les derniers bombardements des forces de l'ONU et de l'armée française. "Ces dernières heures, les hélicoptères de l'armée française ont tiré sur la résidence privée de Laurent Gbagbo, la détruisant partiellement", a déclaré Charles Blé Goudé, ministre de la Jeunesse du président sortant. "C'est l'interventionnisme, le racisme envahissant de la France que nous dénonçons. Les armes lourdes ne se trouvent pas dans la résidence", a encore affirmé M. Blé Goudé.

Peu après minuit, une nouvelle série de frappes aux missiles a été déclenchée en direction de la résidence du président, a-t-on appris de source proche de l'opération et auprès de témoins. Dans un communiqué publié dans la nuit, Alassane Ouatara a annoncé qu'il avait demandé" le jour même au secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon la "neutralisation" des armes lourdes de son adversaire, "conformément à la résolution 1975" de l'ONU.

Hier, en fin de journée, deux missiles avaient été tirés dans le secteur de la résidence présidentielle. Des tirs nourris de mitrailleuses lourdes ont répondu dans ce quartier pro-Gbagbo. Dans un contexte de détérioration de la situation politique et sécuritaire, les hélicoptères de l'ONUCI et de la force Licorne avaient tiré auparavant "plusieurs missiles sur des véhicules blindés situés à l'extérieur de la résidence de Laurent Gbgabo" dans le quartier de Cocody (nord), a indiqué une source proche de l'opération à l'AFP. Un habitant de Cocody a dit avoir vu "un hélicoptère français tirer quatre missiles dans le secteur de la résidence", peu avant 17h00. Ces frappes ont été menées "pour neutraliser les armes lourdes" dans les environs du palais et de la résidence de Laurent Gbagbo ainsi que dans plusieurs camps militaires, a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'ONUCI. "On a repris l'opération consistant à neutraliser les armes lourdes partout où elles se trouvent. L'ONUCI et Licorne ont entrepris de viser des cibles en plusieurs endroits, notamment aux abords du palais présidentiel et dans les environs de la résidence présidentielle", a déclaré le porte-parole Hamadoun Touré.

Le porte-parole du gouvernement Gbagbo, Ahoua Don Mello, a dénoncé les frappes, affirmant que la France "cherchait des prétextes pour réattaquer", en référence à l'attaque samedi sur le QG d'Alassane Ouattara, démentie par le camp Gbagbo. Pour la France "il n'y a pas d'autre objectif" que d'"assassiner le chef de l'Etat, tout le reste n'est que prétexte", a-t-il dit.

 

A lire :

--> L’appel des intellectuels africains et occidentaux mobilisés pour la paix

--> Scènes d’exode à Abidjan

 

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